AID Association initiatives dionysiennes
Si on obligeait les commissaires européens à bouffer uniquement les produits pour pauvres qu’ils nous imposent ?

Si l’Europe est une fée, c’est.........Carabosse !

dimanche 12 avril 2009 par JMT

Jusqu’à présent, le consommateur européen savait qu’il achetait son beurre en plaquette d’une demi-livre, son riz en paquets de 500 grammes et sa peinture en pots d’un kilo. Désormais, les fabricants peuvent présenter leurs produits pré-emballés dans les quantités qu’ils décident eux-mêmes. Par exemple 480 grammes de riz, 85 centilitres de peinture. Et même, à partir d’octobre 2012, des plaquettes de beurre de 240 grammes, voire 230 – il faudra bien regarder.Cette déréglementation est imposée par une directive européenne datant de 2007, mais habilement préparée depuis 2001.

Les Français se déclarent massivement contre le mélange blanc-rouge pour obtenir du rosé, révèle un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche et le Midi Libre. Les pays de l’UE envisagent pourtant d’autoriser la production de rosé à partir d’un tel mélange.

De l’emballage réglementé à la pochette surprise

12 avril 2009 DECHIFFRAGES Le Blog de Jean-François COUVRAT

Jusqu’à présent, le consommateur européen savait qu’il achetait son beurre en plaquette d’une demi-livre, son riz en paquets de 500 grammes et sa peinture en pots d’un kilo.

Désormais, les fabricants peuvent présenter leurs produits pré-emballés dans les quantités qu’ils décident eux-mêmes. Par exemple 480 grammes de riz, 85 centilitres de peinture. Et même, à partir d’octobre 2012, des plaquettes de beurre de 240 grammes, voire 230 – il faudra bien regarder (1).

Cette déréglementation est imposée par une directive européenne datant de 2007, mais habilement préparée depuis 2001.

Elle tourne le dos aux principes qui prévalaient en Europe en 1975, lorsqu’une précédente directive affirmait : « Il est nécessaire de réduire autant que possible le nombre de volumes de contenants qui sont trop proches les uns des autres pour le même produit et qui sont par conséquent susceptibles d’induire le consommateur en erreur. »

Chercherait-on aujourd’hui à favoriser l’industriel que l’on contrecarrait jadis, assez sournois pour tenter de vendre 480 grammes au prix habituel de la livre ? N’étaient les faux sondages et les vrais mensonges qui émaillent l’histoire de cette directive, on ne se poserait pas la question.

Officiellement, cette réforme est mise en œuvre dans l’intérêt bien compris du consommateur. C’est pour son bien qu’elle le prive de ses repères, pour ainsi dire à sa demande. Il s’agit de « répondre à ses goûts » avant même qu’il les formule ; de « mieux l’informer », de « stimuler la concurrence », de « favoriser la transparence »…

La Commission, dont l’imperméabilité aux lobbies fait la réputation, a préparé son projet de directive, écrit-elle, en s’appuyant sur « une analyse d’impact, incluant une large consultation de toutes les parties prenantes. » Du sérieux.

Dans son projet, page 8, elle commence par invoquer un sondage Eurobaromètre réalisé en 2001, dans lequel les consommateurs européens réclameraient des tailles d’emballages plus diversifiées. On notera surtout qu’à 78,9% (dont 86,6% en France), ils réclament au contraire « des paquets, conserves et bouteilles mieux standardisés ».

La Commission se réfère également à une consultation publique par Internet qu’elle organisa fin 2002. Une consultation « en onze langues », s’il vous plait, ce qui fait beaucoup pour le nombre de réponses obtenues : 571, dont 535 provenant de consommateurs. Ce faible score et sa répartition géographique – 18% en Finlande, 10% au Royaume Uni (la France n’est pas classée)… – auraient poussé ces résultats vers la poubelle dans n’importe quel institut de sondage normalement constitué.

Pas à Bruxelles, où la conclusion s’est imposée, c’est le cas de le dire, d’elle-même : « Il n’existe en général aucun besoin public de réglementation de formats obligatoires ». D’ailleurs, la Commission a interrogé des organisations de consommateurs dans 25 Etats membres de l’Union. Huit ont répondu.

Toutes sauf une ont approuvé la déréglementation, dont deux en France : la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et l’Association nationale des consommateurs et usagers (CLCV).

Un institut royal britannique, représentant deux millions de malvoyants, s’est montré favorable aux formats d’emballages réglementés. Mais la Commission, qui a approché « individuellement » des diabétiques, invoque leur désir d’emballages adaptés à leurs besoins, et donc multiples – ça ne s’invente pas.

Il est vrai qu’une autre directive impose en Europe le double affichage des prix de détail : une étiquette pour le prix du produit, une autre pour son prix à l’unité, au kilo ou au litre. Ainsi, quelle que soit la taille de l’emballage, la transparence des prix est en principe assurée.

En principe. Car en réalité, le prix unitaire est affiché en si petite taille que les malvoyants ne sont pas les seuls à le manquer. Les photos qui illustrent cet article en témoignent Elles ont été prises samedi 11 avril dans une superette parisienne.

Or il faut bien constater qu’à ce propos, la directive est timide, voire vicieuse. C’est son 12ème considérant : « Afin d’améliorer la protection des consommateurs, en particulier celle des consommateurs vulnérables, tels que les personnes handicapées ou âgées, il convient de veiller particulièrement à ce que les indications de poids et de mesures sur l’étiquetage des produits de consommation soient plus faciles à lire et plus visibles sur les préemballages dans des conditions habituelles de présentation. »

Plus facile, plus visible que quoi ? Et parle-t-on de l’étiquette posée par le détaillant devant le produit ou des mentions imprimées sur l’emballage ? Il eut été facile d’écrire : « Le prix unitaire sera indiqué en caractères de même taille que le prix du produit ». Mais visiblement, la transparence n’est pas le but recherché.

(1) Les emballages de lait, de beurre, de pâtes alimentaires sèches et de café restes réglementés jusqu’au 11 octobre 2012 ; ceux du sucre blanc, jusqu’au 11 octobre 2013.

Merci à Luc Douillard pour le lien sur son Lucky Blog

UE/France - Haro sur le faux rosé !

le 11/04/2009 - 11h19

Les Français se déclarent massivement contre le mélange blanc-rouge pour obtenir du rosé, révèle un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche et le Midi Libre. Les pays de l’UE envisagent pourtant d’autoriser la production de rosé à partir d’un tel mélange.

Crédit Photo : TF1/LCI

C’est un refus clair, unanime et dans lequel se retrouvent toutes les couches de la population. Une large majorité de Français est opposée à l’idée d’autoriser la fabrication de vin rosé à partir d’un mélange de vin rouge et de vin blanc, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche et Le Midi Libre.

Le vin rosé traditionnel est produit à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau macèrent pendant une courte durée. Mais les pays de l’Union européenne envisagent d’autoriser la production de ce vin à partir d’un mélange de vin rouge et de vin blanc. Un projet de directive en ce sens a été adopté fin janvier par la Commission européenne.

Un refus massif

Selon le sondage Ifop, 87% des Français se déclarent opposés à l’autorisation de ce mélange, contre 12% qui y sont "plutôt favorables". Un refus aussi bien exprimé par les hommes (87%) que par les femmes (87%), par les ruraux (87%) que par les habitants de l’agglomération parisienne (86%). Seuls 14% des Français se déclarent prêts à acheter un tel type de rosé s’il était moins cher que sa version traditionnelle ; 86% refusent cette éventualité.

La Commission européenne a repoussé récemment de près d’un mois au 19 juin l’adoption de nouvelles pratiques oenologiques, dont la fameuse autorisation, contestée par la France, de fabriquer du vin rosé en coupant du rouge avec du blanc.

Le ministre de l’Agriculture Michel Barnier a indiqué en mars qu’il s’opposait toujours au compromis proposé par Bruxelles et validé par la quasi-totalité des pays de l’UE, qui prévoit que le rosé français bénéficie d’un étiquetage spécifique de "vin traditionnel".

Le sondage a été réalisé par téléphone les 2 et 3 avril auprès d’un échantillon de 1010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

D’après agences


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