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La sidérurgie est bien malade et la téléphonie commence à s’essoufler à son tour

Histoires économiques

L’Etat peine a jouer son rôle mais l’idéologie prime : on ne touche pas au bouclier fiscal

jeudi 15 octobre 2009 par JMT

Lors de ce déplacement de quelques heures jeudi, il a annoncé la signature d’un contrat de 300 millions d’euros entre Réseau Ferré de France et le sidérurgiste Corus.

Le numéro un mondial des téléphones mobiles a annoncé jeudi une perte de 559 millions d’euros entre juillet et septembre. C’est sa filiale commune avec l’allemand Siemens, Nokia Siemens Networks, qui produit des réseaux de télécommunications, qui a particulièrement pesé sur les comptes du finlandais.

Luc Chatel a assuré que la modification du bouclier fiscal, proposée dans un rapport parlementaire au nom de la réduction de la dette n’était "pas d’actualité". Le document visant à "optimiser la dépense publique" propose de retirer la CRDS des impôts pris en compte dans ce bouclier.

ArcelorMittal - Visite éclair de Sarkozy à Gandrange

le 15/10/2009 - 22h33

Lors de ce déplacement de quelques heures jeudi, il a annoncé la signature d’un contrat de 300 millions d’euros entre Réseau Ferré de France et le sidérurgiste Corus.

Crédit Photo : TF1 Nicolas Sarkozy à Gandrange jeudi 15 octobre 2009

En déplacement la semaine dernière en Moselle, il avait soigneusement évité de se rendre sur le site de l’usine ArcelorMittal. Et de déclencher la colère des salariés.

Cette fois, il s’est arrêté à Gandrange. Et c’est une surprise. Nicolas Sarkozy était jeudi après-midi à la mairie de cette ville pour une réunion entre les représentants syndicaux, la direction de l’aciérie et les élus concernés.

A l’issue de cette rencontre, le président a annoncé la signature d’un contrat de 300 millions d’euros entre Réseau Ferré de France (RFF) et le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus pour la construction de rails.

Ce contrat, "qui vient d’être signé", a une durée de six ans et concerne la fabrication de rails de très grande longueur destinés au TGV.

"C’était une erreur"

Nicolas Sarkozy a également annoncé la venue "d’un régiment de plus" à Metz, ville qui paye le plus lourd tribut aux restructurations militaires, ajoutant en avoir "parlé à nos amis allemands".

Le président a enfin annoncé un investissement de cinq millions d’euros pour un centre d’apprentissage qui devrait être installé à Gandrange, où l’on formerait 120 apprentis aux métiers de la métallurgie.

Selon Jean-Pierre Masseret, le président socialiste de la Région Lorraine, "les annonces du président confirment des engagements qui avaient déjà été annoncés dans le cadre d’un plan de revitalisation signé l’an dernier par Luc Chatel. C’est la ventilation des crédits qui est différente", a-t-il dit.

Le président Sarkozy a indiqué qu’il allait rencontrer "dans les prochains jours", Lakshmi Mittal, le président d’ArcelorMittal. L’aciérie a été fermée et 600 emplois ont été supprimés.

"Nous avons besoin de son engagement et de ses investissements en France", a dit Nicolas Sarkozy. Il a expliqué avoir décidé de revenir à Gandrange et à Metz après avoir mesuré "lors de ma dernière visite il y a quelques jours, l’ampleur de la déception". "C’était une erreur et j’ai décidé d’y retourner", a-t-il dit.

(D’après agences)

Téléphonie - Chez Nokia, la fête est finie

le 15/10/2009 - 15h23

Le numéro un mondial des téléphones mobiles a annoncé jeudi une perte de 559 millions d’euros entre juillet et septembre. C’est sa filiale commune avec l’allemand Siemens, Nokia Siemens Networks, qui produit des réseaux de télécommunications, qui a particulièrement pesé sur les comptes du finlandais.

Crédit Photo : Nokia Le Nokia N81

Depuis le début des années 2000, Nokia n’avait pas connu telle claque. Le numéro un mondial finlandais des téléphones mobiles a annoncé jeudi une perte trimestrielle inattendue, sa première de la décennie, de 559 millions d’euros entre juillet et septembre, alors que les analystes tablaient sur un bénéfice net de près de 350 millions d’euros, faisant par la même occasion chuter le titre en bourse. Le groupe finlandais était déjà descendu au premier trimestre à son plus faible bénéfice net de la décennie.

"Un regard attentif permet de voir que des choses importantes ne vont pas", résume un analyste de la banque finlandaise FIM, Michael Schroeder. C’est sa filiale commune avec l’allemand Siemens, Nokia Siemens Networks (NSN), qui produit des réseaux de télécommunications, qui a particulièrement pesé sur les comptes du finlandais, nécessitant une charge de 908 millions de dépréciation d’actifs en raison de moins bonnes perspectives.

En retard sur les téléphones tactiles

Outre la situation de sa joint venture, Nokia souffre actuellement du bas niveau du prix de vente de ses téléphones et de l’effritement de sa part de marché face à la nouvelle concurrence du Blackberry du canadien RiM et surtout de l’iPhone de l’américain Apple, sur le segment très lucratif des smartphones.

Au troisième trimestre, Nokia estime que sa part de marché sur les smartphones a chuté à 35%, contre 41% au deuxième trimestre. Les Coréens LG et Samsung lui disputent eux le créneau du milieu de gamme.

Le PDG du groupe, Olli-Pekka Kallasvuo, a souligné que la situation du marché s’était améliorée au troisième trimestre, mais reconnu que Nokia rencontrait des problèmes opérationnels.

"La demande pour les téléphones mobiles s’est améliorée dans de nombreux marchés au cours du troisième trimestre", dit-il dans le rapport financier de Nokia, mais "nos volumes et notre chiffre d’affaires ont été affectés par des pénuries de composants sur notre portefeuille".

Nokia se montre cependant plus optimiste pour l’avenir en améliorant sa prévision pour le marché total des téléphones mobiles et table désormais sur un recul de 7% cette année, contre 10% jusqu’à présent. Le prix moyen de vente des téléphones, qui a chuté depuis le début de la crise et est très suivi parce qu’il indique les effets d’une concurrence accrue, est resté stable par rapport au deuxième trimestre, à 62 euros.

Nokia s’est vu reprocher d’avoir raté ces derniers temps plusieurs virages importants de l’industrie du téléphone mobile, notamment celui des écrans tactiles, un créneau où il s’est manifesté longtemps après LG, Samsung ou Apple.

Pour parer son retard, le finlandais a multiplié ces derniers mois les lancements avec de nouveaux téléphones haut de gamme, ainsi qu’un mini-ordinateur portable et un partenariat avec Microsoft sur des logiciels, mais les analystes ont émis des doutes sur les chances de succès dans l’immédiat.

D’après agence

Fiscalité - Pas touche au bouclier fiscal

O. L. avec agence le 14/10/2009 - 21h55

Luc Chatel a assuré que la modification du bouclier fiscal, proposée dans un rapport parlementaire au nom de la réduction de la dette n’était "pas d’actualité". Le document visant à "optimiser la dépense publique" propose de retirer la CRDS des impôts pris en compte dans ce bouclier.

Crédit Photo : SXC.HU Image d’archives euros

Cela ressemble à une fin de non-recevoir. Luc Chatel a assuré mercredi que la modification du bouclier fiscal, proposée dans un rapport parlementaire de la commission des Lois de l’Assemblée nationale au nom de la réduction de la dette n’était pas au programme du gouvernement.

"Nous défendons le bouclier fiscal comme un outil de justice fiscale et sociale (...) nous pensons que c’est un élément très important de notre politique fiscale, donc la révision de ce bouclier fiscal n’est pas d’actualité", a assuré le porte-parole du gouvernement en rendant compte devant la presse des travaux du Conseil des ministres.

Le ministre du Budget a lui aussi exclu de retirer la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) des impôts pris en compte dans le bouclier fiscal, ainsi que le suggère la commission, estimant que "quand vous avez des principes et quand vous commencez à faire plein d’exclusions, il n’y a plus de principe".

"C’est déjà beaucoup quand quelqu’un paie 50% de l’ensemble de ses revenus en termes de fiscalité. En général, il s’en va", a ajouté Eric Woerth à l’issue du Conseil des ministres.

"Le principe, c’est quand même de garder les gens en France, de faire en sorte qu’il y ait une fiscalité élevée, parce qu’on a des services publics élevés, mais qu’il y ait un plafond à cette pression fiscale", a-t-il conclu.

Un rapport parlementaire relance le sujet

Un rapport parlementaire de la commission des Lois de l’Assemblée nationale propose mercredi de modifier le bouclier fiscal, cher à Nicolas Sarkozy, en retirant la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) des impôts pris en compte dans ce bouclier.

Dans ce rapport visant à "optimiser la dépense publique", commandé par le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP), la commission des Lois estime que "cette mesure exceptionnelle est justifiée par la situation elle-même exceptionnelle de la dette sociale".

"Lutter contre cette dette est une cause nationale qui suppose la solidarité de tous", souligne le rapport. Mis en place en 2007 et régulièrement dénoncé par la gauche - mais aussi certains à droite - le bouclier fiscal permet à un contribuable de ne pas verser au fisc plus de 50% de ses revenus au titre des impôts directs et des contributions sociales, incluant la CSG et la CRDS. Ce rapport risque de relancer le débat sur la légitimité d’un tel bouclier à la veille du début du marathon budgétaire.

Ayrault tacle

Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a estimé mercredi que le rapport parlementaire proposant de modifier le bouclier fiscal était "révélateur du malaise" de la majorité.

"Ce rapport est révélateur du malaise d’une majorité qui n’a plus d’arguments et qui est le dos au mur pour défendre l’indécence. Si au sein même de la majorité il y a des fissures il faudra bien que ça bouge", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d’un point presse.

Pour lui, "aujourd’hui, au sein même de la majorité, on ne se sent pas très bien, les députés de bonne foi qui écoutent les électeurs sur le terrain sentent bien que ça ne passe pas". "Le bouclier fiscal est toujours en place et nous allons continuer à nous battre pour qu’il soit purement et simplement supprimé", a-t-il ajouté.

Jean-Marc Ayrault a ironisé sur le "bouclier filial" qui suit "le bouclier fiscal et le bouclier électoral", lors de l’examen d’un texte sur le redécoupage électoral.

"Pour cette élection législative à venir en 2012 on sera dans un découpage que vous aurez fait subtilement pour vous constituer en quelque sorte un bouclier électoral. Mais on est à l’époque des boucliers : il y a le bouclier fiscal, il y a le bouclier électoral et maintenant on a découvert le bouclier filial", a déclaré Jean-Marc Ayrault dans l’hémicycle.

Une allusion à la polémique concernant la probable élection du fils du président de la République, Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense.

"Il y a à l’évidence du népotisme dans cette décision", avait déclaré pour sa part la première secrétaire du PS, Martine Aubry.

VIDEOS

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