AID Association initiatives dionysiennes
Aux 4 coins de l’hexagone :-)

GREVES

et même outre-mer

mardi 2 février 2010 par JMT

Une grève à l’appel des principaux syndicats de la SNCF a débuté mardi à 20H00 et va entraîner d’assez fortes perturbations mercredi, ce mouvement étant conçu comme un "ultimatum" au président de l’entreprise et au gouvernement sur l’emploi et les réorganisations.

"On ne se laissera pas faire, on se battra jusqu’au bout" : la mobilisation restait forte mardi parmi les salariés de la raffinerie des Flandres, partagés entre amertume et colère, après l’annonce par Total du report de sa décision sur l’avenir du site de Dunkerque.

Après 28 jours passés à camper au Palais de la Source, siège du conseil général, les anciens salariés de l’ARAST (association régionale d’accompagnement social territorialisé) ont quitté les lieux « tête haute » ce mardi 2 févier 2010 vers 16 heures.

Les salariés Total de la raffinerie des Flandres ont décidé mardi de reconduire tacitement leur mouvement de grève entamée depuis le 12 janvier, au lendemain de l’annonce par Total du report de sa décision sur l’avenir du site, a constaté une journaliste de l’AFP.

Après 28 jours passés à camper au Palais de la Source, siège du conseil général, les anciens salariés de l’ARAST (association régionale d’accompagnement social territorialisé) ont quitté les lieux « tête haute » ce mardi 2 février 2010 vers 16 heures.

Les dirigeants de Pier Import retenus la nuit au siège de la société à Villepinte, par des salariés réclamant une augmentation de leurs indemnités de licenciement, ont quitté les lieux mardi vers 10H00, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le syndicaliste Patrick Corré du SGPEN-CGTR appelle les personnels TOS (techniciens, ouvriers et de service s) « à l’action et à la grève » pour défendre leurs droits à de meilleures conditions de travail et de rémunération dans les collèges.

Paul Junot, dirigeant de la CFTC, les anciens salariés de l’ARAST (association régionale d’accompagnement social territorialisé) sauront ce mardi 2 février 2010 à 14 heures si le tribunal de grande instance de Saint-Denis interdit, « sous peine d’astreinte, l’occupation du conseil général pour l’avenir et d’ordonner l’expulsion de M. Paul Junot et de toutes les personnes qui s’y trouvent ».

VIDEO

Total : les salariés de Dunkerque reconduisent la grève

DUNKERQUE (France/Nord) (AFP) - 02/02/10 23h17

Total a reporté à l’été la fermeture probable de sa raffinerie de Dunkerque, tout en donnant des gages aux 370 salariés auxquels le groupe a garanti un emploi, sans convaincre les syndicats. Sur place, l’heure est à l’inquiétude.

Durée 1mn12

SNCF : début d’une grève perturbant les trafics, controverse syndicats-direction

PARIS (AFP) - 02/02/10 23h33

Une grève à l’appel des principaux syndicats de la SNCF a débuté mardi à 20H00 et va entraîner d’assez fortes perturbations mercredi, ce mouvement étant conçu comme un "ultimatum" au président de l’entreprise et au gouvernement sur l’emploi et les réorganisations.

Grève SNCF, le 28 janvier 2009 à la gare Lille-Flandres.

Aucun Corail de nuit en liaison nationale ne circule mais le service des Corails de nuit internationaux est normal, de même que mercredi celui des trains internationaux Eurostar, Thalys, Alleo, Lyria et Artesia.

La SNCF a prévu en moyenne pour la journée deux trains à grande vitesse (TGV) sur trois, un Corail sur deux, un train express régional (TER) sur deux et aux heures de pointe en Ile-de-France deux Transiliens sur trois.

L’entreprise publique conseille à chaque voyageur de s’informer spécifiquement sur sa ligne, en consultant la liste des trains affichée dans chaque gare, en se connectant sur www.sncf.com ou www.abcdtrains.com pour les Transiliens, ou encore en appelant les numéros verts 08 05 90 36 35 pour les grandes lignes et TER, 08 05 70 08 05 pour les Transiliens. Quelque 600.000 tracts précisant les horaires ont été distribués mardi en région parisienne.

Le niveau de trafic prévu est équivalent à celui du 20 octobre 2009, date de la dernière grève nationale à l’appel trois syndicats seulement (CGT, Sud-Rail, CFDT), a précisé la SNCF.

La CGT, première force syndicale, attend 40% de grévistes mercredi, contre 23,75% selon la direction et 31,6% selon le syndicat le 20 octobre.

Le secrétaire général de la CGT-cheminots Didier Le Reste le 8 décembre 2009 à Paris

Unis pour la première fois depuis de longs mois, CGT, Sud-Rail, CFDT et Unsa avertissent que "sans réponses concrètes" de la direction et du gouvernement, ils pourraient déclencher une grève reconductible dans quelque temps.

Le budget 2010, présenté le 20 janvier, concentre leurs critiques. Il prévoit 1.404 suppressions de postes mais les syndicats constatent que les effectifs seront réduits à la fin de l’année de 3.713 personnes.

Quelque 500 à 600 cheminots fréquentent actuellement des "espaces mobilité emploi", dont plus d’un tiers sont en formation, en vue d’un reclassement interne ou dans des filiales SNCF. L’entreprise prévoit qu’ils seront 1.800 à 2.000 à la fin de l’année compte tenu des arrivées de personnels du fret, où près de 2.600 postes sont supprimés.

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a fait valoir récemment qu’en 2009, malgré la crise, "on n’a bloqué ni les embauches ni les salaires" et que "la SNCF a continué à investir".

Pour 2010, les recrutements, "de l’ordre de 1.000 à 1.500", pourraient être ajustés "en fonction des départs à la retraite", a-t-il ajouté. La CGT réclame 1.500 à 2.000 embauches supplémentaires pour améliorer le quotidien des usagers et maintenir le niveau de sécurité.

Sur les salaires, "on va proposer une mesure", a avancé M. Pepy. "Salaires, emploi, fret : on discute, contrairement à ce que voudrait faire croire" la CGT, qui "déforme la réalité de manière systématique", a ajouté le directeur des ressources humaines, François Nogué.

Au-delà, les syndicats relaient un mal-être des cheminots face aux réorganisations. La CGT relève "de sérieuses alertes en matière de souffrance au travail", dont des suicides "liées aux transformations de l’entreprise, menées de façon violente et brutale".

Des discussions sur le stress sont en cours. Le DRH a dénoncé une "volonté de caricature" de la CGT sur ses propositions, qui portent sur l’amélioration de la qualité de vie au travail et la prévention des risques psychosociaux notamment.

Total : les salariés de Dunkerque prêts "à se battre jusqu’au bout"

DUNKERQUE (AFP) - 02/02/10 23h18

"On ne se laissera pas faire, on se battra jusqu’au bout" : la mobilisation restait forte mardi parmi les salariés de la raffinerie des Flandres, partagés entre amertume et colère, après l’annonce par Total du report de sa décision sur l’avenir du site de Dunkerque.

Des employés de la raffinerie Total de Dunkerque rassemblés devant le site, le 2 février 2010.

Ils ont décidé de reconduire tacitement leur mouvement de grève entamé depuis le 12 janvier.

"Laisser les gens attendre encore six mois, c’est scandaleux et c’est se foutre de la gueule du monde", répète à qui veut l’entendre Philippe Wuyllens, délégué Sud, à la petite centaine de salariés rassemblés, sous une pluie battante, devant le piquet de grève installé devant le site depuis trois semaines.

"Leurs annonces, c’est de l’hypocrisie, de la fumisterie, c’est honteux de la part de notre direction", ajoute-il, alors qu’une épaisse fumée noire en provenance de pneus qui brûlent, s’élève dans le ciel.

"Y’en a marre qu’on nous prenne pour des cons et qu’on nous raconte des conneries", renchérit Bruno Becker, employé à la raffinerie depuis 15 ans.

Chez les employés du site, c’est la déception et l’amertume qui prédominent. Après l’annonce par Total du report de sa décision sur l’avenir du site, un mannequin représentant un salarié Total a été installé sous une guillotine, pour exprimer leur triste vision.

"On est déçus, en colère, on a encore une fois été trompés. On nous a menti pendant cinq mois et là, on recommence. On ne peut plus se permettre d’attendre six mois à nous laisser pourrir sur le site comme des malpropres", déclare Clément Mortier, qui travaille depuis trois ans à Dunkerque.

Total a annoncé lundi le report jusqu’à l’été de sa décision sur le sort de sa raffinerie de Dunkerque, précisant qu’en cas de fermeture un centre d’assistance technique et une école de formation seraient crées pour employer deux tiers des 370 salariés du site.

"On veut vous faire croire que nous les prolos, on va nous transformer en professeurs ? C’est de la foutaise tout ça !", explique Marcel Croquefer, délégué CGT, dont les propos sont accueillis par une salve d’applaudissements.

"On tiendra jusqu’au bout, pas question d’arrêter la grève. Battons-nous, il est grand temps de faire quelque chose. Il faut que les autres raffineries du groupe nous rejoignent", ajoute Jean Luc Carette, délégué Sud Chimie.

Total a reporté à l’été la fermeture probable de sa raffinerie de Dunkerque, tout en donnant des gages aux 370 salariés auxquels le groupe a garanti un emploi, sans convaincre les syndicats. Sur place, l’heure est à l’inquiétude

L’abattement laisse place à la colère. "On a été gentils jusqu’à maintenant, mais ça peut plus durer. Il faut vider les bureaux, chasser la direction d’ici", avance un délégué. Dans l’assemblée, plusieurs voix s’élèvent pour dire qu’il "faut séquestrer le patron, comme ailleurs".

Malgré la révolte qui gronde, les salariés demeurent réalistes. "Tenir encore six mois de grève, ça va être très difficile, voir quasi impossible. Physiquement, moralement, financièrement, on est déjà à bout", reconnaît Clément Mortier.

"On verra ce qu’on peut faire pour mobiliser les autres raffineries, créer un mouvement national, plus dur, mais plus court, pour avoir plus d’impact", explique le jeune homme.

Une manifestation des salariés, des élus de la région et de la population est d’ores et déjà prévue jeudi à Dunkerque et une réunion intersyndicale devra décider vendredi d’un éventuel mouvement de grève dans l’ensemble des raffineries du groupe.

Arast Les anciens de l’ARAST quittent le conseil général

La Réunion (IPR) - 02/02/10 17h58

Après 28 jours passés à camper au Palais de la Source, siège du conseil général, les anciens salariés de l’ARAST (association régionale d’accompagnement social territorialisé) ont quitté les lieux « tête haute » ce mardi 2 février 2010 vers 16 heures.

Mardi 2 Février 2009 Les ex salariés de l’ARAST quittent le conseil général

Après avoir été jusqu’à 40 à dormir dans l’hémicycle tous les soirs, ils n’étaient plus qu’une quinzaine depuis quelques jours. Assignés devant le tribunal de grande instance (TGI) par le Département pour « occupation illégale » du siège de la collectivité, les derniers irréductibles ont donc attendu que le TGI déclare irrecevable la requête du conseil général pour partir d’eux-mêmes. Le problème du non versement de leurs indemnités de licenciement, cause principale de leur colère, n’est toujours pas résolu.

Comme en début de mouvement, les derniers irréductibles étaient soutenus quotidiennement par une centaine de personnes massée devant les grilles du Département.

Depuis plusieurs jours des voix s’élevaient, l’intersyndicale principal soutien du mouvement par exemple, pour demander aux travailleurs sociaux de quitter le Palais de la Source au profit « d’autres formes de lutte ».

Les ex de l’ARAST ont fini par partir sous les applaudissements de leurs collègues. « Mais nous n’arrêtons pas la lutte pour autant. Dès demain nous serons de nouveau sur le terrain. Notre mobilisation continuera jusqu’aux régionales s’il le faut. Il faudra bien que l’on nous paye nos indemnités » soulignait Valérie Bénard, porte-parole des anciens de l’ARAST.

Ce problème d’indemnisation reste en effet entier. L’AGS (assurance garantie des salaires) estime que le Département a l’obligation légale d’intégrer les travailleurs sociaux. Elle ajoute que cette intégration entraînerait automatiquement une continuité d’activité et qu’il n’y aurait donc pas de licenciement... Ni d’indemnités à verser.

Le conseil général affirme au contraire que les salariés ont été licenciés de fait par la décision du tribunal de commerce de liquider l’association d’aide à domicile. Le total des indemnités est évalué à plusieurs millions d’euros.

La question n’a donc toujours pas été tranchée. Cela même si l’AGS et le Département, ont accepté de verser des aides d’urgence aux travailleurs sociaux. D’où leur décision de rester mobilisés.

www.ipreunion.com

Total : les salariés de Dunkerque reconduisent la grève

DUNKERQUE (AFP) - 02/02/10 16h12

Les salariés Total de la raffinerie des Flandres ont décidé mardi de reconduire tacitement leur mouvement de grève entamée depuis le 12 janvier, au lendemain de l’annonce par Total du report de sa décision sur l’avenir du site, a constaté une journaliste de l’AFP.

Total : les salariés de Dunkerque reconduisent la grève à Dunkerque

"Le mouvement de grève est reconduit. Il n’y aura pas d’appel au vote aujourd’hui (mardi), car il ne fait aucun doute que tout le monde reste plus que jamais mobilisé et est d’accord pour continuer à bloquer le site", a expliqué Philippe Wuyllens, délégué SUD à Dunkerque.

"Notre revendication aujourd’hui, c’est de faire le grand arrêt (opération de maintenance du site) et de redémarrer le raffinage et on n’en démordra pas", a-t-il ajouté.

Les syndicats de la raffinerie ont d’ores et déjà appelé à une manifestation jeudi à Dunkerque, pour mobiliser les salariés, les élus et la population du Dunkerquois, afin de faire pression sur Total.

Une intersyndicale FO-CGT-CFDT-SUD-CFE/CGC se réunira vendredi à Paris pour décider d’un éventuel appel à la grève de l’ensemble des raffineries de Total en France.

Le tribunal n’expulse pas les anciens de l’ARAST

La Réunion (IPR) - 02/02/10 15h30

Le tribunal de grande instance (TGI) de Saint-Denis a rejeté, ce mardi après-midi 2 février 2010, le recours engagé par le conseil général contre Paul Junot, dirigeant CFTC, et les anciens salariés de l’ARAST (association régionale d’accompagnement social territorialisé).

Mardi 2 Février 2010 Les ex salariés de l’ARAST au conseil général

Le Département leur reprochait « d’occuper » le Palais de la Source, siège du département. Le TGI a estimé que le dossier ne relevait pas de sa compétence mais de celle du tribunal administratif.

« On a gagné » ont scandé les travailleurs sociaux à la sortie du palais de Justice. Ils se sont ensuite dirigés vers le siège du conseil général où une dizaine d’ex-salariés campe toujours.

Le ton est monté vers 14 heures 45, lorsque des travailleurs sociaux ont voulu que leur porte-parole, Valérie Bénard, et d’autres ex de l’ARAST entrent dans l’enceinte du Palais de la Source. Les vigiles s’y sont opposés. Depuis, les ex-salariés bloquent la circulation au niveau du bâtiment.

Pier import : les dirigeants libérés, après avoir été retenus une nuit

VILLEPINTE (Seine-Saint-Denis) (AFP) - 02/02/10 13h59

Les dirigeants de Pier Import retenus la nuit au siège de la société à Villepinte, par des salariés réclamant une augmentation de leurs indemnités de licenciement, ont quitté les lieux mardi vers 10H00, a constaté une journaliste de l’AFP.

Un magasin Pier Import du centre Mondeville 2 près de Caen, en 2005.

Les deux responsables, la PDG Sonia Ben Behe et le directeur général, ont été applaudis par les salariés présents à l’entrée du siège lorsqu’ils ont été relâchés, a constaté la même source. Ils n’ont fait aucune déclaration.

Une réunion est prévue mercredi entre le président du conseil d’administration de Forfinance, actionnaire de référence de Pier Import et les syndicats.

En début de matinée, le représentant de la CGT Fabrice Ménard avait indiqué que les salariés voulaient prouver leur "bonne foi" afin que le "rendez-vous" de mercredi puisse "porter ses fruits".

"Par contre, on continue la grève sur les deux jours dans les 25 magasins. Si demain, ça se passe mal, on repartira dans une action, qu’on ne veut pas dévoiler aujourd’hui" a-t-il dit. "Il a intérêt à venir", a-t-il ajouté.

Le groupe Pier Import a été placé en redressement judiciaire le 2 septembre.

Le 20 janvier, 20 magasins et les 142 salariés qui y sont employés ont été repris par le groupe Atmosphères, spécialisé dans la décoration. En revanche, 25 autres magasins, pour lesquels travaillent environ 140 salariés, ont été placés en liquidation.

Les salariés demandent un demi-mois de salaire par année d’ancienneté alors que la direction, conformément à la loi, proposait un mois de salaire pour cinq ans d’ancienneté.

Le ministre de l’Industrie Christian Estrosi a regretté mardi matin sur LCI la violence du geste des salariés à l’égard des dirigeants du groupe, en rappelant toutefois que le "devoir" du gouvernement est de "veiller" à ce qu’une "solution d’avenir" soit apportée à chaque salarié dans le cadre du programme de sauvegarde de l’emploi.

Appel à la grève pour le 15 février

La Réunion (IPR) - 02/02/10 11h54

Le syndicaliste Patrick Corré du SGPEN-CGTR appelle les personnels TOS (techniciens, ouvriers et de service s) « à l’action et à la grève » pour défendre leurs droits à de meilleures conditions de travail et de rémunération dans les collèges.

Mardi 2 Février 2010 Conférence de presse SGPEN-CGTR

« Depuis plusieurs mois, on nous explique que nos demandes sont à l’étude. Désormais, nous en avons assez, nous exigeons des mesures immédiates. Le conseil général doit réfléchir vite. Sinon nous serons devant les grilles du Palais de la Source le 15 février prochain » prévient le syndicaliste.

« Face à l’absence de réponse du conseil général concernant les TOS des collèges, notre syndicat dit stop ! », déclare Patrick Corré, secrétaire général SGPEN-CGTR ce mardi 2 février 2010. Selon ce dernier, la situation se détériore dans les collèges.

« Nous demandons pour les TOS des garanties statutaires, une réévaluation du recrutement, des temps de formation qui n’empiéteraient pas sur le temps personnel des salariés, un droit aux tickets restaurant et le retour de la prime d’indemnité pour travaux insalubres dont sont privés les personnels TOS. »

Autre point de revendication : les 55 TOS « qui cumulent plus de 10 à 12 ans de contrats précaires et arrivent en mars prochain en fin de contrat si aucune mesure de reclassement ou d’intégration n’est prise », déplore le secrétaire général SGPEN-CGTR.

« Une cellule de veille doit être mise en place pour répondre au sentiment de précarité de ces salariés » estime-t-il

www.ipreunion.com

Arast Jour de jugement

La Réunion (IPR) - 02/02/10 02h00

Paul Junot, dirigeant de la CFTC, les anciens salariés de l’ARAST (association régionale d’accompagnement social territorialisé) sauront ce mardi 2 février 2010 à 14 heures si le tribunal de grande instance de Saint-Denis interdit, « sous peine d’astreinte, l’occupation du conseil général pour l’avenir et d’ordonner l’expulsion de M. Paul Junot et de toutes les personnes qui s’y trouvent ».

Jeudi 28 Janvier 2010 Paul Junot au tribunal de Saint-Denis

Examinée par les magistrats ce jeudi 28 janvier, cette requête en expulsion a été déposée par le Département. La dizaine de travailleurs sociaux qui campe toujours au Palais de la Source, attend le prononcé du jugement pour décider de la nouvelle orientation de leur action revendicative. Rappelons que les anciens de l’ARAST réclament le versement de leurs indemnités de licenciement.

Ce jeudi, l’audience au tribunal de grande instance a duré moins d’une heure. Les avocats du Département, Maîtres Bellot et Crégut avaient accusé les anciens salariés de l’ARAST présents au Palais de la Source de « voies de fait ». Ils occuperaient une propriété privée et seraient responsables « d’atteinte à la liberté du travail ».

Face à ces arguments, l’avocat de Paul Junot avait opposé trois motifs de rejet de la demande d’expulsion. Il avait d’abord plaidé l’incompétence juridique du tribunal de grande instance à juger ce dossier. « Si les bureaux du conseil général relèvent du domaine privé, il y a également des jardins. Or toute libération pour occupation d’un domaine public relève du tribunal administratif » avait souligné Maître Armoudom.

L’avocat avait aussi estimé irrecevable l’assignation de Paul Junot : « Paul Junot n’est pas salarié de l’Arast mais président de la CFTC. Il n’a pas la qualité de représentant du personnel. Peut-il alors répondre de cette demande d’expulsion ? », s’était-il interrogé en soulignant que d’autres responsables de syndicats ou encore la représentante du personnel auraient également pu être assignés.

Pour terminer, Maître Armoudom avait réfuté l’argument d’entrave à la liberté de travail. En conclusion, la défense, dont le plaidoyer aura duré beaucoup plus longtemps que celui de l’accusation avait qualifié cette assignation de triple « erreur ».

« Cette demande d’expulsion est une erreur humaine, une erreur politique, mais on n’est pas là pour en débattre, une erreur enfin juridique. (...) ». Maître Armoudom avait invité le juge à déclarer l’incompétence de son tribunal, l’irrecevabilité de la personne assignée ou encore l’absence de preuves de voies de fait.

Il avait aussi demandé la nomination d’un médiateur « pour déterminer la bonne foi des parties », afin d’éviter « d’envenimer les choses en continuant l’escalade de l’affrontement ».

www.ipreunion.com


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1798324

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site RESISTANCE   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License