AID Association initiatives dionysiennes
Une provocation présidentielle

Nico le provo !

stratégie ou dérapage

lundi 7 juillet 2008 par JMT

De l’art de mettre le feu aux poudres.....

y-a-t-il quelque chose à cacher aux médias qu’il faille que notre hyperprésident recommence ses manoeuvres délibérées de provocation ?

ou est-il réellement incapable d’éviter les boulettes ?

est-il jaloux de son premier ministre qui ,juste après avoir fustigé Ségolène Royal, en des termes très durs ( il a parlé d’école maternelle....d’où le retour de Julien Dray) se permet un dérapage de première grandeur à Québec ?

ou est-il énervé par l’album de son épouse (qui a annoncé elle-même qu’il n’aimait pas les chansons intellectuelles :-)

Grève : colère des syndicats et des usagers franciliens après des propos de Sarkozy

(Afp, 07/07/2008, 12h00)

Après les critiques des syndicats et du parti socialiste, des usagers franciliens des transports en commun ont estimé lundi que les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves étaient une "provocation"’.

"La grève est indolore dans les transports publics... surtout pour ceux qui ne les prennent pas", a ironisé le président de la fédération des usagers des transports et services publics (FUT-SP), Jean-Claude Delarue.

Samedi, lors du Conseil national de l’UMP, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit", se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu’on ne le croit".

"C’est une provocation et je crains que ça n’incite précisément à faire grève un certain nombre de personnes qui hésitent, en se disant +puisqu’on dit que la grève n’est pas douloureuse, on va voir de quel bois on se chauffe !+", a commenté M. Delarue. "La grève est tout à fait douloureuse dans les transports, notamment de banlieues qui représentent 60% des usagers de la SNCF" et "la récente grève dans le RER A a bien montré que pour des usagers déjà serrés comme des sardines toute la semaine, c’est la catastrophe", a-t-il ajouté.

Dimanche, plusieurs syndicats ainsi que le Parti socialiste ont critiqué les propos de Nicolas Sarkozy, l’avertissant du risque de "jouer avec le feu" et d’"attiser les conflits" au moment où les salariés éprouvent "un réel mécontentement".

"Encore une fois, c’est un mot de trop du président de la République. Il devrait être beaucoup plus prudent que ça", a déclaré dimanche le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.Estimant que "les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d’en faire passer quelques-uns", le leader de FO a souligné "un réel mécontentement des salariés" au sujet des retraites, du pouvoir d’achat ou de l’avenir du service public."Ne pas tenir compte de ce mécontentement (...) c’est ne pas faire preuve de réalisme", a-t-il lancé.

Pour Maryse Dumas, l’une des secrétaires confédérales de la CGT, "le président de la République fait une opération diversion parce qu’il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit". Non seulement Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la réalité sociale car le nombre de grèves est très important", mais ses propos sont "méprisants" pour les grévistes tentant de se mobiliser sans trop gêner les usagers et pour les usagers eux-mêmes, a-t-elle estimé. "Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d’actions qui gênent les autres, on risque d’entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", a mis en garde Mme Dumas.

Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d’alarme sociale et d’inciter aux conflits purs et durs, ce qui n’est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues". "L’attitude très responsable des partenaires sociaux pour développer le dialogue social afin d’éviter les conflits est battue en brèche par les propos très politiques du président de la République (...) C’est regrettable et de nature à attiser les conflits", a-t-il jugé.

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, en visite à Nouméa des responsables de l’Usoenc (Union syndicale des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie), a estimé que le président avait une "vision archaïque du syndicalisme".

Dans les transports terrestres de voyageurs, la loi d’août 2007 instaurant "la continuité du service public" prévoit des négociations avant tout préavis de grève, une déclaration des grévistes 48 heures à l’avance, une information des usagers 24 heures avant et une réaffectation des agents.

De son côté, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a conseillé dimanche à Nicolas Sarkozy de "prendre garde" aux réactions sociales, estimant que "ses déclarations triomphantes à propos de l’inefficacité des grèves (donnent) toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social". S’adressant aux dirigeants de l’UMP ainsi qu’au président Sarkozy, M. Dray a lancé : "Qu’ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de récréation : Rira bien qui rira le dernier".

Grèves - La "boutade" de Sarkozy qui agace les syndicats

Henri SECKEL - le 07/07/2008 - 08h17

Crédit Photo : LCI Sarkozy sur France 3

Nicolas Sarkozy a déclaré samedi lors du conseil national de l’UMP que, désormais, "quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit". Les syndicats et le PS n’ont pas tardé à réagir, dénonçant une "provocation" du chef de l’Etat.

Le point sur la polémique

"Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit." Lors du Conseil national de L’UMP, samedi à Paris, Nicolas Sarkozy n’y est pas allé par quatre chemins au moment d’illustrer son propos, selon lequel la France est "en train de changer beaucoup plus profondément qu’on ne le croit".

Cette petite phrase a provoqué l’hilarité et les applaudissements des quelque 2.000 cadres et conseillers nationaux du parti majoritaire présents à la Maison de la Mutualité (Paris). Elle n’a pas fait rire les syndicats, qui n’ont pas tardé à réagir.

"Rira bien qui rira le dernier"

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (fédération syndicale unitaire) a ainsi critiqué dimanche une "fanfaronnade de tribune", et suggéré au Président Sarkozy de regarder de plus près "l’état réel de la France". Gérard Aschieri voit dans cette attitude une "fuite en avant".

De son côté, Jean-Claude Mailly, secrétaire général, a regretté que le chef de l’Etat ait prononcé "un mot de trop". Parlant de "provocation", il a conseillé à Nicolas Sarkozy d’être "plus prudent" : "Les grèves, c’est comme les sondages, ça monte et ça descend. Et en ce moment, Nicolas Sarkozy est très bas dans les sondages."

Ironisant à son tour sur des "déclarations infantiles", le porte-parole du parti socialiste Julien Dray a estimé que la réunion de l’UMP avait tourné "à la réunion de joyeux drilles". "On notera surtout que le président de la République n’est pas le dernier à participer à ce petit jeu, ses déclarations triomphantes à propos de l’inefficacité des grèves donnant toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue sociale", a-t-il écrit. "Qu’ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de récréation : rira bien qui rira le dernier".

Une vision archaïque du syndicalisme

Le président de la CFTC Jacques Voisin a jugé dimanche que "les propos très politiques" de Nicolas Sarkozy risquaient d’"attiser les conflits", au moment où les syndicats font, selon lui, preuve d’une "attitude très responsable" pour les éviter.

Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly a estimé dimanche que Nicolas Sarkozy avait eu "un mot de trop" concernant les grèves et devrait être "plus prudent", soulignant l’existence d’"un réel mécontentement des salariés" sur plusieurs sujets.

Pour Maryse Dumas, l’une des secrétaires confédérales de la CGT, il s’agit d’"une opération diversion" face à l’insuccès de sa politique. uant aux grèves "qui se dérouleraient sans qu’on les voie", Mme Dumas a jugé que Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la réalité sociale car le nombre de grèves est très important notamment pour les salaires et car il y a eu une récente grève dans les transports, sur le RER A, avec des conséquences importantes".

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a réagi à son tour lundi matin, dénonçant chez Nicolas Sarkozy une "vision archaïque du syndicalisme", ajoutant que l’objectif des syndicats n’était pas la grève, mais d’amener des résultats : "La grève est le moyen ultime."

Avec 33% d’opinions favorables au baromètre TNS Sofres pour le Figaro Magazine de juillet, Nicolas Sarkozy se rapproche de son record d’impopularité atteint dans le baromètre de mai dernier avec 32% d’opinions positives.

Sarkozy minimise les grèves, les syndicats s’insurgent

Le Dimanche 06 Juillet 2008 à 09h20

Après les propos de Nicolas Sarkozy diminuant l’impact des grèves sur les usagers, samedi, les syndicats et le Parti socialiste s’insurgent. Les syndicats et le Parti socialiste n’ont pas apprécié la phrase prononcée par Nicolas Sarkozy lors du Conseil national de l’UMP, samedi : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit ». Il fait notamment référence au service minimum qui se met en place petit à petit, mais aussi au manque de cohésion et d’organisation dans le front syndical.

Une déclaration qui exprimerait le mépris et « toute la mesure de la manière dont le président conçoit le dialogue social », selon Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste.

Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT accuse Nicolas Sarkozy de « mettre le feu », incitant presque les syndicats à choisir des formes de manifestations ostensiblement gênantes pour l’usager dans l’espoir de faire passer leur message.

Marie Billon

Vidéos

Grèves : Claude Guéant justifie la "boutade" de Sarkozy

06 juillet 2008 - 20h05

Selon le secrétaire général de l’Elysée, invité dimanche du Grand Rendez-vous, les "relations sociales prennent un autre tour" : "maintenant on discute avant de faire grève". Nicolas Sarkozy a déclaré samedi lors du conseil national de l’UMP que, désormais, "quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit", provoquant un tollé chez les syndicats et au PS.

Le tollé après la ’’boutade’’ de Sarkozy sur les grèves

06 juillet 2008 - 20h00

Les propos de Nicolas Sarkozy samedi sur le faible impact des grèves en France a provoqué la colère des syndicats et du PS, dénonçant une ’’provocation’’.

Politique : L’ironie de Sarkozy sur les grèves choque les syndicats

06 juillet 2008 - 12h18

Ils critiquent dimanche les propos du président estimant ironiquement que depuis qu’il était au pouvoir, personne ne s’apercevait plus des grèves dans le pays.


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