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Ascension sociale, stress .....

TRAVAIL : INTEGRATION OU DESTRUCTION SOCIALE ?

on commence à s’en inquiéter et à enquêter

lundi 16 novembre 2009 par JMT

Les Français estiment que le travail est la première priorité pour intégrer les personnes handicapées dans la société, selon l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des handicapés (Adapt) qui organisait lundi une rencontre handicapés-employeurs à Paris.

Quelque 70% des salariés de plus de 45 ans de France Télécom estiment que leur travail a un impact négatif sur leur santé, selon une étude réalisée pour l’Observatoire du stress et de la mobilité forcée, créé en 2007 par deux syndicats du groupe, la CFE-CGC et Sud-PTT.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a fustigé lundi le vote par l’Assemblée nationale de la fiscalisation des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale pour les accidents du travail, une mesure, selon lui, d’"une indécence inqualifiable".

Trois salariés de France Télécom sur quatre ont répondu au questionnaire sur les risques psychosociaux (stress, dépression...), envoyé le 19 octobre aux 102.000 salariés français du groupe, a-t-on appris dimanche auprès du cabinet Technologia, qui a mis au point le questionnaire.

Une centaine de salariés sans-papiers occupent depuis jeudi trois agences d’intérim à Nogent-sur-Oise (Oise) dans le cadre d’un nouveau mouvement de grève national.

Près de 30% des salariés de Pôle emploi ont "déjà" répondu en une semaine environ au questionnaire sur les risques psychosociaux liés à leurs conditions de travail, a déclaré vendredi à l’AFP le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy.

"Va te suicider" ou "Moi aussi, alors, je vais me suicider" : les salariés de France Télécom sont confrontés à des agressions verbales de clients excédés, faisant référence aux suicides de leurs collègues, a dénoncé vendredi l’Observatoire du stress, créé par les syndicats.

Le nouveau mouvement de grève touchant quelque 5.000 salariés sans-papiers lancé il y a un mois touche désormais 1.800 entreprises dans 38 départements, ont indiqué vendredi dans un communiqué commun les syndicats et associations soutenant le mouvement.

Le travail, meilleur moyen d’insertion des handicapés pour les Français

PARIS (AFP) - 16/11/09 23h47

Les Français estiment que le travail est la première priorité pour intégrer les personnes handicapées dans la société, selon l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des handicapés (Adapt) qui organisait lundi une rencontre handicapés-employeurs à Paris.

Une personne handicapée travaillant dans une petite société d’informatique bretonne

Alors que débutait lundi la 13e semaine pour l’emploi des handicapés, l’Adapt a rappelé les résultats d’un sondage Harris interactive réalisé fin septembre selon lequel 46% des Français citent le travail comme facteur principal d’insertion, loin devant la possibilité de se déplacer librement (29%) et l’accessibilité aux lieux publics (24%).

Et 42% des personnes interrogées estiment que c’est "la difficulté à trouver un emploi" qui représente l’une des principales difficultés rencontrées par les personnes handicapées au quotidien, voire la première pour 23% d’entre elles.

Ces chiffres confortent l’Adapt qui, outre ses missions traditionnelles d’accueil dans ses établissements, a développé une double mission d’aide à la recherche d’emploi pour les handicapés et de conseils variés aux entreprises qui les embauchent.

"Nous informons et aidons les entreprises tout au long de l’année, par nos formations et, durant la semaine pour l’emploi des handicapés, en organisant forums et +handicafés coachés+, explique son président, Emmanuel Constans.

Lundi à Paris se tenait un "handicafé coaché" : une cinquantaine de personnes handicapées on pu se présenter et proposer leurs services à des recruteurs sur le principe d’un entretien en tête à tête.

"Il y a 10 ans j’aurais dit que ce type de structure allait me +placardiser+. Aujourd’hui je pense que les employeurs voient plus les compétences que le handicap", a expliqué Stéphane, 31 ans, ingénieur agronome, qui a depuis 10 ans des problèmes d’équibre et d’élocution à la suite d’un accident vasculaire cérébral et cherche à changer d’activité.

"Comme les +job dating+ (rencontres express entre recruteurs et demandeurs d’emplois) que nous organisons sans intermédiaires, associations ou autres acteurs institutionnels, ça se passe ici entre quatre yeux et c’est souvent un déclic", explique Dominique le Douce, d’Adapt.

"Il reste encore du boulot à faire", ajoute-t-il, rappelant que les Bac+2 à Bac+5 chez les handicapés restent des "exceptions culturelles" et que 80% d’entre eux ont un très faible niveau de compétence.

Si au forum suivant le "handicafé coaché", les grandes entreprises comme Areva, la SNCF, Adia ou GMF ont pu témoigner du relatif succès de leurs politiques d’embauche de handicapés, le réseau de PME reste encore très en retard.

Evolution du nombre d’emplois des personnes handicapées de 2005 à 2007

La France comptait fin 2008 250.000 chômeurs handicapés selon Pôle emploi, dont 60.000 en longue durée et 70.000 de plus de 50 ans. Et alors qu’à partir de 2010, les pénalités pour les entreprises de plus de 20 salariés n’employant pas au moins 6% de travailleurs handicapés vont augmenter, 27% d’entre elles n’en avaient encore embauché aucun.

L’Adapt entend orienter ses efforts vers elles afin de les aider "à faire le premier pas".

Et elle lance cette semaine un "appel citoyen" pour un véritable pacte http://pactecitoyen.travaillerensemble.net qui espère recueillir 100.000 signatures.

France Télécom : 70% des salariés "seniors" jugent leur santé affectée par le travail

PARIS (AFP) - 16/11/09 20h05

Quelque 70% des salariés de plus de 45 ans de France Télécom estiment que leur travail a un impact négatif sur leur santé, selon une étude réalisée pour l’Observatoire du stress et de la mobilité forcée, créé en 2007 par deux syndicats du groupe, la CFE-CGC et Sud-PTT.

Logo de France Télécom

Quelque 19,4% des salariés seniors jugent que leur santé est très affectée par leur travail, et 51,6% qu’elle l’est "plutôt", contre 29% qui répondent "plutôt non" ou "pas du tout", selon les résultats de l’enquête, réalisée par l’Observatoire du stress, avec la contribution du cabinet d’Intervention sociale et alternatives en santé au travail (Isast).

Selon une enquête européenne sur les conditions de travail de 2007, 35% des salariés européens et 28% des salariés français pensent que "le travail affecte leur santé", souligne l’Observatoire.

Parmi les troubles de santé déclarés comme étant en relation avec le travail, les seniors citent en majorité une "fatigue générale" (55,6%), devant les "troubles du sommeil" (48,6%), les "douleurs articulaires ou dorsales" (45,1%), et les troubles organiques, comme ceux de l’ouie, de la vue, les céphalées, les troubles cutanés, les allergies, les problèmes digestifs ou cardiovasculaires (38,4%).

Arrivent ensuite l’irritabilité (36,2%), l’épuisement (15,1%), la consommation de psychotropes (11,9%) et la consommation de médicaments (9,5%).

Quelque 10,9% des personnes interrogées disent ne présenter aucun trouble de santé, 41,1% affirment en avoir un ou deux, et 34,7% trois ou quatre. Ils sont 10,7% à dire en avoir cinq ou six, et 2,5% sept ou huit.

L’enquête porte sur 2.073 salariés de France Télécom de plus de 45 ans, qui ont répondu par internet au questionnaire, entre le 13 et le 29 août. L’échantillon a été redressé selon la méthode des quotas.

Sur les cinq dernières années, 33,2% des seniors ont occupé un seul poste, 34,2% en ont occupé deux, 22,6% trois, et 10% quatre postes et plus. Ceux qui ont le plus changé de postes (quatre et plus) sont ceux qui estiment le plus que leur travail affecte leur santé, et qui ont plus de troubles de santé déclarés.

Lorsqu’ils ont dû changer de métier, 29,2% des seniors disent y avoir "toujours été contraints", 26,2% "souvent", 16,2% "rarement", et 13,5% "jamais". Là aussi, ceux qui disent avoir "toujours" été contraints connaissent un nombre moyen de troubles de la santé plus important, et sont plus nombreux à estimer que leur travail nuit à leur santé.

En matière de mobilité géographique, 36,8% d’entre eux ont travaillé sur deux sites différents ces cinq dernières années, 16,5% sur trois et 7,5% sur quatre et plus, contre 39% qui ont travaillé sur un seul site. On observe encore une corrélation entre fréquence de la mobilité, impact du travail sur la santé et nombre de troubles de la santé.

Par ailleurs, seulement 25% des salariés de plus de 45 ans croient "en l’avenir de leur métier", contre 70,8% qui n’y croient "plutôt pas" ou "pas du tout".

81,5% disent également que leur métier n’est pas valorisé par leur entreprise, contre 13,4% qui pensent le contraire.

Fiscalisation des indemnités accidents du travail : "indécence inqualifiable", selon Bernard Thibault

PARIS (AFP) - 16/11/09 16h48

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a fustigé lundi le vote par l’Assemblée nationale de la fiscalisation des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale pour les accidents du travail, une mesure, selon lui, d’"une indécence inqualifiable".

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, et Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, s’entretiennent le 16 novembre 2009 à Paris, avant une table ronde organisée par l’association des journalistes de l’information sociale (Ajis).

"Il fallait un os à ronger à M. Copé dans le paysage politique actuel, il fallait que M. Copé existe (...) C’est ça, le premier motif de cette affaire", a déclaré M. Thibault, au sujet du patron des députés UMP, à l’initiative de cette mesure.

Selon le dirigeant de la CGT, "il est particulièrement indécent que le même groupe politique, majoritaire au parlement, qui maintient le bouclier fiscal, nous explique qu’au nom de la justice fiscale, il faille imposer les indemnités pour accident du travail". "Je trouve ça d’une indécence inqualifiable", a-t-il ajouté.

Bernard Thibault s’exprimait en compagnie des dirigeants des autres centrales syndicales, devant l’Association des Journalistes de l’Information sociale (AJIS).

Président de la CFE-CGC, Bernard van Craeynest a déclaré qu’il va falloir que le patronat "arrête la sous-déclaration des accidents du travail".

A la question de savoir pourquoi les syndicats n’avaient pas publié de déclaration commune à ce sujet, le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri a affirmé que tous les syndicats sont "d’accord pour condamner la fiscalisation" mais, a-t-il dit, "telle ou telle organisation considère que (...) ces questions de protection sociale sont réservées aux organisations représentées dans les organismes paritaires".

Dans ces organismes ne siègent pas les syndicats non représentatifs au niveau interprofessionnel (FSU, Solidaires, Unsa).

Son homologue de Force ouvrière Jean-Claude Mailly s’est déclaré "encore plus inquiet sur ce qui se passera au mois de mars, après les régionales, maintenant que la sortie de la récession est annoncée", sur le traitement par le gouvernement des déficits publics. "La question de la protection sociale sera, je pense, dans la cible", a-t-il redouté.

La fiscalisation des indemnités d’accidents du travail a été votée vendredi à l’Assemblée en première lecture, dans le cadre du projet de budget pour 2010.

France Télécom : trois salariés sur quatre ont répondu au questionnaire sur le stress

PARIS (AFP) - 15/11/09 18h22

Trois salariés de France Télécom sur quatre ont répondu au questionnaire sur les risques psychosociaux (stress, dépression...), envoyé le 19 octobre aux 102.000 salariés français du groupe, a-t-on appris dimanche auprès du cabinet Technologia, qui a mis au point le questionnaire.

Manifestation de salariés de France Télécom contre la souffrance au travail, le 20 octobre 2009 à Marseille

"L’analyse des réponses va donner lieu à un premier rapport qui devrait être présenté début décembre aux partenaires sociaux et à la médecine du travail", comprenant des "propositions de mesures d’urgence à mettre rapidement en oeuvre", a indiqué Technologia.

La clôture de l’enquête aura lieu lundi à 22H00, mais dès à présent, Technologia estime que "plus de 76.000 réponses auront été collectées" à cette date, explique un communiqué du cabinet, précisant qu’il s’agit de "la plus forte de toutes les participations jamais enregistrées par Technologia sur ses différentes enquêtes".

"On est à 75% de répondants, c’est du jamais vu", a indiqué à l’AFP Jean-Claude Delgènes, directeur de Technologia.

Des salariés sans-papiers occupent des agences d’intérim dans l’Oise

NOGENT-SUR-OISE (Oise) (AFP) - 14/11/09 17h41

Une centaine de salariés sans-papiers occupent depuis jeudi trois agences d’intérim à Nogent-sur-Oise (Oise) dans le cadre d’un nouveau mouvement de grève national.

Des personnes sans-papiers occupent, le 14 octobre 2009, une agence d’intérim à Paris, pour réclamer leur régularisation.

Soutenus notamment par la CGT, les grévistes, originaires des régions creilloise et parisienne, campent jour et nuit dans les agences Synergie, Crit Intérim et Vediorbis de Nogent.

"Il faut que la France nous laisse une petite place. On est seulement venu travailler. On paye nos impôts et notre sécurité sociale mais on n’a aucun droit", a déclaré l’un d’eux, qui affirme travailler depuis 7 ans comme maçon pour ces sociétés de travail temporaire.

Le nouveau mouvement de grève lancé il y a un mois touche désormais 5.000 sans-papiers et 1.800 entreprises dans 38 départements, selon les syndicats et associations soutenant le mouvement (CGT, FSU, Solidaires, Ligue des droits de l’Homme, Cimade, Femmes Egalité et RESF).

Pôle emploi : 30% de réponses au questionnaire sur les conditions de travail

PARIS (AFP) - 13/11/09 20h24

Près de 30% des salariés de Pôle emploi ont "déjà" répondu en une semaine environ au questionnaire sur les risques psychosociaux liés à leurs conditions de travail, a déclaré vendredi à l’AFP le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy.

Une agence Pôle emploi de Dijon, le 29 février 2009

Assurant être "très attentif à la question du stress", M. Charpy a souligné qu’ont été "reçues déjà 30% de réponses au questionnaire envoyé seulement le 5 novembre".

"Cela va nous permettre d’engager des négociations pour signer d’ici fin février" un accord sur les conditions de travail et la prévention du stress, a-t-il ajouté.

Le 20 octobre, au soir d’une grève suivie des personnels de Pôle emploi pour protester contre leurs conditions de travail, M. Charpy avait annoncé l’ouverture "d’ici la fin de la semaine, avec l’espoir d’aboutir avant la fin de l’année, (d’)une négociation sur la prévention du stress".

"Il faut des engagements concrets pour changer l’organisation du travail, comme un arrêt du rythme effréné d’installation des sites mixtes ANPE-Assedic et de la polyvalence bas de gamme des agents ou un abandon de la pression sur les résultats chiffrés, facteur très important de risques psychosociaux", a déclaré à l’AFP Philippe Sabater (Snu FSU).

Une réunion du Comité national d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CNHSCT) de Pôle emploi est prévue mercredi, a-t-il précisé.

Les salariés de Pôle emploi sont invités depuis le 5 novembre et jusqu’au 20 novembre à répondre par internet à un questionnaire sur le stress au travail, la direction souhaitant ainsi établir une "photographie" des "risques psychosociaux" sur la base du "ressenti des salariés au travail".

Les "premiers éléments d’analyse" sont attendus courant décembre, la totalité "courant janvier", a indiqué jeudi dernier la direction de Pôle emploi, l’organisme issu de la fusion ANPE-Assedic.

Les 107 questions transmises aux quelque 47.000 salariés portent notamment sur leur charge de travail, leur autonomie, la reconnaissance de leur travail, leur temps de travail, les difficultés relationnelles mais aussi leur sentiment face à la fusion, leur santé ou encore les agressions dont ils ont pu être victimes.

Les réponses seront traitées par un organisme indépendant spécialisé dans la prévention des risques, ISAST.

France Télécom : les suicides liés aux "agressions verbales" de clients

PARIS (AFP) - 13/11/09 20h23

"Va te suicider" ou "Moi aussi, alors, je vais me suicider" : les salariés de France Télécom sont confrontés à des agressions verbales de clients excédés, faisant référence aux suicides de leurs collègues, a dénoncé vendredi l’Observatoire du stress, créé par les syndicats.

Le logo de France Telecom à Paris, le 25 août 2005.

Dans une lettre ouverte adressée au PDG de France Télécom Didier Lombard, l’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom, créé par la CFE-CGC et Sud-PTT en 2007, s’inquiète des propos "tenus chaque jour, depuis plusieurs semaines, par des clients excédés à des salariés de France Télécom".

La direction du groupe a reconnu que "les conseillers clients recevaient des remarques de clients sur le sujet", mais a souligné que "le phénomène avait énormément baissé", après "des volumes très importants fin septembre-début octobre" (pouvant aller jusqu’à un appel sur dix, dans certains endroits). "Maintenant c’est plus marginal", a expliqué un porte-parole.

Dans la lettre publiée sur le site de l’Observatoire, les auteurs demandent au PDG de lancer une "enquête pour mesurer l’ampleur du phénomène".

"Si les conseillers sont souvent heurtés par ces propos, beaucoup les classent dans les agressions verbales habituelles", mais "leur portée -ils sont constitutifs du délit d ?incitation au suicide- ne doit pas être minimisée, ni banalisée", explique l’Observatoire.

Certains salariés se sont "trouvés +mal+ dans les jours qui ont suivi, avec la peur de se rendre au travail ou le besoin d ?en parler" et "des arrêts de travail ont été nécessaires", selon la lettre, précisant que certains ont même porté plainte.

L’Observatoire regrette que les situations soient "gérées au cas par cas, de manière improvisée" et demande "une communication interne (...) sur la conduite à tenir".

La direction précise que "les conseillers clients ont reçu des consignes de leurs managers pour essayer de prendre le maximum de recul et ne pas prendre les remarques à titre personnel", et qu’une partie des conseillers a déjà été formée pour apprendre à "se distancier de ce type de remarques".

"Il y a aussi des réunions régulières, où chacun peut s’exprimer et dire ce qui s’est passé", a affirmé le porte-parole.

De plus, dans certains centres, "les conseillers disposent d’une touche sur leur ordinateur qui permet de conduire les clients agressifs vers un message enregistré" leur rappelant que l’agression verbale est "illégale et passible de poursuites", a-t-il ajouté.

Plus largement, l’Observatoire dénonce la "massification de la clientèle", qui "se traduit par une standardisation du contact-client", qui "renvoie le salarié, comme le client, à une existence déshumanisée".

De même, le sous-effectif entraîne "des temps d’attente, qui génère du stress pour le client avant même sa prise en charge par le conseiller", tout comme les "systèmes de sélection à l’arrivée, qui demandent au client de taper 1, taper 2, etc.", note la lettre.

Des grèves de sans-papiers dans 38 départements

PARIS (AFP) - 12/11/09 22h37

Le nouveau mouvement de grève touchant quelque 5.000 salariés sans-papiers lancé il y a un mois touche désormais 1.800 entreprises dans 38 départements, ont indiqué vendredi dans un communiqué commun les syndicats et associations soutenant le mouvement.

Des travailleurs sans-papiers occupent l’entrée d’un chantier, le 2 novembre 2009 dans le quartier d’affaires de la Défense

Ces derniers (CGT, FSU, Solidaires, Ligue des droits de l’Homme, Cimade, Femmes Egalité et RESF) réclament une circulaire de régularisation avec des critères garantissant l’égalité de traitement et une procédure sécurisée.

Après Paris et sa région où il a débuté à la mi-avril 2008, le mouvement, qui en est à sa deuxième vague de grèves, a notamment essaimé en Loire-Atlantique, dans les Alpes-Maritimes ou le Loiret, a indiqué à l’AFP Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT.

Dénonçant la multiplication des procédures pour déloger les grévistes des sites occupés, par voie de référés, astreintes financières ou ordonnances d’évacuation, ces organisations syndicales et associations ont "solennellement appelé le gouvernement à faire cesser ces manoeuvres d’intimidation qui de toute façon n’entameront pas la détermination des grévistes puisqu’elles ne résolvent rien sur le fond", indique leur communiqué.

Un recours va être déposé devant le président du tribunal de grande instance de (TGI) Paris contre l’utilisation "abusive et irrégulière" d’ordonnances sur requête pour évacuer les grévistes, une procédure qui ne donne pas lieu à un débat contradictoire, selon la CGT.

Le mouvement de grèves a été lancé mi-octobre par les sans-papiers, essentiellement africains, intérimaires ou travaillant dans le gardiennage, la propreté, la sous-traitance du BTP. Ils demandent une circulaire élargissant le champ des régularisations et dénoncent les différences de traitement de leurs dossiers selon les départements.

Ces grèves coordonnées déclenchées dans des entreprises sont la deuxième vague d’un vaste mouvement lancé depuis la mi-avril 2008 par la CGT et l’association Droits devant pour obtenir des régularisations de travailleurs sans papiers.

Sont également demandés l’abaissement de la durée de séjour en France de cinq à trois ans pour la régularisation, l’entrée dans le dispositif des personnels de sécurité et la prise en compte du travail au noir.

VIDEOS

La Banque de France, modèle d’insertion des handicapés au travail

PARIS (AFP) - 14/11/09 21h21

Lundi débute la "Semaine pour l’emploi des personnes handicapées". La Banque de France montre depuis des années l’exemple avec un effectif constant de 22 handicapés. Reportage. Durée : 1min29


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