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Abstention record attendue le 7 Juin !

EUROPATAQUES !

samedi 9 mai 2009 par JMT

A un mois des élections européennes, des milliers de personnes ont visité samedi à Bruxelles le Parlement européen et d’autres institutions de l’UE à l’occasion de la "Journée de l’Europe", mais peu semblaient réellement informées du fonctionnement de l’Union.

La tête de liste UMP aux européennes en Ile-de-France a comparé samedi François Bayrou et le PS à des joueurs sur le banc de touche. Selon lui, pour ce scrutin européen, "ils ont comme seul projet (...) une attaque systématique, un dénigrement, de l’anti-Sarkozy, comme s’il s’agissait de préparer l’élection présidentielle dans trois ans".

Harlem Désir, tête de liste socialiste aux élections européennes en Ile-de-France a estimé samedi que son adversaire UMP Michel Barnier se "comporte en VRP du président de la République" en comparant les dirigeants du PS à des joueurs de football sur le banc de touche qui "souhaitent l’échec de leur équipe".

En cette journée de l’Europe, 9 mai, une vaste campagne d’information pour inciter les Français à voter le 7 juin. "Je comprends très bien qu’il puisse y avoir ce scepticisme sur le scrutin", a déclaré samedi sur Europe 1 le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire.

La liste européenne de l’humoriste français controversé Dieudonné "n’est pas à l’honneur de la France" et le gouvernement examinera si des éléments qui y sont liés tombent sous le coup de la loi, a dit samedi le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré qu’il ne savait pas encore pour quelle liste il votera aux élections européennes de juin et qu’il attendait de "voir les programmes", dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France publié samedi.

L’humoriste controversé Dieudonné a estimé vendredi que le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, avait joué son "attaché de presse" et l’avait placé "au cœur du débat" des européennes en lançant la question de l’interdiction de ses listes.

Les tractations ont donné 3 places éligibles au Nouveau Centre. La candidature de Luc Ferry, proche du couple présidentiel, n’a en revanche pas été retenue. L’ancien journaliste Jean-Marie Cavada est en 3e position sur la liste UMP d’Ile-de-France conduite par le ticket Barnier-Dati.

Le Parlement européen a adopté mercredi une réforme de son règlement qui va empêcher le leader d’extrême droite de présider, en tant que doyen, la session inaugurale.

Seulement 34% des électeurs des pays de l’Union européenne comptent se rendre aux urnes en juin prochain pour élire les députés européens. La France fait mieux que la moyenne avait 47% de participation probable.

"Journée de l’Europe" : un public peu informé visite les institutions de l’UE

AFP - samedi 9 mai 2009, 17h47

A un mois des élections européennes, des milliers de personnes ont visité samedi à Bruxelles le Parlement européen et d’autres institutions de l’UE à l’occasion de la "Journée de l’Europe", mais peu semblaient réellement informées du fonctionnement de l’Union.

Les portes du Parlement, de la Commission européenne et du Conseil européen étaient ouvertes pour la "Journée de l’Europe", célébrée comme chaque année le 9 mai, mais la plupart des visiteurs paraissaient ignorer ce qui était commémoré, et très peu étaient capables de citer le nom de leur député européen.

"Il est très difficile d’intéresser les gens aux questions européennes", a reconnu un député européen, le Belge Bart Staes, au cours d’un forum public organisé au Parlement.

Visiteurs au Parlement Européen à Bruxelles le 9 Mai 2009

"L’un des raisons, c’est qu’ils s’intéressent à leurs propres problèmes. Les gens disent que l’Europe est trop compliquée", a déclaré ce député, membre de l’Alliance libre européenne, une coalition de partis nationalistes et régionalistes.

Selon le site internet officiel de l’UE, "probablement très peu de gens en Europe savent que le 9 mai 1950 a été fait le premier geste vers la création de ce qui s’appelle de nos jours l’Union européenne".

Ce jour-là, le ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman, lisait devant la presse internationale une déclaration appelant la France, l’Allemagne et d’autres pays à mettre en commun leurs productions de charbon et d’acier, "la première fondation concrète d’une fédération européenne", selon le site.

De grandes affiches autour du Parlement rappelaient que les élections pour le Parlement européen auront lieu du 4 au 7 juin dans les 27 pays de l’Union. Mais parmi les visiteurs, rares étaient ceux qui pouvaient citer le nom du député européen qui a agi en leur nom au cours des cinq dernières années.

Jan, un instituteur néerlandais, semblait plutôt au fait des modalités du scrutin. Mais il n’a pu citer le nom d’un seul député européen des Pays-Bas.

Sarah Walker, une Britannique d’une quarantaine d’années travaillant dans les technologies de l’information, a elle aussi répondu qu’elle ne connaissait pas le nom de son député européen. Elle a reproché aux institutions de l’UE de ne pas communiquer assez avec le public.

"Il y a en général un manque de transparence, pas de médias critiques, et pas d’opposition efficace", a-t-elle dit. "Il semble y avoir un manque d’engagement envers le grand public" et "le Parlement européen semble être dans un monde à part".

Certains exprimaient intérêt ou enthousiasme pour le projet européen, mais en des termes parfois très généraux.

"Je ne connais pas les détails, mais je crois que c’est une bonne chose", déclarait un ingénieur belge, Jean-Paul Werner, après avoir frayé son chemin parmi les joueurs de tambours et les jongleurs et fait la queue pour entrer dans l’immeuble du Parlement.

Ilaria, une diplômée italienne en sciences politiques, a été l’une des rares à pouvoir donner le nom de son député. "Je ne l’aime pas", a-t-elle ajouté, "il est contre l’Union européenne".

Européennes - Quand Barnier tape sur ses adversaires

D.H. (avec agence) - le 09/05/2009 - 16h52

La tête de liste UMP aux européennes en Ile-de-France a comparé samedi François Bayrou et le PS à des joueurs sur le banc de touche. Selon lui, pour ce scrutin européen, "ils ont comme seul projet (...) une attaque systématique, un dénigrement, de l’anti-Sarkozy, comme s’il s’agissait de préparer l’élection présidentielle dans trois ans".

Crédit Photo : Reuters Rachida Dati et Michel Barnier, lors d’une réunion au siège de l’UMP sur les Européennes le 9 mars 2009

La journée de l’Europe, c’est ce samedi, à un mois du scrutin pour élire les députés européens. Une élection qui ne passionne pas. Le taux de participation prévu est de 44%, selon les sondages d’opinion.

D’où une campagne d’incitation au vote lancée ce samedi en France, avec notamment un lâcher de ballons aux couleurs de l’Europe au pied de la tour Eiffel.

De son côté, l’UMP réunissait les membres de sa liste pour les Européennes pour la région Ile-de-France. Les 26 candidats étaient présents au siège de l’UMP, avec à leur tête Michel Barnier et Rachida Dati.

L’occasion pour le ministre de l’Agriculture de s’en prendre à François Bayrou et au PS. "C’est comme si vous aviez l’équipe de France qui joue -on sait que la partie est difficile en ce moment- et que sur les bancs de touche, vous aviez des joueurs dans l’équipe de France qui disent qu’ils souhaitent l’échec de leur équipe".

"Ce n’est pas possible, c’est même assez irresponsable", a jugé la tête de liste, interrogée sur ceux qui appellent aux européennes à un "vote-sanction" contre Nicolas Sarkozy.

Le "nouveau départ" de Dati

"Je pense que les Français sanctionneront ce comportement de dénigrement", a estimé Michel Barnier, pour qui "les Français sont inquiets", "n’attendent pas des polémiques", mais "de l’action, des propositions, du respect".

L’ancien commissaire européen s’est dit "frappé qu’un certain nombre de responsables politiques -M. Bayrou, les dirigeants socialistes- se trompent d’élection. Ils ont comme seul projet, alors que nous sommes dans la question européenne (...) une attaque systématique, un dénigrement, de l’anti-Sarkozy, comme s’il s’agissait de préparer l’élection présidentielle dans trois ans".

Harlem Désir, tête de liste socialiste aux européennes en Ile-de-France a répondu samedi que Michel Barnier se "comportait en VRP du président de la République".

Toujours à la réunion de l’UMP et sur le même thème, Jean-Marie Cavada, 3e de liste (Nouveau Centre), voit "deux catégories de Français" sur l’Europe : ceux "qui savent qu’il faut lui donner un nouveau souffle", "faire une Europe nouvelle et qui protège" et "ceux qui sont sur leur rocher, leur Aventin, ont fait de la critique la seule proposition de leur programme".

Rachida Dati a rendu hommage à sa tête de liste, "reconnue comme étant professionnelle, comme étant connaisseur des questions européennes en étant totalement engagé pour l’Europe, comme étant très ouvert".

La garde des Sceaux a salué ce "nouveau départ" pour la campagne des européennes, car "quand on est plus nombreux, c’est encore plus facile pour faire campagne".

Marielle Gallo, 4e de liste (Gauche moderne), au "passé chevènementiste", noniste en 2005 lors du référendum européen, a jugé que "beaucoup de gens à gauche (...) sont dans un immobilisme total", pour assurer qu’avec la présidence de Nicolas Sarkozy, "la politique était aux commandes de l’Europe".

Harlem Désir (PS) : Barnier "VRP du président de la République"

Afp, 09/05/2009, 15h42

Harlem Désir, tête de liste socialiste aux élections européennes en Ile-de-France a estimé samedi que son adversaire UMP Michel Barnier se "comporte en VRP du président de la République" en comparant les dirigeants du PS à des joueurs de football sur le banc de touche qui "souhaitent l’échec de leur équipe".

"Il est déplorable que M. Barnier se comporte en VRP du président de la République, abaisse sa campagne en insultant l’opposition et en méprisant le débat démocratique légitime, qui doit s’instaurer sur deux visions de l’Europe à l’occasion de ces élections", a déclaré M. Barnier dans un communiqué.

Pour M. Désir, M Barnier "agit comme s’il n’y avait qu’une politique possible : celle de Nicolas Sarkozy et de l’UMP".

"Pourtant, c’est cette politique qui mène l’Europe à l’échec, qui casse tout modèle social, ne propose aucun plan de relance coordonnée et abîme l’idée européenne chez les citoyens en l’associant systématiquement à la libéralisation", a-t-il souligné.

"M. Barnier doit assumer qu’il est comptable de la politique que les conservateurs et ultralibéraux pratiquent depuis cinq ans en Europe avec Sarkozy, Barroso et Berlusconi", a-t-il ajouté.

M. Désir "propose à Michel Barnier de sortir de la logique des petites phrases et d’accepter la confrontation des projets devant les Français". "L’Europe mérite mieux que la non-campagne et le non-projet de l’UMP", a-t-il conclu.

Européennes : la campagne contre l’abstention est lancée

Europe1, 09/05/2009, 13h59

En cette journée de l’Europe, 9 mai, une vaste campagne d’information pour inciter les Français à voter le 7 juin. "Je comprends très bien qu’il puisse y avoir ce scepticisme sur le scrutin", a déclaré samedi sur Europe 1 le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire.

Le 9 mai est la date choisie pour la Journée de l’Europe,en souvenir de la création de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier en 1950.

Cette fête coïncide cette année avec le lancement de la campagne pour les élections européennes du 7 juin prochain. Avec un risque majeur : l’abstention.

Une menace prise très au sérieux par Bruno Le Maire, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes pour qui la Journée de l’Europe n’est pas une "kermesse" mais doit être, au contraire, un rendez-vous "populaire".

"Je comprends très bien qu’il puisse y avoir ce scepticisme sur le scrutin", a expliqué samedi sur Europe 1 le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

Pour tenter de convaincre les électeurs, Bruno Le Maire a lancé une vaste campagne d’information pour inciter les Français à voter. Son objectif : inverser une tendance à la baisse de la participation pour dépasser les 42% du dernier scrutin.

Argument principal pour aller voter : les députés européens ont "un pouvoir aussi important, si ce n’est plus important que celui de nos parlementaires nationaux", selon Bruno Le Maire. "L’Europe c’est une chance pour la France", a-t-il ajouté.

Extrait audio :

Bruno Le Maire était samedi l’invité d’Europe 1.

Liste Dieudonné : "pas à l’honneur de la France", juge Bruno Le Maire

Afp, 09/05/2009, 10h39

La liste européenne de l’humoriste français controversé Dieudonné "n’est pas à l’honneur de la France" et le gouvernement examinera si des éléments qui y sont liés tombent sous le coup de la loi, a dit samedi le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire.

"Une liste qui défend des idées antisionistes et donc des idées antisémites plus ou moins dissimulées, c’est une liste qui n’est pas à l’honneur de la France, de la construction européenne, et qui est contraire à toutes les valeurs que nous défendons", a-t-il dit à des journalistes.

"Nous allons examiner, comme l’a dit (le secrétaire général de l’Elysée) Claude Guéant, si dans les tracts, dans les éléments de la campagne que va distribuer Dieudonné et les différentes personnes qui sont sur sa liste, il y a des éléments qui sont objectivement susceptibles de tomber sur le coup de la loi", a-t-il ajouté.

"Si la loi s’applique elle devra s’appliquer et la liste sanctionnée", a précisé Bruno Le Maire, qui s’exprimait à l’occasion du lancement en France d’une campagne de mobilisation au vote pour le scrutin européen du 7 juin.

"L’Europe a été construite pour refuser toute idée de ce type, d’exclusion, de discrimination, toute idée naturellement antisémite. Et voir aujourd’hui resurgir ce genre d’idées, ce n’est pas à l’honneur de la France et à l’idée que nous nous faisons de l’Europe", a-t-il insisté.

Dieudonné, plusieurs fois condamné pour des propos sur la Shoah et les juifs, a présenté vendredi sa liste "antisioniste" pour les européennes en Ile-de-France, remerciant le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, d’avoir popularisé son initiative en lançant la question de son interdiction.

Européennes : Kouchner ne sait pas encore pour quelle liste il votera

Afp, 09/05/2009, 9h49

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré qu’il ne savait pas encore pour quelle liste il votera aux élections européennes de juin et qu’il attendait de "voir les programmes", dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France publié samedi.

A la question "pour quelle liste voterez-vous ?", l’ancien membre du PS a répondu : "j’attends de voir les programmes !".

M. Kouchner s’en prend toutefois à ses "amis de la gauche" en regrettant "qu’ils n’aient pas de réflexe d’unité nationale et qu’ils profitent de chaque occasion pour affirmer qu’avec eux, ce serait obligatoirement mieux".

"C’est le jeu politique réduit à l’élémentaire, presque enfantin et cela me navre", a-t-il ajouté en estimant que l’Europe "mérite mieux" que l’appel au vote sanction contre Nicolas Sarkozy lancé par le PS.

Européennes - Pour Dieudonné, Guéant a joué son "attaché de presse"

le 08/05/2009 - 18h32

L’humoriste controversé a estimé vendredi que le secrétaire général de l’Elysée, l’avait placé "au coeur du débat" des européennes en lançant la question de l’interdiction de ses listes.

Crédit Photo : ABACA Image d’archives Dieudonné

L’humoriste controversé Dieudonné a estimé vendredi que le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, avait joué son "attaché de presse" et l’avait placé "au cœur du débat" des européennes en lançant la question de l’interdiction de ses listes.

"Nous allons répondre à M. Guéant, notre ami Guéant (...) M. Guéant, notre attaché de presse", a lancé Dieudonné lors d’une conférence de presse dans son théâtre de la Main d’Or, où il présentait sa liste en Ile-de-France.

Dimanche, le secrétaire général de l’Elysée avait annoncé que les pouvoirs publics étudiaient la possibilité d’interdire les listes "anti-sionistes" que Dieudonné, plusieurs fois condamné pour des propos antisémites, veut présenter aux européennes.

Sa "petite quenelle"

En agissant de la sorte, "Guéant nous a placés au coeur du débat sur les élections", s’est félicité Dieudonné, qui s’est déclaré "étonné" par le succès rencontré par cette polémique.

Entouré d’une vingtaine de colistiers, dont l’écrivain ex-membre du Front national Alain Soral et le président du "Parti anti-sioniste de France", Yahia Gouasmi, Dieudonné a longuement défendu son projet, estimant qu’il incarnait "le seul clivage existant" face à des partis "gangrenés par le sionisme".

"L’idée de glisser ma petite quenelle dans le fond du fion du sionisme est un projet qui me reste très cher", a-t-il lancé. "Vous avez vu l’onde de choc jusqu’à l’Elysée ? La structure a tremblé. Ca n’est qu’un début puisqu’elle va s’effondrer, à l’image des tours du 11 septembre, ce système va s’effondrer sur le sol", a encore affirmé Dieudonné.

(D’après agence)

Européennes - L’UMP boucle ses listes, Luc Ferry n’y est pas

le 07/05/2009 - 18h20

Les tractations ont donné 3 places éligibles au Nouveau Centre. La candidature de Luc Ferry, proche du couple présidentiel, n’a en revanche pas été retenue. L’ancien journaliste Jean-Marie Cavada est en 3e position sur la liste UMP d’Ile-de-France conduite par le ticket Barnier-Dati.

Crédit Photo : DR Luc Ferry Image d’archives

Un mois à peine avant les élections européennes, l’UMP a levé le voile jeudi sur ses listes pour le scrutin du 7 juin au terme d’ultimes tractations au sein de la majorité qui assurent trois places éligibles au Nouveau Centre. La candidature de Luc Ferry, avancée par plusieurs médias, n’a pas été retenue. Nicolas Sarkozy aurait plaidé pour que l’ancien ministre de l’Education nationale, proche du couple présidentiel, figure en 2e place dans le Sud-Est.

Le NC d’Hervé Morin, ministre de la Défense, a obtenu que Damien Abad, président des Jeunes Centristes, hérite de cette place derrière Françoise Grossetête, députée sortante. Deux autres places éligibles lui ont été accordées par le bureau politique de l’UMP qui a validé jeudi matin à l’unanimité les listes pour les huit circonscriptions européennes.

L’ancien journaliste Jean-Marie Cavada est en 3e position sur la liste UMP d’Ile-de-France conduite par le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, aux côtés de la ministre de la Justice, Rachida Dati. Dans la région Centre, Sophie Auconie, conseillère municipale de Tours, est en 2e position.

La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense, se voit attribuer deux places "quasi éligibles" en 4e position dans le Grand-Est (Michèle Strieffler, adjointe au maire de Mulhouse) et en Ile-de-France avec Marielle Gallo, l’épouse de l’écrivain et essayiste Max Gallo.

"Nous avions des demandes raisonnables et nous avons une perspective sérieuse" en Ile-de-France, a commenté Jean-Marie Bockel, qui spécule, sans le dire, sur une nomination de Michel Barnier à la Commission européenne pour promouvoir la candidature de Marielle Gallo. "On ne pas tirer des plans sur la comète, la nomination de Michel Barnier, c’est une possibilité parmi d’autres", a-t-il dit.

"Un beau symbole"

Les Progressistes du ministre de l’Immigration Eric Besson obtiennent une 13e position sur la liste Ile-de-France. "Si l’on veut rassembler les Français, il faut ressembler aux Français", a dit le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, en assurant que la majorité faisait la démonstration de son unité en ouvrant ses listes à d’autres partis.

Il a toutefois reconnu que la commission nationale d’investiture avait procédé à des "ajustements" jusqu’à jeudi matin, mettant un terme à une procédure longue de trois mois. "Nous avons essayé de tenir compte des équilibres", a précisé Jean-Claude Gaudin, président de la commission nationale d’investiture, lors d’une conférence de presse.

Si leurs chefs de file ont été désignés dès fin janvier, la nécessité de composer avec les susceptibilités des départements et de certains barons locaux, et celle de réserver des places d’éligibles aux alliés de l’UMP, ont constitué un casse-tête.

Une réunion s’est déroulée mercredi à l’Elysée en présence de Nicolas Sarkozy et du Premier ministre, François Fillon. Hervé Morin a affirmé s’être "beaucoup battu" jusqu’au bout pour Damien Abad, "un beau symbole".

L’hypothèse Luc Ferry aura ainsi fait long feu, le sort de celui-ci ayant fait l’objet de déclarations contradictoires. "Je ne veux pas qu’on accuse l’UMP de se livrer comme le PS à des parachutages", a expliqué à Paris Match le secrétaire général de l’UMP, en référence à la tête de liste socialiste Vincent Peillon dans le Sud-Est.

Luc Ferry a confirmé au Figaro que Nicolas Sarkozy l’avait approché en vue d’une candidature aux européennes, pour ajouter qu’il a lui-même décidé de la refuser après avoir mis comme condition son refus d’être parachuté en province. "Je lui ai définitivement dit non il y a dix jours, parce qu’on n’a pas besoin des ’beautiful people’ de Paris pour tirer les listes en province", a-t-il dit au Figaro.

(Agence)

Parlement européen - Le Pen privé de tribune

le 06/05/2009 - 14h30

Le Parlement européen a adopté mercredi une réforme de son règlement qui va empêcher le leader d’extrême droite de présider, en tant que doyen, la session inaugurale.

Crédit Photo : TF1/LCI Jean-Marie Le Pen au Parlement européen (25 mars 2009)

Le Parlement européen a adopté mercredi une réforme de son règlement intérieur qui va empêcher le leader d’extrême droite française Jean-Marie Le Pen de présider, en tant que doyen, sa session inaugurale au lendemain des élections européennes.

Un amendement annulant la règle du doyen d’âge, déposé par les présidents des deux plus grands groupes politiques du Parlement, le socialiste allemand Martin Schulz et le conservateur français Joseph Daul, a été adopté mercredi à une écrasante majorité avec le soutien des Verts et des Libéraux.

Jusqu’à l’élection d’un nouveau président, la session constitutive du nouveau Parlement issu des urnes sera désormais présidée, non plus (comme c’était le cas jusqu’ici) par le plus âgé des députés présents, mais par le président sortant ou, à défaut, par un vice-président sortant.

Dans l’hypothèse peu probable où ni le président sortant, ni les quatorze vice-présidents sortants ne font partie des députés réélus, ce sera le député "ayant exercé le plus long mandat" qui remplira la fonction.

L’affaire a débuté en mars, lorsque Martin Schulz et le coprésident des Verts Daniel Cohn-Bendit se sont inquiétés de la probabilité de voir Jean-Marie Le Pen qui, à 80 ans, se représente aux élections européennes de juin, devenir le doyen d’âge de la prochaine assemblée. L’actuel doyen, le socialiste italien Giovanni Berlinguer, 84 ans, ne se représente pas.

Un nouveau dérapage du chef du Front national, qui a réitéré peu après en plein hémicycle que les chambres à gaz étaient un "détail" de l’Histoire - propos pour lesquels il a déjà été condamné dans son pays par la justice - avait convaincu les conservateurs et les libéraux de l’écarter en procédant à cette modification du règlement intérieur.

La règle du doyen avait déjà été à l’origine d’un scandale en juillet 1989, quand l’ex-cinéaste français Claude Autant-Lara, élu sur une liste du FN, avait pu accéder au perchoir. Il avait alors prononcé un discours qui avait poussé de nombreux députés à sortir de la salle en protestation.

Cet éclat avait été à l’origine d’une première modification du règlement intérieur, le doyen ayant alors été privé du droit de prononcer un discours.

Européennes - Abstention massive en vue chez les 27 ?

le 14/04/2009 - 18h13

Seulement 34% des électeurs des pays de l’Union européenne comptent se rendre aux urnes en juin prochain pour élire les députés européens. La France fait mieux que la moyenne avait 47% de participation probable.

Crédit Photo : Communauté européenne Le "drapeau" de l’Europe

Du jeudi 4 au dimanche 7 juin prochains, les électeurs des 27 pays de l’Union européenne (UE) choisiront leurs représentants au Parlement européen -en France, le vote aura lieu le 6 dans les DOM-TOM et le 7 en métropole. Et c’est peu dire que le spectre d’une abstention massive plane sur le scrutin.

Selon un sondage réalisé par le Parlement européen entre la mi-janvier et la mi-février auprès de 27.218 citoyens des 27 pays membres, seulement 34% des électeurs se disent prêts à aller voter.

Pire encore : cette indifférence a progressé depuis la précédente étude réalisée fin 2008, puisque 37% se disaient alors prêts à aller voter. Plus de la moitié (53%) des personnes interrogées se déclarent "pas intéressées" par ces Européennes.

62% estiment que leur vote ne changera rien et que "le Parlement européen ne traite pas assez de problèmes me concernant".

Abstention en constante progression

C’est en Pologne et au Royaume-Uni que le désintérêt est le plus vif, avec seulement 13 et 22% de votants potentiels. La participation risque également d’être faible au Portugal (24%), en République tchèque (26%), en Espagne (27%) et en Italie (30%).

Elle devrait en revanche être forte en Belgique (70%) -où le vote est il est vrai obligatoire et l’abstention sanctionnée par une amende-, au Luxembourg (62%), au Danemark et à Malte (56%).

La France se situe un peu au-dessus de la moyenne avec 47% des électeurs affirmant qu’ils iront "probablement" voter, contre 15% déjà certains de ne pas remplir ce devoir.

Même si le sondage, réalisé à cinq mois du scrutin, ne permet pas de déduire des taux de participation, ces données sont inquiétantes pour la Commission européenne et le Parlement européen, car elles traduisent, selon les enquêteurs, une "baisse significative de la confiance envers les institutions".

L’abstention ne cesse d’ailleurs de croître aux élections européennes. De 39,2% en 1979, pour les premières élections au suffrage universel direct, elle est passée à 43,2% en 1984, 47,2% en 1994, 53,2% en 1999 et 54,5% en 2004 - ce alors même que les prérogatives du Parlement européen sont allées en se renforçant.

VIDEO

Européennes : Jean Jaurès sur les affiches du FN dans le Tarn

Le 26 mars 2009 - 18h23

Stupeur pour de nombreux habitants de Carmaux, dans le Tarn. Sur ses affiches, le Front national a apposé un portrait du fondateur de la SFIO. Réactions..

Par LCI.fr


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