AID Association initiatives dionysiennes
Malgré la vague de milliards promise pour fluidifier l’économie ....

La crise économique est bien là !

Il est vrai que des signes avant-coureurs sont présents depuis des mois

mercredi 15 octobre 2008 par JMT , Fayez NAHABIEH

Crise des revenus, crise de la consommation, baisse du prix des matières premières dont le pétrole, licenciements, montée du chômage et des déficits.....

Quel est le point commun à tous ces "maux" ? la recherche effrénée du profit le plus passif dans le temps le plus court. Voulant toujours "faire mieux et plus", le milieu des affaires "speede" toute l’économie et invente des mécanismes chargés de pomper le maximum de la production mondiale sous son contrôle.

Rien n’y échappe : l’économie mafieuse en fait partie, elle justifie encore plus le secret bancaire et les paradis fiscaux, et même les plus grandes banques peuvent y être entraînées. On espère que c’est contre leur gré ? mais on a vu avec Denis Robert et Clearstream (la vraie affaire,mondiale, pas le rideau de fumée venu ensuite, impliquant Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.) que tout le gotha bancaire trempait allègrement dans toute une série d’affaires pas très claires.

Une source algérienne, relevée par Fayez Nahabieh, craint un effondrementdu prix du brut suite à une sévère récession mondiale.

La première répercussion de la crise économique : un probable effondrement du prix du pétrole !

Le Journal algérien El Khabar (l’Information), a attribué au Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, lors d’une visite à Tlemcen des propos pour lesquels son pays qui s’appuie principalement sur les recettes du pétrole et ses dérivés, doit faire face à un éventuel effondrement du prix du brut.

Torchères en Algérie

« Nous sommes actuellement dans une situation confortable. Mais la chute des prix, peut nous ramener vers une épreuve difficile » a conclu le Président selon le même journal. Reuters, a rapporté cependant qu’il n’y a pas un danger immédiat pour la feuille de route ambitieuse proposée par le gouvernement concernant la croissance pour 2008. Toutefois, des responsables gouvernementaux, ont exprimé leurs inquiétudes pour l’année prochaine.

De ce fait, les recettes pétrolières prévues pour l’année 2009 doivent être révisées à la baisse. Une source du ministère des finances a déclaré que le prix moyen du brut algérien « Sahari Blend » est fixé à 90 dollars le baril au lieu de 100.

L’information, pour le moment n’a pas fait tâche de huile dans les pays pétroliers et aucune réaction n’a été constatée, y compris en Iran et au Venezuela.

L’avis de Monsieur Bouteflika est en harmonie avec le rapport de l’un des principaux opérateurs sur le marché des matières premières à Wall Street, Goldman Sachs. Ce courtier a revu ses objectifs à la baisse, n’excluant pas un retour sur les 50 dollars et même inférieur à 50.

« Nous avons sous-estimé la profondeur et la durée de la crise financière et ses impacts sur la croissance économique et la demande de matières premières » ajoute ce courtier new yorkais. Autrement dit, ces experts, ont sous-estimé la crise et ses conséquences désastreuses en amont, et continuent à la sous-estimer en aval.

Néanmoins, si vraiment le prix du baril revient à 50 dollars, il réduira les pressions inflationnistes actuelles. Nous ne pleurons pas !

Pour 2009, la banque d’affaires, Goldman Sachs, prévoit un prix moyen de 86 dollars le baril, il est proche de celui estimé par les experts algérois. En mai dernier, la même banque prévoyait des prix du pétrole entre 150 et 200 dollars le baril.

Trois raisons ont été avancées pour expliquer cette chute inattendue.

- La diminution de la demande : les américains, ont consommé dans les quatre derniers mois 9% de moins de produits pétroliers par rapport à l’année dernière.

- l’existence d’une offre soutenue, abondante et une forte hausse des réserves américaines.

- et enfin, la fuite des spéculateurs qui cherchent à diversifier leurs placements et se protéger contre la dépréciation du dollar.

Il reste à savoir si cette chute se poursuivra ou non ? Difficile de répondre car l’univers du pétrole se distingue par son opacité et reste dominé depuis toujours par la désinformation.

Fayez Nahabieh, Amis du Monde Diplomatique, 15.10.2008

Le temps est venu de sortir de l’économie casino : Désarmons les marchés !”

le 15 octobre 2008

Face à la crise, les Attac d’Europe lancent une campagne et leurs propositions. À la fondation d’Attac, en 1998, ce slogan se détachait sur fond de krach financier en Asie du sud-est. Aujourd’hui, le monde riche est au milieu de la crise la plus grave depuis la Grande Dépression de 1929.

Cette crise est systémique : c’est la structure et les mécanismes du système lui-même qui sont en cause. La mondialisation libérale et la fiction des marchés autorégulés sont en échec.

Répondre à cette crise ne saurait se limiter à moraliser le capitalisme, ou à désigner des coupables parmi les acteurs des marchés financiers. Une réglementation superficielle et une gestion de la crise à court terme auraient pour seule conséquence de sauver le système et de nous mener à de nouveaux désastres.

Répondre à cette crise exige de sortir du néolibéralisme et de mettre fin à l’emprise de la finance sur l’ensemble de la société. C’est l’objet de la déclaration des Attac d’Europe publiée aujourd’hui.

Parer à l’urgence : refuser la socialisation des pertes et la privatisation des profits

Application du principe du spéculateur payeur

A cause des conséquences de l’effondrement des marchés financiers sur l’emploi et les conditions de vie du plus grande nombre, il n’est pas possible de laisser faire. Toutefois, le coût des interventions nécessaires à la stabilisation des marchés ne devrait pas être supporté par les contribuables, qui paient déjà cette crise par la récession et la hausse du chômage, mais par tous ceux qui sont responsables de cette crise, qui ont amassé des fortunes, souvent abritées dans les paradis fiscaux.

C’est pourquoi il faut créer un fonds spécial de crise dans tous les pays. Il sera alimenté par une imposition à taux progressif des revenus financiers, seule manière de mettre un coup d’arrêt à l’aggravation des inégalités, à la dégradation sociale et à la soumission des sociétés à la finance.

Renforcement d’un secteur bancaire public coopératif

Les récentes nationalisations effectuées dans le secteur bancaire n’ont pas pour but de le réformer, mais seulement de sauver les grandes banques de la faillite pour les privatiser à nouveau dès que possible.

Il faut inverser cette tendance, renforcer les banques publiques qui ne cherchent pas le profit et les soustraire à l’obligation de concurrence. Des banques importantes devraient être publiques pour assurer des finances stables permettant un développement durable et équitable.

Refondation du système monétaire et financier international dans le cadre d’une réforme globale des Nations unies

Sortir du néolibéralisme nécessite de mettre fin à la mobilité internationale des capitaux. Et donc de redéfinir les buts, les réglementations, la surveillance et les responsabilités du système financier.

Cela ne peut être fait sous l’égide du G8 ou du FMI, qui ont prouvé leur incapacité à prendre en charge l’intérêt public du monde et à empêcher l’instabilité financière. Il convient de créer un contexte institutionnel approprié, sous les auspices des Nations unies, afin de réguler et réorienter le système financier.

Pour briser les reins de la finance, les Attac d’Europe demandent notamment :

- une taxe sur toute forme de transfert financier, y compris les transactions sur les devises, afin de réduire la spéculation, de ralentir la vitesse des marchés et de réduire le court-termisme, tout en stimulant un commerce, une production et une consommation équitables et soutenables ;

- une imposition progressive des revenus du capital, afin de ralentir et stabiliser les marchés financiers, et de réduire les incitations à la recherche de bénéfices excessifs ;

- la fermeture des paradis fiscaux ;

- l’interdiction de tous les instruments insoutenables et déstabilisants de la finance, et notamment les Hedge Funds, les Private Equity Funds ; l‘encadrement ferme des procédures de titrisation.

Cet objectif ne peut être atteint que si, dans le même temps, une nouvelle répartition des revenus est mise en œuvre, les services publics et la protection sociale sont préservés, et des ressources importantes sont consacrées aux investissements écologiques.

Attac Allemagne, Attac Autriche, Attac Hongrie, Attac Espagne, Attac Finlande, Attac Flandre, Attac France , Attac Italie, Attac Maroc, Attac Norvege, Attac Pays-Bas, Attac Pologne, Attac Suède, Attac Suisse, Attac Togo

Société Générale - Soupçons de blanchiment sur des comptes

Olivier LEVARD - le 15/10/2008 - 19h25

Une enquête préliminaire a été ouverte début octobre sur des "flux suspects" qui ont transité sur de nombreux comptes ouverts à la Société Générale.

C’est peut-être la première étape de la découverte d’un vaste réseau de blanchiment d’argent. Une enquête préliminaire a été ouverte début octobre par le parquet de Paris sur des "flux suspects" qui ont transité sur de nombreux comptes ouverts à la Société Générale par une cinquantaine de sociétés, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du site bakchich.info.

L’affaire a démarré par un signalement de la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, Tracfin, émis en septembre auprès du parquet de Paris. Cette cellule a identifié des flux importants d’argent transitant sur les nombreux comptes ouverts en Ile-de-France à la Société Générale par "une cinquantaine de sociétés" dont la nationalité n’a pas été précisée.

"Nous ne pouvons tirer aucune conclusion mais de tels flux peuvent laisser supposer qu’il s’agit de blanchiment d’argent", a-t-on ajouté de même source, sans préciser les montants de ces flux ni le nombre de comptes qui se trouvent dans le collimateur des enquêteurs.

Ces flux transiteraient depuis la France vers la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne, a-t-on ajouté de source judiciaire, en soulignant "la complexité des flux et la multitude de personnes morales qui apparaissent dans cette affaire". L’enquête a été confiée à la sous-direction des Affaires économiques et financières de la préfecture de police.

Crise financière - La rechute

le 15/10/2008 - 18h55

Le CAC 40 abandonne près de 7% à la Bourse de Paris, comme Londres et Francfort. Wall Street évolue aussi dans le rouge.

Crédit Photo : AFP PHOTO DDP/THOMAS LOHNES. Les traders désemparés face au yo-yo des Bourses mondiales. Ici, à Francfort devant l’évolution de l’indice Dax le 7 octobre 2008.

Les Bourses renouent avec la panique. Paris a bouclé en forte baisse mercredi lâchant près de 7% dans un marché plombé par les craintes de récession après de mauvais indicateurs aux Etats-Unis. Le CAC 40 a cédé exactement 6,82% à 3.381,07 points et les 40 valeurs le composant ont fini dans le rouge.

L’indice vedette Dax de la Bourse de Francfort est lui repassé en dessous des 5.000 points, cédant 6,49%. Même chose à la Bourse de Londres (-7,08%) qui a plongé après l’ouverture en baisse de Wall Street. La Bourse de New York creusait ses pertes mercredi en matinée, le Dow Jones repassant sous les 9.000 points (-3,5%) après la publication d’indicateurs économiques plus mauvais que prévu.

Aux Etats-Unis, les risques de récession se précisent après la publication d’indicateurs défavorables. Les ventes de détail américaines s’affichaient notamment en recul de 1,2% sur un mois en septembre, alors que les analystes attendaient un repli plus modeste de 0,7%. "On a un déplacement de la crise financière vers l’économie réelle, a relevé un vendeur d’actions à Paris.

Il y a un mouvement de balancier, quand on semble avoir réglé un problème bancaire, le marché se reporte sur l’impact sur les entreprises et les ménages". Ces craintes sur la première économie mondiale, éclipsées depuis quelques semaines par la crise financière, avaient été relancées mardi soir par les propos de Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale de San Francisco, constatant que "l’économie américaine semble en récession".

Pas d’optimisme "exagéré"

Comme les autres Bourses européennes, le CAC 40 avait enchaîné deux fortes hausses lundi et mardi, regagnant 14,23% au total après avoir subi, la semaine dernière, la plus lourde chute hebdomadaire de son histoire (-22,16%). "Après un rebond lié aux annonces de plusieurs gouvernements pour soutenir le système bancaire, les regards des investisseurs vont se reporter sur le risque de récession aux Etats-Unis", estimaient les économistes du courtier Aurel.

"Il n’y a pas de raison de déclarer la fin de la crise financière et de verser dans l’optimisme exagéré", avait averti Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe. La crise affecte déjà d’autres secteurs de l’économie, comme l’automobile et l’agroalimentaire : l’allemand Daimler a annoncé mardi 3.500 suppressions d’emplois en Amérique du Nord, et l’américain Pepsico 3.300.

La Banque centrale européenne (BCE) a encore prêté plus de 270 milliards de dollars aux banques commerciales via deux appels d’offres, toujours dans l’objectif d’aplanir les tensions sur un marché monétaire au bord de l’asphyxie.

Dans le cadre de son appel d’offres quotidien, elle a alloué 100 milliards, soit la totalité du volume prévu. Ces injections massives sur le circuit monétaire visent à alimenter les banques en liquidités. Elles sont quasiment la seule source de refinancement à leur disposition, car les établissements de crédits, dont la confiance est au plus bas, ont pratiquement cessé de se prêter de l’argent entre eux.

Le plan européen élargi aux 27

Alors que les craintes d’une contagion de la crise financière à l’économie réelle se confirment, la concrétisation du plan Paulson a bien dopé les marchés boursiers européens mardi. Soucieux d’envoyer un nouveau message fort au secteur financier, le secrétaire américain au Trésor a donc musclé mardi son plan, en annonçant l’entrée de l’Etat fédéral américain au capital de plusieurs banques.

Neuf des plus grandes se sont déjà portées candidates et doivent absorber la moitié du plan. Parmi elles figurent les plus grands noms de Wall Street comme Citigroup, JP Morgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Merrill Lynch.

L’argent nécessaire sera prélevé sur l’enveloppe de 700 milliards de dollars approuvé début octobre par le Congrès pour le plan de sauvetage des banques. Au départ farouchement opposé à une entrée de l’Etat dans le capital des banques, Paulson s’y était résolu vendredi à l’occasion de la rencontre des ministres des Finances du G7 à Washington.

Les Européens doivent aussi peaufiner leur plan de sauvetage. Un sommet européen, mercredi et jeudi à Bruxelles, doit étudier l’élargissement aux 27 Etats de l’Union européenne (UE) des mesures de soutien adoptées par les grands pays de la zone euro et le Royaume-Uni (lire notre article).

Brown et Barroso mettent la pression sur les USA

Le président de la Commission européenne et le Premier ministre britannique ont exhorté les Etats-Unis à une plus grande coopération internationale pour surveiller le système financier après la crise, Gordon Brown parlant d’une "reconstruction" nécessaire du FMI.

"L’Europe mène la réponse mondiale" face à la crise financière avec les plans massifs d’aides aux banques annoncés cette semaine, "nous devons continuer à le faire" pour tirer les leçons de la tempête, a déclaré José Manuel Barroso devant la presse, peu avant l’ouverture du sommet des dirigeants de l’UE.

"Une priorité urgente est de renforcer la coordination au niveau international et particulièrement avec les Etats-Unis", a ajouté Manuel Barroso, qui doit s’entretenir de ces sujets samedi à Camp David avec le président américain George W. Bush. Il sera accompagné du chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, dont le pays préside actuellement l’UE.

D’après agence

Crise financière : sommet de l’UE, les Bourses en forte baisse

BRUXELLES (AFP) - 15/10/08 17:18

Les dirigeants européens tentaient mercredi à Bruxelles d’élargir leur front commun face à la crise à l’ensemble des 27 membres de l’Union européenne, alors que les craintes toujours plus vives d’une récession continuaient à alimenter la déprime des Bourses.

Photographe : Mark Wilson AFP/Getty Images :: Le secrétaire au Trésor Henry Paulson (g) et le président de la Fed Ben Bernanke, le 14 octobre 2008 à Washington

De l’autre côté de l’Atlantique aussi, le spectre de la récession cristallise désormais toutes les inquiétudes : le secrétaire au Trésor Henry Paulson a averti que les Etats-Unis allaient traverser une période économique difficile pendant "plusieurs mois".

L’objectif du sommet européen qui devait s’ouvrir cet après-midi à Bruxelles : rallier l’ensemble des membres de l’UE au plan de sauvetage des banques de 2.000 milliards d’euros adopté dimanche par les 15 pays de la zone euro et le Royaume-Uni lors d’un sommet dimanche à Paris.

Reste à convaincre onze pays membres, dont la République tchèque. Ardent défenseur d’une doctrine libérale, le Premier ministre Mirek Topolanek s’est déjà dit prêt à opposer "durement" son veto à toute proposition qui dépasserait le cadre du "bon sens".

Au menu du sommet également, les signes de récession qui se multiplient en Europe. L’Irlande y est déjà et l’économie allemande, la première d’Europe, est "au bord de la récession", selon les instituts allemands de conjoncture.

Les sommes colossales débloquées par les Européens et les Américains pour soutenir leur secteur bancaire ont certes éloigné, momentanément, la crainte d’un effondrement du système financier mondial, mais n’ont pas réussi à dissiper les inquiétudes des investisseurs.

Après deux jours de liesse, la plupart des indices des marchés financiers ont viré au rouge mercredi.

La Bourse de New York, déjà en recul mardi dans un marché inquiet du ralentissement économique, a de nouveau ouvert en baisse mercredi, le Dow Jones perdant 1,65% et le Nasdaq 1,40%.

Dans la foulée, les Bourses européennes ont creusé leurs pertes. Vers 14H15 GMT, le Footsie perdait plus de 6% à Londres, le Dax 4,7% à Francfort et le CAC 5,4% à Paris.

Photographe : Gérard Cerles AFP :: Le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker et le président français Nicolas Sarkozy, le 15 octobre 2008 à Bruxelles

Wall Street accusait également le coup, le Dow Jones cédant 3,5% vers 14H25 GMT.

Face à une crise qui perdure, les chefs d’Etat et de gouvernements européens apparaissaient déterminés à renforcer leur cohésion.

"Jouer cavalier seul serait une erreur fatale pour tous les gouvernements", a prévenu le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Les Européens s’apprêtaient à entériner la création d’une "cellule de crise financière", selon un projet de déclaration dont l’AFP a obtenu copie. Cette cellule devrait réunir les présidents de la BCE, de la Commission européenne, de l’Eurogroupe et du Conseil européen.

La Commission européenne a proposé de relever de 20.000 à au moins 100.000 euros, d’ici un an, le montant minimum de garantie bancaire des particuliers dans l’UE. Cette proposition va au-delà des 50.000 euros sur lesquels les ministres européens des Finances s’étaient mis d’accord la semaine dernière.

La Banque centrale européenne (BCE) a injecté 100 milliards de dollars supplémentaires mercredi pour aider les banques à se refinancer.

Une semaine après la baisse concertée des taux de plusieurs grandes banques centrales, dont la Fed américaine et la BCE, la banque centrale norvégienne a abaissé à son tour son taux directeur d’un demi-point à 5,25%.

La Banque centrale d’Islande, pays en proie à une grave crise financière, a même baissé son taux directeur de 3,5 points (à 12%), tout en estimant que ce remède choc ne suffirait pas à empêcher une très probable récession.

Au moment où la récession menace, les appels à réformer la finance mondiale et à renforcer la coopération internationale se multiplient. Et les Etats-Unis, jugés responsables de la crise, sont plus que jamais montrés du doigt.

José Manuel Barroso et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont exhorté Washington à s’impliquer davantage sur le parquet international pour améliorer la surveillance du système financier.

"L’Europe mène la réponse mondiale" face à la crise financière, et il est urgent "de renforcer la coordination au niveau international et particulièrement avec les Etats-Unis", a insisté M. Barroso.

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé une réunion du G8 "avant la fin de l’année".

Photographe : Dominique Faget AFP :: Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi et la chancelière allemande Angela Merkel, le 15 octobre 2008 à Bruxelles

A New-Delhi, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, réunis mercredi en sommet, ont fustigé les pays riches pour avoir provoqué la crise financière mondiale.

De mauvais indicateurs ont avivé les craintes sur la santé de l’économie mondiale.

Les ventes de détail aux Etats-Unis ont reculé en septembre de 1,2% par rapport à août. Cette baisse, la plus forte depuis août 2005, est bien plus importante que prévu.

"L’économie américaine semble en récession", a déclaré une responsable de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen.

Les ventes de voitures neuves ont plongé en Europe de 8,2% sur un an en septembre, atteignant leur niveau le plus bas depuis 10 ans.

Au Royaume-Uni, le chômage a enregistré sa plus forte hausse en trois mois depuis 1991, atteignant son niveau le plus élevé depuis 2000.

Le Premier ministre français François Fillon a évoqué une crise "profonde" et "exceptionnelle", avouant craindre "une panne de croissance" pour la France l’an prochain, avec des "conséquences" sur l’emploi.

Les mauvaises nouvelles sont aussi venues d’Asie. Le Japon a vu son excédent courant chuter de moitié en août, et la production industrielle de l’Archipel a baissé de 6,9%.

Si le Nikkei a clôturé sur un gain de 1,06% à Tokyo, après avoir évolué dans le rouge toute la journée, les autres grandes places financières asiatiques ont fini en baisse, avec des reculs de 4,96% à Hong Kong et de 1,12% à Shanghai.

Selon le chef de l’exécutif de Hong Kong, Donald Tsang, la crise financière actuelle est plus grave que celle qui avait touché l’Asie en 1997 : "Le tsunami financier auquel nous devons faire face est une crise mondiale".

Sommet UE : la récession menace l’unité attendue sur la crise financière

AFP - mercredi 15 octobre 2008, 16h40

Les dirigeants de l’UE devaient avaliser mercredi les mesures adoptées par les pays de la zone euro pour stopper la crise financière, mais les mesures à envisager face au risque de récession, qui font de nouveau plonger les Bourses, menacent leur belle unité.

Le spectre de la récession alimente déjà la polémique sur le plan européen de lutte contre le changement climatique : la Pologne a menacé dès l’ouverture du sommet de mettre son veto au paquet de mesures préparé par Bruxelles pour arriver à réduire de 20% les émissions européennes de gaz à effet de serre d’ici 2020.

Sur la crise financière, la présidence française de l’UE espère que les 27 "salueront le plan d’action concerté" annoncé dimanche lors d’un sommet inédit des 15 pays de la zone euro. Et qu’ils adopteront les "principes" de recapitalisation des établissements financiers en difficulté et de garantie des prêts interbancaires destinés à restaurer la confiance.

Pour une fois, le président français Nicolas Sarkozy peut considérer l’adhésion de la Grande-Bretagne, très réfractaire à la monnaie unique mais inspiratrice de ce plan, comme acquise.

Le gouvernement tchèque, très libéral, est seul à avoir émis des objections devant ce retour de l’Etat dans la sphère financière. Mais un diplomate tchèque a assuré mercredi qu’il ne "bloquerait pas" le texte.

Les Européens devraient aller un peu plus loin lors de ce sommet en protégeant plus que prévu les épargnants, en soulageant le bilan des banques. Et en s’attaquant à un sujet qui les a toujours divisés, la création d’une supervision financière paneuropéenne.

Forte d’un consensus inimaginable il y a encore deux semaines, l’UE devrait en profiter pour exhorter les Etats-Unis à une plus grande coopération internationale pour surveiller le système financier, comme l’ont demandé mercredi Gordon Brown et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Mais si ces mesures européennes ont permis un brève accalmie sur les marchés, elles pourraient montrer leurs limites rapidement face au très net ralentissement de la croissance en Europe. Une mauvaise conjoncture qui a fait plonger les Bourses de nouveau mercredi.

L’Irlande est déjà en récession. Et l’économie allemande, la première d’Europe, est "au bord de la récession", selon les instituts allemands de conjoncture. La chancelière Angela Merkel a reconnu mercredi qu’il fallait s’attendre "à ce que la croissance ralentisse".

Or, les pays européens ne sont guère au diapason sur l’opportunité d’un plan de relance coordonné.

Le chancelier autrichien sortant Alfred Gusenbauer a ainsi estimé juste avant le sommet que la situation actuelle plaidait pour l’adoption d’un "paquet (de mesures) pour l’économie réelle, pour éviter une hausse du chômage".

Mais le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos a immédiatement rétorqué qu’il n’y avait "pas besoin" d’un tel paquet.

Les Européens doivent "commencer à songer comment mieux organiser toute l’économie, car nous commençons à souffrir aussi sur l’économie réelle, dans le secteur non financier de notre économie", a néanmoins reconnu le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia.

L’horizon économique de plus en plus bouché pourrait amener certains pays à remettre en cause les ambitions européennes de lutte contre le réchauffement climatique.

L’UE s’est engagée à arriver fin décembre à un accord politique sur le paquet législatif visant à réduire les émissions des industriels, des transports comme des ménages et à répartir le fardeau selon les possibilités des différents pays membres.

Mais de nombreux pays d’Europe centrale et aussi l’Italie poussent plus fort encore qu’avant pour voir leurs obligations dans le cadre de ce plan revues à la baisse, comme le prouve la menace de veto polonais.

La récession plane sur les Bourses, l’UE se mobilise

REUTERS - mercredi 15 octobre 2008, 16h09

© REUTERS2008

NEW YORK/PARIS (Reuters) - Les dernières mesures de soutien au secteur financier aux Etats-Unis et en Asie n’occultent pas les craintes de récession, qui ont entraîné mercredi un nouveau plongeon des Bourses européennes après deux séances consécutives de montée en flèche.

En clôture, l’indice CAC 40 a perdu 6,82% à 3.381,07 points, Londres a reculé de 7,08% et Francfort de 6,49%. Les indices paneuropéens, EuroStoxx 50 et EuroFirst 300 ont respectivement perdu 6,91% et 6,68%.

A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a gagné 1,06% mais il avait passé une bonne partie de la séance dans le rouge. Aux Etats-Unis, vers 15h45 GMT, le Dow Jones reculait de 3,50% mercredi et le Nasdaq de 3,24%.

JP Morgan, qui a annoncé mercredi une chute de 84% de son bénéfice trimestriel en raison de dépréciations de prêts à effet de levier et d’actifs liés aux prêts immobiliers, reculait de 0,74% vers 15h45 GMT.

Les statistiques américaines ont renforcé l’impression de fragilité de la première économie mondiale avec notamment un recul de 1,2% des ventes au détail en septembre, le plus marqué depuis plus de trois ans.

Dans le même temps, les Vingt-Sept semblaient prêts, au premier jour du conseil européen de Bruxelles, à répondre aux appels de la France et de la Grande-Bretagne en faveur d’une refonte des instances financières mondiales héritées de la conférence de Bretton-Woods, en 1944, afin d’éviter une répétition de la crise.

Les dirigeants de l’UE s’efforcent en outre d’adopter une stratégie coordonnée à l’image de celle de l’Eurogroupe vis-à-vis de ses banques, la France souhaitant d’autre part la tenue d’une conférence internationale pour réformer le système financier.

Les régulateurs comptables de l’UE ont d’ores et déjà voté mercredi matin en faveur de l’assouplissement de la règle de la juste valeur (fair value) - considérée par de nombreux observateurs comme un facteur ayant exacerbé la crise du crédit - qui prévoyait jusqu’ici de valoriser les titres détenus par les sociétés à leur valeur de marché.

Les Etats membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), soutenus par le Japon, la Corée du Sud, la Chine et la banque mondiale se sont à leur tour ralliés mercredi au mouvement global de sauvetage du système financier en créant un fonds régional de réserve.

Le gouvernement américain avait pour sa part fourni un nouvel effort mardi en annonçant son intention de dépenser 250 milliards de dollars (182 milliards d’euros) pour entrer au capital de banques et d’établissements financiers.

Cette mesure suggère que de nouvelles régulations pourraient voir le jour, y compris au royaume du capitalisme, qui doit élire son nouveau président dans moins de trois semaines.

QUEL IMPACT SUR L’ÉCONOMIE RÉELLE ?

Si les plans gouvernementaux de soutien massif aux systèmes bancaires semblent avoir atteint leur but premier - enclencher un retour à la normale des marchés interbancaires - ces mesures n’ont pas renversé les anticipations de récession.

Les effets bénéfiques des plans de relance coordonnés entre gouvernements restent incertains. Si les taux d’intérêt semblent orientés à la baisse, des traders soulignent que le redémarrage des prêts interbancaires pourrait n’être que de courte durée.

L’économie reste également au coeur du débat de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le candidat démocrate Barack Obama accusant les républicains d’avoir présidé à une dérégulation débridée du système financier tandis que le républicain John McCain tente de reprendre la main sur ces questions.

Deux hauts responsables de la Réserve fédérale - dont le président Ben Bernanke doit s’exprimer vers 16h15 GMT - ont souligné les risques encourus par l’économie américaine tandis que Janet Yellen, présidente de la Fed de San Francisco, a déclaré mardi que la croissance au quatrième trimestre semblait encore plus faible, avec probablement une nette contraction de l’activité.

En France, le Premier ministre François Fillon craint "une panne de croissance" en 2009 tandis que le ministre des Finances Christine Lagarde reconnaît que la crise aura des répercussions au niveau de l’emploi.

Le chômage britannique a quant à lui connu sa plus forte progression en 17 ans sur la période de juin à août, poussant le taux de chômage à un plus haut de huit ans .

En Allemagne, on s’attend à ce que le gouvernement abaisse jeudi sa prévision de croissance pour 2009 de 1,2% à 0,2%.

Autres signes tangibles des menaces de récession mondiale, les immatriculations européennes de voitures neuves ont reculé de 8,2% en septembre sur un an malgré deux jours ouvrés supplémentaires et les cours du pétrole ont amplifié leur recul en fin d’après-midi, touchant même un plus bas de 13 mois pour le brut léger américain.

Eddie Evans et Paul Taylor, version française Benjamin Mallet, édité par Jacques Poznanski


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1974484

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ECONOMIE   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License