AID Association initiatives dionysiennes
Bêtisier des bonnes intentions qui virent à l’aigre !

La chope, la chèvre et la clope

mercredi 12 novembre 2008 par JMT

L’Europe et ses états en pleine action : pour se reposer du sauvetage de banques qui jetent les milliards par les fenêtres aux frais des contribuables, nos éminences grises chipotent pour pérenniser notre production de gigots et côtelettes.

Bien plus, elles viennent se mêler d’une possible interdiction des terrasses extérieures chauffées. Dans la catégorie je soigne les symptomes et pas les causes, que voilà un exemple flagrant.

Harcèlement ? les fumeurs français le pensent et les buveurs de bière anglais aussi. Dans les deux cas les établissements ferment les uns après les autres. Vive la convivialité !

La "majorité morale" asservit les citoyens bien plus sûrement que n’importe quel esclavage : il faut être jeune, mince, non fumeur et non buveur sinon l’Etat tutélaire viendra sévir pour nous ramener dans le droit chemin. A quand la délation rémunérée pour corriger les comportements déviants ? il y a déjà une floppée de numéros téléphoniques où on est censé "chercher de l’aide" ou en envoyer à qui n’a rien demandé ?

Après tout les projets de taxes sur les produits salés, sucrés et gras sont du même acabit que les amendes pour centures non portées ou pour les excés de vitesse détectés par les radars automatiques

Agriculture - Un plan de 250 millions d’euros en faveur des paysans

le 12/11/2008 - 19h16

Face aux inquiétudes du monde rural et des éleveurs, le ministre de l’Agriculture a annoncé mercredi un plan pour leur venir en aide.

Crédit Photo : TF1 Image d’archives

Il leurs avait promis une "panoplie d’aides". Face aux inquiétudes des éleveurs et des agriculteurs confrontés à la baisse de leurs revenus, le ministre de l’Agriculture a annoncé mercredi un plan d’urgence de 250 millions d’euros.

Lors d’une rencontre avec les organisations professionnelles, Michel Barnier a expliqué que son dispositif était articulé autour de "cinq réponses concrètes" et d’une "panoplie d’aides". "Dans un contexte budgétaire difficile, le gouvernement a pris la pleine mesure des difficultés de l’agriculture", estime-t-il.

Après deux années d’embellie en 2006 et 2007, les agriculteurs subissent un sévère recul de leurs revenus en 2008 en raison de la hausse des charges (énergie et alimentation du bétail) et de retournement du marché des matières premières.

"Le revenu de la ferme France aura diminué cette année en 2008 de - 7% à - 15% selon les filières et c’est la deuxième baisse consécutive pour les éleveurs", a reconnu Michel Barnier lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

"Des hommes et des femmes en grand nombre qui souffrent"

Le député Vert Yves Cochet a estimé que ce plan était loin de répondre à la situation, notamment au regard du plan d’aide de 360 milliards d’euros destiné à sauver les banques.

Une partie des organisations agricoles, mobilisées depuis plusieurs semaines, ont également prévu de nouvelles actions en dépit de l’annonce du plan Barnier. Après Marseille, le week-end dernier, des éleveurs de brebis doivent manifester jeudi devant la Tour Eiffel à Paris.

Michel Barnier a répliqué que la réaction du gouvernement était beaucoup plus forte qu’elle ne l’avait été ces dix-huit derniers mois lors de divers plans successifs "parce qu’il y a des hommes et des femmes en grand nombre qui souffrent."

Il a précisé que la première des cinq mesures arrêtées était destinée à l’élevage ovin et caprin, le secteur le plus en difficulté. L’enveloppe est estimée à 50 millions d’euros, dont la moitié provenant de crédits communautaires. Elle prévoit la mobilisation des aides communautaires et des aides indirectes pour compenser les dommages économiques liés aux mesures de lutte contre les épizooties, dont la fièvre catarrhale.

L’objectif, a précisé le ministre, est d’aider les éleveurs à "passer le cap de 2009" en attendant une réforme importante qui est la réorientation des aides de la Politique agricole commune à partir de 2010. L’autre réponse du gouvernement passe par des aides ciblant la trésorerie des agriculteurs et des éleveurs "par des exonérations et des allégements de charges".

Exonération des cotisations sociales

Au total, ces mesures coûteront 75 millions d’euros, dont 60 millions pour les mesures d’allègement des annuités 2009. Près de 4 millions d’euros seront consacrés à l’exonération des cotisations sociales pour les jeunes agriculteurs.

Michel Barnier s’est par ailleurs engagé à "poursuivre" l’allègement de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) dont bénéficient les agriculteurs et les propriétaires de serres.

Parallèlement, 100.000 diagnostics seront lancés d’ici 2013 dans autant d’exploitations agricoles pour voir comment consommer moins et pouvoir produire ses propres énergies renouvelables. Environ 75 millions d’euros sont prévus pour réduire la facture énergétique des exploitations agricoles.

Quatrième mesure, le gouvernement mettra en place un observatoire des prix et des marges pour répondre au besoin de transparence.

La cinquième réponse sera apportée la semaine prochaine lors du conseil des ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept à Bruxelles à l’occasion d’une réunion sur le "bilan de santé" de la Politique agricole commune (PAC)

(D’après agence)

La pinte de bière anglaise doublement menacée

Le Mercredi 12 Novembre 2008 à 12h13

Alors que la France a abandonné cette idée de supprimer les « happy hours », au moment du débat sur le pouvoir d’achat, le gouvernement britannique relance cette idée dans un pays qui est en train de noyer son chagrin, lié à la crise, dans les pintes de Guinness.

C’est un rapport d’un groupe de députés britanniques qui a mis le feu aux poudres. Plus soucieux de la bonne marche de la police que de la santé de leurs compatriotes, ils fustigent cette tradition des "happy hours" qui consiste à payer moins cher ses consommations alcoolisées à l’heure de l’apéritif.

Selon le rapporteur de la commission, Keith Vaz, la vente d’alcool à prix réduit encourage la consommation excessive et obligerait la police à consacrer plus de ressources pour faire face aux troubles liés à l’ivresse.

La tradition veut que, quelques minutes avant la fin de l’« happy hour », les commandes se multiplient, donnant lieu à des manifestations parfois grotesques sur la voie publique, notamment depuis l’interdiction de fumer dans les pubs.

Ce groupe de parlementaires voudrait également empêcher les supermarchés de vendre de l’alcool à perte, comme ils le font à l’occasion de certaines promotions.

Pour les pubs britanniques, ce type de mesure, qui n’existe qu’à l’état de débat, serait un couteau dans le dos. En effet, de plus en plus de pubs ferment ces derniers temps, au rythme de cinq par jour en moyenne. Les « happy hours » sont un moyen de s’assurer un maximum de visites et de rentabilité.

En marge de cette remise en question, la Grande-Bretagne propose, afin d’enrayer la baisse de fréquentation de ses pubs, le « deux-tiers de pinte ». Une pinte représente 0,568 litre, soit une mesure légalisée en 1698 du temps de Guillaume d’Orange. A l’époque aucune autre mesure n’était autorisée, sauf des verres encore plus grands, comme deux, voire trois pintes. La demi-pinte apparaîtra bien plus tard.

Une consultation sur cette introduction a été lancée au niveau gouvernemental, sachant que cette proposition émane du Laboratoire national des poids et mesures, organisme public, qui dit répondre à une demande du secteur pour « donner un plus grand choix aux consommateurs » et surtout espérer ralentir l’alcoolisme de certains. Avant un éventuel projet de loi, une consultation publique a été lancée. Elle doit durer jusqu’au 1er janvier.

Annabel Benhaiem

Pollution - Haro sur les chauffages en terrasse !

le 07/11/2008 - 14h19

Faut-il les interdire, au nom de la défense de l’environnement ? C’est ce que proposent des élus Verts, dont Yves Cochet, qui ont déposé un texte en ce sens.

British American Tobacco, numéro deux mondial du tabac, critique cette initiative et souligne l’impact économique sur le secteur de la restauration, déjà fragilisé.

Crédit Photo : LCI Image d’archives

Il ne fait pas bon être fumeur aujourd’hui. Campagnes de publicité appelant à arrêter de fumer, messages culpabilisants à destination des fumeurs accusés de donner le mauvais exemple, d’être vecteurs de tabagisme passif et désormais peut-être... de nuire à l’environnement.

Car c’est bien en arguant de la protection de l’environnement que trois députés Verts ont déposé une proposition de loi, révélée par Le Parisien, et visant à interdire le chauffage des terrasses des bars et restaurants, symbole selon eux d’un "gaspillage énergétique considérable". Ces fameuses terrasses sur lesquelles les fumeurs se sont réfugiés depuis l’interdiction de la cigarette dans les restaurants...

L’article unique de cette proposition de loi, déposée le 29 octobre par Yves Cochet et ses collègues Martine Billard et Noël Mamère, vise "l’interdiction pour les maires d’autoriser les terrasses qui sont chauffées".

Dans le détail, il précise que "le maire ne peut ni octroyer ni renouveler, pour les activités commerciales en terrasse pour le compte de personnes physiques ou morales, un permis de stationnement sur la voie publique ou une autorisation de voirie, si cette occupation est accompagnée d’une installation de chauffage contrevenant aux normes de déperdition thermique (...)".

Avis aux fumeurs : qu’ils gardent leur manteau

"On n’est pas contre les terrasses, mais (on refuse) les terrasses où il y a des braseros électriques ou à gaz", parce que cette façon de "chauffer la rue" est "symbolique" d’un "gaspillage occidental bête", a expliqué Yves Cochet.

"Pour une petite terrasse de 12 m2, il faut deux radiateurs", a précisé le député Vert de la 11e circonscription de Paris. Or, "pour un seul radiateur à gaz, la dépense énergétique est d’environ 1 kg de propane à l’heure, et les émissions en gaz à effet de serre sont de 3kg de CO2 à l’heure".

Dans un communiqué publié vendredi, le groupe de tabac britannique British American Tobacco, numéro deux mondial, critique "l’initiative" des trois députés écologistes, soulignant qu’elle fait suite à l’adoption par les députés européens, fin janvier 2008, d’un "rapport demandant à la Commission européenne le retrait des chauffages extérieurs".

Dans une lettre au Premier ministre datée de jeudi, la filiale française du groupe appelle François Fillon à "rejeter ces demandes d’interdiction, au nom de la pérennité économique" des "quelque 250.000 lieux de convivialité (bars-tabac, cafés, hôtels, restaurants, discothèques, casinos) que compte la France".

"Une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes SFAC fait état d’une nette augmentation des faillites sur les six premiers mois de l’année. Les débits de boisson (bars-tabac, cafés) sont les plus touchés par ces fermetures.

Au premier semestre, 610 de ces établissements auraient mis la clef sous la porte, soit une augmentation de 56% sur un an, selon cette étude", affirme BAT France. La filiale française précise avoir lancé une "pétition" pour obtenir que les projets européen et français sur le chauffage des terrasses n’aboutissent pas.

Argument irrecevable pour Yves Cochet : il a fait valoir "qu’il y a 10 ans il n’y avait pas de braseros et (que) le commerce se portait aussi bien, sinon mieux". Aussi, une telle interdiction "ne détruira pas de l’emploi", a-t-il justifié, proposant aux fumeurs de "garder leur manteau" en terrasse, ou de recourir aux "plaids et couvertures".

D’après agence

Vidéos

Agriculture : La filière ovine en crise

12 novembre 2008 - 13h00

Les éleveurs ovins souffrent d’une situation catastrophique : matières premières trop chères, épizooties multiples, concurrence sévères.

Agriculture : Les légumes biscornus vont-ils faire baisser les prix ?

12 novembre 2008 - 13h00

Jusqu’à présent, les fruits et légumes devaient répondre à des normes de calibrage imposées. Une décision de Bruxelles permettrait à ces légumes indésirables de revenir sur les étals.

Santé : Surpoids : mieux vaut prévenir que guérir

12 novembre 2008 - 13h00

’’Bouge, une priorité pour ta santé’’ : c’est le programme national de prévention et d’éducation à la santé. L’objectif est de prévenir l’obésité chez les jeunes de 11 à 14 ans

Loi anti-tabac : Menace sur les chauffages de terrasses

07 novembre 2008 - 13h00

Des députés ont déposé une proposition de loi pour interdire les braseros extérieurs, qui gaspillent trop d’énergie. Les cafetiers sont furieux.

Environnement : Le panier bio victime de son succès

07 novembre 2008 - 13h00

Le bio attire de plus en plus de consommateurs. Les paniers bios connaissent un tel succès qu’il faut maintenant s’inscrire sur liste d’attente


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