AID Association initiatives dionysiennes
Emploi précaire, revenus insuffisants, relations sociales conflictuelles ...

69% des français trouvent la société injuste

et ça ne va pas en s’améliorant !

vendredi 5 mars 2010 par JMT

Le scénario noir tant redouté d’un chômage de masse des hommes en début de vie active est en train de se produire avec la crise : le chômage masculin des 15-24 ans atteint un record depuis 1975 en métropole.

La direction de France Télévisions se dit prête à négocier "jusqu’au dernier moment" avec la CGT, qui a déposé vendredi un préavis de grève "illimité" à partir du 14 mars, premier tour des élections régionales, menaçant de perturber la soirée électorale sur le petit écran.

Selon un sondage Ifop publié dans Challenges, 69% des personnes interrogées trouvent la société française injuste. Ils pointent du doigt les bonus des traders et les avantages dont bénéficient les grands patrons.

Un tiers des personnes qui vont perdre l’indemnisation de Pôle Emploi ne toucheront plus aucune allocation à titre individuel. Gouvernement et partenaires sociaux entament une série de réunions sur le sujet.

Les banques françaises se sont engagées à réserver un montant de 96 milliards d’euros en 2010 pour les crédits des petites et moyennes entreprises, a fait savoir ce vendredi le président de la Fédération bancaire française, Baudouin Prot.

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Le chômage a "nettement" augmenté au 4ème trimestre 2009

Publié le 04/03/2010 à 16h45

Le taux de chômage en France a "nettement" augmenté au quatrième trimestre 2009 revenant au niveau de 1999, à 9,6% de la population active en métropole et 10% avec les départements d’outre-mer (DOM), selon un communiqué de l’Insee jeudi.

Durée : 01 min 13

Sommet social : 5 syndicats pour une journée d’action le 23 mars

Source : LES LILAS (AFP) - Publié le 16/02/2010 à 10h54

Les organisations syndicales se sont retrouvées lundi soir pour analyser les suites du sommet social tenu dans la journée avec le président Nicolas Sarkozy. Cinq d’entre elles (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa) ont décidé d’une journée d’action pour le 23 mars. Mais FO refuse pour le moment de se joindre à cet appel intersyndical, le jugeant "ambigu" et n’insistant pas assez sur les retraites.

Durée : 54s.

Le chômage masculin des 15-24 ans atteint un record depuis 1975

Source : PARIS - Publié le 05/03/2010 à 18h10

Une agence Pôle emploi, en février 2009 à Dijon © AFP/Archives - Jeff Pachoud

Le scénario noir tant redouté d’un chômage de masse des hommes en début de vie active est en train de se produire avec la crise : le chômage masculin des 15-24 ans atteint un record depuis 1975 en métropole.

Chômage des jeunes depuis 1975

Fin 2009, un quart des jeunes ayant terminé ou quitté les études était au chômage (25,3%, contre environ 20% lors de la récession de 1993-94 et 5 à 6% après le premier choc pétrolier), selon un chiffre provisoire Insee.

Si un taux de chômage spécifique n’est pas encore disponible pour les jeunes vivant dans les quartiers concentrant les difficultés économiques liées à l’immigration et l’enclavement, on sait que dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), il est le double de la moyenne métropolitaine.

Il atteignait ainsi en ZUS 18,8% au troisième trimestre 2009 contre 9,1% au plan national, a indiqué vendredi une source gouvernementale à l’AFP. Ce qui représenterait près de 50% pour les jeunes, un chiffre digne du tiers-monde.

Les jeunes femmes, qui "commencent à tirer profit de leur réussite scolaire" selon l’Insee, ont aussi du mal à trouver du travail (22,3% de chômage fin 2009 en métropole) mais moins que leurs camarades masculins et moins que dans le passé.

Plusieurs générations de femmes ont connu un chômage autour de 25% à leur sortie sur le marché du travail (en 1984, de 1994 à 1997 et en 2006) ce qui n’était jamais arrivé pour les hommes.

Selon l’Insee, "depuis 2007, le taux de chômage des femmes en début de carrière est plus faible que celui des hommes" et la crise a aggravé la situation du fait de la "moindre embauche dans le secteur de la construction dont la main d’oeuvre est essentiellement masculine".

Taux de chômage depuis 2007

Ces données apparaissent en décalage avec les efforts du gouvernement et l’argent public dépensé pour l’emploi des jeunes, depuis 2008 avec le plan Espoir Banlieue et depuis 2009 avec le Plan Urgence Jeunes.

Le taux de chômage Insee contredit aussi les chiffres de Pôle emploi qui fin 2009 montrait un ralentissement encourageant des inscriptions parmi les jeunes.

"On ne mesure pas la même chose. L’Insee mesure le nombre de chômeurs, que le jeune soit inscrit ou non", a expliqué à l’AFP l’Insee vendredi.

Les chiffres mensuels de Pôle emploi "mesurent le nombre de jeunes qui viennent frapper à la porte pour demander un emploi et bénéficier des services et de l’indemnisation. Quand l’indemnisation s’arrête, on peut être incité à ne plus s’incrire et comme les moins de 25 ans ont peu ou jamais travaillé, ils sont moins indemnisés. Ce n’est donc pas étonnant qu’il y ait une différence entre le nombre de (jeunes) inscrits et le nombre de chômeurs", selon l’Insee.

Les institutions de veille économique insistent régulièrement sur le problème français du chômage des jeunes, qui a donné lieu à plus de 80 mesures en trente ans.

Une des racines du mal est, selon l’OCDE, la survalorisation du diplôme initial en France qui scelle trop fortement le destin des jeunes.

Il y a quatre ans, les pouvoirs publics avaient été mis en garde dans un épais document ("Les métiers en 2015") du Centre d’analyse stratégique (CAS).

L’ex-commissariat général au Plan montrait que les départs massifs en retraite ne suffiraient pas à réduire mécaniquement le chômage à long terme.

"Un scénario noir n’est pas à exclure", à savoir la coexistence d’un chômage de masse, notamment parmi les hommes peu diplômés et des difficultés de recrutement pour certains bassins d’emplois ou métiers, écrivait-il.

Parmi les solutions avancées : une mixité qui permettrait d’orienter les hommes vers des métiers féminins (aide à domicile, assistante maternelle).

Préavis de grève à France Télévions : la direction prête à négocier jusqu’au dernier moment

AFP, Mise a jour : 05/03/2010 17:11

La direction de France Télévisions se dit prête à négocier "jusqu’au dernier moment" avec la CGT, qui a déposé vendredi un préavis de grève "illimité" à partir du 14 mars, premier tour des élections régionales, menaçant de perturber la soirée électorale sur le petit écran.

La société "injuste" pour deux tiers des Français

Par I.H d’après agence, le 05 mars 2010 à 16:07

Selon un sondage Ifop publié dans Challenges, 69% des personnes interrogées trouvent la société française injuste. Ils pointent du doigt les bonus des traders et les avantages dont bénéficient les grands patrons.

Deux Français sur trois trouvent que la société française est "injuste". © INTERNE

Deux Français sur trois trouvent que la société française est "injuste". Parmi les situations qui nourrissent ce sentiment d’injustice, 52% citent les privilèges des grands patrons (parachute doré, retraite chapeau), mais 28% seulement pointent du doigt leurs fortes rémunérations.

35% citent "les bonus des traders", un tiers "les inégalités entre le privé et le public pour les retraites", 18% "le bouclier fiscal". La société est très injuste pour 23% des sondés et pour 46% d’entre eux, elle est "assez injuste". Un tiers pense à l’inverse que la société est "assez juste".

La société plus juste pour les jeunes et les retraités

Le sentiment d’injustice est le plus fort chez les employés. Ils sont 84% à trouver la société injuste ; 39% la jugent "très injuste" et 45% "assez injuste". Si 89% des ouvriers trouvent la société également injuste, seuls 14% l’estiment "très injuste" et les trois quarts sont d’avis qu’elle est "assez injuste". En revanche, la moitié des personnes exerçant une profession libérale ou de cadre supérieur trouvent la société française "assez juste" et seuls 46% la trouvent injuste.

Par tranche d’âge, c’est chez les 25-34 ans et les plus de 65 ans que le sentiment d’injustice est le moins fort. Dans les deux cas, ils sont 55% à juger la société française injuste, soit 14 points de moins que la moyenne nationale.

Sur mille personnes interrogées, aucune ne trouve la société française "très juste".

Un million de chômeurs en « fin de droits », émoi, émoi, émoi...

05/03/2010 à 00h00 Par LUC PEILLON, MARIE PIQUEMAL

Un tiers des personnes qui vont perdre l’indemnisation de Pôle Emploi ne toucheront plus aucune allocation à titre individuel. Gouvernement et partenaires sociaux entament une série de réunions sur le sujet.

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Un million. Ce devrait être, cette année, le nombre de chômeurs dont l’allocation fournie par Pôle Emploi arrive à terme. Un chiffre rond, un peu impressionnant, et autour duquel le buzz a tant monté ces dernières semaines qu’il a conduit l’Etat et les partenaires sociaux à se retrouver aujourd’hui pour traiter du sujet.

Une mobilisation bienvenue, estiment les syndicats et les associations de chômeurs, même si tous ne comprennent pas pourquoi les 850 000 « fins de droits » de l’année dernière n’ont pas suscité le même émoi.

Et l’Unédic de préciser que cette augmentation est principalement due à l’assouplissement des règles d’indemnisation : en réduisant de six à quatre mois de travail la période minimale exigée pour bénéficier d’une allocation, l’assurance chômage a fait grossir d’autant le nombre de chômeurs indemnisables, et donc, à la sortie, le volume de personnes en fin de droits.

Sur ce million, près des deux tiers devraient basculer sur d’autres dispositifs, type allocation de solidarité spécifique (ASS) ou revenu de solidarité active (RSA). Resteraient cependant 400 000 personnes privées de tout revenu à titre individuel, et pour lesquels gouvernement et partenaires sociaux reconnaissent qu’il y a un vrai problème.

Tout en se renvoyant la balle quant à leur prise en charge, entre l’assurance chômage financée par les employeurs et les salariés, et l’ASS et le RSA financés par la solidarité nationale, autrement dit par l’impôt.

Mais, sauf surprise, la réunion d’aujourd’hui ne devrait déboucher sur aucune décision concrète. Il ne s’agit que d’un premier rendez-vous, destiné à établir un diagnostic sur les fins de droits, avant des mesures qui devraient intervenir d’ici la fin du mois.

Seules annonces faites jusqu’ici par le gouvernement : un financement conjoint entre l’Unédic et l’Etat, dans le cadre duquel le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, a annoncé « plusieurs centaines de millions d’euros », et conditionné, pour les intéressés, au suivi d’une formation.

Portraits de trois chômeurs en fin de droits.

James, 51 ans (perçoit l’ASS)

Il ne touche pas deux mois de suite la même somme. L’explication ? L’ASS, dont James est bénéficiaire depuis qu’il est en fin de droits, correspond à un montant quotidien : 15,14 euros par jour. Dur mois de février et ses 28 jours… Porte de sortie naturelle des chômeurs qui ont épuisé leurs droits, l’ASS (près de 450 euros par mois), nécessite d’avoir travaillé cinq ans sur les dix dernières années, et de ne pas gagner, pour un couple, plus de 1 665 euros. Reste que l’aide n’est jamais totalement acquise. « Pôle Emploi vous met une pression terrible. A l’approche de chaque rendez-vous, je tremble… » Sa crainte ? Qu’on lui suspende à tout moment son allocation. « On vous dit clairement qu’il suffit qu’un papier se perde, et vous êtes radié… Au final, je passe plus de temps à prouver ma bonne foi pour garder cette aide qu’à chercher du travail. »

Catherine, 37 ans (bientôt au RSA)

En fin de droits le 17 mai prochain, Catherine « ne sait pas comment faire ». Après avoir gagné 1 300 euros de salaire en tant qu’animatrice d’une webradio et touché pendant deux ans 800 euros d’allocation-chômage, elle va « bientôt tomber à 405 euros de RSA. » Une chute de revenus qui ne devrait plus lui permettre de garder son appartement. « J’avais déjà renoncé à tous les achats "plaisir", type CD ou sorties, j’avais résilié mon abonnement à Internet, je ne vois plus, désormais, sur quoi je pourrais rogner. » L’eau et l’électricité, la nourriture, le téléphone, un dernier bout de prêt à rembourser, des dépenses incompressibles que même le « RSA-socle » (ex-RMI) ne devrait pas lui permettre d’honorer. L’ASS et ses 50 euros de plus ? « Je n’ai pas assez travaillé ces dernières années. » Seule consolation, ne pas faire partie de la troisième et dernière catégorie : ceux qui ne toucheront pas un euro.

Benoît, 53 ans (ne touche ni l’ASS ni le RSA)

C’est le cas ultime, la situation que devrait connaître le gros tiers des nouveaux fins de droits en 2010. Après avoir épuisé ses vingt-quatre mois d’allocation-chômage, Benoît s’est trouvé fin 2008 sans aucune ressource. « Vu mon âge, j’aurais dû bénéficier de l’ASS, explique cet ancien photographe. Mais en raison de ma carrière de plus en plus "trouée", j’ai fini par ne plus remplir les conditions. » Impossible, en effet, pour Benoît, de justifier de cinq années de travail sur les dix dernières années. Pas plus de chance avec le RSA, dont le versement est conditionné aux ressources du foyer. « Ma femme gagnant 1 600 euros par mois, je n’y avais pas droit. » Résultat : les revenus du couple sont passés, du jour au lendemain, de 2 600 euros (avec allocation-chômage) aux 1 600 euros de salaire de sa conjointe. Soit une baisse de plus d’un tiers des revenus.

Dessin pour la version papier : François Ayroles

France : les banques s’engagent pour 96MdsE de crédits pour les PME

Publié le 05 mars 2010

Les banques françaises se sont engagées à réserver un montant de 96 milliards d’euros en 2010 pour les crédits des petites et moyennes entreprises, a fait savoir ce vendredi le président de la Fédération bancaire française, Baudouin Prot.

Les banques s’engagent (Easybourse.com)

A l’issue d’une réunion à l’Elysée qui avait lieu ce vendredi, le président de la Fédération bancaire française (FBF), Baudouin Prot, a annoncé que les banques françaises se sont engagées à débloquer en 2010 une enveloppe de 96 milliards d’euros pour les crédits des PME et des TPE (très petites entreprises).

Selon Baudouin Prot, qui est aussi directeur général de la banque française BNP Paribas, ce montant représente une augmentation de 3% par rapport aux crédits accordés en 2009. Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Société Générale, BPCE et BNP Paribas sont les cinq réseaux bancaires à s’être engagés.

Sur le montant total, 58 milliards d’euros doivent être consacrés aux crédits de trésorerie (court terme) et 38 milliards aux crédits d’investissement (moyen et long terme), a détaillé Baudouin Prot.

Un délai de réponse de 15 jours pour les demandes de crédit

Le président de la FBF a indiqué que ‘chacun des cinq réseaux connaît sa part dans ces chiffres et la mise en oeuvre de ces enveloppes fera l’objet d’un suivi au cours de l’année’. Les banques se sont aussi engagées sur un délai de réponse de quinze jours pour les ‘demandes de financement des besoins courants des TPE et PME, dès lors que le dossier reçu est complet’, a annoncé Baudouin Prot.

Outre les dirigeants des principales banques françaises et le président de la République, la réunion s’est déroulée en présence du Premier ministre François Fillon, de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, du gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, et du médiateur du Crédit Gérard Rameix.

Du côté de l’Elysée, un communiqué de la présidence a fait savoir que Nicolas Sarkozy a demandé aux banques ‘de rester pleinement mobilisées pour assurer le financement de l’économie dans la période de reprise qui s’annonce’ et de ‘tout mettre en œuvre’ pour que les PME et les TPE ‘puissent bénéficier des concours nécessaires pour leur développement’.

De plus, le chef de l’Etat a appelé les banques ‘à rester exemplaires et à faire preuve de modération dans la distribution de bonus à leurs collaborateurs, compte tenu de l’effort exceptionnel réalisé par les Etats au cours de la crise financière’.

Ce vendredi vers 14h05, le titre Société Générale progressait 1,74%, à 43,62 euros, tandis que le titre Crédit Agricole prenait 1,77%, à 11,50 euros, et le titre BNP Paribas avançait de 1,46%, à 55,57 euros, à la bourse de Paris.

C.L. (avec agences)


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