AID Association initiatives dionysiennes
Liberté ? égalité ? fraternité ? de simples mots dissous dans les portefeuilles ?

La France Pétainiste au grand jour et sans complexes !

L’histoire ne recommence peut-être pas mais elle semble bégayer...

mercredi 6 août 2008 par JMT

Vichy avait des camps, la Sarkozie a des CRA, des prisons qui ne disent pas leur nom mais qui ont quand même leurs barbelés, leurs rondes et leurs chiens.....et on y entasse hommes, femmes, enfants dans le but de "faire du chiffre"...comme jadis.

La bête hideuse qui sommeille plus ou moins profondément en chacun de nous depuis le fond des âges semble toujours se réveiller dès que pointe un uniforme ou un signe d’autorité . Bien sûr, il y a des exceptions, comme le Préfet de police de Paris, Monsieur Grimaud en 1968 (par son action il a gagné le droit à cette appellation) . Malheureusement, elles sont rares et c’est plutôt la beaufitude, née de la peur de l’autre, de l’ignorance qui émerge toujours en premier.

Le pouvoir, coincé par la règlementation, cesse de harceler Marina Petrella, mais c’est aussitôt pour rappeler qu’elle est toujours sur le coup d’une procédure d’extradition qui, si le Conseil d’Etat ne s’y oppose pas, la renverra à perpétuité dans les geôles italiennes, à la merci d’un hypothétique droit de grâce du président italien, demandé en public par le président français qui en dispose aussi : Ponce Pilate II, le retour !

Brigades rouges : remise en liberté de Petrella, qui reste sous le coup d’une extradition

VERSAILLES (AFP) - 05/08/08 18:27

La cour d’appel de Versailles a autorisé mardi la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Marina Petrella, une décision qui permet à l’ex-membre des Brigades rouges de recevoir des soins sans être détenue, mais ne remet pas en cause son extradition vers l’Italie.

Photographe : Joël Saget AFP/Archives :: Portraits de Marina Petrella brandis lors d’une manifestation contre son extradition le 19 juin 2008 à Paris

L’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel est conforme aux réquisitions du parquet général, qui l’avait saisie en estimant que l’état de santé de Mme Petrella, 54 ans, actuellement à l’hôpital parisien Sainte-Anne, n’était "pas compatible avec une situation de détenu".

Mme Petrella va rester hospitalisée mais sans la surveillance policière qui lui était imposée depuis le 23 juillet et son transfert de l’hôpital pénitentiaire de Fresnes.

La cour d’appel a assorti sa remise en liberté de plusieurs obligations comme celles d’informer le parquet général sur ses lieux d’hospitalisation et de résider à sa sortie chez elle à Argenteuil (Val d’Oise), où elle avait été arrêtée en août 2007 après 14 ans en France.

Le professeur Frédéric Rouillon, chef du service où elle est hospitalisée, a estimé mardi que "cette libération va permettre à (sa patiente) de se soigner dans les conditions requises par son état tant physique que psychique".

En "abandon de vie", atteinte de "troubles dépressifs et suicidaires" et de "dénutrition", selon ses médecins, Marina Petrella a perdu 20% de son poids et pèse aujourd’hui 39 kilos. Refusant jusqu’à présent d’être soignée, elle a accepté seulement d’être alimentée par une perfusion, a indiqué mardi son avocate Irène Terrel.

Son mari Hamed Merakchi a assuré qu’elle accepterait les soins désormais, rappelant que "sa vie était en jeu". Pour sa fille Elsa Novelli, "ce premier pas est de bon augure mais le combat continue".

En effet, la libération de Marina Petrella ne remet pas en cause la procédure d’extradition vers l’Italie, où elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité, notamment pour complicité dans le meurtre d’un commissaire de police, en 1981.

Ancienne dirigeante de la "colonne romaine" des Brigades rouges, Marina Petrella reste visée par un décret d’extradition signé le 3 juin par le gouvernement français. L’extradition ne devrait toutefois pas intervenir avant l’examen, à la rentrée, d’un recours devant le Conseil d’Etat.

L’un des dirigeants du comité de soutien à Marina Petrella, l’ancien activiste italien Oreste Scalzone, et les Verts ont dit attendre désormais l’application par la France de la clause humanitaire, prévue par la convention européenne d’extradition de 1957, pour surseoir à son renvoi vers l’Italie.

Tout en s’engageant à livrer Marina Petrella aux autorités italiennes, Nicolas Sarkozy avait souhaité en juillet qu’elle puisse être graciée "dès que possible" par Rome. La belle-soeur du président, l’actrice Valeria Bruni Tedeschi s’était rendue au chevet de Mme Petrella en juillet.

La position de Paris a évolué depuis le début de l’affaire.

Après avoir estimé que la détention n’empêchait pas que des "soins adaptés" lui soient prodigués, le parquet général, placé sous l’autorité du ministère de la Justice, a saisi la chambre de l’instruction pour une remise en liberté de Marina Petrella, justifiée au vu de son état de santé et des avis médicaux.

"En optant pour ce geste humanitaire, les plus hautes autorités de l’Etat ont manifesté une volonté d’apaisement certaine qui ouvre aujourd’hui à Mme Petrella la voie de l’espoir", ont estimé dans un communiqué commun Me Terrel et le Pr Rouillon.

Incidents dans les centres de rétention : Hortefeux durcit le ton

PARIS, 5 août 2008 (AFP) - 20:50

Après des incendies à répétition dans des centres de rétention administrative, le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, a durci le ton mardi, appelant notamment à la "vigilance" des forces de sécurité face aux "agissements des groupuscules".

Photographe : Stephane de Sakutin AFP/Archives :: Vue réalisée le 19 janvier 2008 du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris

A l’issue d’une réunion de police au ministère de l’Immigration, Brice Hortefeux a annoncé à la presse avoir demandé au préfet de Seine-et-Marne d’interdire une manifestation prévue, selon le ministère, samedi devant le centre de rétention du Mesnil-Amelot.

L’association SOS Soutien aux sans-papiers a cependant affirmé mardi soir à l’AFP "ne pas" avoir "lancé d’appel à manifester" samedi.

La préfecture de Seine-et-Marne a confirmé à l’AFP ne pas avoir reçu de demande officielle de manifestation samedi devant le centre de rétention administrative.

Michel Jeanjean, préfet de Seine-et-Marne par intérim a toutefois souligné qu’il y avait "eu des manifestations les deux samedis précédents" et que "la manifestation de samedi prochain était tout à fait probable".

La gendarmerie a indiqué ne pas avoir eu connaissance d’un tel projet de manifestation.

Contacté par l’AFP, le ministère s’est refusé à tout commentaire sur ce point.

Deux débuts d’incendie avaient éclaté le 2 août dans ce centre, à l’instigation de retenus, selon la préfecture qui avait aussi mis en cause la responsabilité d’une vingtaine de membres d’un collectif de soutien aux sans-papiers manifestant devant le centre.

Ce début d’incendie, vite maîtrisé, est intervenu quelques semaines à peine après l’incendie - le 22 juin - du plus grand CRA de France, celui de Vincennes, théâtre de multiples troubles tout au long de l’année.

Photographe : Bertrand Guay AFP :: Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, répond aux journalistes à l’issue d’une réunion avec des responsables policiers, le 5 août à Paris

Brice Hortefeux a demandé "à l’ensemble des forces de sécurité" d’être "extrêmement vigilantes" face aux "agissements des groupuscules".

Il a aussi confirmé avoir saisi le garde des Sceaux "des agissements d’une association dont le mot d’ordre est de brûler les centres de rétention (...) financés par le contribuable".

"Si je saisis la justice c’est sur la base d’une déclaration publique faite dans un grand quotidien", a précisé le ministre qui avait déjà annoncé lundi avoir déposé plainte contre l’association SOS-Soutien aux sans-papiers.

Le dirigeant de ce groupuscule d’extrême-gauche, Rodolphe Nettier, avait en effet déclaré lundi dans le Parisien : "Notre mot d’ordre, c’est de brûler les centres. On assume puisque c’est de la légitime défense en réponse à la violence des autorités qui enferment des gens qui n’ont rien fait".

Rodolphe Nettier a déclaré à l’AFP ne pas avoir tenu ces propos soulignant que son association appelait à la "fermeture immédiate" des centres mais pas "à les brûler ou à les détruire".

Le ministre a déclaré que le centre du Mesnil-Amelot, situé à proximité de Roissy, et d’une capacité d’accueil de quelque 140 places, a été rénové et que les conditions de vie des "retenus" y sont d’autant plus "acceptables" que le séjour n’y dure en moyenne "que 12 jours".

M. Hortefeux a enfin réaffirmé que le CRA de Vincennes, qui avait une capacité d’accueil de 280 places, sera remplacé par trois modules de 60 places chacun, dont le premier sera opérationnel début octobre.

Le ministre a ainsi suivi les recommandations de la Commission nationale de contrôle des centres et locaux de rétention administrative et des zones d’attente (CRAZA). Celle-ci avait en effet jugé que la taille standard d’un CRA ne devait pas excéder une soixantaine de places.

Hortefeux interdit une manifestation devant un centre de rétention

(Europe1, 05/08/2008, 18h42)

La manifestation de soutien aux sans-papiers qui était prévue samedi devant le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot en Seine-et-Marne ne devrait pas avoir lieu. Le ministre de l’Immigration a demandé au préfet de Seine-et-Marne de l’interdire.

Pour Brice Hortefeux, il y a "un risque important de trouble à l’ordre public". "L’Etat ne cédera pas, il y a eu des destructions partielles de CRA qui auraient pu mettre en cause des vies humaines", a-t-il ajouté.

Le ministre a expliqué s’appuyer, pour cette accusation, sur les déclarations de Rodolphe Nettier, membre du groupe du groupe d’extrême gauche "SOS Soutien aux sans papiers", publiées lundi matin dans la presse.

Brice Hortefeux durcit le ton.

Arguant des incendies à répétition dans des centres de rétention administrative, le ministre de l’Immigration a demandé au préfet de Seine-et-Marne d’interdire la manifestation de soutien aux sans-papiers qui était prévue samedi devant le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot en Seine-et-Marne. Pour Brice Hortefeux, il y a "un risque important de trouble à l’ordre public".

"L’Etat ne cédera pas, il y a eu des destructions partielles de CRA qui auraient pu mettre en cause des vies humaines", a-t-il ajouté. Le ministre a expliqué s’appuyer, pour cette accusation, sur les déclarations de Rodolphe Nettier, membre du groupe d’extrême gauche "SOS Soutien aux sans papiers", publiées lundi matin dans la presse.

Rodolphe Nettier avait déclaré dans l’édition de lundi du Parisien : "Notre mot d’ordre, c’est de brûler les centres. On assume puisque c’est de la légitime défense en réponse à la violence des autorités qui enferment des gens qui n’ont rien fait". Mardi, il a affirmé ne pas avoir tenu ces propos soulignant que son association appelait à la "fermeture immédiate" des centres mais pas "à les brûler ou à les détruire".

Reste que la polémique enfle. Après ces propos, Brice Hortefeux a confirmé avoir saisi la garde des Sceaux. Pour l’avocat de l’association SOS Soutien aux sans-papiers, il s’agit au contraire d’une "manoeuvre politicienne" destinée à "détourner l’attention de ce qui se passe dans les centres de rétention, en braquant les projecteurs sur une association".

Extrait sonore

VIDEOS

mardi 5 août 2008, édition de 18H00-

Justice : remise en liberté de Marina Petrella

Manif hebdomadaire pour les salariés sans-papiers

Trois mois après le début de l’occupation des locaux de la Bourse du travail, à Paris, les salariés sans-papiers manifestent chaque mercredi pour demander une régularisation.


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