AID Association initiatives dionysiennes
Qui va perdre ? qui va gagner ? dans quel scénario s’inscrit-elle ?

La crise de 2008 provoquée comme celle de 1929 ?

Ce sont les comploteurs qui parlent de complot !

mardi 23 septembre 2008 par JMT

Il y a l’Histoire, officielle, qu’on nous a contée au primaire ("nos ancêtres les gaulois" :-) et celle qui est en train de se faire quasiment en direct, et probablement tout aussi fausse !.

Dans les deux cas, de la propagande plus ou moins habile pour faire adhérer au système, amener les familles à produire de la chair à canon motivée à s’autosacrifier "pour la patrie" (et les De Wendell :-(dans le premier cas, "ramener la confiance" et "éviter la panique" pur que les instruments de domination de milliards de pauvres par les vrais riches , je ne parle évidemment pas là des petits joueurs bling-bling qui croient l’être en étant capables de se payer seulement quelques maisons, un seul Hummer et même pas de sous-marin dans son yacht !

Car qui peut dire si nous assistons en ce moment à un coup d’Etat aux USA camouflé par le plus gigantesque hold-up de tous les temps ou au début du commencement de la fin ? de la fin de quoi d’ailleurs ? d’une époque, d’un cycle économique ? historique ?

Tous ont joué au casino financier et boursier avec des règles qu’ils ne maitrisaient plus depuis longtemps (l’UBS se considère elle-même comme ingouvernable et le PDG de la Société Générale était éffaré des événements survenant dans sa banque dont il n’était probablement pas informé (comme dans les thrillers "technologiques" où une super équipe sauve 36 fois les USA de tout, en préservant la virginité juriqiue du président tenu dans l’ignorance de certains faits limite légaux :-).

Capitalistes, spéculateurs, gouvernements, organisations internationales, universitaires, prix Nobels (souvenez-vous des deux comiques associés embauchés par LTCM qui fit malgré tout une faillite peu glorieuse camouflée par une n+1ième intervention du gouvernement US qui ordonna qu’on renfloue ce fonds totalement spéculatif), votre propre banque, votre compagnied’assurances, votre fonds de retraite par capitalisation..... tout ce beau monde s’est collectivement planté. Le marché démontre qu’il ne règle rien parce qu’il n’existe tout simplement pas : illusion de concurrence parfaite car la première règles du jeu c’est de tricher. Et là pas d’arbitres.

Grâce à la "Liste de Pascal", faites un petit voyage en absurdie.

Et remercions Madame Cristina Kirchner, présidente d’Argentine,pour avoir remis à leur place des banquiers faillis qui la semaine précédente prétendaient apprendre au peuple argentin comment on doit gérer ses finances, peuple qu’ils ont déjà réduit en 2002 à revenir au troc !

Heureusement, il reste encore des coins dans le monde où l’on fonctionne,comme en Argentine, dans l’économie réelle, avec de vraies usines qui produisent des objets non virtuels dont nous avons besoin pour vivre, loin de tout le bling-bling.

Tiens donc, comme par hasard.... la seule femme qui ait assez de c... pour dire leur fait aux machos norteamericanos est la présidente de l’Argentine : quand on se souvient que la mondialisation financière a été mise sur orbite , avec Reagan, par une autre femme, qui présidait à l’époque aux destinée d’un pays qui n’hésita pas à envoyer sa flotte faire la guerre à l’Argentine : le Royaume-Uni, la perfide Albion....

Muchas gracias, Señora Cristina, de renvoyer aux poubelles de l’histoire mistress TINA (There Is No Alternative !) , alias comtesse de Finchley, au bout de 30ans

Heureusement elle n’est pas seule : avec Hugo Chavez, Evo Morales, Daniel Ortega, Michèle Bachelet et quelques autres plus timides, la révolte contre les gringos gronde au sud.

Ce que la vieille Europe n’a plus envie de faire la jeune Amérique du sud s’y emploie : de toute manière, pour eux, c’est ça, ou crever !

Pour nous aussi, mais chut, n’en parlez pas, la Star Ac vient de recommencer une nouvelle saison !

Des pompiers pyromanes

Lundi 22 Septembre 2008

L’annonce d’un plan de sauvetage d’envergure par l’administration américaine a été accueillie avec un enthousiasme euphorique incompréhensible. Alors que cette décision aggrave le problème, l’étendant en dehors du monde financier. Une hérésie pure, surtout que les mesures d’accompagnement font défaut.

Le chaos augmente d’une semaine à l’autre. Si les plans de sauvetage requinquent les Bourses, ils ne résolvent cependant rien. Au contraire, ils étendent le problème à d’autres secteurs. Les optimistes parlent d’un coût de quelques centaines de milliards de dollars (700 selon les dernières estimations). Si on se réfère aux masses de produits problématiques existants, ce serait plutôt quelques milliers de milliards de dollars qui sont en jeu. Et on peut se demander où on trouvera tout cet argent.

Prenons l’exemple de Lehman Brother. La faillite de la banque implique que ses créanciers pourront faire une croix sur les 613 milliards que la banque leur doit. Certains d’entre eux connaîtront à leur tour les pires difficultés pour joindre les bouts.

Mais il y a pire. Cette banque d’affaires, tout comme les autres Goldman Sach, Bear Stearns, Morgan Stanley ou Merrill Lynch, était l’une des principales innovatrices en matière de CDS (Credit Default Swaps), des produits assurant son porteur contre la faillite du débiteur sous-jacent.

Ces banques faisaient également fonction de contrepartie à ces produits, avec quelques assureurs, comme AIG. Lehman assumait à lui tout seul près de 800 milliards de ces produits. Leurs porteurs réclameront leur dû, surtout si c’est l’état qui en assure aujourd’hui le remboursement.

AIG, pour sa part, garantissait pour 440 milliards de ces CDS, dont 307 détenus par la seule Bank of America, celle-là même qui vient de racheter Merrill Lynch pour la modique somme de 50 milliards. Ce ne seront pas les 85 milliards que l’état vient d’injecter dans l’assureur qui suffiront à couvrir ces engagements.

Si on additionne tous les contrats CDS en circulation, on a affaire à 62.000 milliards de dollars ! Cela représente cinq fois le PIB des États-Unis ! Et la plupart de ces contrats sont détenus par des investisseurs tels que les fonds de placement. On peut craindre que bon nombre d’entre eux disparaissent prochainement. Ils se rendront en effet rapidement compte que ces produits ne couvrent plus rien et n’ont plus aucune valeur.

Sauf si l’état les assume. Mais comme il est lui-même sans le sou, c’est le dollar qui en pâtira. En effet, l’administration américaine est dans l’impossibilité d’augmenter la fiscalité. Elle émettra par conséquent des bons que les banques confieront à la Fed en échange de dollars sonnants et trébuchants. Ce qui s’est décidé la semaine passée ressemble fort au geste d’un pompier pyromane.

Les décisions prises seraient efficaces si elles étaient accompagnées de mesures draconiennes à l’encontre du système bancaire. Or, force est de constater, qu’elles brillent par leur absence. La seule mesure digne de ce nom et qui explique en grande partie la performance boursière en fin de semaine, est celle limitant la prise de positions à la baisse.

On peut déplorer que cette mesure concerne essentiellement les valeurs financières. On aurait mieux fait de la généraliser à l’ensemble des valeurs négociées. Car malgré cette mesure, le spéculateur voulant jouer une Goldman Sachs ou une Morgan Stanley à la baisse pourra toujours se défouler. Il lui suffit en effet de vendre des options sur le S&P 100, dans lequel figurent les deux banques d’affaires, et de prendre une position à la hausse sur les 98 autres valeurs de l’indice. De cette façon, il créera une position à la baisse sur les deux banques sans que personne ne puisse le lui reprocher !

Le timing de ces décisions pose aussi problème. La crise sévissant depuis plus d’un an, on peut se demander pourquoi avoir attendu si longtemps. Plus significatif est le fait que les principales décisions ont été élaborées à New York, dans les bureaux de la banque d’affaires Goldman Sachs. Il est vrai que tant le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, que le secrétaire au Trésor, Hank Paulson, émanent tous deux de cette banque.

Or, il se fait que rien n’a été entrepris pour sauver Lehman brothers, le concurrent de Goldman Sachs. Par contre, dès que les cours de cette dernière se sont mis à fléchir dangereusement en milieu de semaine passée, voilà qu’on décide d’un plan de sauvetage ambitieux, faisant main basse sur les avoirs financiers de l’état, tant actuels que futurs. On a l’impression que toutes ces décisions sont prise pour sauvegarder Goldman Sachs. Et les boursicoteurs d’applaudir ?

Plan de Sauvetage de Wall Street : Un complot pour un coup d’état néo-fasciste légal ?

9:51 le Dimanche 21 septembre 2008

Alors qu’en France les médias alignés et autres experts adoubés saluent le plan de sauvetage de Wall Street monté apparemment dans la plus grande urgence par le gouvernement US et les planificateurs du NWO, ce plan de sauvetage qui a fait bondir le Cac 40 à un taux historique (presque +10% en une séance !) est loin de faire l’unanimité aux Etats-Unis…

Overthrow a fascist regime

Assistons-nous à la mise en place d’un régime militariste et fasciste aux USA ?

Alors que “notre” Président Sarkozy est allé prendre ses ordres à New York avant son discours de jeudi prochain, la propagande officielle française relayée jusqu’à la Ministre de l’économie Lagarde nous fait croire que tout est désormais derrière nous, que nous avons échappé au pire et que les élites étatsuniennes ont trouvé la formule miracle, que tout va aller très vite, que chacun peut désormais dormir sur ses 2 oreilles, que la crise systémique n’aura pas lieu :

A écouter ces donneurs de leçon économique et politique et relais du Nouvel Ordre Mondial, on se demande bien pourquoi le gouvernement US n’a pas adopté ce Plan plus tôt…

Tout cela sent le soufre, et de plus en plus de voix s’élèvent chez l’Oncle Sam pour s’opposer à ce Plan de sauvetage financier inégalé dans l’Histoire, même celle des pays les plus “socialistes” du Monde…

Car au-delà des aspects techniques particulièrement complexes du Plan de Sauvetage, inhérents à la situation inextricable des banques mondiales bardées de sous-filiales mondialisées et bien souvent localisées dans les paradis fiscaux, c’est le montant “Kolossal” des sommes en jeu qui inquiète les observateurs indépendants, et Obama qui soutenait initialement le Plan parle désormais de “Chèque en Blanc” donné à Bush et à son administration :

Pour les observateurs indépendants, on serait en présence d’un sorte de coup d’état perpétré par les milieux financiers, qui n’aurait pour égal qu’un précédent Plan mettant en cause diverses personnalités politiques dont Prescott Bush, le grand-père fascisant du Président actuel en exercice : The Business Plot…

Dans ce plan de l’entre-2-guerres, les Conspirateurs (bien réels, n’en déplaisent aux pro-NWO et autres non-Conspirationnistes) de l’époque démentirent ce complot visant à installer un Pouvoir fasciste, et ne furent étrangement pas inquiétés, l’affaire étant rapidement “oubliée”…

Le Plan de Sauvetage financier de Wall Street, qui doit être approuvé par le Congrès US dans l’urgence (avant vendredi prochain estiment les pro-NWO), transfèrerait en effet des Pouvoirs exceptionnels aux cercles exécutifs proche de Bush, doublés d’un budget phénoménal, inégalé dans l’Histoire de l’Humanité : ainsi le cercle néoconservateur des promoteurs du NWO autour de Bush et Compagnie pourrait utiliser ces fonds comme ils l’entendent, désigner des personnes de leurs choix pour quantifier les pertes des banques et institutions de crédit, sélectionner des entreprises de leurs choix pour des missions de leurs choix, etc… etc…

Lorsque l’on sait que les actifs et les créances pourries sont justement impossibles à déterminer actuellement, il faudra donc s’en remettre à l’honnêteté et la bonne foi du Clan Bush et Compagnie… une honnêteté et une bonne foi largement mis à mal depuis le Pnac et les attentats du 11 Septembre en passant par les Armes de Destruction Massives ou même l’élection de Bush en l’an 2000 !

Certains observateurs indépendants parlent même d’un complot savamment orchestré ces dernières semaines pour donner les pleins pouvoirs à Bush et aux planificateurs du NWO : ceci expliquerait la succession de décisions opposées et curieuses ces 10 derniers jours qui ont mis le feu à Wall Street.

Difficile à ce jour d’affirmer si tout cela est une énorme machination, mais ce qui est certain, c’est que ce Plan de Sauvetage de Wall Street annoncé comme bouclé d’avance est loin de faire l’unanimité…

Un Mouvement semble se mettre en place pour demander le refus de ce plan et l’impeachment de Bush et consorts.

A voir si ce Mouvement pourra se faire entendre ou sera étouffé dans l’oeuf, le calendrier est très serré.

En tout cas, l’agitation économique et financière pourrait très rapidement se doubler d’une agitation sociale doublée d’une dérive militariste, aux Etats-Unis d’abord, et dans nombre de pays “alliés” par la suite.

Fume : c’est du Lehman brothers.

20 Septembre 2008 18/48

Je lis dans un quotidien barbichu que "le plan de sauvetage américain" qui ravit les bourses mondiales se présente sous la forme d’une enveloppe d’un montant compris entre "mille" et "deux mille milliards de dollars" - fourchette large (floue même, pourrait-on estimer, si on doutait que le marché fût transparent).

C’est toujours ça, n’est-ce pas, que les pauvres n’auront pas (et je comprends dès lors que le trader se fasse tumescent).

Quand tu crèves de faim dans les encoignures de New York City, USA, ou de Paris, France, jamais on ne te fait le moindre plan de sauvetage - on te montre plutôt que si que t’en es là, en faillite et mendiant comme un cauteleux bâtard une hypothétique pitance, ben c’est pour la (simple) raison que t’as laissé passer le train de la mondialisation heureuse, et où t’étais, bordel de merde, quand la dame est venue te prévenir que ta flexibilité donnait à désirer ?

On ne va certainement pas te filer mille milliards de dollars, ou deux mille, tout aussi bien, pour te sortir de ta misère - ça serait du socialisme, et nous, regarde-nous : y a pas marqué Hugo Chavez.

Noutre, et plus directement, on te signifie aussi que de toutes les façons : "Qu’est-ce que vous attendez de moi, que j’vide des caisses qui sont déjà vides ?"

(Mâme Dupont ?)

En résumé, si tu es l’un de ces SDF qui nous abîment le caniveau, le mieux est que tu comprennes que cet hiver tu vas crever - alors que si tu es un Lehman brother, tu peux tranquillement continuer à faire des confettis avec des billets verts : on trouvera toujours de quoi te réparer.

Naturellement : tout ça est à présent un peu fragile.

Maintenant que tout le monde a pu vérifier que le capitalisme est l’arnaque du millénaire, où les caisses prétendument vides soudain se remplissent quand il s’agit d’organiser le sauvetage des pansus porcs de la finance : la gueusaille risque de s’imaginer, plus fort qu’hier, qu’un autre monde est possible - et que les marchés ne sont pas l’universelle panacée que disent nos journaleux.

Malédiction : la "crise" mondiale née de l’âpreté au gain d’une minorité possédante et son règlement par le déblocage de mille à deux mille milliards de dollars pourraient agacer le populo.

Il faut alors calmer la tempête sous les crânes - et c’est là que Philippe Manière intervient.

Le gars est une espèce de Laurent Joffrin décomplexé (avec moins de poils au menton) : l’un de ces fidèles servants de la messe libérale qui depuis des temps immémoriaux vont klaxonnant que le marché, ami(e), est ton ami(e), ami(e).

Dans Marianne, ce matin, il revient sur la crise de ces derniers jours, et il en tire la seule conclusion possible, à son avis - et cette conclusion, assieds-toi, est que : "L’économie de marché, (…) ça marche du feu de Dieu".

Et je suis d’accord avec toi : c’est assez audacieux - mais comme je te disais, le mec n’est pas (du tout) là pour t’ancrer dans la vraie vie, mais bien plutôt pour te saturer le cervelas de son opium de marché.

Philippe Manière est un missionnaire de la foi boursière, exactement comme il y en eut (et comme il y a en encore) de la très sainte croyance qu’un Dieu gentil veille sur nous, et nous tient en vive sympathie.

Ainsi, de la même façon que ton curé t’annonce qu’il y a un Paradis après la vie, où ceux qui n’ont rien ici-bas auront une place de choix près de ce Dieu miséricordieux (heureux les crevards qui ne bouclent pas leurs fins de mois, sitôt morts ils vont se gaver), Philippe Manière te promet que le capitalisme, pourvu que tu saches te montrer assez patient, "débouche (…) à long terme, sur une extraordinaire amélioration de notre condition collective" [1].

Long comment, le terme ?

Long, éventuellement, comme plusieurs vies (passées au rude labeur où ton patron se tisse un golden parachute) : "Les bienfaits de l’économie de marché sont massifs - qu’on mesure le progrès accompli en trois cents ans, ou même en cinquante ans !"

L’important, n’est-ce pas, est en somme de bien mesurer, à l’été (chaud) de l’an de grâce 1608, que l’économie de marché prodiguera de larges bienfaits (aux big bosses de chez Lehman) au mois de septembre 2008 - et, par voie de conséquence, que nos smicards du jour peuvent tout de même caresser l’espoir d’une amélioration de leur niveau de vie dès le début de l’automne 2308, reconnaissons que c’est motivant.

Dès lors, et de la même façon que le catholique t’enjoint de souffrir en silence une vie certes chiche, mais pleine de la promesse d’un ailleurs délicieux, Philippe Manière peut énoncer (avec beaucoup de l’audace qui fait de nos journaleux économiques une catégorie à part au pays des sermonnaires hallucinés) que, oui, certes, la crise peut faire douter brièvement de la justesse du credo néolibéral, mais que surtout elle ne doit pas t’empêcher d’y croire aveuglément - et qu’il ne faudrait pas non plus que tu en retires l’exigence d’une surveillance trop accrue de la finance, car : "La régulation, elle aussi, est risquée".

(Puis, n’est-ce pas : il serait en effet assez con de trop s’emmerder avec "de nouvelles réglementations comptables et prudentielles très vertueuses", maintenant qu’on sait qu’il y aura toujours une banque centrale ou fédérale pour voler au secours de la possédance à grands coups de milliers de milliards de dollars.)

En résumé : de la même façon que la misère du monde n’est aucunement la preuve que Dieu est un conte pour opiomane crétin, la crise de ces derniers jours ne doit pas - ne doit surtout pas - remettre en cause le sacro-saint dogme concurrentiel des libéraux qui étendent sur nos vies leur emprise.

Fume : c’est du Lehman brothers !

[1] Staline, quant à lui, promettait le même débouché, pour le socialisme soviétique.

Les nationalisations d’établissements financiers risquent de se poursuivre

par Philippe Béchade,Vendredi 19 Septembre 2008

** Le scénario se répète de manière quasi inexorable depuis lundi : toutes les tentatives de rebond des indices boursiers avortent à une heure de la clôture, comme si la peur du lendemain occultait soudain les rachats à bon compte motivés par le constat que de nombreux titres — pourtant étrangers à la problématique de la bulle du crédit — sont bradés sans raisons valables.

Il est vrai que chaque journée qui débute depuis 15 jours s’apparente à un grand saut dans l’inconnu avec une succession de coups de théâtre qui ne figurent même pas dans la littérature consacrée au krach de 1929 ou à l’effondrement des banques commerciales nippones de 1990 à 1995.

Heureusement que ce genre de références ne peut pas être extrapolé "tel quel" sur la conjoncture économique du millésime 2008, sans quoi nous envisagerions déjà la division par trois du Dow Jones d’ici 2010 et un épisode déflationniste susceptible de désespérer les Etats-Unis pour une bonne décennie.

Les semaines et les mois qui se profilent s’annoncent passionnants. Wall Street et les Etats-Unis viennent en effet d’amorcer un virage historique vers une perte de leadership économique et diplomatique. La Chine et la Russie piaffent d’impatience et veulent profiter d’une situation qui s’apparente, par de nombreux aspects, à une version capitaliste de la faillite du système collectiviste soviétique ou à celui hérité de Mao fin 1989.

Nous serons peut-être tous les acteurs, à notre modeste niveau, d’une nouvelle histoire dont des pages totalement inédites vont s’écrire au jour le jour pour l’ensemble de la planète.

** La sorte de chaos auquel nous sommes tous confrontés rebat les cartes d’un jeu que certains avaient confisqué à leur seul profit, trichant de façon éhontée lorsque quelques rares audacieux parvenaient à se frayer un chemin jusqu’à leur table — Bill Bonner appelle cela délester les naïfs de leur argent.

Les superviseurs de ce gigantesque casino financier, la SEC, la Fed, l’équivalent de notre commission bancaire, fermaient les yeux depuis plusieurs années sur des abus et des dérives que le candidat républicain McCain qualifie lui-même de "corruption" et "d’escroquerie". Les actuels locataires de la Maison-Blanche et ses propres collègues du parti conservateur, qui ont tous activement encouragé la dérégulation des marchés, apprécieront.

L’heure de régler la note, même pour les très riches et les très puissants, semblait avoir sonné... mais, dans un ultime effort pour sauver la mise des capitaines de la finance qui ont sabordé le navire, il a été décidé de nationaliser Freddie Mac et Fannie Mae puis AIG. Il se pourrait — prétendent les mauvaises langues — que cela ait beaucoup à voir avec les contributions de ces trois entreprises aux deux précédentes campagnes victorieuses du parti républicain.

Officiellement, c’est pour éviter une catastrophe systémique et Lehman ne représentait pas, de ce point de vue, une menace suffisante. Quand on constate l’effondrement de la plupart des autres institutions financières américaines dans les 48 heures qui ont suivi, il est permis d’en douter.

Mais l’explication qui rallie aujourd’hui la majorité des suffrages, c’est que ni la Fed, ni le Trésor n’ont les moyens financiers de sauver toutes les banques d’affaires de Wall Street directement menacées de faillite... et surtout pas celle qui avait décliné l’invitation d’Alan Greenspan lorsqu’il avait convié ses consoeurs à participer au renflouement du fonds LTCM qui perdait alors la somme, inouïe pour l’époque, de 3,4 milliards de dollars, soit à peine un demi Kerviel.

Avec la faillite et le dépeçage de Lehman, la croyance dans l’éternité et l’universalité du soutien de la Fed a volé en éclats, d’où l’échec des banques centrales pour endiguer le processus pouvant conduire à un krach non seulement boursier, mais aussi systémique.

La Fed, la BCE, les banques centrales nippone, britannique, canadienne et suisse ont annoncé qu’elles avaient lancé des opérations conjointes de refinancement, de façon à offrir aux marchés les liquidités qui se sont évaporées avec le gel des transactions interbancaires — c’est-à-dire l’argent que les établissements de crédit se prêtent entre eux.

** La Réserve fédérale vient d’injecter pas moins de 180 milliards de dollars de liquidités sur les marchés en 72 heures, dont 50 milliards de dollars hier. Cependant, Wall Street, après un bref épisode de rebond technique, poursuit sa chute : le Dow Jones bascule ainsi sous les 10 500 points et le Nasdaq sous les 2 100 points.

Le scénario de cette fin de séance de jeudi a été une réédition des deux précédentes. La tentative de redressement des indices boursiers sur le Vieux Continent a capoté à une heure de la clôture. Les dégagements de précaution se sont accélérés au cours de la dernière demi-heure alors que les pires scénarios s’échafaudaient en cette veille de journée des "quatre sorcières".

Le seuil des 4 000 points a été nettement enfoncé à Paris en clôture. L’Euro Stoxx 50 (-0,6%) terminait au contact du seuil psychologique des 3 000 points mais le principal support moyen terme est enfoncé depuis 48 heures. Le Dow Jones a reperdu ses 200 points de gains initiaux en l’espace de deux heures de cotations et en perdait 100 de plus une heure plus tard. Tout ceci témoigne de la fragilité des marchés mondiaux. Les places asiatiques ont elles aussi chuté hier matin, entre -2,2% et -4,75%.

Mais le mouvement de cours le plus spectaculaire sur le Vieux Continent s’est produit à Paris. Le CAC 40 a ainsi rechuté de 150 points en moins de 60 minutes "chrono" (3,5% de variation négative), avant d’enregistrer un petit sursaut de 30 points qui ne change rien sur le fond. La cassure des 4 000 points préfigure une poursuite de la glissade vers des planchers remontant à avril 2005.

Le catalyseur de cette débâcle tardive des indices européens est difficile à cerner précisément. Les indices américains lâchaient prise, le pétrole remontait vers 97 $ sur le NYMEX, la peur de la séance des "quatre sorcières" faisait fuir les "mains fragiles"... autant d’explications possibles, voire concordantes, mais qui ne trouvaient pas de justification en terme de timing.

Les chiffres américains du jour ont été perçus comme relativement neutres ; de toute façon, leur impact n’est que très relatif dans les circonstances actuelles. L’indice de la Réserve fédérale de Philadelphie est ressorti supérieur aux attentes à 3,8 en septembre, contre -12,7 pour le mois d’août et -16,3 en juillet. Il revient ainsi en terrain positif après neuf mois consécutifs en dessous de zéro.

En revanche, l’indice des indicateurs avancés du Conference Board est ressorti en baisse de 0,5% au mois d’août, alors que les économistes attendaient en moyenne un repli plus modeste de 0,2%. En outre, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé de 10 000 à 455 000 sur la semaine du 13 septembre aux Etats-Unis.

** Il serait abusif d’imputer le recul de 1,7% du dollar en 48 heures à 1,4390 euro aux mauvais chiffres de l’emploi aux Etats-Unis. Il vaut mieux chercher l’explication du côté des arbitrages au profit du pétrole. Les investisseurs cherchent en effet refuge dans des actifs tangibles et non virtuels si bien que le baril remonte vers 97 $ sur le NYMEX.

Ce rebond de l’or noir n’a paradoxalement pas soutenu le titre Total qui a chuté de 3% jusque sur 41 euros en toute fin de séance (-5% en une heure). La chute de 3,1% de GDF-Suez ou de 3,6% de Véolia s’explique difficilement par le comportement des prix de l’énergie ou la santé financière des sociétés de services aux collectivités en France : cela ressemble plutôt furieusement à des ventes indicielles.

Et c’est un très mauvais symptôme pour qui relie ce phénomène aux ventes forcées consécutives aux dommages collatéraux causés par Lehman ainsi qu’aux lourdes pertes sur le NYMEX pour nombre de fonds spéculatifs, qui avaient cru découvrir un nouvel Eldorado après avoir fui les actions.

Edition Spéciale :

Etant donné les événements qui se sont passés ces dernières heures, Philippe Béchade rajoute quelques commentaires en codicille de sa Chronique d’aujourd’hui...

** Lorsque nous avons achevé d’écrire les lignes qui précèdent, Wall Street reculait de 0,5% et la bourse de Moscou était fermée sine die après une chute de 20% en 48 heures. La Russie n’est pas à proprement parler un pays "libéral", le sort des actionnaires et des banques se décide encore de manière arbitraire au Kremlin.

Nous n’aurions jamais imaginé que la Maison-Blanche validerait en 24 heures la nationalisation massive des pertes (500 milliards de dollars pour commencer, le meilleur reste à venir) des spéculateurs mal avisés.

Nous ne pensions pas non plus que la très libérale Irlande changerait les règles du jeu en cours de partie en interdisant... les ventes à découvert sur les banques locales !

C’est une décision absolument inconcevable, qui remet totalement en cause les principes et le fonctionnement du marché : même Vladimir Poutine et Andreï Medvedev n’ont pas osé aller jusque là (fermer les marchés pour plusieurs jours, la SEC l’avait fait en septembre 2001, cela n’avait guère soulevé d’objections vu les circonstances) !

Ces évènements surviennent dans les deux pays qui administrent avec le plus de détermination et d’arrogance des leçons de libéralisme à la planète entière.

Mais le dirigisme et le mépris des règles que l’on impose aux autres, ça marche ! Les vendeurs à découvert, contraints de se racheter, font exploser la bourse de Dublin à la hausse : +25%... si, si, vous lisez bien : plus vingt-cinq pour cent ! Londres s’envole de 6% alors que trois des principales banques britanniques reprennent entre 50% et 60%... si, si, vous lisez toujours bien plus : soixante pour cent pour Lloyds et la Barclays !

Jamais la maxime "privatisation des gains, nationalisation des pertes" n’avait été appliquée à une telle échelle et avec un tel cynisme !

Que la presse anglo-saxonne n’avait-elle pas écrit contre le scandale que constitua le sauvetage du Crédit Lyonnais une quinzaine d’années auparavant ! Les éditorialistes libéraux s’étaient déchaînés contre le gouvernement français : il s’agissait d’une re-nationalisation déguisée, d’une entorse aux règles de la libre-concurrence, d’un absurde récompense offerte aux fossoyeurs d’une entreprise privée (sur le dos des contribuables), d’une violation intolérable des règles libérales de la finance internationale...

Ces beaux principes — opposables à des pays comme la France ou l’Italie (qui ne parvient toujours pas à sauver Alitalia) — sont solubles dans la crise du crédit à l’américaine... et ils s’évaporent définitivement lorsqu’il est question de risque systémique et de menace pour la stabilité économique du pays.

Ce qui n’aurait pas dû être fait pour protéger les clients et les partenaires du Lyonnais vient d’être dévoilé au public par Henry Paulson (après la clôture des places européennes naturellement !) pour sauver Wall Street et "les citoyens américains d’une nouvelle débâcle personnelle", dixit John McCain jeudi soir.

** Les Etats-Unis pourraient ainsi créer dans les jours ou les semaines qui viennent un "méga-CDR" qui serait chargé de liquider les milliers de milliards de créances douteuses ou de dérivés de crédit immobilier archi-décotés (ou sans valeur) détenus par l’ensemble des établissements financiers américains.

Le "méga-CDR" ne constituerait pas une structure destinée à un règlement des problèmes "au cas par cas" : pas question de désavantager tel ou tel coupable. Il s’agirait d’un vaste système de defeasance, où les différents acteurs du désastre actuel pourraient se défausser des actifs qui plombent leurs comptes et les entraînent inexorablement vers la faillite.

Techniquement, ce n’est pas une première aux Etats-Unis. Ce genre de solution avait été mis en place à la fin des années 80 pour solder les actifs pourris des Caisses d’épargne américaines : ce fut la Resolution Trust Corporation.

Le contribuable américain continue de régler sur 30 ans les 600 milliards (c’est une estimation, le montant de l’ardoise n’a jamais été révélé précisément) qui avaient alors été perdus dans des spéculations malheureuses sur les junk bonds.

Mais les Savings & Loans étaient des entreprises sous tutelle du secteur public ; à l’époque, l’Etat fédéral a joué son rôle de garant, ce qui ne viole pas les principes du système libéral anglo-saxon.

Il en va tout autrement cette fois-ci puisqu’il s’agit du sauvetage d’entreprises du secteur privé avec de l’argent public (quelles que soient les précautions de langage utilisées)... et pas seulement d’établissements de crédit mais également du plus gros assureur de la planète (AIG) avec ses 75 millions de clients et ses 1 050 milliards de dollars d’actifs.

L’écrasante majorité des experts estiment déjà le montant de la facture à plus de 1 000 milliards de dollars d’ici quelques mois — tout cela à la charge du contribuable. Cela représente la moitié de la totalité de la dette du Tiers-Monde : 2 000 milliards de dollars, une estimation, car certains prêteurs sont curieusement assez discrets sur le montant de leur "aide" aux pays les plus pauvres.

Pour qui reçoit des lettres de rappel puis de menaces pour un découvert de 27,53 $ sur son compte bancaire, découvrir un beau matin que la Fed va éponger les 50 milliards de pertes sur les marchés dérivés de sa propre banque (à charge pour ce même débiteur de régler la facture avec ses impôts)... avouez qu’il y a de quoi être déstabilisé et s’interroger sur la crédibilité du système libéral.

Et vous, vous y croyez encore ?

Philippe Béchade, Paris

RESUMES

Pour la Chine, l’effondrement de Wall Street est dû à la surémission de monnaie de la Fed

samedi 20 septembre 2008, 05:39:10

L’administration Bush a annoncé aujourd’hui un plan visant à utiliser des centaines de milliards de dollars de l’argent des contribuables pour acheter des prêts hypothécaires et autres dettes de mauvaise qualité.

Le processus qui permet d’injecter encore plus de monnaie fiduciaire dans un système qui en est déjà trop gorgé a eu l’effet souhaité sur la bourse mais le dollar a commencé à chuter.

L’injection de liquidités illusoires, fait partie d’un plan pour gagner la confiance et accroître l’intervention du gouvernement sur les marchés financiers. Les médias chinois qui relèvent de l’état ont fustigé la Fed pour avoir pris des mesures qui, à long terme, aggraveront les conditions économiques et dévalueront le dollar par « la création de nouvel argent qui n’existe pas et qui conduira à l’inflation monétaire, » une politique contraire à la position de la Chine qui est titulaire de vastes réserves de dollars US.

Finance US : Sortie de crise, par Paul Krugman

vendredi 19 septembre 2008, 22:11:11

Dimanche dernier Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, avait tenté de définir une limite aux opérations de sauvetage des entreprises financières. Quatre jours plus tard, confronté à une crise qui échappe à tout contrôle, une grande partie des responsables à Washington semble avoir décidé que le gouvernement n’est pas le problème, mais bien la solution. L’impensable - le rachat par le gouvernement de la majeure partie des créances douteuses du secteur privé - est devenu inévitable.

Tremonti : " ce n’est pas la faillite d’une banque, mais du système "

jeudi 18 septembre 2008, 22:19:23

Pour le ministre italien de l’économie « ce n’est pas la faillite d’une banque, mais du système. C’est le résultat de la décision folle de financer la mondialisation par la dette.

La production en Chine et les achats des Etats-Unis étaient financés par de la dette. Puis le château de papier s’est effondré. Le système de supervision et de contrôle a faillit, mais les banquiers s’en sortent avec un gros chèque, et les autorités nous donnent des explications, et ce sont les gens pauvres qui sont perdants. »

« Nous vivons dans un monde sans règles, avec l’idée que l’on peut produire sans travailler. Nous devons établir de nouvelles règles, et ce ne sont pas les gouvernés qui vont faire les règles. Ce sont les gouvernements et les autorités qui font les règles.

Nous devons bannir certaines formes de contrats, interdire l’évasion vers certains paradis fiscaux, interdire la production de faux bilans, a contrario des pratiques actuelles. »

Cristina Kirchner ironise sur les déboires de Wall Street

jeudi 18 septembre 2008, 21:59:00

Au lendemain de la faillite de Lehman Brothers et alors que tout Wall Street vacille, la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a tenu à souligner que deux semaines auparavant, ces mêmes banques ont attaqué les politiques de son gouvernement et sa « mauvaise gestion », prévoyant l’effondrement de l’Argentine.

Elle a dit que Lehman Brothers aurait mieux fait de s’occuper de ses propres comptes plutôt que de ceux de l’Argentine, ajoutant que le modèle du « secteur avancé » qu’ils prêchent pour son pays « a éclaté comme une bulle ».

Sans dénier que l’Argentine puisse être affectée par l’effondrement financier, Mme Kirchner a toutefois indiqué que le modèle qu’elle défend est beaucoup mieux équipé pour résister à une tempête, puisque basé sur l’industrie et la production.

Décembre 2006 - Dollar / Immobilier / Bourses : L’insolvabilité du consommateur américain, catalyseur de la phase d’impact de la crise systémique globale

jeudi 18 septembre 2008, 21:46:08

[ Dès décembre 2006 on pouvait lire ce qui suit dans le GEAB N°9. Appréciez la justesse de l’analyse. Tandis que Sarkozy en campagne vantait le crédit hypothéquaire en 2007 !! ] Les craintes croissantes sur le risque d’implosion du marché des dérivatifs et des « hedge funds » [2] et bien entendu la chute ininterrompue de l’immobilier américain [3]] avec son cortège de conséquences négatives sur la croissance américaine [4] (l’ensemble de ces évolutions générant désormais des interrogations croissantes quant à la santé d’un secteur bancaire américain dépendant de plus en plus de créances douteuses) [5].

Pour l’équipe de LEAP/E2020, toutes ces tendances qui marquent le début de la phase d’impact de la crise systémique globale ont un catalyseur commun, à savoir l’insolvabilité du consommateur américain sur fond de dégradation généralisée de la qualité du crédit à l’ensemble des opérateurs économiques et financiers américains [6].

Crise financière : vers l’effondrement d’une économie US surendettée ?

jeudi 18 septembre 2008, 21:16:51

Une seule chose est sure : il y a un immense bug sur le financement de l’ensemble de la dette de l’économie américaine. Les faillites en tout genre, à côté, c’est quasiment de la rigolade. Les financiers US semblent en train de rapatrier des fonds du monde entier. Mais derrière, c’est le gouffre et l’explosion du truc au grand jour : la faillite de toute l’économie américaine.

C’est donc une page de l’histoire du monde qui est en train de se tourner. Ceux qui pensent que "bah ! la chine prendra le relais" devraient d’urgence lâcher leurs bouquins. On ne remplace pas comme ça un "point de croissance" par un autre "point de croissance".

On ne remplace pas la production américaine d’armement, de logiciels, de médicaments, de pétrole, etc. par des T-shirts et des jouets en plastique. Je caricature, ok, mais c’est un système économique entier qui s’effondre, y compris le capitalisme d’Etat chinois.

Sarkozy le candidat qui voulait développer le crédit hypothéquaire [ les subprimes ! ] à destination des ménages modestes

jeudi 18 septembre 2008, 20:23:20 | desmotscratie

[ Complètement dingue : l’homme qui se jette sur les micros à la moindre occasion n’a rien à dire sur la crise financière et économique mondiale !! Retour sur une des propositions du candidat UMP !! - http://tinyurl.com/ump-subprimes ] Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. [ Pour cela ] Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain [ et bla-bla-bla ].

LIENS

Merci une fois de plus à la "Liste de Pascal" pour cette revue de presse que vous ne lirez sans doute pas dans les torche-culs des étalages.

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[1] 1->http://www.bakchich.info/article5103.html#nb1


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