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De la multinationale à la PME, une certitude

Y A QUE LE FRIC QUI COMPTE !

Petit florilège de comportements d’entreprises

lundi 11 mai 2009 par JMT

Le constructeur américain d’engins de chantier Caterpillar a annoncé la mise en oeuvre de son plan social prévoyant 733 licenciements sur ses sites isérois, choisissant le passage en force après des mois de bras de fer avec les syndicats et l’échec d’ultimes négociations lundi.

Dans le cadre d’un accord avec le britannique Centrica, EDF va lui racheter 51% des parts du belge SPE et lui céder 20% de l’opérateur nucléaire British Energy. EDF va en outre lancer avec Centrica un projet de construction de quatre réacteurs EPR au Royaume-Uni.

Un rapport sur le partage des profits, commandé par Nicolas Sarkozy, souligne que si la part des salaires dans la valeur ajoutée reste stable, les écarts de rémunération s’accroissent. Laurence Parisot s’est d’ores et déjà dite opposée à des discussions "au niveau national" entre patronat et syndicats sur le partage des profits, malgré la menace d’un projet de loi avant l’été brandie par le chef de l’Etat.

Sur fond de récession et de diminution du nombre des voyages, le PDG de la compagnie ferroviaire prévoit une baisse des profits en 2009. Il assure toutefois que la SNCF sortira "plus forte" de la crise car elle se positionne "sur des marchés porteurs, la croissance verte".

Un chef d’entreprise textile de Castres a récemment proposé à neuf salariés licenciés un reclassement en Inde pour 69 euros brut par mois, provoquant stupeur et colère au sein de l’entreprise et dans la région.

En 9 mois, la procédure de ruptures par consentement mutuel de CDI a été utilisée près de 67.000 fois et de moins en moins de demandes sont refusées. Ce nouveau mode de rupture du CDI suppose un accord du salarié et de l’employeur et ouvre droit à des indemnités de départ et, éventuellement, à l’assurance chômage.

L’entreprise ferroviaire va faire évoluer ses annonces diffusées en cas d’incident sur ses lignes Transilien.

Réagissant aux extraits du rapport de la sénatrice UMP Fabienne Keller rendus publics samedi, le PDG de la SNCF se dit d’accord pour investir davantage dans les gares. Mais la SNCF ne devra pas être la seule à mettre la main à la poche. Les collectivités locales seraient aussi appelées à contribuer.

période de pointe, le site voyages-sncf.com tousse parfois un peu. Du fait d’un "travail en profondeur", selon la SNCF, il est en accès limité lors des pics de connexion. Conséquence : les internautes qui tentent d’acheter des billets de train rencontrent parfois des difficultés. Nouveau souci technique pour le site, qui avait déjà connu deux grosses pannes en juillet et novembre.

Caterpillar : vers un passage en force du plan social de 733 licenciements

AFP - lundi 11 mai 2009, 19h27

Le constructeur américain d’engins de chantier Caterpillar a annoncé la mise en oeuvre de son plan social prévoyant 733 licenciements sur ses sites isérois, choisissant le passage en force après des mois de bras de fer avec les syndicats et l’échec d’ultimes négociations lundi.

Cette décision survient à l’issue de deux mois d’un conflit opposant une minorité de salariés jusqu’au-boutistes à une direction intraitable. Un conflit marqué par la séquestration de cadres fin mars et qualifié par un avocat de "symbole de l’échec du dialogue social".

Usine Caterpillar Grenoble 31 Mars 2009

Patrick Cohen, élu CGT du comité d’entreprise, s’est déclaré "dégoûté" par le "passage en force de la direction". L’intersyndicale va réfléchir à l’éventualité d’une suite judiciaire, a-t-il dit.

"La direction maintient ce qu’elle a mis en place depuis le début. Elle n’a jamais eu la volonté de négocier depuis le début, mais de passer en force", a déclaré M. Cohen à sa sortie de la réunion de la dernière chance.

"Nous allons mettre en oeuvre le plan social comme annoncé dans le livre III", prévoyant 733 licenciements, "faute d’un accord sur l’aménagement du temps de travail", a déclaré à l’AFP la direction de Caterpillar.

La direction avait un temps émis la possibilité de réduire le nombre de licenciements à 600 sous réserve de la signature de cet accord. Un projet d’accord avait été rejeté à la majorité des 2.551 salariés des sites de Grenoble et d’Echirolles (Isère) le 6 mai.

La décision d’appliquer le plan social fait suite à une ultime réunion lundi en préfecture entre la direction et les élus du comité d’entreprise (CE), qui ont refusé d’émettre un avis sur le plan social, seul à même de valider la procédure.

Toutefois, conformément à la jurisprudence en droit du travail, un défaut d’avis des élus du CE vaut "avis négatif", a expliqué à l’AFP un juriste.

Les élus du CE ont refusé d’émettre un avis et suspendu la négociation en préfecture après le refus de la direction de lever les sanctions à l’encontre de 19 salariés, pour des actions commises lors du conflit social.

Soulignant qu’ils faisaient l’objet de "menaces" de la part de salariés excédés, les élus ont fait valoir leur "droit de retrait", conformément au code du travail en raison de la présence d’un "danger grave et imminent pour leur santé".

En février, la direction de Caterpillar, confrontée à une chute vertigineuse de son carnet de commandes sur fond de crise, avait annoncé le plan social, immédiatement rejeté par l’intersyndicale qui réclamait 450 suppressions d’emploi au maximum.

Les adversaires du plan ont ensuite multiplié les actions coups de poing. La plus marquante fut la séquestration fin mars pendant 24 heures de quatre cadres de l’entreprise.

De son côté, la direction de Caterpillar n’a pas hésité à faire des recours en justice, désireuse d’appliquer un plan nécessaire, selon elle, à la survie du site.

Le gouvernement était même intervenu en vain pour favoriser la signature d’un protocole de fin de conflit devant ramener à 600 le nombre de suppressions d’emploi. Il avait ensuite été rejeté par les salariés.

Energie - Grandes manoeuvres dans l’électricité européenne

le 11/05/2009 - 08h28

Dans le cadre d’un accord avec le britannique Centrica, EDF va lui racheter 51% des parts du belge SPE et lui céder 20% de l’opérateur nucléaire British Energy. EDF va en outre lancer avec Centrica un projet de construction de quatre réacteurs EPR au Royaume-Uni.

Crédit Photo : LCI logo edf

C’est désormais officiel : EDF a finalisé son accord avec le britannique Centrica, ce qui devrait se concrétiser par la vente d’une partie du capital de British Energy et par l’achat d’une partie du belge SPE.

Un communiqué du groupe français a ainsi annoncé lundi son projet d’acquisition auprès de Centrica de 51% de la société d’électricité SPE pour 1,3 milliard d’euros.

SPE est la deuxième société de production et de commercialisation d’électricité et de gaz en Belgique derrière Electrabel, détenue par un autre groupe français, GDF-Suez.

La société belge dispose d’une capacité installée de 1,9 gigawatts et de 1,6 million de clients dans le gaz et l’électricité. Les 49% restant du capital de SPE sont entre les mains de municipalités et de banques belges.

Dans le cadre de cette coopération avec Centrica, EDF va lui céder 20% du capital de l’opérateur nucléaire British Energy pour 2,5 milliards d’euros (2,3 milliards de livres).

Il avait acquis ce dernier en septembre pour 15 milliards d’euros (12,4 milliards de livres). Une opération qui avait été jugée trop coûteuse par les syndicats et une partie de la classe politique française.

Le prix de British Energy sérieusement revu à la baisse

La mise en oeuvre de ces accords est prévue pour le troisième trimestre 2009. Et c’est dans leur cadre que le français va s’associer avec Centrica pour construire quatre EPR au Royaume-Uni.

Cette transaction, a souligné le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, va permettre à EDF de "prendre part à la relance de l’énergie nucléaire au Royaume-Uni, sur le modèle des partenariats industriels déjà développés par EDF en Chine et aux Etats-Unis".

Centrica et EDF étaient déjà parvenus à un accord de principe l’an dernier sur le cas de l’opérateur nucléaire britannique, mais restaient depuis lors dans une impasse en raison des prix de l’électricité, principale variable dans la valorisation de prix de British Energy.

Centrica avait envisagé de verser à EDF 3,05 milliards de livres pour acquérir 25% de British Energy. L’acquisition sera donc plus modeste.

Selon le Times, après la chute des prix de l’électricité, les actionnaires de Centrica, maison mère de British Gas, avaient demandé à la société de ne pas surpayer son entrée dans British Energy.

D’après agences

Salaires - Portrait des inégalités au sein de l’entreprise

 le 11/05/2009 - 07h46

Un rapport sur le partage des profits, commandé par Nicolas Sarkozy, souligne que si la part des salaires dans la valeur ajoutée reste stable, les écarts de rémunération s’accroissent. Laurence Parisot s’est d’ores et déjà dite opposée à des discussions "au niveau national" entre patronat et syndicats sur le partage des profits, malgré la menace d’un projet de loi avant l’été brandie par le chef de l’Etat.

Crédit Photo : DR travail de nuit

Avant même sa remise, cette semaine, au président Sarkozy, le rapport Cotis a fait parler de lui. Et chacun, syndicats ou patronat, a bien sûr sa propre lecture.

Pour les premiers, cette étude sur le partage des profits prouve que la répartition se fait de plus en plus au détriment des salariés.

Pour le second, c’est avant tout un rapport qui évite de pointer du doigt les entreprises.

Selon la version quasi définitive de ce rapport demandé par Nicolas Sarkozy au directeur général de l’Insee, Jean-Philippe Cotis, au terme du sommet social du 18 février, la part des rémunérations dans la valeur ajoutée est restée stable en France depuis la deuxième moitié des années 1980.

L’étude souligne toutefois les écarts de croissance des salaires, avec une forte accélération des très hauts salaires dans la dernière décennie masquant un partage de la valeur ajoutée défavorable à une majorité de salariés.

"C’est tout en haut de l’échelle, parmi les 10% de salariés à temps complet qui gagnent le plus, que les salaires ont le plus progressé" en 2007, relevait aussi une récente étude de l’Insee.

Seule une PME sur six distribue des dividendes

Quant aux profits, ils vont pour un peu plus d’un tiers aux revenus du capital (36%), pour une grosse moitié à l’investissement (57%) et le restant à la participation et l’intéressement (7%), indique le rapport.

Il souligne toutefois la grande diversité des situations des entreprises, seule une PME sur six distribuant des dividendes, alors que les mécanismes de l’intéressement et de la participation restent l’apanage des grandes entreprises.

Les partenaires sociaux, associés aux travaux de la mission Cotis, ont donc chacun vu midi à leur porte. Côté patronal, le Medef estime que les entreprises "n’ont pas à rougir de la façon dont est répartie en France la valeur ajoutée".

Le mouvement patronal souligne que d’autres pays, l’Allemagne notamment, ont connu des évolutions très différentes, avec une restauration des marges des entreprises au cours des dernières années, au détriment des salaires.

"Précarité et smicardisation"

Mais côté syndicats, la CGT y a vu "l’explosion des plus hautes rémunérations, avec pour contrepartie la précarité et une smicardisation pour une majorité de salariés".

Pour la CFTC, "c’est un travail intéressant, fouillé, qui fait le constat d’un accroissement des inégalités en faveur des détenteurs du capital et au détriment des salariés ainsi que des dirigeants de PME". Selon le syndicat, il conforte "la nécessité d’une suppression du bouclier fiscal".

A partir de 1982, "il est indéniable que la part salariale a régressé considérablement puisque, revenant au niveau de 1950, c’est plus de 30 ans d’évolution favorable qui ont été gommés", a aussi réagi l’union syndicale Solidaires. Une détérioration qui s’est faite "essentiellement en faveur des dividendes versés aux actionnaires", dénonce l’organisation syndicale.

Pour la CFDT, ce rapport doit être l’occasion pour les pouvoirs publics de "réintégrer les rémunérations des dirigeants et les dividendes dans l’assiette imposable" et pour les partenaires sociaux de "négocier sur la gouvernance des entreprises".

Mais sur cette question des dividendes, leur augmentation s’explique, argumente le Medef, par une forte hausse des cours, qui a accru la valorisation des entreprises. Et la "patronne des patrons", Laurence Parisot, s’est d’ores et déjà dite opposée à des discussions "au niveau national" entre patronat et syndicats sur le partage des profits.

Le chef de l’Etat a pourtant menacé d’un projet de loi avant l’été s’ils ne parviennent pas à s’entendre sur le sujet.

D’après agence

Transports - La SNCF frappée aussi par la crise

le 10/05/2009 - 09h14

Sur fond de récession et de diminution du nombre des voyages, le PDG de la compagnie ferroviaire prévoit une baisse des profits en 2009. Il assure toutefois que la SNCF sortira "plus forte" de la crise car elle se positionne "sur des marchés porteurs, la croissance verte".

Crédit Photo : TF1/LCI TGV

Après le mauvais précédent de 2008, l’année en cours s’annonce pour le moins terne pour les résultats de la SNCF. "2009 est une année de récession, les gens voyagent moins et nos profits vont baisser" : ce pronostic pessimiste est tiré par Guillaume Pepy lui-même, le PDG de la SNCF, dans un entretien au Journal du Dimanche.

En 2008, la SNCF avait vu son bénéfice net divisé par deux, tout en restant élevé, à 575 millions d’euros, sur fond de crise. Guillaume Pepy promet cependant d’augmenter les investissements de 700 millions cette année et en 2010.

"L’économie va changer, nous allons sortir plus forts de la crise parce que la SNCF est une alternative au transport individuel, nous sommes sur des marchés porteurs, la croissance verte", ajoute-t-il.

C’est dans ce contexte peu favorable que la SNCF va devoir faire face à l’ouverture à la concurrence du rail français en matière de trafic international de voyageurs.

Ce sera chose faite le 13 décembre 2009. Mais Guillaume Pepy assure être plutôt "stimulé" par l’arrivée d’un concurrent "à peu près certain", la compagnie italienne Trenitalia, qui fera plusieurs allers-retours chaque jour entre Milan, Lyon, Paris.

D’après agence

Offre de reclassement en Inde à 69 euros mensuels pour des salariés français

AFP - samedi 9 mai 2009, 13h14

Un chef d’entreprise textile de Castres a récemment proposé à neuf salariés licenciés un reclassement en Inde pour 69 euros brut par mois, provoquant stupeur et colère au sein de l’entreprise et dans la région.

ouvrier industrie textile Inde

La direction de l’usine textile Carreman, qui emploie 150 personnes à Castres, a décidé de licencier neuf de ses salariés et leur a proposé un reclassement dans une autre usine du groupe à Bengalore, en Inde.

La proposition, jugée scandaleuse par les salariés, est de 69 euros brut par mois pour six jours de travail. Elle inclut un 13e mois, une assurance médicale et une caisse de prévoyance.

"Il y eu un sentiment de colère mélangé à de la stupéfaction" lors de la découverte de ces propositions, a déclaré à l’AFP un responsable du syndicat CGT, Edmond Andreu, qui a dénoncé un manque de "respect" pour les salariés.

La direction de l’usine a répondu qu’elle ne faisait qu’appliquer la loi. "C’est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d’autres sites, même si c’est en Papouasie ou au Bengladesh.

Je suis conscient que c’est stupide, mais c’est la stupidité de la loi", a déclaré le PDG de Carreman, François Morel, dans un entretien au quotidien régional la Dépêche du Midi vendredi.

Carreman compte une autre unité en France, une en Roumanie et une en Inde. Le député de Castres, Philippe Folliot, a estimé de son côté qu’il fallait "faire modifier les textes" sur les reclassements.

"A la notion d’emploi équivalent, il faut rajouter la notion de salaire équivalent", a-t-il dit, cité par le quotidien.

Les propositions de reclassement dans des pays à bas coût de main d’oeuvre se sont répandues ces dernières années.

En dernier lieu l’équipementier automobile rennais La Barre Thomas a proposé en avril à des techniciens des reclassements en Pologne pour environ 700 euros brut par mois.

Indépendamment des reclassements, une offre d’emploi d’informaticien "low cost" basé à Pondichéry en Inde pour 160 à 320 euros par mois, publiée par l’agence française pour l’emploi, avait aussi déclenché une polémique il y a un an.

Emploi - CDI : le "divorce à l’amiable" est bien installé

le 08/05/2009 - 14h45

En 9 mois, la procédure de ruptures par consentement mutuel de CDI a été utilisée près de 67.000 fois et de moins en moins de demandes sont refusées. Ce nouveau mode de rupture du CDI suppose un accord du salarié et de l’employeur et ouvre droit à des indemnités de départ et, éventuellement, à l’assurance chômage.

Crédit Photo : SXC.HU Image d’archives Bureau

La procédure est désormais connue dans le monde de l’entreprise et se répand. Près de 67.000 (66.951) ruptures conventionnelles (par consentement mutuel) de contrats de travail à durée indéterminée (CDI) ont été homologuées entre l’entrée en vigueur du dispositif en juillet 2008 et le mois de mars 2009, indique une étude du ministère du Travail.

Après avoir fléchi entre décembre et janvier (-21,6%), le nombre de ruptures de ce type a de nouveau augmenté (+40,1%) entre janvier (9.226 homologations) et février (12.928). En mars, 13.326 ruptures conventionnelles ont été enregistrées.

En outre, entre août 2008 et mars 2009, 13.700 demandes de ruptures "à l’amiable" ont été refusées, essentiellement pour des délais non respectés. Toutefois, de moins en moins de demandes sont refusées. En août 2008, 27% d’entre elles étaient rejetées. Depuis février 2009, ce taux s’est stabilisé à 15%.

Voulue par le Medef, la rupture conventionnelle a été créée par la loi portant "modernisation du marché du travail", parue le 26 juin 2008, transcrivant un accord signé entre le patronat et les syndicats. Ce nouveau mode de rupture du CDI, différent du licenciement ou de la démission, suppose un accord du salarié et de l’employeur et ouvre droit à des indemnités de départ et, éventuellement, à l’assurance chômage.

Il a permis de donner un cadre légal à des séparations de gré à gré auparavant déguisées en licenciements pour faute. Dans le contexte de crise, des syndicats ont toutefois fait part à plusieurs reprises de leur craintes de voir ce système utilisé par certaines directions d’entreprises pour réduire leurs effectifs sans faire de plan social, comme dans le groupe français Loxam, loueur de matériels pour le BTP et l’industrie.

(Agence)

Transports - La SNCF change de disque

Amélie GAUTIER - le 06/05/2009 - 19h32

L’entreprise ferroviaire va faire évoluer ses annonces diffusées en cas d’incident sur ses lignes Transilien.

Crédit Photo : TF1/LCI Image d’archives Grève Gare Saint Lazare

Début avril, dans le nord ouest de la région parisienne. Une rame du RER A est arrêtée entre les gares de Nanterre Université et Ouilles-Carrières.

Le conducteur prend son micro et annonce aux voyageurs un trafic perturbé en raison de "promeneurs" sur la voie. Les passagers sourient malgré la situation. Dehors, il fait un temps de chien. Incongrue, la balade.

Tout Francilien l’aura remarqué. Lu sur les panneaux. Entendu dans les gares. Les annonces de la SNCF diffusées en cas d’incident (panne, suicide etc.) sont parfois incompréhensibles, floues, voire sibyllines.

Ou carrément langue de bois. Le fameux "accident de personne" est utilisé aussi bien pour une "cheville foulée" qu’une "personne heurtée par un train".

Dans les deux cas, le trajet est perturbé et les voyageurs en pâtissent. C’est pour eux que la SNCF va améliorer ces annonces. "Aujourd’hui, elles sont trop uniformisées et l’usager finit par ne plus les entendre", explique-t-on à l’entreprise ferroviaire.

Et de préciser que neuf trains sur 10 arrivent à l’heure mais qu’à raison de dix voyages par semaine en moyenne pour le salarié ou l’étudiant, il pourra y avoir un retard.

Ne pas heurter

Bien informé, l’usager peut s’organiser. Prévenir le boulot, rassurer son conjoint, ou changer d’itinéraire, préférer le bus. Bien informé, il peut aussi mieux admettre le retard. Bien informé, le voyageur peut enfin éviter de faire de "grosses bêtises" comme ouvrir les portes d’une rame immobilisée entre deux gares. Un geste pouvant être extrêmement dangereux.

A quoi ressembleront ces nouveaux messages ? Parlera-t-on de suicide, et plus d’accident de personne ? De train en panne, et plus d’incident matériel ? Pas sûr.

Le message devra rester simple, court et ne pas heurter la sensibilité des personnes. Jeudi, des usagers du RER C serviront de "cobayes" lors d’un test réalisé dans la gare des Invalides. La suite ? Sûrement dans vos rames quelque part en région parisienne.

La SNCF va réserver des rames TGV aux familles cet été

La SNCF va réserver dix rames TGV aux familles cet été sur deux lignes tests (Paris-Marseille et Paris-Montpellier via Nîmes), pour un total de 4.400 places commercialisées à partir de mercredi, annonce l’entreprise publique dans un communiqué.

Les trajets auront lieu tous les samedis entre le 4 juillet et le 1er août, à 9h20 ou 14h16, au départ de la gare de Lyon, à Paris, précise-t-elle. Baptisée TGV Family, cette opération offre notamment des réductions tarifaires de 60% pour les enfants de moins de 12 ans, tandis que Disneyland Paris assurera des animations dans les rames.

"L’idée, c’est que pour les vacances d’été, il faut inventer de nouvelles façons de voyager réservées aux familles, c’est-à-dire des TGV où il n’y a que des parents avec des enfants. Comme ça, on peut faire tout le bruit qu’on veut", a expliqué le président de la SNCF Guillaume Pepy sur Europe 1.

"Si ce test est positif (...), on le généralisera pour les départs en vacances scolaires et puis on lancera certainement d’autres initiatives", a-t-il ajouté, n’excluant pas une offre réservée aux seniors.

SNCF - Pepy prêt à s’engager dans la bataille des gares

le 08/03/2009 - 16h55

Réagissant aux extraits du rapport de la sénatrice UMP Fabienne Keller rendus publics samedi, le PDG de la SNCF se dit d’accord pour investir davantage dans les gares. Mais la SNCF ne devra pas être la seule à mettre la main à la poche. Les collectivités locales seraient aussi appelées à contribuer.

Crédit Photo : TF1/LCI Gare de Nice TER

Le texte n’est pas encore public mais il fait déjà réagir. Un rapport de la sénatrice UMP Fabienne Keller, qui doit être diffusé mardi, préconise que la SNCF sépare la gestion de ses gares de son activité de transporteur.

Selon elle, cette séparation ne se ferait "pas seulement en application de la libéralisation des transports" des voyageurs, qui doit intervenir en 2010, mais aussi "pour des raisons d’organisation des gares".

Au lendemain de la publication, samedi, d’extraits de ses conclusions dans Le Figaro, le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, est monté au créneau sur Europe 1.

Ainsi, concernant l’avenir des gares dans un contexte de libéralisation des transports, il a mis en avant l’exemple allemand. Actuellement, la SNCF est transporteur et propriétaire des gares.

Tout comme elle était, il y a peu encore, propriétaire du réseau ferré. Mais la situation est amenée à évoluer avec la poursuite de la libéralisation du rail dans l’UE.

Entamée en 2003 par le trafic international de marchandises puis poursuivie en 2006 avec le fret national, elle doit être étendue en 2010 au trafic international de voyageurs, mettant fin au monopole de la SNCF.

A ce moment-là, avec l’ouverture de la concurrence, les gares "seront ouvertes aux nouvelles compagnies ferroviaires", a assuré Guillaume Pepy.

"C’est ce qui s’est passé en Allemagne où la Deutsche Bahn gère et s’occupe des gares pour le compte de toutes les compagnies ferroviaires et nous allons faire la même chose".

"Les gares ont changé de dimension"

Concernant les questions "d’organisation des gares", Guillaume Pepy contre les arguments de Fabienne Keller, notamment sur le sous-investissement chronique qu’elle souligne.

Dans son rapport, symboliquement intitulé "la gare contemporaine, centre de ville et coeur des transports", la sénatrice plaide en effet aussi pour une modernisation des gares qui ont, selon elle, souffert d’un déficit d’investissement "dans les décennies d’après-guerre".

Sur Europe 1, Guillaume Pepy s’est dit "prêt à changer de braquet (...) pour reconstruire des gares et en faire de nouveaux centres-villes".

Et face aux besoins d’investissement dans les gares évalués par le rapport à une somme comprise entre 4,2 et 5,4 milliards d’euros d’ici à 2020 en région, 3,3 milliards en Ile-de-France et 1,4 milliard pour les stations de métro, Guillaume Pepy se dit "d’accord pour mettre plus d’argent". Mais pas seul.

Selon lui, ces investissements seront financés par la SNCF "avec toutes les autorités organisatrices, c’est-à-dire tous les élus parce que (...) ces gares doivent devenir des gares de tous les modes de transport et il faut qu’on les gère avec les régions, avec les départements, avec les élus locaux".

Son argument ? "Les gares ont changé de dimension (...). On y vient prendre le train, mais on y veut le vélo en libre service, on y veut la voiture électrique, on y veut le tram, on y veut tous les modes de transport doux, c’est-à-dire éco-mobiles".

D’après agences

Transports - Sur le web aussi, la SNCF a des retards

le 12/01/2009 - 13h01

En période de pointe, le site voyages-sncf.com tousse parfois un peu. Du fait d’un "travail en profondeur", selon la SNCF, il est en accès limité lors des pics de connexion. Conséquence : les internautes qui tentent d’acheter des billets de train rencontrent parfois des difficultés. Nouveau souci technique pour le site, qui avait déjà connu deux grosses pannes en juillet et novembre.

Crédit Photo : TF1/LCI TGV Atlantique

Voilà plusieurs jours que les soucis se font sentir. Difficultés de connexion, difficultés pour finaliser l’achat d’un billet en ligne : l’accès au site internet voyages-sncf.com est parfois plutôt compliqué pour les internautes. La SNCF évoque des problèmes ponctuels lors des moments de forte affluence.

"On constate des dysfonctionnements en période de pointe sur le site, donc nous avons décidé de mettre en place un sas", c’est-à-dire un filtre qui limite l’accès des internautes, a expliqué une porte-parole de l’entreprise ferroviaire.

Ainsi, depuis le début de la semaine dernière, seuls 70% des internautes peuvent se connecter simultanément, ce qui oblige les autres à "s’y reprendre à plusieurs fois" pour accéder aux réservations. Ce qui ne s’est cependant, pour l’heure, pas traduit par une baisse du nombre de transactions en ligne, selon la SNCF.

"Tirer les enseignements" des pannes

Mais comment justifier cette fragilité face à l’affluence ? "Depuis cet été et encore pour quelques temps, on travaille (...) en profondeur sur le site pour l’améliorer", ce qui entraîne quelques "dysfonctionnements", justifie la porte-parole de la SNCF.

Voyages-sncf.com, premier site de commerce électronique en France, reçoit 700.000 visites par jour et 38 millions de billets y ont été vendus en 2007, soit le quart des tickets SNCF.

Il avait connu deux grosses pannes en juillet et novembre, qui avaient bloqué totalement achats et réservations pendant plusieurs heures. Après la panne de juillet, la SNCF avait promis d’en "tirer les enseignements".

D’après agence

VIDEOS

Délocalisation : Le reclassement qui fait scandale

Le 08 mai 2009 - 19h58

Un chef d’entreprise du Tarn propose à neuf de ses salariés une délocalisation en Inde pour 69 euros par mois et 48h par semaine... Scandale ou absurdité de la loi ?.

Par TF1

Emploi : La SNCF lorgne sur les ex-salariés de l’automobile

Le 08 mai 2009 - 17h46

La firme va embaucher dans ses secteurs de la conduite et de la maintenance des employés venus de l’automobile. Leur compétence est en effet facilement adaptable à l’univers du rail..

Par La rédaction

Rail : La SNCF bientôt privée de ses gares ?

Le 07 mars 2009 - 20h00

Dans un rapport qui doit être rendu public mardi, une sénatrice du Bas-Rhin préconise que la SNCF sépare la gestion de ses gares de son activité de transporteur. Explications.. Par La Redaction


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