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Sauver les retraites ou la note AAA de l’Etat Français ?

RETRAITES : LE PROJET GOUVERNEMENTAL

On attend la réaction des marchés

mercredi 14 juillet 2010 par JMT

Une large majorité de Français, 57%, n’a pas jugé le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy convaincant lundi soir sur France 2, selon un sondage CSA à paraître mercredi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Le Conseil des ministres a examiné mardi le très attendu et controversé projet de loi de réforme des retraites, qui prévoit notamment le recul à 62 ans de l’âge légal de départ en retraite et une hausse des cotisations des fonctionnaires, a-t-on appris auprès de membres du gouvernement.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a accusé mardi le gouvernement de "mensonges" dans le dossier des retraites, notamment sur le cas des femmes et des personnes ayant commencé à travailler très tôt.

L’intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2 a montré que l’un des objectifs de la réforme des retraites est "de répondre aux attentes des marchés financiers", a dénoncé mardi sur RTL le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly.

Les syndicats ont prévu des rassemblements contre le projet gouvernemental de réforme des retraites mardi, jour de son passage en Conseil des ministres, a-t-on appris lundi auprès des organisations.

La réforme des retraites, reléguée au second plan par l’affaire Bettencourt, revient mardi sur le devant de la scène avec sa présentation en Conseil des ministres, au lendemain d’une intervention d’un Nicolas Sarkozy inflexible sur les mesures phares du projet de loi.

Une courte majorité de Français (53%) juge inévitable d’augmenter les impôts pour lutter contre les déficits publics, selon un sondage TNS Sofres pour i-télé, Europe 1 et Le Monde publié mardi.

Intervention télévisée de Sarkozy : 57% des Français pas convaincus, selon un sondage

AFP, Mise a jour : mercredi 14 juillet 2010 07:31

Une large majorité de Français, 57%, n’a pas jugé le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy convaincant lundi soir sur France 2, selon un sondage CSA à paraître mercredi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Le président de la République, interrogé en pleine tourmente de l’affaire Woerth-Bettencourt et à la veille de la présentation en Conseil des ministres de la réforme des retraites, n’a convaincu que 32% des personnes interrogées. 11% ne se prononcent pas.

AFP Nicolas Sarkozy interviewé par David Pujadas sur France 2 le 12 Juillet 2010

Sur les trois grands sujets abordés au cours de l’émission, Nicolas Sarkozy n’a été jugé convaincant ni sur la réforme des retraites (53% contre 37% qui l’ont trouvé convaincant) ni sur la réduction des déficits (55% contre 29%) et encore moins à propos de l’affaire Woerth-Bettencourt (62% contre 23%).

Nicolas Sarkozy n’a finalement convaincu que son camp politique, à savoir 82% des sympathisants de droite, contre 11% seulement des sympathisants de gauche.

Sondage réalisé par téléphone le 13 juillet auprès d’un échantillon représentatif de 876 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Un autre sondage, de l’Ifop paru dans Le Figaro, confirme cette tendance. Seuls 44% des personnes interrogées ont trouvé Nicolas Sarkozy convaincant. La réforme des retraites est le seul sujet sur lequel le chef de l’Etat a emporté une courte adhésion (52% contre 48%).

Selon cette enquête, les non-convaincus sont majoritaires quand Nicolas Sarkozy parle de la dépendance (53%), du train de vie de l’Etat (59%), de la réduction des déficits (60%), de l’affaire Bettencourt (60%), de la lutte contre la délinquance (60%) et de la lutte contre le chômage (70%).

Sondage réalisé le 13 juillet auprès d’un échantillon représentatif de 918 personnes (quotas).

Le Conseil des ministres a examiné le projet de loi sur les retraites

AFP, Mise a jour : mardi 13 juillet 2010 11:05

Le Conseil des ministres a examiné mardi le très attendu et controversé projet de loi de réforme des retraites, qui prévoit notamment le recul à 62 ans de l’âge légal de départ en retraite et une hausse des cotisations des fonctionnaires, a-t-on appris auprès de membres du gouvernement.

AFP/Archives Eric Woerth et François Fillon le 23 juin 2010 à la sortie du Conseil des ministres à l’Elysée à Paris

Défendu par le ministre du Travail Eric Woerth, ce texte doit désormais être soumis aux commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, avant d’être discuté par le Parlement en séance plénière à partir du 7 septembre, pour une adoption espérée "à la fin du mois d’octobre", selon le calendrier défini lundi soir par Nicolas Sarkozy.

Sur France 2, le chef de l’Etat a répété que le gouvernement ne "toucherait pas", lors de ces débats, à la nouvelle règle des 62 ans ou à "l’équilibre des cotisations public/privé" pour des raisons de "justice".

Il s’est en revanche déclaré ouvert à des évolutions sur la prise en compte de la "pénibilité", le dispositif de départs anticipés pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans et le cas particulier des polypensionnés, ces assurés pénalisés parce qu’ils relèvent de plusieurs régimes de retraite.

Les syndicats, qui ont annoncé une "mobilisation massive" des salariés le 7 septembre, et la gauche dénoncent le caractère "injuste" du projet du gouvernement.

Retraites : "mensonges" sur les carrieres longues et les femmes, accuse Thibault

AFP, Mise a jour : mardi 13 juillet 2010 09:46

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a accusé mardi le gouvernement de "mensonges" dans le dossier des retraites, notamment sur le cas des femmes et des personnes ayant commencé à travailler très tôt.

AFP/Archives Bernard Thibault le 19 mai 2010 à Paris

"Nous allons continuer à informer car il y a des mensonges diffusés, y compris dans la communication gouvernementale", a estimé M. Thibault sur France Info.

A titre d’exemples, le responsable de la CGT a cité les gens ayant une carrière longue parce qu’ayant commencé à travailler très jeunes, et la prise en compte du congé maternité dans le calcul des trimestres de cotisations.

"Exemple, ceux qui ont commencé à travailler très tôt vont pouvoir partir avant 60 ans : ce n’est absolument pas ce que dit le texte qui va être soumis en Conseil des ministres aujourd’hui", a déclaré Bernard Thibault.

"Ce que dit le texte, c’est ceux qui ont commencé à travailler tôt pourront partir avant 62 ans, puisque l’âge légal passerait à 62 ans, ce n’est pas avant 60 ans", a poursuivi le syndicaliste.

"Deuxième mensonge : beaucoup de femmes ont entendu dire que leur congé de maternité allait être intégré dans les trimestres cotisés : ce sera vrai à l’avenir pour les futurs congés de maternité, autrement dit pour les femmes qui partiront à l’horizon 2040", a expliqué Bernard Thibault. "Alors que beaucoup ont compris que si elles avaient eu des enfants dans les dernières décennies, ça allait enfin compter pour leur retraite", a-t-il ajouté.

M. Thibault a également critiqué le calendrier choisi pour la réforme des retraites : "Sur une réforme aussi essentielle que la retraite, qui est un pilier fondamental du droit social, pourquoi choisir la période d’été pour l’adopter en Conseil des ministres, et le Parlement très tôt à la rentrée si ce n’est pour tenter d’empêcher une mobilisation ?"

Les syndicats ont appelé à une journée de mobilisation le 7 septembre, jour où le Parlement commencera à examiner le texte.

Retraites : la réforme vise en partie à répondre aux "attentes des marchés", dénonce Mailly

AFP, Mise a jour : mardi 13 juillet 2010 09:03

L’intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2 a montré que l’un des objectifs de la réforme des retraites est "de répondre aux attentes des marchés financiers", a dénoncé mardi sur RTL le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly.

AFP/Archives Jean-Claude Mailly le 15 juin 2010 à Paris

"Il dit bien que sur le dossier retraite, l’un de ses objectifs est de répondre aux attentes des marchés financiers, cela confirme bien le caractère économique de cette réforme et non pas son caractère social", a déclaré M. Mailly.

"Quand on annonce une réforme comme celle des retraites, qui vise à retirer des droits et dépenser moins en matière de retraites, c’est bien la confirmation que les pouvoirs publics font entrer le pays dans une politique qui aura des conséquences en termes de croissance, de droit sociaux et de chômage", a-t-il ajouté.

Retraites : rassemblements à l’appel des syndicats

AFP, Mise a jour : mardi 13 juillet 2010 06:43

Les syndicats ont prévu des rassemblements contre le projet gouvernemental de réforme des retraites mardi, jour de son passage en Conseil des ministres, a-t-on appris lundi auprès des organisations.

AFP Les leaders de la CGT Bernard Thibault (3ème à D) et de la CFDT François Chérèque (2ème à G) en tête de la manifestation intersyndicale parisienne, le 27 mai 2010

Sept syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires et FO) ont appelé leurs adhérents à se rassembler pour exprimer leur désaccord avec ce projet, construit autour du recul de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite.

La plupart des dirigeants nationaux seront présents à une réunion symbolique devant le ministère du Travail à Paris, comme Bernard Thibault pour la CGT, François Chérèque pour la CFDT ou Alain Olive pour l’Unsa.

M. Thibault déposera à cette occasion, rue de Grenelle, les cartes de pétitions lancées par son syndicat contre la réforme gouvernementale, qui ont recueilli près de 500.000 signatures selon la CGT.

Une première fournée de pétitions avait été remise au ministère par M. Thibault en juin dernier, durant la phase de concertation avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites.

Des rassemblements sont également prévus dans différentes villes de province, également de la part de FO qui s’est associée à l’intersyndicale pour la journée d’action du 7 septembre, organisée lors de la présentation du projet de loi au Parlement.

Dans une lettre ouverte au ministre du Travail Eric Woerth, le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a réclamé le "retrait" du projet de loi, dépeint comme "injuste socialement et inefficace financièrement".

Lors des manifestations de mardi, FO cherchera "à mettre en avant cette demande de retrait", une revendication que n’ont pas formulée la CGT ou la CFDT.

La FSU indique qu’outre les rassemblements, des actions symboliques seront organisées en province, comme une "prise de la Bastille" à Grenoble ou le survol des plages du Var et des Alpes-Maritimes par un avion tirant une banderole anti-réforme.

Le projet gouvernemental est connu depuis la mi-juin, et n’a pas varié depuis : il prévoit notamment un recul de l’âge légal de départ à 62 ans, un alignement du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé et de nouvelles recettes à hauteur de 4 milliards d’euros par an.

Retraites : la réforme présentée en Conseil des ministres

AFP, Mise a jour : mardi 13 juillet 2010 06:41

La réforme des retraites, reléguée au second plan par l’affaire Bettencourt, revient mardi sur le devant de la scène avec sa présentation en Conseil des ministres, au lendemain d’une intervention d’un Nicolas Sarkozy inflexible sur les mesures phares du projet de loi.

AFP/Archives Eric Woerth et Georges Tron le 22 avril 2010 au ministère à Paris à l’issue d’une première série d’entretiens sur la réforme des retraites

Le chef de l’Etat a réaffirmé que ce serait bien le ministre du Travail, Eric Woerth, qui continuerait à porter la réforme, qualifiant de "calomnie" les soupçons à son encontre dans l’affaire Bettencourt.

Quant au contenu du projet de loi, il n’a pas bougé depuis son dévoilement à la mi-juin : il prévoit notamment un recul de l’âge légal de départ à 62 ans, un alignement du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé et de nouvelles recettes à hauteur de 4 milliards d’euros par an.

Sur les deux premières mesures, Nicolas Sarkozy a prévenu : "les 62 ans, nous n’y toucherons pas" et "l’équilibre des cotisations public/privé, c’est une question de justice, on ne peut pas y toucher".

Les organisations syndicales comptent rappeler mardi leur vive opposition au projet du gouvernement : sept syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires et FO) ont appelé leurs adhérents à participer à des rassemblements.

La plupart des dirigeants nationaux seront présents à une réunion symbolique devant le ministère du Travail à Paris. Des rassemblements sont également prévus en province.

Pour l’instant, malgré une contestation montée d’un cran —entre 797.000 et 2 millions de personnes ont manifesté le 24 juin contre la réforme—, Nicolas Sarkozy est resté inflexible sur l’ossature de son texte et a prévenu que les futures manifestations n’y changeront rien. Il n’a ouvert la porte qu’à des évolutions sur certains points précis, comme celui de la prise en compte de la pénibilité au moment du départ à la retraite.

Au-delà de l’étape formelle du Conseil des ministres, c’est au Parlement que va se jouer le sort de la réforme. Le projet de loi sera examiné du 20 au 22 juillet en Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, avant le débat en séance plénière à l’Assemblée début septembre.

Sondage : plus de la moitié des Français jugent inévitable une hausse des impôts

AFP, Mise a jour : lundi 12 juillet 2010 20:55

Une courte majorité de Français (53%) juge inévitable d’augmenter les impôts pour lutter contre les déficits publics, selon un sondage TNS Sofres pour i-télé, Europe 1 et Le Monde publié mardi.

AFP/Archives Une déclaration d’impôts sur le revenu et une souris d’ordinateur, le 30 mars 2005

Interrogés sur les différents moyens de diminuer les déficits publics, les Français considèrent comme inévitable de réduire les dépenses publiques (63%) et de réduire ou supprimer certaines niches fiscales (62%).

La nécessité d’augmenter les impôts et les taxes est, elle, mentionnée par plus de la moitié des Français (53%).

Les sympathisants de droite sont plus nombreux (60%) à juger ce moyen inévitable que ceux de gauche (50%), que les catégories modestes (40%) ou les catégories ouvrières (49%), selon le sondage.

Cette enquête a été réalisée les 7 et 8 juillet en face-à-face auprès d’un échantillon national de 1.000 personnes, représentatif de l’ensemble de la population française.


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