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Début du procès Françoise Bettencourt-Meyers contre Francois-Marie Banier

AFFAIRE BETTENCOURT/WOERTH

mais les critiques contre Eric Woerth ne désarment pas

jeudi 1er juillet 2010 par JMT

09H20 - Le procès de François-Marie Banier, accusé d’abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt s’ouvre ce jeudi à 9H30 devant le tribunal de Nanterre mais la justice pourrait décider son renvoi dès le début de l’audience en raison des récents rebondissements de l’affaire.

Plusieurs pays comme le Canada et les pays nordiques se sont dotés de règles ou d’organismes chargés de l’éthique des dirigeants politiques pour lutter contre les conflits d’intérêts, dérive dont l’ex-ministre du Budget Eric Woerth se voit accusé en France.

L’affaire Bettencourt, dans laquelle est empêtré Eric Woerth, a continué mercredi d’empoisonner le climat entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale, les tensions étant exacerbées par la violente charge de Ségolène Royal contre le "système Sarkozy corrompu".

Le procès de François-Marie Banier, accusé d’abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt, doit s’ouvrir ce jeudi à 9H30 devant le tribunal de Nanterre mais la justice pourrait décider son renvoi dès le début de l’audience en raison des récents rebondissements de l’affaire.

Le ministre du Budget, François Baroin, a annoncé mercredi lors du journal de 20h00 de France 2 sa décision de saisir l’Inspection générale des finances qui mènera une enquête sur l’affaire Woerth/Bettencourt.

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a dénoncé mercredi une "chasse à l’homme honteuse" lancée, selon lui, par le PS contre Eric Woerth dont le nom est cité dans l’affaire Bettencourt, s’en prenant notamment au "cocasse" des attaques de Ségolène Royal.

L’artiste François-Marie Banier et le patron de Clymène, Patrice de Maistre, ont été entendus par la police dans le cadre de l’enquête sur les enregistrements clandestins de Liliane Bettencourt, a-t-on appris mercredi auprès de leurs avocats, confirmant une information du Figaro.

Jean-Pierre Raffarin a lancé mardi soir l’idée d’une "commission éthique" pour réguler la fonction ministérielle, en suggérant le nom de "Lionel Jospin" pour la co-présider avec un ancien Premier ministre de droite.

Ségolène Royal, ex-candidate PS à l’Elysée, a lancé mardi soir un pavé dans la mare en dénonçant sur TF1 un "système Sarkozy corrompu" en pleine affaire Bettencourt, suscitant une vague d’indignation de la droite, qui l’a renvoyée aux "mauvaises pratiques" de l’ère Mitterrand.

Le ministre du Budget François Baroin a qualifié lundi de "procureur de bistrot" Arnaud Montebourg (PS) et de "dangereux récidiviste" Noël Mamère (Verts), pour avoir vertement critiqué son prédécesseur Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt.

En direct : le procès de François-Marie Banier pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt

AFP, Mise a jour : jeudi 1 juillet 2010 11:43

09H20 - Le procès de François-Marie Banier, accusé d’abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt s’ouvre ce jeudi à 9H30 devant le tribunal de Nanterre mais la justice pourrait décider son renvoi dès le début de l’audience en raison des récents rebondissements de l’affaire.

AFP Le photographe Francois-Marie Banier arrive au tribunal de Nanterre le 1er juillet 2010.

Accusé d’avoir profité de la fragilité psychologique de l’héritière de L’Oréal pour se faire remettre près d’un milliard d’euros de dons, le photographe des stars, 63 ans, doit comparaître jusqu’au 6 juillet devant la 15e chambre du tribunal correctionnel. Il risque 3 ans de prison et 375.000 euros d’amende.

Le tribunal pourrait toutefois décider de reporter le procès. La découverte d’enregistrements clandestins de conversations entre Liliane Bettencourt et ses proches, effectués par son ancien maître d’hôtel entre mai 2009 et mai 2010, a viré à l’affaire d’Etat.

09H24 - Poète - François-Marie Banier, qui a récusé les accusations portées contre lui, est arrivé à la salle d’audience du tribunal de Nanterre provoquant une empoignade entre journalistes. Le photographe, au milieu d’une nuée de flash, a déclaré : "je suis serein comme l’oiseau".

09H27 - Elégance - L’artiste, aux traits tirés, la silhouette fuselée dans un costume sombre, s’est installé sur son siège de prévenu, un carnet de croquis et un feutre à la main.

09H28 - Figure du Tout-Paris - François-Marie Banier est poursuivi en citation directe par Françoise Bettencourt-Meyers. La fille unique de la milliardaire l’accuse d’avoir profité de la fragilité de sa mère, âgée de 87 ans, pour se faire remettre près d’un milliard d’euros dans les années 1990 et 2000.

09H29 - Linge sale - Les Bettencourt, mère et fille ne seront en revanche pas présentes. L’affaire n’ayant pas été résolue dans le cadre familial, les deux femmes s’en sont remises à leurs avocats pour défendre leurs intérêts. Me George Kiejman pour Liliane Bettencourt et Me Olivier Metzner pour Françoise Bettencourt-Meyers.

09H35 - Suspens - Silence quasi absolu dans la salle, suspendue à l’arrivée de Me Metzner, conseil de Françoise Bettencourt-Meyers, une des stars du barreau. C’est lui qui vient tout juste de défendre l’ancien trader de la Société Générale Jérôme Kerviel, dans un autre procès à sensation.

09H43 - Ultimes réglages - En attendant, Me Kiejman relit l’épilogue d’"Une juge à abattre", ouvrage rédigé par la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez. Elle y expose ses relations exécrables avec le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.

09H45 - Ambiance - Chez les avocats aussi, l’ambiance est électrique. Situation rarissime, un représentant du barreau de Nanterre assisté par un émissaire du barreau de Paris va assister à l’audience en cas de litige entre avocats. L’affaire a en effet déclenché une guérilla judiciaire acide : Me Metzner a dit vouloir faire assigner Me Kiejman en diffamation pour l’avoir accusé d’être le "cerveau" des enregistrements clandestins réalisés chez Liliane Bettencourt.

09H55 - Retard - L’audience, prévue à 09H30, n’a toujours pas démarré.Toute la question est de savoir si elle va être renvoyée : la défense de Banier l’a demandé et Me Metzner a dit qu’il ne s’y opposerait pas.

09H59 - Côte à côté - Me Metzner rejoint enfin son confrère Me Kiejman sur le même banc. Pas un mot n’est échangé entre les deux avocats stars. "Je voudrais garder une certaine sérénité", prévient l’émissaire du barreau de Paris.

10H05 - L’AUDIENCE EST OUVERTE -

10H07 - Sérénité - La présidente lance un appel aux avocats à "un maximum de sérénité". "François-Marie Banier, vous êtes prévenu pour avoir de courant 2002 à 2009, frauduleusement abusé de la situtation de faiblesse, de Lilianne Bettencourt, personne majeure que vous saviez particulièrement affaiblie et avoir ainsi obtenu des objets et cadeaux pour une valeur d’ un milliard d’euros".

10H10 - Demande de renvoi - La présidente précise qu’il y a des demandes de renvoi (de la part de la défense) et que le parquet a fait une demande de sursis à statuer.

10H12 - Un procès en pleine tempête politique - Des enregistrements clandestins de Mme Bettencourt et ses proches, révélés par Mediapart et Le Point, sont à l’origine de la tempête politique, et pourraient donc déboucher sur le renvoi du procès. Ils suggèrent une fragilité psychologique de la milliardaire, mais aussi des opérations destinées à échapper au fisc, des immixtions de l’Elysée dans la procédure judiciaire et des liens troubles entre la milliardaire et le ministre Eric Woerth et son épouse Florence. La polémique a explosé ces derniers jours, la gauche ciblant Eric Woerth, accusé de conflit d’intérêts. Soutenu par l’Elysée, ce dernier a assuré n’avoir rien à se reprocher, se voyant en "cible politique".

10H13 - LES AVOCATS ONT LA PAROLE -

10H15 - "Indigne, nauséabond, impossible" - Me Hervé Témime, l’avocat de Banier, prend la parole. "J’ai gardé un silence absolu devant les médias avant le procès : je considère que les méthodes ont franchi une limite infranchissable, nous ne sommes pas dans les conditions d’un procès équitable. Ces méthodes sont une injure au procès lui-même. C’est un procès indigne, nauséabond et impossible", assène l’avocat.

10H20 - Du temps - "Cette affaire ne peut pas être prise dans ces conditions, martèle Me Témine. Je veux pouvoir disposer du temps nécessaire pour prendre connaissance de ces éléments de preuve apportés par la partie civile (c’est à dire les enregistrements) que Me Metzner a préféré divulguer à la presse plutôt que de nous les montrer". Il demande de "renvoyer purement et simplement" le procès.

10H21 - ME KIEJMAN S’EXPRIME -

10H22 - Procès équitable - "Un renvoi, c’est moins que ce que je demande", expose à son tour Me Kiejman. "Si la notion de procès équitable a encore un sens, nous ne sommes plus en état d’y participer en l’état actuel des choses".

10H30 - Comme au théâtre - "Il faut en finir avec le prétendu préjudice moral de Françoise Meyers-Bettencourt qui, depuis le début, cherche à instrumentaliser le tribunal pour régler un drame affectif, +ma maman ne m’a pas assez aimée, elle en a aimé un plus que moi+. L’avocat tend un chèque d’un euro signé par Lilianne Bettencourt, l’euro symbolique demandé par sa fille comme dommage et intérêt du préjudice moral qu’elle estime avoir subi. Me Metzner déchire consciencieusement le chèque.

10H40 - Chaos - "Depuis des semaines, depuis des mois, il ne se passe pas un jour sans qu’un journal, une radio ne fasse état de cette affaire, de l’histoire de la +milliardaire et de son gigolo+. A tel point qu’aujourd’hui, l’affaire est devenu un chaos médiatique, judiciaire et politique", lance Me Kiejman, en brandissant des articles de presse. L’avocat, fin orateur, parfois ironique, chausse ses lunettes lune rouge, jette un oeil sur son texte ou balaie du regard la salle.

10H45 - Complot - "Je vais démontrer que depuis plus d’un an, un véritable complot est organisé pour mettre à mal Mme Bettencourt", expose l’avocat qui détaille les conditions dans lesquelles le maître d’hôtel a mis en place ses écoutes. "Si Mme Meyers n’est pas l’instigatrice des écoutes, elle en est au moins la receleuse", accuse-t-il.

10H50 - Vengeance - "Mme Bettencourt n’est plus en possibilité d’espérer un procès équitable : car c’est elle, à travers M. Banier, que Françoise Meyers, sa fille, vise. Françoise Meyers a tout, elle est milliardaire, il lui faut encore les droits de vote de sa mère (au Conseil d’administration de l’Oréal), il lui faut encore la vengeance sur sa mère", poursuit l’avocat.

10H55 - AU TOUR DE ME METZNER DE PRENDRE LA PAROLE -

10H56 - "Ne me cherchez pas !" - Me Metzner, fidèle à lui même, attaque avec ironie. "Me Kiejman aime la presse", commence le conseil de Françoise Bettencourt-Meyers. "Ne me cherchez pas Me Metzner, qu’il ne me cherche pas, ou ce sera terrible pour lui", tonne Me Kiejman. Eclat de rire dans la salle. "Il n’est pas prévu d’infirmerie", ironise la présidente. L’audience s’il le faut, elle sera suspendue pour faire refroidir les canons". La passe d’armes ne semble pas captiver François-Marie Banier, qui s’est assoupi.

11H05 - Briser une famille - "Moi, je poursuis François-Marie Banier, je n’ai pas poursuivi la mère, explique Me Meztner qui sort du prétoire pour sa plaidoirie. la transparence doit être assurée en admettant tous les moyens de preuves". "Quelqu’un est venu briser cette famille à des fins purement financières", accuse-t-il.

11H10 - Du jamais vu - "On ramène cette histoire à de l’argent, on s’introduit dans ce dossier par une contradiction d’être partie civile contre une autre partie civile, du jamais vu", poursuit-il. "On m’a remis un chèque dont j’ai fait quelques confettis, je n’accepte pas que ce qui est demandé à Banier soit réglé par Mme Bettencourt. Même pour un euro, M. Bannier fait appel à Mme Bettencourt". La fille de la milliardaire, dont l’amour pour sa mère est "immense" ne "peut accepter ce geste immonde". Me Kiejman tape sur son crâne dégarni.

11H12 - Immonde - "Me Kiejman parlait d’une affaire immonde, oui, n’est ce pas immonde qu’un homme profite d’une vieille femme, une femme tellement consciente qu’elle demande à son gestionnaire combien elle possède ?" expose Me Metzner, légèrement voûté.

11H15 - Furieux- Me Kiejman est furieux, il ponctue la charge de son rival de remarques indignées. "Mensonges !", "tout est faux". Il se prend sa tête dans les mains, tape sur son crâne dégarni. François-Marie Banier s’est réveillé, et trace des dessins au feutre marron sur son carnet.

11H20 - Justification - Me Metzner soutient que les pièces constituées par les enregistrements ne peuvent pas être écartées et sont recevables. "Ces bandes sont à disposition de toutes les parties, elles sont les éléments d’une procédure pénale à la disposition de toutes les parties. Votre tribunal peut demander une information. Je lui demande de s’intéresser à l’authenticité de ces enregistrements qui montrent l’état de dépendance de cette femme".

11H22 - "Malheureuse idiote" - Me Kiejman n’y tient plus. "Trop de contre-vérités ont été faites, je demande à votre tribunal une minute", tonne l’avocat de la milliardaire. "On la présente toujours comme une malheureuse idiote", déplore Me Kiejman. Il cite une interview de sa cliente au Monde. "Je suis moralement outrée, ce n’est pas trop courant de se faire espionner dans sa maison (....) c’est le jeu de ma fille. Entre une mère et sa fille, c’est triste", est-ce là les mots d’une femme diminuée ?", demande-t-il. "Le tribunal va -t-il considérer qu’espionnage et délation sont les deux mamelles de la justice ?", s’indigne le conseil de Lilianne Bettencourt.

11H32 - LE PARQUET SOUTIENT LA DEMANDE DE RENVOI DU PROCES -

11H34 - Les enregistrements, pièce centrale - "Je m’associe à la demande de renvoi qui permettra à votre tribunal d’attendre les résultats de l’enquête préliminaire" lancée sur les enregistrements par le procureur de Nanterre, dit la procureure Marie-Christine Daubigney. Elle reprend la chronologie des faits depuis la divulgation des enregistrements et détaille les critères d’irrégularité. "Votre tribunal ne peut pas évoquer aujourd’hui sereinement la procédure qui vous est soumise. Depuis les premières audiences, je redis que cette affaire n’a rien à faire devant un tribunal correctionnel. Elle y est arrivée par un tour de passe passe".

Conflit d’intérêts : d’autres pays ont déjà régulé

AFP, Mise a jour : jeudi 1 juillet 2010 08:18

Plusieurs pays comme le Canada et les pays nordiques se sont dotés de règles ou d’organismes chargés de l’éthique des dirigeants politiques pour lutter contre les conflits d’intérêts, dérive dont l’ex-ministre du Budget Eric Woerth se voit accusé en France.

AFP Eric Woerth le 29 juin 2010 à l’Assemblée nationale

M. Woerth est accusé de conflits d’intérêts alors que des enregistrements pirates font apparaître des liens troubles entre l’héritière de l’Oréal Liliane Bettencourt et le couple Woerth, l’épouse du ministre ayant travaillé pour une entreprise gérant la fortune de la milliardaire.

M. Woerth est aussi critiqué pour cumuler depuis 2007 les fonctions de trésorier de l’UMP avec celles de ministre du Budget puis du Travail.

En France, seule la décision prise qui conduirait à un intérêt personnel ("prise illégale d’intérêt") est condamnable. Dans de nombreux pays, le simple fait de se trouver en position de conflit peut être sanctionné et provoquer le départ d’un responsable politique, relève l’association de lutte contre la corruption Transparency International.

Selon la définition du Conseil de l’Europe, "un conflit d’intérêt naît d’une situation dans laquelle un agent public a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l’exercice impartial et objectif de ses fonctions officielles".

En 2005, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a formulé des recommandations prévoyant notamment que les responsables doivent "limiter les opérations, les intérêts privés, les relations personnelles et affiliations qui pourraient compromettre des décisions officielles dans lesquelles ils sont impliqués".

Là où ce n’est pas faisable, un responsable "devrait s’abstenir de toute implication dans des décisions officielles qui entrent en conflit avec ses intérêts personnels", dit l’OCDE.

Certains pays ont appliqué ces recommandations comme la Norvège qui a édicté dès 2005 un "code de conduite". En cas de risque de conflit d’intérêts, il y est d’usage, comme en Finlande, qu’un ministre se récuse lui-même et s’abstienne de participer à une décision. En Suède, le code administratif prévoit les mêmes restrictions, incluant l’activité des conjoints.

Le Canada s’est lui doté d’un "commissariat aux conflits d’intérêts et à l’éthique" qui dispose de pouvoir d’enquêtes.

Dans d’autres pays, le débat est récurrent, comme en Italie où le chef du gouvernement Silvio Berlusconi contrôle notamment le groupe de télévision Mediaset et l’éditeur Mondadori. Depuis 2004, une loi interdit notamment aux membres du gouvernement de participer à une délibération du conseil des ministres en cas de conflit d’intérêt.

Au Royaume-Uni, où la législation n’interdit pas aux députés de travailler pour des clients privés mais les oblige à déclarer tout revenu, plusieurs scandales ont éclaté. L’un des derniers en date a visé en mars d’anciens ministres travaillistes qui avaient été filmés en caméra cachée exigeant 5.000 livres pour influencer le gouvernement.

Polémique aussi en Allemagne où la presse a révélé début 2010 qu’un richissime hôtelier avait versé un don d’un million d’euros pour la campagne des libéraux du FDP au pouvoir, alors que l’une des toutes premières mesures du nouveau gouvernement a été d’alléger la TVA dans ce secteur.

Plus récemment, le ministre FDP des Affaires étrangères Guido Westerwelle a déclenché une tempête, accusé par l’opposition de se faire accompagner dans ses voyages officiels d’hommes d’affaires proches de sa famille ou mécènes de son parti. Son compagnon a également été accusé de profiter des déplacements officiels pour prospecter pour son activité de promoteur sportif.

L’affaire Bettencourt continue d’empoisonner le climat à l’Assemblée

AFP, Mise a jour : jeudi 1 juillet 2010 08:09

L’affaire Bettencourt, dans laquelle est empêtré Eric Woerth, a continué mercredi d’empoisonner le climat entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale, les tensions étant exacerbées par la violente charge de Ségolène Royal contre le "système Sarkozy corrompu".

AFP Eric Woerth le 20 juin 2010 à Paris

La séance des questions d’actualité a de nouveau donné au PS l’occasion de nouvelles attaques contre le ministre du Travail, à partir de révélations de presse.

"Avez-vous perçu des dons émanant de Mme Liliane Bettencourt ? Le compte de votre parti politique dans l’Oise a-t-il été alimenté par un ou plusieurs chèques de Mme Bettencourt ?" a lancé Christian Paul (PS) sur la base d’une information du site Mediapart.

"Dans le cas d’une réponse positive, il ne s’agit plus d’une confusion des genres mais d’une dérive", a-t-il conclu.

A la tactique suivie, à chaque séance par le PS, d’un tir groupé de questions sur Eric Woerth, le gouvernement a répondu par la même stratégie de défense en criant à la "chasse à l’homme".

"A force d’amalgames honteux, d’affirmations gratuites, de procédés obscurs de sous-entendus calomnieux, vous cherchez à salir un homme", a répliqué Brice Hortefeux (Intérieur). Et François Fillon d’accuser le PS de tenir "un rôle indigne d’un grand parti de responsabilité".

Jean-Yves Le Bouillonnec (PS) interpelle : "la chancellerie a-t-elle donné une instruction d’irrecevabilité" des poursuites ?" Il évoque une "intervention active et pressante d’un conseiller de l’Elysée".

"La justice n’ouvre pas d’enquête pour faire plaisir, elle l’ouvre quand il y a des faits... les élucubrations n’ont jamais constitué des preuves", s’est indignée Michèle Alliot-Marie (Justice).

Entonnant le refrain des ténors UMP, Thierry Mariani a lancé la contre-attaque en dénonçant les "propos outranciers" tenus la veille par de Ségolène Royal contre le "système Sarkozy corrompu", motivés, selon lui, parce qu’elle "entre dans la surenchère avec Martine Aubry" dans la perspective d’une primaire présidentielle.

"La majorité et le gouvernement sont embarrassés, ils ne peuvent s’en sortir qu’en montant le ton", a commenté le chef de file PS Jean-Marc Ayrault dans les couloirs. Mais "le conflit d’intérêts est avéré et conduit le gouvernement à une situation impossible", a-t-il jugé, en se gardant toutefois d’exiger la démission de M. Woerth : "c’est de la responsabilité du président de la République et du Premier ministre".

Gaëtan Gorce, lui, est formel : "Eric Woerth doit partir, pour revenir si la justice lui donne raison", écrit le député PS sur son blog.

Les socialistes insistent sur la création d’une commission d’enquête, dont ils ont officialisé la demande mercredi.

"Ce serait pour la droite l’occasion de montrer qu’elle veut faire toute la lumière. Si on la refuse, c’est qu’on a des choses que l’on ne peut pas révéler", interprète André Vallini (PS).

Mais l’initiative de Mme Royal embarrasse aussi bien M. Ayrault, qui ne "participera pas à une polémique qui permet de ne pas parler du fond", que M. Vallini, qui "déteste l’amalgame" et ne veut "pas franchir le pas".

Pour Roland Muzeau (PCF), "la corruption devra être démontrée mais le mélange des genres est avéré".

La gauche exige en tout cas toujours une démission de M. Woerth de son poste de trésorier de l’UMP. Pas question, a répondu Nicolas Sarkozy en recevant les députés UMP à l’Elysée. Car "si je dis à Eric de partir, ça voudra dire qu’il y a quelque chose" à lui reprocher.

Affaire Bettencourt : le procès de François-Marie Banier s’ouvre mais pourrait être renvoyé

AFP, Mise a jour : jeudi 1 juillet 2010 06:37

Le procès de François-Marie Banier, accusé d’abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt, doit s’ouvrir ce jeudi à 9H30 devant le tribunal de Nanterre mais la justice pourrait décider son renvoi dès le début de l’audience en raison des récents rebondissements de l’affaire.

AFP/Archives L’artiste François-Marie Banier avec son avocat Hervé Temime le 15 avril 2010 quittant le tribunal de Nanterre

Accusé d’avoir profité de la fragilité psychologique de l’héritière de L’Oréal pour se faire remettre près d’un milliard d’euros de dons, le photographe des stars, 63 ans, doit comparaître du 1er au 6 juillet devant la 15e chambre du tribunal correctionnel. Il risque 3 ans de prison et 375.000 euros d’amende.

Le tribunal pourrait toutefois décider de reporter le procès, alors que la découverte d’enregistrements clandestins de conversations entre Liliane Bettencourt et ses proches, effectués par son ancien maître d’hôtel entre mai 2009 et mai 2010, a viré à l’affaire d’Etat.

L’avocat du photographe, Me Hervé Témime, a ainsi demandé "à la fin de la semaine dernière" le renvoi de l’audience, précisant mardi à l’AFP avoir reçu "les premières retranscriptions des écoutes", communiquées mi-juin à la police par la fille unique de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers.

Jugeant cette demande de renvoi "légitime", l’avocat de Mme Bettencourt-Meyers, Me Olivier Metzner, a assuré qu’il ne s’y opposerait pas. "Ce qui m’importe, c’est la totale vérité et la totale transparence", a-t-il affirmé, en référence aux informations des enregistrements.

Révélés par Mediapart et Le Point, ces derniers suggèrent une fragilité psychologique de la milliardaire, mais aussi des opérations destinées à échapper au fisc, des immixtions de l’Elysée dans la procédure judiciaire et des liens troubles entre la milliardaire et le ministre du Travail Eric Woerth et son épouse Florence.

Ces révélations ont entraîné une vaste polémique politique et judiciaire, mettant en difficulté Eric Woerth, accusé de conflit d’intérêts dans cette affaire. Soutenu par l’Elysée, ce dernier a assuré n’avoir rien à se reprocher, se voyant en "cible politique".

Dans ce contexte délétère, seul François-Marie Banier, qui récuse les accusations d’abus de faiblesse, devrait être présent jeudi matin lors de l’ouverture de l’audience.

La milliardaire, qui nie avoir été "sous la coupe" du photographe, et sa fille, à l’origine des poursuites contre M. Banier, ne feront pas le déplacement, ont indiqué leurs avocats.

Bettencourt : François Baroin saisit l’Inspection générale des finances

AFP, Mise a jour : mercredi 30 juin 2010 21:01

Le ministre du Budget, François Baroin, a annoncé mercredi lors du journal de 20h00 de France 2 sa décision de saisir l’Inspection générale des finances qui mènera une enquête sur l’affaire Woerth/Bettencourt.

AFP/Archives Le ministre du Budget François Baroin lors d’une conférence de presse au ministère de l’Economie, à Paris, le 19 avril 2010

Il s’agit de "tout mettre sur la place publique", a ajouté M. Baroin en précisant que le rapport de l’Inspection générale des finances devrait être disponible "dans une dizaine de jours".

L’ex-ministre du Budget, Eric Woerth, est accusé de conflit d’intérêts alors que des enregistrements pirates font apparaître des liens troubles entre l’héritière de l’Oréal, Liliane Bettencourt, et le couple Woerth, l’épouse du ministre ayant travaillé pour une entreprise gérant la fortune de la milliardaire.

Ce rapport de l’IGF sera à "la disposition d’une éventuelle commission d’enquête parlementaire", a ajouté M. Baroin.

L’Inspection générale des finances (IGF) est un service d’inspection ministériel, composé de hauts fonctionnaires, généralement issus de l’élite de l’Ecole nationale d’administration (ENA).

L’IGF est placée sous la tutelle du ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et du ministre du budget, et ses pouvoirs sont importants (contrôle sur pièces et sur place, rapports sur des sujets divers, etc.).

Environ 70 inspecteurs composent ce service, dont le chef actuel est Jean Bassères.

Plus tôt dans la journée, le groupe PS de l’Assemblée nationale a présenté la proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête sur cette même affaire. Il s’agit de "faire la lumière sur la gestion du dossier Bettencourt par les services du ministère du Budget et de la Justice sous l’autorité de MM. Woerth (mai 2007-mars 2010) et Baroin et de Mme Alliot-Marie", a précisé Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS lors d’une conférence de presse.

Besson dénonce "une chasse à l’homme honteuse" du PS visant Eric Woerth

AFP, Mise a jour : mercredi 30 juin 2010 12:42

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a dénoncé mercredi une "chasse à l’homme honteuse" lancée, selon lui, par le PS contre Eric Woerth dont le nom est cité dans l’affaire Bettencourt, s’en prenant notamment au "cocasse" des attaques de Ségolène Royal.

AFP Eric Besson le 30 juin 2010 à la sortie du Conseil des ministres à Paris

"Quand j’entends ça, je me dis que c’est le système socialiste qui est perverti au sens où il a perdu ses repères", a répliqué M. Besson en s’interrogeant sur un parti "incapable de dire ce qu’il en ferait dans un certain nombre de domaines et qui pratique une chasse à l’homme honteuse".

Interrogé sur les critiques de Ségolène Royal contre un "système de Sarkozy" qu’elle a jugé "corrompu", M. Besson a parlé d’un "cocasse de la situation", rappelant que la présidente du Poitou-Charentes a été condamnée pour "infraction à la législation du travail" à la suite d’une plainte de ses assistantes parlementaires.

"Franchement, quelle République que celle qui a été condamnée attaque celui qui a voulu la transparence absolue", s’est indigné M. Besson en rappelant la décision du président de la République de soumettre le budget de l’Elysée à un audit parlementaire.

L’ex-candidate PS à l’Elysée a dénoncé mardi sur TF1 un "système Sarkozy corrompu" en pleine affaire Bettencourt. "C’est un pouvoir qui mélange les biens privés et les biens publics", "c’est un pouvoir qui perd tout sens du bien commun", un "pouvoir qui profite d’une totale impunité", a lancé la présidente de Poitou-Charentes.

Pour M. Besson, également secrétaire général adjoint de l’UMP, ces critiques du PS sont aussi "une façon de rentrer progressivement dans la campagne présidentielle".

Il a aussi dénoncé une "chasse au pigeon infernale" contre le "ministre des retraites" par un PS qui "n’est pas capable de produire des idées" sur les retraites. "L’affaire Woerth (...) est extrêmement grave. C’est un innocent, quelqu’un de bien, quelqu’un d’honnête, quelqu’un sur lequel personne aujourd’hui ne peut apporter le moindre commencement de début de preuve qu’il aurait manqué en quoi que ce soit à sa responsabilité de ministre du Budget. Mais c’est toujours la même histoire. Allez vers la fumée et on vous dira qu’il n’y a pas de fumée sans feu", a déploré M. Besson.

Pour le ministre de l’Immigration, son collègue "n’a commis aucune faute" en tant que ministre du Budget dans le dossier Bettencourt.

Affaire Bettencourt : Banier et Maistre entendus dans l’enquête sur les enregistrements

AFP, Mise a jour : mercredi 30 juin 2010 10:14

L’artiste François-Marie Banier et le patron de Clymène, Patrice de Maistre, ont été entendus par la police dans le cadre de l’enquête sur les enregistrements clandestins de Liliane Bettencourt, a-t-on appris mercredi auprès de leurs avocats, confirmant une information du Figaro.

AFP/Archives Francois-Marie Banier et son avocat Herve Temime le 15 avril 2010 à Paris

François-Marie Banier a été interrogé vendredi par les policiers de la Brigade de Répression de la Délinquance contre la Personne (BRDP), a indiqué son avocat, Me Hervé Témime. "L’objet, c’était de lui faire connaître les enregistrements dans lesquels il apparaît et de recueillir son témoignage", a précisé Me Témime.

Patrice de Maistre, patron de la société Clymène, en charge de la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt, a pour sa part été interrogé mardi, au siège de la BRDP, selon son avocat, Me Pascal Wilhelm. "L’audition a été rapide. Mon client a confirmé sa plainte ainsi que son agenda", a expliqué Me Wilhelm.

Ces auditions viennent compléter celle de Liliane Bettencourt, entendue samedi à son domicile dans le cadre de cette affaire, selon son avocat, Me Georges Kiejman.

François-Marie Banier, Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt ont tous trois porté plainte auprès du parquet de Nanterre après la découverte d’enregistrements de conversations réalisés entre mai 2009 et mai 2010 par l’ancien maître d’hôtel de la milliardaire.

Une enquête préliminaire pour "atteinte à la vie privée" a été ouverte mi-juin sur ces enregistrements. Selon une source judiciaire, les investigations sont toujours en cours pour déterminer les conditions dans lesquelles ils ont été réalisés.

Raffarin suggère le nom de Jospin pour co-présider une "commission éthique"

AFP, Mise a jour : mardi 29 juin 2010 23:50

Jean-Pierre Raffarin a lancé mardi soir l’idée d’une "commission éthique" pour réguler la fonction ministérielle, en suggérant le nom de "Lionel Jospin" pour la co-présider avec un ancien Premier ministre de droite.

AFP/Archives L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le 2 mars 2010 à Paris

Souhaitant s’inspirer de la commission sur le grand emprunt confiée par Nicolas Sarkozy à ses prédécesseurs Michel Rocard (PS) et Alain Juppé (UMP), M. Raffarin a souligné la nécessité "d’édicter une fois pour toutes des règles qui donnent aux membres du gouvernement les moyens" d’exercer leurs fonctions ministérielles.

Ces règles porteraient notamment sur "les salaires des membres du gouvernement, les logements de fonction pour les provinciaux, et les personnels de leurs cabinets ministériels", a précisé le sénateur de la Vienne devant quelques journalistes, en marge d’une réunion de son club Dialogue et Initiative.

"Pourquoi pas une commission qui serait co-présidée par (le socialiste) Lionel Jospin et un autre ancien Premier ministre de droite ?", a-t-il encore suggéré. L’ex-locataire de Matignon, aujourd’hui vice-président de l’UMP, n’a avancé aucun nom pour le co-président de droite.

Il entend ainsi apporter sa contribution à "l’apaisement" des récentes polémiques liées au train de vie des ministères, et veut éviter leur répétition à l’avenir, a-t-il expliqué.

Il a suggéré qu’une fois "ces règles fixées par une circulaire", le secrétariat général du gouvernement, "qui en a les moyens", veille à leur stricte application.

"Mais il faut qu’elles soient partagées et non partisanes pour être puissantes et appliquées" de manière pérenne, a-t-il insisté.

Royal dénonce un "système Sarkozy corrompu", la droite s’indigne

AFP, Mise a jour : mardi 29 juin 2010 23:21

Ségolène Royal, ex-candidate PS à l’Elysée, a lancé mardi soir un pavé dans la mare en dénonçant sur TF1 un "système Sarkozy corrompu" en pleine affaire Bettencourt, suscitant une vague d’indignation de la droite, qui l’a renvoyée aux "mauvaises pratiques" de l’ère Mitterrand.

AFP/Archives Ségolène Royal s’adresse aux journalistes à Paris, le 9 décembre 2009.

"Le système Sarkozy aujourd’hui est corrompu". "C’est un pouvoir qui mélange les biens privés et les biens publics", "c’est un pouvoir qui perd tout sens du bien commun", un "pouvoir qui profite d’une totale impunité", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, interrogée sur l’affaire Bettencourt où le nom d’Eric Woerth est cité.

Réclamant une "enquête impartiale" sur cette affaire, Mme Royal s’est indignée : "dans quel autre pays, un ministre serait encore en place dans les conditions que les Français connaissent aujourd’hui ?".

"C’est le pouvoir qui est corrompu", a-t-elle martelé, évoquant "un effondrement des valeurs morales".

Les réactions violentes et indignées à droite ne se sont pas fait attendre : Pour Nadine Morano, "Ségolène Royal est purement démagogique et curieusement nostalgique". La ministre de la Famille s’est plue à rappeler que "quand Madame Royal était ministre", les fonds secrets "faisaient régner l’opacité". "On n’est plus dans une époque où François Mitterrand élevait sa fille cachée et entretenait sa maîtresse aux frais de la République", a-t-elle lancé.

Son collègue Marc-Philippe Daubresse (Jeunesse) a dénoncé des "propos inadmissibles", un "comportement malhonnête et immoral". "Après un premier dérapage de Mme Aubry comparant le président de la République à M. Madoff, Ségolène Royal enchaîne en utilisant des mots dont elle ne mesure pas toute la portée".

"Mme Royal a choisi depuis bien longtemps d’agresser le président de la République pour faire parler d’elle", a lancé Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, en dénonçant "les mauvaises pratiques" des années Mitterrand, en évoquant "les fonds secrets", "les écoutes illégales".

Dominique Dord (UMP) a vu dans les propos de l’ex-candidate des "incitations à l’insurrection" qui "sont criminelles". "Par son populisme et sa démagogie", Ségolène Royal "participe à dégrader le climat politique", a renchéri l’ancien ministre Yves Jégo en appelant le PS à dénoncer "les propos haineux de son ex-candidate".

L’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a jugé "pas acceptables" les "injures" de Ségolène Royal. "Avec Mme Royal, ce qui est excessif est insignifiant", a-t-il lancé, réclamant un "apaisement" du débat.

Coutumière des coups d’éclat, la présidente de Poitou-Charentes, qui piétine dans les sondages loin derrière les présidentiables favoris du PS (Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry), revient ainsi au centre du débat, après une période de relative discrétion médiatique. Une manière de montrer qu’elle est toujours dans la course pour l’Elysée ?.

Sa déclaration tonitruante intervient avant son grand week-end dans son fief picto-charentais : des "nuits romanes" à Melle samedi soir suivies dimanche d’un "pique-nique champêtre solidaire avec le littoral" de son association Désirs d’Avenir, à Rochefort. Or, le PS tient sa convention sur la rénovation samedi à Paris.

La première réaction socialiste aux propos de Mme Royal est venue du député Claude Bartolone. Pressé de questions, ce proche de Martine Aubry a reproché - en termes plus mesurés - au président Sarkozy d’avoir "installé dès le premier jour une proximité avec le monde de l’argent qui est insupportable".

Affaire Bettencourt : François Baroin s’en prend à Montebourg et Mamère

AFP, Mise a jour : lundi 28 juin 2010 09:46

Le ministre du Budget François Baroin a qualifié lundi de "procureur de bistrot" Arnaud Montebourg (PS) et de "dangereux récidiviste" Noël Mamère (Verts), pour avoir vertement critiqué son prédécesseur Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt.

AFP/Archives Eric Woerth (d) et François Baroin quittent l’Elysée après un conseil des ministres, le 27 avril 2010

"M. Montebourg est un garçon qui a du talent et a toujours été un peu procureur de bistrot", a fustigé M. Baroin sur France 2, interrogé sur la réaction de l’opposition dans l’affaire Bettencourt.

"Il a cette habitude de montrer du doigt et d’être un Fouquier-Tinville (accusateur public et révolutionnaire, ndlr) et donc chaque matin au bistrot (de dire) : +toi tu es coupable et tu as cette responsabilité+", a poursuivi le ministre du Budget.

Quant à Noël Mamère, c’est un "dangereux récidiviste", a commenté M. Baroin.

MM. Montebourg et Mamère ont été parmi les plus sévères avec Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt.

Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, avait dénoncé la semaine dernière une "collusion" du pouvoir et de l’argent. Il avait appelé à une "enquête judiciaire" et demandé la démission de l’ex-ministre du Budget pour cause de conflit d’intérêts.

Noël Mamère, député de la Gironde, a pour sa part qualifié dimanche de "voyous" ceux qui sont "au sommet de l’Etat et dans les élites", dénonçant "les chantres de la tolérance zéro et qui s’appliquent à eux-mêmes le principe de l’impunité".

Malgré la polémique autour de l’affaire Bettencourt, M. Baroin a estimé que son prédécesseur au Budget, désormais ministre du Travail, n’était pas fragilisé et pouvait poursuivre la réforme très sensible des retraites.

"Eric Woerth est un garçon solide et comme il est pleinement soutenu par le président de la République et tout le gouvernement et par la majorité, il n’y a pas d’interrogation sur ce point", a-t-il assuré.


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