AID Association initiatives dionysiennes
Sur fonds de polémique européenne sur les manières de notre président

SARKO-ZAPATERO-SEGO : TANGO TRIO ? OH ! OH !

et Angela ? et Obama ? Ah ! Ah ?

lundi 20 avril 2009 par JMT

Dernière réaction dans cette tempête médiatique, celle de l’ancien ministre qui dénonce "un faux pas" de Mme Royal. Pierre Moscovici demande lui des excuses à l’UMP... pour des propos "sexistes" et "vulgaires".

L’onde de choc provoquée par Ségolène Royal en présentant des "excuses" à l’Espagnol Jose Luis Zapatero s’est prolongée dimanche, les socialistes déplaçant la querelle vers une dénonciation du style Sarkozy, tandis que l’UMP accusait Mme Royal de "trouble de la parole".

Une "spécialiste de la manipulation", qui a besoin "d’une aide psychologique" : l’UMP ne mâche pas ses mots après les excuses présentées samedi par Ségolène Royal au nom de Nicolas Sarkozy. A gauche, Vincent Peillon, qui fut un soutien de Ségolène Royal au Congrès de Reims, a lui pris ses distances avec la présidente de la région Poitou-Charentes.

L’ex-candidate à la présidentielle assure avoir écrit à Jose Luis Zapatero pour s’excuser de propos attribués à Nicolas Sarkozy mais que l’Elysée dément. La presse européenne a déjà repris et commenté largement les propos prêtés au chef de l’Etat à propos du chef du gouvernement espagnol.

Lors d’un déjeuner privé à l’Elysée, le chef de l’Etat aurait tenu des propos peu amènes envers certains dirigeants étrangers, ce que dément la présidence. "Stupide, immature, hors de propos", a titré en Une le quotidien britannique The Guardian, à propos des commentaires supposés de Nicolas Sarkozy sur José Luis Zapatero, Angela Merkel ou Barack Obama.

Polémique - Lang : "excusez Ségolène Royal"

le 20/04/2009 - 10h57

Dernière réaction dans cette tempête médiatique, celle de l’ancien ministre qui dénonce "un faux pas" de Mme Royal. Pierre Moscovici demande lui des excuses à l’UMP... pour des propos "sexistes" et "vulgaires".

Crédit Photo : TF1/LCI Jack Lang

La polémique Royal-Sarkozy-Zapatero entraîne encore lundi matin quelques commentaires. L’ancien ministre socialiste Jack Lang a demandé lundi sur Europe 1 "à nos amis espagnols" d’excuser et de pardonner Ségolène Royal après les "excuses" qu’elle a elle-même formulées au président du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, pour des propos qu’aurait tenus Nicolas Sarkozy.

"Comment peut-on à partir de rumeurs non vérifiées et même infirmées par les participants à ce déjeuner s’adresser au chef de gouvernement espagnol au nom de la France ?", a demandé M. Lang.

"C’est démesuré, disproportionné et surtout inadéquat", a-t-il ajouté, dénonçant un "faux pas" de Mme Royal. "J’ai envie de dire à nos amis espagnols : excusez-la, pardonnez-lui !", a-t-il imploré, disant à M. Zapatero "toute la confiance que le peuple français, droite et gauche réunies, lui accorde".

Propos "sexistes" et "vulgaires" de l’UMP, selon Moscovici

De son côté, le député PS Pierre Moscovici a demandé lundi à Nicolas Sarkozy et au secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand de présenter des excuses à Ségolène Royal pour des propos "sexistes" et "vulgaires" qu’ont tenus Brice Hortefeux et Frédéric Lefebvre à son égard.

Brice Hortefeux a déclaré dans une interview au Figaro que Mme Royal "devrait demander pardon pour toutes ses bêtises", tandis que M. Lefebvre lui a conseillé une "aide psychologique".

"Je demande à Xavier Bertrand qui est le patron de Frédéric Lefebvre (porte-parole de l’UMP, ndlr) et à Nicolas Sarkozy qui est le patron de Brice Hortefeux (ministre du Travail, ndlr) de demander pardon, de demander des excuses pour la grossièreté des propos inqualifiables qu’ils parviennent à tenir sur quelqu’un qui a été le représentant d’une grande formation politique à l’élection présidentielle", a déclaré le député du Doubs sur i-Télé.

L’ex-candidate à la présidentielle a été "attaquée par toute une série de barons UMP" de manière "sexiste, brutale, vulgaire", selon lui.

"Affaire" Zapatero-Royal-Sarkozy : la querelle du PS et de l’UMP s’envenime

PARIS (AFP) - 19/04/09 23:37

L’onde de choc provoquée par Ségolène Royal en présentant des "excuses" à l’Espagnol Jose Luis Zapatero s’est prolongée dimanche, les socialistes déplaçant la querelle vers une dénonciation du style Sarkozy, tandis que l’UMP accusait Mme Royal de "trouble de la parole".

Photographe : Pascal Pavani AFP/Archives :: Ségolène Royal et le Premier ministre espagnol José-Luis Zapatero le 19 avril 2007 à Toulouse

Brice Hortefeux, ministre du travail et vice-président du conseil national de l’UMP, a déclaré que Mme Royal devrait demander "pardon" pour toutes ses "bêtises", dans une interview au Figaro daté de lundi.

"Ségolène Royal est atteinte de palilalie, trouble de la parole dont souffrent les personnes répétant systématiquement le même mot. Nous venons donc de découvrir la +royalalie+, nouvelle forme de palilalie, qui consiste à demander pardon à tout le monde et à tout bout de champ", a-t-il affirmé.

Le PS était resté silencieux samedi - hormis l’eurodéputé Vincent Peillon - face à la charge de responsables du parti présidentiel, Xavier Bertrand en tête, courant sabre au clair défendre Nicolas Sarkozy et pourfendre son ex-rivale Ségolène Royal.

Sollicitée, la première secrétaire Martine Aubry n’avait pas commenté l’épisode.

Dimanche toutefois, Jean-Marc Ayrault, président des députés socialistes, a reconnu que "ce n’est pas le président du gouvernement espagnol qui a été mis en cause" par M. Sarkozy et que "c’était plutôt", de la part de ce dernier, "une prise à revers pour tacler les socialistes français".

Plusieurs autres socialistes sont venus à la rescousse de la présidente de Poitou-Charentes, un temps surnommée "la zapatera".

Elle avait soulevé la colère de l’UMP pour avoir écrit à M. Zapatero que des propos "injurieux" de Nicolas Sarkozy - rapportés par Libération citant des parlementaires présents, démentis par l’Elysée et d’autres parlementaires notamment socialistes - n’engageaient "ni la France, ni les Français".

Les avocats de Mme Royal n’ont cependant pas insisté sur ces "excuses", survenues après sa demande de "pardon" à l’Afrique présentée à Dakar.

Ils se sont concentrés sur la réaction de l’UMP, jugée "disproportionnée".

"On a des commentaires machistes, extrêmement désobligeants", s’est insurgé le porte-parole du PS Benoît Hamon, faisant allusion au porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, qui avait conseillé une "aide psychologique" à Mme Royal.

"Le PS insulte le président de la République, colporte des mensonges et, au prétexte que c’est une femme qui le fait dans un nouveau délire, nous devrions rester sans réagir ! Ce qui est machiste, c’est la réaction de Benoît Hamon", a répliqué M. Lefebvre.

Autre angle de contre-attaque au PS : le style Sarkozy.

Il se comporte "de manière parfois grossière" et "très vantarde dans les sommets internationaux", a accusé M. Hamon.

Le président "doit avoir un comportement exemplaire", l’UMP devrait "lui demander de maîtriser son langage", a renchéri le sénateur-maire PS de Dijon François Rebsamen.

Un style élyséen défendu avec fougue par Bernard Kouchner : "il est vivant, il est jeune et vivant !", a-t-il lancé sur Canal +.

Photographe : Boris Horvat AFP/Archives :: Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à Paris le 30 mars 2009

Pour le ministre (ex-PS) des Affaires étrangères, M. Sarkozy s’entend "merveilleusement" avec M. Zapatero et la polémique ne devrait pas entacher la visite du président français à Madrid les 27 et 28 avril.

Pour le politologue Gérard Grumberg, l’initiative contribue à installer Mme Royal comme "l’opposante la plus déterminée à Sarkozy" mais en s’appuyant "sur des on-dit", elle "affaiblit son image de présidentiable".

Chercheur au CNRS, Dominique Wolton salue un "acte courageux" de la socialiste et estime que "Sarkozy ne s’interdit rien. Et Royal, consciemment ou inconsciemment, en fait autant".

Polémique - Royal s’excuse : tollé à l’UMP, le PS se fait discret

le 19/04/2009 - 21h12

Une "spécialiste de la manipulation", qui (a) besoin "d’une aide psychologique" : l’UMP ne mâche pas ses mots après les excuses présentées samedi par Ségolène Royal au nom de Nicolas Sarkozy. A gauche, Vincent Peillon, qui fut un soutien de Ségolène Royal au Congrès de Reims, a lui pris ses distances avec la présidente de la région Poitou-Charentes.

Crédit Photo : ABACA Ségolène Royal PS Image d’archives

L’UMP ne décolère pas après les excuses présentées samedi par Ségolène Royal à José Luis Zapatero pour des propos attribués à Nicolas Sarkozy par le quotidien Libération et démentis par l’Elysée, selon lesquels le chef de l’Etat aurait estimé que le chef du gouvernement espagnol n’était "peut-être pas intelligent".

Du porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, s’interrogeant sur la santé mentale de la présidente de la région Poitou-Charentes, au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo, l’accusant de "déshonorer la France", la droite n’a pas de mots assez durs contre l’ex-candidate socialiste.

"Après la bravitude, elle invente la ridiculitude", a raillé Yves Jégo, tandis que Xavier Bertrand, le patron de l’UMP, l’accuse d’être une "spécialiste de la manipulation", qui exploite des propos "qui n’ont même pas été tenus".

Pour le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, Ségolène Royal reste dans la même démarche : "Essayer de faire parler d’elle et pour ce faire ne pas craindre de ridiculiser notre pays". "Ségolène Royal a besoin d’une aide psychologique", a-t-il déclaré samedi sur LCI.

Du côté du Parti socialiste, on reste discret sur le sujet. Le porte-parole du parti, Benoît Hamon, a dénoncé dimanche ¨les commentaires machistes" et "extrêmement désobligeants" de l’UMP envers Ségolène Royal.

L’ex-candidate socialiste à la présidentielle "a exprimé une solidarité à l’égard de M. Zapatero pour l’essentiel quand elle souligne l’attitude curieuse du président de la République, cette façon de toujours tirer la couverture à lui, cette façon de parler de manière désobligeante des autres dirigeants internationaux.

De ce point de vue-là, elle est en phase, en résonance, avec tout ce que l’on peut lire dans la presse internationale", a déclaré l’eurodéputé.

"Ce n’est pas l’humour qui la caractérise"

Plus inattendue sans doute, la réaction de Vincent Peillon, qui avait soutenu Ségolène Royal lors du Congrès de Reims. Sur Europe 1, l’eurodéputé socialiste a jugé "atterrant" de devoir commenter d’un côté "les indignités" de Nicolas Sarkozy et de l’autre "une réaction qui semble à peu près du même niveau".

"Ségolène Royal aurait pu s’épargner cette missive qui ne lui apportera pas grand chose", a-t-il estimé. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, a estimé pour sa part qu’il n’était peut-être pas judicieux de commenter des propos prêtés à Nicolas Sarkozy, contrairement à ceux de Dakar, qui étaient publics. Il n’en a pas moins souligné sur i-Télé la "brutalité et le sexisme insupportable" du porte-parole de l’UMP.

Dimanche, sur Canal +, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a de son côté expliqué ce que le président de la République avait voulu dire au sujet de Jose Luis Zapatero, lors d’un déjeuner privé avec des parlementaires à l’Elysée.

"Oui, c’est comme ça qu’il parle, en effet, il est vivant, il est jeune et vivant, ça fait une différence", a déclaré Bernard Kouchner. "Qu’a-t-il voulu dire ? Il a dit ’M. Zapatero vient de supprimer la publicité à la télévision, il n’est peut-être pas intelligent - il parlait de lui en réalité -, mais il l’a fait aussi", a précisé le chef de la diplomatie française.

"C’est une façon de dire : il l’est [intelligent], il a été élu deux fois et il vient de supprimer la publicité à la télévision", a ajouté Bernard Kouchner.

Quant aux "excuses" présentées par Ségolène Royal, "ce n’est pas l’humour qui la caractérise, Ségolène", a déclaré l’ancien socialiste.

(D’après agence)

PS - Royal s’excuse encore au nom de Sarkozy

le 18/04/2009 - 22h40

L’ex-candidate à la présidentielle assure avoir écrit à Jose Luis Zapatero pour s’excuser de propos attribués à Nicolas Sarkozy mais que l’Elysée dément. La presse européenne a déjà repris et commenté largement les propos prêtés au chef de l’Etat à propos du chef du gouvernement espagnol.

Crédit Photo : www.abacapress.com Ségolène Royal, le 20 février 2009

A Dakar le 6 avril, elle avait déjà demandé "pardon" pour le discours controversé prononcé en 2007, au Sénégal, par Nicolas Sarkozy, assurant que "ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées" n’engageaient "ni la France, ni les Français".

Cette fois-ci, c’est par lettre que Ségolène Royal s’est excusée pour des propos attribués au chef de l’Etat par le quotidien Libération. Samedi, dans un communiqué, elle a annoncé avoir écrit à Jose Luis Zapatero pour lui présenter ses "excuses" après que Nicolas Sarkozy aurait estimé, lors d’un déjeuner privé avec des parlementaires, que le chef du gouvernement espagnol n’était "peut-être pas intelligent".

Des propos que Ségolène Royal juge "injurieux" à l’égard de Jose Luis Zapatero, que l’Elysée dément mais dont s’est largement fait l’écho la presse européenne. Comme à Dakar, dans cette missive, l’ancienne candidate PS à la présidentielle "a assuré que ces propos n’engageaient ni la France, ni les Français".

Ségolène Royal a également assuré Jose Luis Zapatero "de toute sa considération, en partie pour les réformes courageuses conduites en Espagne et surtout pour son attachement à réaliser ses promesses de campagne électorale, avec un comportement éthique qui devrait servir de modèle".

Et le communiqué d’ajouter : "Ségolène Royal estime qu’exercer le mandat de Président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement afin de ne pas porter aux intérêts de la France".

"Une aide psychologique"

Malgré le démenti de l’Elysée et les précisions apportées par plusieurs participants au déjeuner, la presse européenne a repris et largement commenté vendredi les propos prêtés au chef de l’Etat.

Les excuses de Ségolène Royal n’ont en tout cas pas fini de faire parler. Sur LCI, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a estimé samedi que l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle avait "besoin d’une aide psychologique" (voir la vidéo).

Yves Jégo, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, a lui estimé que Ségolène Royal "se ridiculise et déshonore notre pays". "Totalement incapable de formaliser la moindre proposition pour apporter aux Français la preuve qu’elle serait porteuse de solutions pour répondre à la crise", la présidente de Poitou-Charentes "semble avoir pourtant trouvé le filon pour exister dans les médias", commente Jégo Jégo dans un communiqué.

Quant au numéro un de l’UMP, Xavier Bertrand, il estime que l’ex-candidate à la présidentielle est une "spécialiste de la manipulation", "prête à tout pour faire parler d’elle".

L’UMP s’en prend au quotidien Libération

L’UMP a accusé samedi le quotidien Libération de "ressembler de plus en plus à un tract", contribuant à "abîmer l’image de notre pays", après la publication par le journal de propos prêtés à Nicolas Sarkozy et démentis notamment par l’Elysée.

Le journal "se vante d’avoir suscité des réactions de la presse européenne sur la soi-disant remarque du président de la République française sur M. Zapatero", affirme dans un communiqué Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire. "Cette attitude est tout simplement scandaleuse de la part d’un quotidien français qui, en colportant une fausse information, contribue à abîmer l’image de notre pays."

"M. Lefebvre, qui occupe un poste de roquet à l’UMP, a du mal à accepter l’existence d’une presse indépendante en France", a réagi le directeur de Libération Laurent Joffrin. "Il se contente d’aboyer un démenti de commande et d’insulter le principal journal d’opposition en France ainsi que ses 800.000 lecteurs", a-t-il ajouté, indiquant que le journal maintenait "l’intégralité de ses informations".

D’après agence

Elysée - Sarkozy raillé par la presse européenne

le 17/04/2009 - 16h25

Lors d’un déjeuner privé à l’Elysée, le chef de l’Etat aurait tenu des propos peu amènes envers certains dirigeants étrangers, ce que dément la présidence. "Stupide, immature, hors de propos", a titré en Une le quotidien britannique The Guardian, à propos des commentaires supposés de Nicolas Sarkozy sur José Luis Zapatero, Angela Merkel ou Barack Obama.

Crédit Photo : TF1/LCI Détail de la Une du quotidien britannique The Guardian, le 17 avril 2009

"Stupide, immature, hors de propos." Le quotidien britannique The Guardian ne mâche pas ses mots en Une de son édition de vendredi.

L’objet de ces qualificatifs ? Les propos peu amènes envers certains dirigeants étrangers qu’aurait tenus Nicolas Sarkozy lors d’un déjeuner privé à l’Elysée avec des parlementaires de droite et de gauche.

A cette occasion, selon le journal Libération, qui rapporte ses propos, le chef de l’Etat français aurait loué "l’esprit subtil" de Barack Obama tout en soulignant son manque d’expérience.

Il se serait également félicité que la chancelière allemande Angela Merkel se soit rangée à ses vues sur la crise économique.

Quant au Premier ministre espagnol, Jose Luis Zapatero, Nicolas Sarkozy aurait répondu à une remarque : "il se peut qu’il ne soit pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle", en référence à l’échec du candidat socialiste Lionel Jospin en 2002.

"Totalement faux", répond l’Elysée. Jeudi, un porte-parole de l’Elysée a formellement démenti tous ces propos, également contestés par plusieurs témoins.

Présent lors du déjeuner, le député UMP Hervé Mariton a déclaré à Reuters que Nicolas Sarkozy "a pu avoir des propos assez directs" et que certaines déclarations rapportées par Libération "sont exactes".

"Mais elles ne reflètent pas l’ambiance de la réunion, qui était plus studieuse et moins malicieuse. Et il a cité Zapatero en exemple pour les socialistes français en soulignant qu’il avait lui aussi supprimé la publicité à la télévision publique", a ajouté Hervé Mariton.

Président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le socialiste Didier Migaud assure de son côté que "jamais le président de la République n’a dit que Zapatero n’était pas intelligent".

Un "complexe de supériorité"

Mais la presse européenne ne semble pas convaincue par ces précisions. En Espagne, où le président français se rendra en visite officielle les 27 et 28 avril, la presse a repris en choeur vendredi la pique supposée de Nicolas Sarkozy à l’encontre de Jose Luis Zapatero.

ABC a ainsi dénoncé "le complexe de supériorité" du dirigeant français. "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique", a ajouté le quotidien.

En Catalogne, El Periodico glosait "sur le caractère fanfaron" du président français, La Vanguardia doutant "que ce soit la meilleure manière de préparer" sa visite en Espagne.

Enfin, El Mundo compte sur la présence prochaine à Madrid de Carla Bruni-Sarkozy pour "alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l’aise et desinhibé".

Au Royaume-Uni, le Guardian a titré vendredi : "stupide, immature, hors de propos : le jugement de Sarkozy sur ses homologues". Pour le Times, "M. Sarkozy est irrité par l’adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la popularité a éclipsé [sa] réputation de sauveur du monde".

La presse allemande abordait elle l’épisode factuellement, comme celle d’Italie, où La Republicca s’amusait vendredi de la "gaffe de Sarkozy".

Enfin, aux Etats-Unis, après avoir été évoquée jeudi par les chaînes d’informations en continu, l’affaire rebondissait vendredi dans le New York Times, qui titrait : "Un repas avec Sarkozy : brochettes de dirigeants au menu".

"Le président Nicolas Sarkozy est connu pour son amour de l’action", écrivait le quotidien. "Mais il aime également se vanter et se moquer de ses collègues dirigeants du monde", poursuivait-il, observant que le démenti de l’Elysée ne semblait pas concerner les propos qui auraient été tenus sur Barack Obama.

(D’après agence)

VIDEOS

Excuses de Royal à Zapatero : la polémique enfle

Reportage.

La polémique enfle après les nouvelles excuses de Ségolène Royal à Jose Luis Zapatero pour des propos de Nicolas Sarkozy, pourtant démentis par l’Elysée. M. Sarkozy aurait dit de M. Zapatero qu’il "n’était peut-être pas intelligent", mais avait "gagné deux fois les élections".

PS : Que cherche Ségolène Royal ?

Le 19 avril 2009 - 18h28

Dans quel but l’ex-candidate du PS à la présidentielle s’est-elle excusée samedi pour des propos qu’aurait tenus Nicolas Sarkozy ? L’analyse d’Isabelle Torre, journaliste politique à TF1..

Par LCI

PS : Au nom de Sarkozy, Royal s’excuse à nouveau

Le 18 avril 2009 - 19h50

La présidente de la région Poitou-Charentes a demandé pardon samedi à Jose Luis Zapatero pour des propos qu’aurait tenus Nicolas Sarkozy à son égard. Des excuses qui ont immédiatement provoqué un tollé au sein de l’UMP..

Par TF1

PS : Après les excuses de Royal, les explications

Le 18 avril 2009 - 18h54

Samedi, Ségolène Royal s’est excusée auprès de Jose Luis Zapatero pour des propos qu’aurait tenus Nicolas Sarkozy. Interrogée par TF1, elle s’explique..

Par TF1/LCI

PS : "Ségolène Royal a besoin d’une aide psychologique"

Le 18 avril 2009 - 16h22

Sur LCI, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, réagit aux propos de l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui s’est excusée samedi de propos prêtés à Nicolas Sarkozy..

Par LCI.fr


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