AID Association initiatives dionysiennes
Des promesses à gogo.....aux gogos ?

Crise financière : suite de la valse des milliards

jeudi 2 octobre 2008 par JMT

Toujours des recettes libérales même si l’Etat finance : comment a été évaluée DEXIA pour que la France en rajoutant 3 milliards sur 6,4 n’ait que 25% du capital social ? Pourquoi "racheter 30.000 logements" si ce n’est pour aider des promoteurs spéculateurs alors qu’on manque de logement social ? A quel prix ?

Et d’ailleurs,puiqu’on apprend qu’il reste 15 milliards sur les 50 collectés sur le livret A, pourquoi ne pas lancer 200.000 logements sociaux Grenelle compatibles pour contribuer à rattraper le retard ?

A la place, Not Bon Mait’ augmente "la prime de noël "de 70 euros, vitupère sur quelques millions d’euros de "parachutes dorés" (jolis boucs émissaires qu’on jette en pâture au bon peuple) alors que des centaines de milliards se sont évaporés". Et cette année avec 3,4% d’inflation les fonctionnaires auront royalement 0,8%.

Dernière minute : l’Elysée annonce 22 Milliards d’aide aux PME !

Les Bourses de New York et Paris en baisse

LEMONDE.FR avec AFP Mis à jour le 02.10.08 à 17h23

Après la publication d’indicateurs américains défavorables et le maintien par la Banque centrale européenne de ses taux directeurs, la Bourse de Paris se repliait nettement jeudi après-midi, l’indice CAC 40 perdant 1,78 % au-dessous des 4 000 points, à 3 982,41 points.

A New York, Wall Street évoluait en baisse dans un marché sans enthousiasme, le Dow Jones était en baisse de 2,16 % et le Nasdaq de 2,61 %. Vers 16 h 30, le Dow Jones Industrial Average reculait de 234,33 points à 10 596,74 points, et l’indice Nasdaq de 53,92 points à 2 015,48 points. La baisse de 4 % des commandes industrielles aux Etats-Unis en août a appuyé le net repli du marché.

Le rejet surprise du texte par la Chambre, à 13 voix près, avait provoqué lundi une baisse historique du Dow Jones de près de 800 points, les investisseurs étant persuadés que le projet allait être voté.

Le Sénat a approuvé par 74 voix contre 25 une version amendée de ce projet, baptisée "Loi sur la stabilisation économique d’urgence de 2008".

Dexia : la trop grande générosité française ?

LE MONDE Mis à jour le 02.10.08 à 16h16

L’Etat s’est-il précipité pour sauver Dexia ? A-t-il payé trop cher pour secourir une banque dont la France ne détenait que 12 % et qui était contrôlée et gouvernée par la Belgique ? Aurait-il pu procéder différemment ? L’accord négocié dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 septembre n’est-il pas excessivement favorable au camp belge ?

Mercredi 1er octobre, les autorités politiques et financières françaises ne pouvaient s’empêcher de s’interroger sur les contours du sauvetage à 6,4 milliards d’euros, dont 3 milliards d’euros à la charge de la France (2 milliards pour la Caisse des dépôts et consignations, 1 pour l’Etat, qui sera, finalement, levé sur les marchés), de la banque franco-belge Dexia.

Tout, en effet, est allé très vite, pour éviter une faillite qui aurait certainement déclenché une panique bancaire en Belgique, mis en péril le financement des collectivités locales françaises et, finalement, ébranlé tout le système bancaire européen.

Si personne n’a grand-chose à dire sur la méthode - un exemple réussi de coopération politique transfrontalière -, les termes de l’accord négocié dans l’urgence sont, en revanche, plus discutés.

"L’opération a été conduite en des temps records, avec une grosse pression des autorités belges qui souhaitaient que la France, berceau du Crédit local de France (la banque qui a donné naissance à Dexia, après sa fusion avec le Crédit communal de Belgique, en 1996), assume un maximum de responsabilités même si elle n’était plus qu’un actionnaire minoritaire", témoigne un participant aux négociations.

"Et puis, ajoute-t-il, on n’avait pas le choix, il fallait intervenir. L’Elysée et le ministère des finances voulaient agir pour enrayer la crise, dans un climat de tensions extrêmes. C’était une affaire de 24 heures !"

De fait, quand la France est avertie des problèmes de liquidités de Dexia, dans la soirée de vendredi 26 septembre, l’Europe est en train d’être gagnée par la crise financière venue des Etats-Unis.

La banque belgo-néerlandaise Fortis est au bord de l’asphyxie et le plan américain de sortie de crise, censé soulager le système financier mondial, commence à susciter de vifs débats outre-Atlantique.

Après deux réunions à distance, organisées en urgence dans le week-end, un conseil d’administration de crise est convoqué lundi 29 septembre au soir, en Belgique.

A leur arrivée à Bruxelles, Augustin de Romanet, le directeur général de la CDC, et Emmanuel Moulin, le représentant du ministère des finances, ont la surprise d’y trouver le premier ministre belge, aux côtés des ministres des finances belge et luxembourgeois. La discussion s’annonce délicate.

Après de longues heures de discussions, un accord est trouvé. Le curseur de la recapitalisation est arrêté sur 6,4 milliards d’euros. La somme est élevée mais elle confère à Dexia - dont le total de bilan atteint 623 milliards d’euros -, un coussin de sécurité d’un milliard nécessaire pour faire face à ses risques futurs, et un ratio de solvabilité confortable de 14 %.

La France a payé une quote-part élevée dans l’opération et n’obtient qu’une minorité de blocage avec 25 % du capital. Mais à 5 heures du matin à l’Elysée, Nicolas Sarkozy valide l’accord, conscient d’avoir évité le pire.

Anne Michel

Chacun pour soi, l’Europe se divise sur la crise financière

LE MONDE Mis à jour le 02.10.08 à 12h15

AFP/MARTIN BUREAU : Le conflit révèle deux conceptions du sauvetage européen : d’un côté, l’approche fédérale, prôné par les Français, le Benelux et la Banque centrale européenne (BCE) et les banques privées allemandes ; de l’autre, le "aide-toi, le ciel t’aidera", version optimiste du "sauve qui peut", défendu par Berlin et appliqué avec célérité par l’Irlande.

A l’heure où les Etats-Unis espèrent sortir de la crise avec l’adoption par le Sénat du plan Paulson, destiné à sauver leur système financier, les Européens se sont déchirés mercredi 1er octobre et sur la gravité de la crise et sur la manière de la résoudre. Le conflit révèle deux conceptions du sauvetage européen : d’un côté, l’approche fédérale, prôné par les Français, le Benelux et la Banque centrale européenne (BCE) et les banques privées allemandes ; de l’autre, le "aide-toi, le ciel t’aidera", version optimiste du "sauve qui peut", défendu par Berlin et appliqué avec célérité par l’Irlande.

La crise est déclenchée par le cavalier seul de Dublin, qui décide unilatéralement mercredi midi, de garantir pendant deux ans l’intégralité des dépôts de six grandes banques irlandaise. Une bagatelle de 400 milliards d’euros, deux fois son produit intérieur brut !

Le premier ministre britannique Gordon Brown l’apprend par la radio. Il est en porte à faux, lui qui vient d’annoncer que la garantie des dépôts britanniques était généreusement portée de 35000 à 50000 livres. Les banques anglaises, qui se voient exclues du plan même lorsqu’elles sont établies en Irlande, crient à la distorsion de concurrence.

La réalité est encore plus grave : l’Irlande adopte une attitude non coopérative, qui risque d’attirer tous les capitaux d’Europe et de déstabiliser ses voisins de l’Union européenne (UE).

La présidence française de l’UE réfléchit alors à une initiative européenne, et multiplie les propositions. Mais les Allemands la font exploser en direct, provoquant une grave crise entre les deux capitales.

A 18h27 mercredi, l’agence Reuters, informée par une ambassade à Bruxelles, annonçait qu’un plan français prévoit de créer un fonds fédéral européen de 300 milliards d’euros pour renflouer les banques. Rien à voir avec les propos tenus le matin par le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui indiquait que l’Europe n’avait pas besoin de "plan Juncker" parce que la situation des banques européennes était assez saine...

Berlin met sept minutes à réagir. C’est "Nein" fait savoir le ministre des finances Peer Steinbrück. Une réaction si prompte que Paris accuse Berlin d’être à l’origine de la fuite.

Les accusations fusent entre Paris et Berlin : "Tout le monde cogite, mais M.Steinbrück n’aime pas les propositions et les tue par avance. Il ne veut pas la moindre dépense, d’autant que le pays est en campagne électorale", accuse l’entourage de M. Sarkozy.

Les Français nient avoir fait des propositions chiffrées. En réalité, c’est le premier ministre néerlandais Jan-Peter Balkenende qui a proposé lors de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy que chaque Etat verse 3 % de son produit intérieur brut (PIB) européen au fameux fonds, qui resterait géré par les Etats mais dont les conditions d’octroi seraient régies par des règles européennes. Une taquinerie aux critères de Maastricht, et qui permet, par un calcul rapide, d’aboutir à la somme astronomique de 350milliards d’euros.

Le refus politique allemand, contesté par une partie de la presse outre-Rhin, est sans appel et menace la réunion prévue si possible samedi à Paris, où Nicolas Sarkozy a convié ses partenaires européens du G8 (Royaume-Uni, Allemagne, Italie) ainsi que la Commission, la BCE et M. Juncker.

"Cette proposition de fonds n’a pas été faite en accord avec l’Allemagne, indique l’entourage de la chancelière Angela Merkel. Nous ne la considérons pas comme praticable. Il faut rétablir la sécurité et la confiance sur les marchés financiers, mais cela ne doit pas passer par un fonds européen centralisé, car l’Union européenne est fondée sur la subsidiarité." Pour Mme Merkel, une telle initiative conduirait les Européens à se déchirer immédiatement, pour savoir quelles pertes indemniser et combien verser à tel pays.

Un fonds fédéral est aux antipodes de la vieille conception allemande, qui plaide, depuis Maastricht et sous la pression des Länder, pour une déconcentration des pouvoirs. De même qu’ils ont toujours refusé le concept français de gouvernement économique, les chanceliers Helmut Kohl et Gerhard Schröder se sont battus contre l’émergence d’un budget fédéral, ne serait-ce que pour réduire leur facture à l’Europe.

"Une Union de transferts financiers est aussi peu probable qu’une famine en Bavière", assurait en 1998 le ministre-président conservateur de Bavière, Edmund Stoiber. Cette vision se trouve accentuée par la campagne électorale allemande, alors que la vertu budgétaire et la subsidiarité sont portées par la gauche et la droite.

Le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker et la Commission européenne connaissent assez les réticences allemandes pour ne pas avoir imaginé un tel plan, préférant parler de coordination.

Mais le camp intégrationniste (France, Belgique, Pays-Bas) estime qu’il y a urgence. Et ils ont deux soutiens de taille : celui du parrain de la finance allemande, Josef Ackermann, président de la première banque du pays, la Deutsche Bank, et surtout celui de Jean-Claude Trichet, président de la BCE.

AP/Virginia Mayo : Jean-Claude Trichet, le 1er octobre. Depuis une semaine, le président de la Banque centrale européenne appelle les Etats au secours : les actifs que les banques confient en garantie sont de moins bonne qualité.

Depuis une semaine, M. Trichet appelle les Etats au secours. La BCE a inondé pendant des mois le marché de liquidités pour sauver les banques de la syncope. En échange, les banques doivent lui confier des actifs en garantie.

Au fil du temps, ces actifs sont de qualité de moins en moins bonne et le bilan de la BCE s’en est trouvé fragilisé, comme celui de la Réserve fédérale américaine. Les gouvernements doivent intervenir. "Nous avons besoin d’une solution viable", a dit M. Trichet aux dirigeants belges et néerlandais qui étaient au chevet de Fortis ce week-end.

"MIEUX DISANT EUROPÉEN"

Il faudrait généraliser la méthode de sauvetage appliquée à Dexia et Fortis par le Benelux et la France. C’est la thèse exposée par la ministre des finances française Christine Lagarde dans un entretien recueilli mercredi par le Handelsblatt.

"Que se passerait-il si un petit Etat de l’UE était confronté à une faillite bancaire ? Peut-être cet Etat n’aurait-il pas les moyens de sauver l’institut en question. Se pose alors la question d’une solution à l’échelle européenne", y déclare la ministre française, lançant l’idée d’un "fonds de garantie", alimenté par les Etats membres ou le budget de l’Union européenne, qui prendrait des participations directes ou dans des structures de cantonnement d’actifs.

Le ministre belge des finances Didier Reynders voit dans les interventions groupées un autre avantage : elles sont suffisamment rassurantes pour pouvoir mettre à contribution des actionnaires privés dans les opérations de renflouement.

Dans ce contexte, les Français ne décolèrent pas contre Berlin et attaquent leur manière de sauver leurs banques. "Moins ils interviennent, plus ils sont contents", accuse un ministre français. Cette solution, orthodoxe budgétairement, ne résout guère le problème immédiat, qui est celui d’un manque de liquidité.

Elle n’impressionne pas les marchés financiers et ne permet pas de stopper de façon décisive la propagation de la crise. Français et les Beneluxiens ont adopté des solutions plus radicales en nationalisant leurs banques.

Le remède a l’avantage de régler les problèmes de liquidités et d’être jugée crédible par les marchés, qui réduisent leurs attaques. Mais la solution est coûteuse budgétairement et se fait au détriment de la loi européenne qui interdit les règles d’Etat.

"Nicolas Sarkozy a raison de proposer une réponse coordonnée. S’il essuie un refus, il pourra dire : chacun fait ce qu’il veut et qu’on ne vienne pas nous ennuyer. On ne pourra pas lui faire porter le chapeau, car il aura été le mieux disant européen", poursuit ce ministre français. Les Français assurent qu’ils n’ont pas d’"agenda national caché", leurs banques étant, selon eux, les plus solides d’Europe.

Arnaud Leparmentier (avec nos correspondants européens)

Face à la crise, des mesures mais pas de moyens de financement

Le Jeudi 02 Octobre 2008 à 07h20

Le rachat de 30000 logements et le soutien financier aux banques en cas de menace de faillite. Tels sont les engagements pris par le gouvernement français face à la crise financière qui ébranle le pays. Toutefois, les moyens de financement de ces mesures n’ont pas été précisés par les ministres concernés. A l’exception de la pioche dans les revenus du Livret A.

Le Premier Ministre François Fillon a ainsi mis en avant l’idée de "réaffecter les excédents de la collecte du Livret A" au financement de l’économie française. Un projet vivement dénoncé par les syndicats de gauche, FO en tête. D’autre part, M.Fillon a fait part du soutien de l’Etat aux établissements bancaires, assurant que son gouvernement agirait "en amont pour éviter la faillite d’une banque".

Ces mesures interviennent alors que le budget 2009, présenté la semaine passée, a fait état d’un creusement certain du déficit public français dans les années à venir. A contre-courant des régles fixées par Bruxelles en matière de gestion des finances publiques. Toutefois, la France compte sur l’indulgence des instances européennes en raison de la crise majeure qui touche une bonne partie des pays de l’Union européenne.

Gaëtan Briard

VIDEO

Buzz : Le fou rire du patron de Dexia sur son parachute doré

02 octobre 2008 - 11h52

Sur le vif - Axel Miller, administrateur délégué de Dexia, n’a pu résister ni au bon mot, ni au fou rire lors d’une ancienne interview de la RTBF sur ses indemnités de départ. Le Premier ministre belge, Yves Leterme, réagit au micro de LCI. Par Hughes Baudouin

Crise financière : La cagnotte du livret A au secours des entreprises

01 octobre 2008 - 20h00

Pour lutter contre la crise, le gouvernement envisage d’utiliser une partie des excédents de la collecte du livret A. Une proposition qui ne fait pas l’unanimité.

L’appel à l’unité nationale ne fait pas recette

01 octobre 2008 - 20h00

Les voix sont nombreuses à s’élever contre les propositions avancées par le gouvernement pour lutter contre la crise financière qui sévit actuellement. Reportage à l’Assemblée nationale.

Une prime de Noël plus élevée cette année

01 octobre 2008 - 20h00

Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi qu’à cause de la crise, la prime de Noël allait être augmentée cette année. Cette prime sera également versée dès la mi-novembre aux bénéficiaires de minima sociaux.

Crise financière : que risquent les Français ?

01 octobre 2008 - 20h00

Face à la crise financière, l’inquiétude monte chez les Français. Quels sont les risques pour tous ceux qui ont investi dans l’épargne, dans l’immobilier ou dans un crédit ? Eléments de réponse.

Les PME, premières victimes de la crise bancaire

01 octobre 2008 - 20h00

Depuis une quinzaine de jours, les entreprises ont de plus en plus de mal à emprunter auprès des banques. L’inquiétude monte, tout particulièrement au sein les PME. Explications.


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