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vendredi 4 décembre 2009 par JMT

Les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés sont tenus d’observer, à partir de vendredi, un couvre-feu à Nice, la cinquième ville de France, a annoncé la municipalité dans un communiqué.

L’organisation d’un référendum sur l’interdiction de construire des minarets serait une mauvaise chose pour 54% des Français, selon un sondage BVA pour Canal+ publié jeudi.

Deux enquêtes d’opinion réalisées après le référendum suisse sur l’interdiction des minarets témoignent d’une crispation des Français à l’égard de l’islam, ont souligné jeudi les deux instituts de sondage Ifop et BVA.

Le député UMP Patrick Ollier a refusé de siéger en séance à côté de Noël Mamère (Verts) jeudi, à l’Assemblée, pour protester contre l’intrusion la veille de militants de Greenpeace, avant un appel à la "sérénité" du président de l’Assemblée.

La Suisse et l’Europe débattent, mais Paris possède depuis près d’un siècle un imposant minaret, une tour carrée de 33 mètres de haut, qui semble avoir trouvé une place naturelle dans un quartier huppé au coeur de la capitale.

Mise en place d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans à Nice

NICE (AFP) - 03/12/09 23h42

Les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés sont tenus d’observer, à partir de vendredi, un couvre-feu à Nice, la cinquième ville de France, a annoncé la municipalité dans un communiqué.

Vue aérienne de la baie de Nice le 17 décembre 2008

Ce couvre-feu, devenu exécutoire jeudi après contrôle de légalité par le préfet des Alpes-Maritimes, stipule que les mineurs de moins de 13 ans seront reconduits à leur domicile.

Le couvre-feu s’appliquera entre 23H00 et 05H00 les mardi, vendredi et samedi - veilles de jours de repos pour les intéressés - hors période scolaire, ainsi que durant toutes les vacances scolaires et la période du carnaval de Nice (du 12 au 28 février 2010), précise le communiqué.

"Nous sommes tous parents, grands-parents et l’idée de savoir que notre enfant de 10 ou 11 ans, seul ou a fortiori accompagné d’autres jeunes, puisse se promener après 23 heures dans les rues d’un centre urbain est impensable. Par conséquent, il ne faut pas attendre que son comportement le conduise à la délinquance pour agir ou qu’il devienne lui-même une victime", déclare le maire de Nice, Christian Estrosi (UMP), dans le communiqué.

Le maire, également ministre de l’industrie, avait annoncé la semaine dernière sa décision d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs.

Au cas où un mineur reconduit une première fois à son domicile récidiverait, l’arrêté prévoit son inscription à un fichier spécial, après autorisation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), son inscription d’office à des activités périscolaires et, en ultime ressort, la suppression de certaines allocations municipales allouées aux familles, avait alors indiqué M. Estrosi.

Ces mesures s’appliqueront à tous les mineurs de moins de treize ans et pas exclusivement aux délinquants. Ceux-ci verront leur dossier transmis à la justice.

"Nous cherchons surtout à identifier des mineurs qui seraient potentiellement en danger, on ne cherche pas des délinquants", a précisé à l’AFP le premier adjoint Benoit Kandel.

Début novembre, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait lancé l’idée d’un couvre-feu "ciblé" s’appliquant uniquement aux mineurs de moins de treize ans ayant déjà eu affaire à la police et à la justice.

54% des Français opposés à un référendum sur les minarets

PARIS (AFP) - 03/12/09 14h30

L’organisation d’un référendum sur l’interdiction de construire des minarets serait une mauvaise chose pour 54% des Français, selon un sondage BVA pour Canal+ publié jeudi.

Le minaret de la mosquée de Mons-en-Baroeul, le 30 novembre 2009.

Les réponses diffèrent selon la couleur politique des sondés : 61% des sympathisants de droite approuvent l’idée d’un référendum, contre 31% parmi les sympathisants de gauche.

Si un tel référendum avait lieu, 55% des personnes interrogées voteraient contre l’interdiction. Parmi les 45% qui voteraient pour l’interdiction, 51% sont des sympathisants de droite, 32% des sympathisants de gauche.

Parmi les personnes interrogées pour lesquelles un référendum serait une bonne chose, 82% voteraient l’interdiction des minarets.

"La religion musulmane est-elle une religion qui vous inquiète plus que les autres, moins que les autre ou ni plus ni moins que les autres", a demandé BVA. 44% des sondés la juge "plus inquiétante", 1% "moins inquiétante" et 55% "ni plus ni moins inquiétante que les autres religions".

Parmi ceux qui trouvent la religion musulmane plus inquiétante que les autres, les sympathisants de droite représentent 62%, ceux de gauche 32%.

L’institut de sondage remarque que "la mise en avant de ces thèmes a tendance à cristalliser l’opinion de ceux qui se trouvent dans une posture plutôt hostile à l’islam".

Le sondage a été réalisé par internet les 1er et 2 décembre auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 995 personnes âgées de plus de 15 ans.

Deux sondages témoignent d’une crispation des Français à l’égard de l’islam

PARIS (AFP) - 03/12/09 14h53

Deux enquêtes d’opinion réalisées après le référendum suisse sur l’interdiction des minarets témoignent d’une crispation des Français à l’égard de l’islam, ont souligné jeudi les deux instituts de sondage Ifop et BVA.

Le minaret de la mosquée de Mons-en-Baroeul, le 30 novembre 2009

41% des Français se disent opposés à l’édification de mosquées et 46% se prononcent pour l’interdiction des minarets, selon un sondage de l’Institut français d’Opinion publique (Ifop) publié par Le Figaro.

Pour autant, dans un autre sondage BVA pour Canal+, 54% des Français considèrent que l’organisation d’un référendum sur l’interdiction des minarets serait une mauvaise chose et 55% déclarent qu’ils voteraient contre l’interdiction si une telle consultation était organisée.

Toutefois, 44% des sondés jugent la religion musulmane plus inquiétante que les autres religions, 1% moins inquiétante et 55% ni plus ni moins inquiétante que les autres religions, selon BVA. L’institut de sondage remarque que "la mise en avant de ces thèmes a tendance à cristalliser l’opinion de ceux qui se trouvent dans une posture plutôt hostile à l’islam".

"Cela pose la question de la visibilité de l’islam : la société française a du mal à accepter la manifestation dans l’espace public d’une identité religieuse affirmée", a commenté à l’AFP Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion et stratégie d’entreprise de l’Ifop.

A la question de l’Institut : "Etes-vous favorables, opposé ou indifférent à l’édification de mosquées lorsque les croyants musulmans le demandent", 19% ont répondu "favorable", 41% "opposé", 36% se disent "indifférent" et 4% ne se prononcent pas. Les électeurs de Jean-Marie Le Pen y sont opposés à 87%, ceux de Nicolas Sarkozy à 48% et ceux de Ségolène Royal à 25%.

A la même question posée peu après le 11 septembre 2001 (27 et 28 septembre 2001), la proportion entre opposants et partisans de la construction de mosquées était inversée : 31% se disaient "favorable", 22% "opposé", pour 46% d’indifférents et 1% qui ne se prononçait pas.

"Depuis cette période, on a changé de registre. La question de l’immigration avait agité pas mal le débat politique des années 80. Après le 11 septembre, on est passé à un débat sur la question des religions et la place que l’on accorde à l’islam en France, avec par exemple le débat sur le voile, la burqa", a souligné Jérôme Fourquet.

"La place des immigrés est reconnue avec une meilleure acceptation de la présence des immigrés et de leur rôle clef dans l’économie. A l’inverse, il y a des crispations très fortes sur l’islam en France, comme en Europe. L’islam est perçu comme une religion dynamique voire, avec une connotation négative, en conquête, ce qui heurte notre modèle laïc", a-t-il poursuivi. "Et cela fonctionne dans les deux sens : en retour se développe un modèle identitaire, comme en témoigne par exemple la multiplication des drapeaux algériens le soir de la victoire de l’Algérie", pour la qualification au Mondial de football, a relevé le responsable de l’Ifop.

A la question de l’Institut : "Etes-vous favorable à l’interdiction de minarets", une majorité a répondu : oui (46%), contre 40% de non, 14% ne se prononçant pas.

(L’étude de l’Ifop a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 983 personnes âgées de 18 ans et plus. Le sondage BVA a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 995 personnes âgées de plus de 15 ans.

Ces deux enquêtes ont été réalisées par internet les 1er et 2 décembre, après le vote référendaire helvétique qui s’est prononcé à 57,5 % pour l’interdiction de la construction de minarets en Suisse)

Nouvelles tensions à l’Assemblée après l’affaire Greenpeace

PARIS (AFP) - 03/12/09 14h41

Le député UMP Patrick Ollier a refusé de siéger en séance à côté de Noël Mamère (Verts) jeudi, à l’Assemblée, pour protester contre l’intrusion la veille de militants de Greenpeace, avant un appel à la "sérénité" du président de l’Assemblée.

Noël Mamère à l’Assemblée nationale le 30 juin 2009.

"Je quitte le banc et M. Mamère fera ce qu’il a à faire avec sa proposition de loi. Je n’accepterai pas d’en discuter avec lui", a déclaré à la presse M. Ollier, président de la commission des Affaires économiques, alors que M. Mamère allait défendre une proposition de loi sur le logement participatif.

"On ne peut pas reprendre les débats avec la même personne comme si rien ne s’était passé", a déclaré M. Ollier, qui accuse M. Mamère de "complicité" pour avoir applaudi l’action de Greenpeace pendant le débat sur le sommet de Copenhague.

Plusieurs militants de Greenpeace ont brièvement investi le toit de l" Assemblée nationale.

"Je pense que la droite est en train d’instrumentaliser cette affaire. Elle veut nous faire passer pour de dangereux gauchistes. Il faudrait faire confiance à l’écologie de droite", a répondu M. Mamère.

Après une longue suspension de séance, le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), a appelé les députés "à un retour à la sérénité".

Au passage, M. Accoyer a démenti que les forces de l’ordre soient intervenues avec son accord dans le bureau de Noël Mamère à l’Assemblée.

Les débats ont finalement repris, avec MM. Ollier et Mamère côte à côte pendant un temps sur le même banc - respectivement en tant que président de commission et rapporteur du texte débattu dans le cadre des "niches" du groupe GDR (PCF et Verts)

A Paris, l’imposant minaret de 33 mètres qui ne fait pas débat

PARIS (AFP) - 02/12/09 14h44

La Suisse et l’Europe débattent, mais Paris possède depuis près d’un siècle un imposant minaret, une tour carrée de 33 mètres de haut, qui semble avoir trouvé une place naturelle dans un quartier huppé au coeur de la capitale.

La mosquée de Paris et son minaret

"La mosquée ? Elle a toujours été là. C’est plutôt bien coté : ici, on va au Jardin des plantes, à la mosquée ou aux arènes de Lutèce", affirme Pascale, 50 ans, énumérant les hauts lieux touristiques du quartier.

A un jet de pierre du quartier latin, longtemps bastion des intellectuels parisiens, les tensions de certaines banlieues défavorisées, où vit une grande partie de la population musulmane, semblent très lointaines.

Tout comme les échanges politiques enflammés ou le grand débat lancé par le gouvernement sur l’identité nationale.

"Cette mosquée est née d’une volonté politique forte : la France a voulu rendre hommage à tous les soldats musulmans morts pendant la Première Guerre mondiale", explique Slimane Nadour, chargé de communication de la mosquée de Paris.

Le 19 octobre 1922, c’est le maréchal Hubert Lyautey, stratège militaire et figure emblématique de la colonisation française au Maroc, qui inaugure solennellement les travaux du futur Institut de la Mosquée de Paris.

Photo non datée du Maréchal Hubert Lyautey, premier Résident Général de France au Maroc en 1912

"Quand s’érigera le minaret que vous allez construire, il ne montera vers le beau ciel de l’Ile-de-France qu’une prière de plus dont les tours catholiques de Notre-Dame ne seront point jalouses", s’exclame le maréchal.

Le même jour, au nom des élus de la capitale, le conseiller de Paris Paul Fleurot salue la naissance d’un "monument commémoratif élevé à la mémoire des soldats musulmans morts pour la France".

La mosquée est si bien insérée entre les vieux immeubles parisiens que ses riverains peinent à imaginer qu’elle occupe un hectare, avec ses salles de prière, sa bibliothèque, son salon de thé, son hammam et ses jardins à l’andalouse.

La Grande Mosquée de Paris est classée "monument historique" et n’a "jamais" enregistré de plainte de riverains, "même pendant les fêtes", assure Slimane Nadour.

Il répète que la mosquée se veut un lieu de prière, pouvant accueillir "jusqu’à 10.000 personnes", mais aussi de partage, avec l’accueil quotidien de lycéens et de touristes curieux de l’histoire de l’islam. On y croise autant de pratiquants que de touristes athées férus d’orientalisme.

Si l’historique mosquée de Paris est épargnée par la polémique helvétique, son recteur Dalil Boubakeur a souligné avoir vu dans le vote populaire suisse un "message d’inquiétude, de peur" interrogeant "la manière dont l ’Islam est jugé dans les pays d’Europe", dont la France, qui compte entre 5 et 6 millions de musulmans.

Construite bien avant les grandes vagues d’immigration, la mosquée de Paris n’a bien sûr pas suscité les débats que peut parfois provoquer l’implantation d’une salle de prière dans certaines villes ou banlieues françaises.

Pour Antoine Corel, habitant du quartier de 74 ans, "l’important n’est pas le minaret mais le message qui est délivré". Se disant "opposé à tout extrémisme religieux", ce Français d’origine argentine déplore "la stigmatisation d’une communauté".

Vue partielle du minaret et de l’entrée principale de la Mosquée de Paris

Une rue plus loin, Robert, 82 ans, ne serait pas favorable à la construction d’"une nouvelle mosquée" dans le quartier, mais ne voudrait "pour rien au monde" voir celle-ci disparaître.

"Il y a quelques années, j’ai revu un résistant français juif qui avait été caché à la mosquée pendant la guerre (1939-45). Ca lui avait sauvé la vie", raconte cet ancien fonctionnaire (qui préfère ne pas donner son identité complète), avant d’ajouter : "C’est ça aussi notre histoire commune. C’est des choses qu’on ne dit pas assez".

VIDEOS

Prix Ilan Halimi : Chirac cite la tolérance dans le pacte républicain

PARIS (AFP) - 03/12/09 01h57

En remettant le premier Prix Ilan Halimi de la Tolérance et de la Fraternité à la MJC de Ris-Orangis, Jacques Chirac a rappelé que la lutte contre les discriminations faisait partie du pacte républicain.

Durée : 2min08

Fadela Amara s’indigne du référendum anti-minarets en Suisse

PARIS (AFP) - 02/12/09 01h14

La secrétaire d’Etat à la ville Fadela Amara s’indigne du référundum contre les minarets en Suisse, s’élève contre la stigmatisation des musulmans et rappelle l’importance de la laicité en France, dans un entretien à Europe 1.

Durée : 0mn55


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