AID Association initiatives dionysiennes
Un vieil adage boursier sans cesse répété et oublié

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel !

....et l’immobilier non plus.

mardi 7 octobre 2008 par JMT

Dure loi de la spéculation : c’est la rareté qui fait le prix des biens......à condition qu’il y ait des clients pour acheter. La rareté naît d’une demande solvable.... donc de gens ayant accès à des capitaux qu’ils possèdent ou qu’ils peuvent emprunter. Mais encore faut-il avoir envie d’investir...soit au sens militaire de "prendre la place". Donc avoir confiance dans l valeur à venir du bien. Car si cette valeur diminue et si vous avez emprunté avec une garantie hypothécaire sur ce bien...votre banque va peut-être vous demandez des garanties complémentaires de remboursement. Si vous ne pouvez pas les donner....c’est l’engrenage : demande de remboursement, défaut de paiement, saisie du bien, frais judiciaires, vente à perte, vous restez endetté et la banque doit passer par pertes et profits son espérance de gain (intérets futurs) mais parfois aussi une partie des fonds.

Confiance...... le bilan de la banque se dégrade. Si c’est une banque d’affaires qui emprunte de l’argent à d’autres banques ou sur "le marché", on va s’inquiéter de cette dégradation (via la baisse de la note de "rating"), on augmentera le prix des nouveaux prêts,ou on refusera de les renouveler. Multipliez le nombre de défaillances d’emprunteurs, de banques,les rumeurs,les manoeuvres financières,etc.... voilà notre crise.

Quand certaines banques ont vendu leurs prêts (titrisation) pour se faire de la trésorerie et repartir dans d’autres opérations, il peut se trouver qu’à l’occasion de très vénérables institutions se retrouvent avec dans des placements de trésorerie ce genre de titres souvent très rentables en période d’euphorie mais symétriquement catastrophiques en période d’effondrement du marché.

La remise sur le marché de logements saisis, la limitation des possibilités d’emprunt, la baisse des revenus, notamment ceux tirés de la Bourse, la crainte du chômage, poussent le marché immobilier d’occasion à la baisse.les prix prohibitifs du marché neuf, en avaient déjà fait autant, d’autant plus que globalement la demande fléchit.... et que 20% des agences immobilières françaises pourraient fermer d’ici la fin de l’année.

Les prix des logements anciens rattrapés par la crise

PARIS (AFP) - 07/10/08 19:30

Après des années de flambée des prix, les logements anciens commencent à se vendre moins cher en France sous l’effet de la crise, sauf à Paris, une décrue qui devrait se poursuivre, voire fortement s’accentuer, selon certains experts.

Photographe : Thomas Coex AFP/Archives :: Photo d’immeubles réalisée le 06 mai 2008 à Paris

Les prix de l’ancien ont baissé de 2,9% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent où ils avaient augmenté de 0,9%, selon l’étude publiée mardi par la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). Les prix s’étaient déjà légèrement infléchi cette année au premier trimestre (-1,2%), mais le reflux, cette fois, est beaucoup plus marqué.

Déjà handicapés par la baisse de leur pouvoir d’achat, les ménages désireux d’acheter se heurtent désormais avec l’aggravation de la crise financière à un tour de vis des banques sur les crédits.

"On est obligé de constater une tendance baissière qui devrait se poursuivre au quatrième trimestre et en 2009", reconnaît René Pallincourt, président de la Fnaim.

Le neuf, lui, était déjà touché avec une baisse de 30% des ventes au premier semestre.

Pour l’ensemble de 2008, la Fnaim prédit désormais une baisse des prix de l’ancien "de 2 à 3%" par rapport à 2007 et de "10%" à la fin 2009, dans un marché où les transactions vont reculer "de l’ordre de 10% à 15%".

Les experts sont encore plus pessimistes.

"Cela ne fait aucun doute qu’on va finir l’année avec une baisse des volumes de transaction des logements anciens de 20% et une chute des prix comprise entre 5% et 8%", assure Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Paris X-Nanterre.

Pour M. Mouillart, "c’est sans précédent. Il va y avoir, en 2008 et 2009, 200.000 transactions en moins sur un total de 700.000. La France n’a jamais connu cela depuis la fin de la dernière guerre, même pendant la crise du début des années 90".

Emmanuel Parot, analyste à la société Gilbert Dupont, s’attend à une baisse des prix, "aussi bien dans l’ancien que dans le neuf, de 15% entre 2008 à 2010" et "une chute des transactions de 20% sur 2008 et 2009".

Ce sont surtout les résultats de septembre qui alarment les professionnels : la baisse des prix s’est en effet accentuée à la rentrée (-3,2% pour l’ensemble des logements).

Sur les douze derniers mois, (la Fnaim ne donne pas de chiffres trimestriels par région), la baisse la plus forte concerne le Sud-Est (-1,1%), devant le Nord, l’Est (-0,4%) et l’Ouest de la France (-0,3%). Le Sud-Ouest (+0,9%), le Centre et Alpes (+0,7%) et l’Ile-de-France (+0,5%) progressent encore faiblement.

Exception notable, les prix des appartements anciens à Paris sont repartis à la hausse au 2e trimestre (+2,4% à 6.580 euros/m2 en moyenne, contre +1,1% au 1er trimestre) et la progression atteint 10,1% sur un an, selon l’Indice Notaires/Insee également publié mardi.

En revanche, les prix dans l’ancien n’ont augmenté que de 0,4% (appartements) et de 1,7% (maisons) en petite couronne et ont même baissé en grande couronne (-0,4% et -0,3% respectivement) au 2e trimestre.

La chute des ventes de logements en Ile-de-France sur la même période est spectaculaire.

Les ventes, pour l’ancien et le neuf, ont baissé de 12,4% sur un an et même de 15,5% à Paris, après -8,8% au trimestre précédent.

Ce reflux s’est encore accentué en juillet et août, selon un premier bilan de la commission de la conjoncture immobilière de la Chambre Paris-Ile-de-France des notaires.

"Ce sont les banques et leur attitude envers les potentiels emprunteurs qui vont déterminer le futur", prévient Henry Buzy-Cazaux, directeur général de la Fnaim.

Crise financière - Les 27 accordent enfin leurs violons

07/10/2008 - 18h50

Crédit Photo : TF1/LCI - Christine Lagarde s’exprimant sur la crise financière depuis le Luxembourg (7 octobre 2008)

Après la cacophonie de ces derniers jours, les 27 coordonnent leur réponse à la crise financière en relevant le montant de garantie des épargnants. L’accord trouvé à Luxembourg est moins ambitieux que l’objectif initial, mais il vise avant tout à rassurer et à mettre fin aux stratégies du chacun pour soi suivies jusqu’ici par les divers gouvernements.

Fillon : "Il n’y aura pas de faillite de banque en France"

Les pays de l’UE ont décidé mardi de plus que doubler, de 20.000 à au moins 50.000 euros, le montant minimum de garantie bancaire des particuliers en cas de faillite, prenant ainsi leur première mesure concrète commune face à la crise financière mondiale.

Le texte de la déclaration commune adoptée par les ministres des Finances des 27 à l’issue de leur réunion à Luxembourg évoque, pour la durée de cette mesure, "une période initiale d’au moins un an". Il souligne toutefois que "de nombreux Etats" de l’Union européenne souhaitent aller plus loin, en relevant le seuil minimum "à au moins 100.000 euros". C’est d’ailleurs ce qui a été annoncé par l’Espagne, l’Autriche, les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce dans la foulée.

Les 27 se sont également arrogés le droit de changer la direction des banques auxquelles ils apportent leur soutien, de supprimer les "parachutes dorés" et d’intervenir dans la détermination des plus hauts salaires.

Ces principes pourraient faire l’objet d’une proposition de loi présentée dans les prochains jours par la Commission européenne. Celle-ci devrait aussi proposer de réduire fortement, à quelques jours au lieu de jusqu’à trois mois actuellement, les délais de remboursement des déposants, en cas de faillites de leurs banques.

L’Irlande critiquée

L’accord trouvé à Luxembourg est moins ambitieux que l’objectif initial qui était de porter le seuil minimal à 100.000 euros pour tous. Mais plusieurs pays de l’UE, notamment de nouveaux Etats membres d’Europe de l’Est, ainsi que le Danemark ou la Finlande, ont fait valoir qu’un tel montant aurait été trop lourd à assumer budgétairement pour eux.

L’objectif des pays européens est d’abord de rassurer les épargnants pour éviter une crise de défiance prolongée à l’égard des banques qui pourrait entraîner des retraits massifs des comptes. Les 27 veulent aussi afficher un front commun après les stratégies du chacun pour soi suivies jusqu’ici par les pays pour sauver leurs banques ou rassurer les petits déposants.

A ce sujet, la déclaration commune réaffirme la volonté des 27 "de se coordonner étroitement dans leurs actions et de prendre en compte les effets transfrontaliers potentiels de décisions nationales". Une critique implicite adressée à l’Irlande, qui a décidé la semaine dernière de garantir de manière illimitée non seulement les dépôts des particuliers, mais aussi les dettes de six grandes banques du pays.

Cette décision lui a valu de nombreuses critiques en Europe, en particulier du Royaume-Uni. Londres y voit des avantages déloyaux accordés aux institutions financières irlandaises, avec le risque de fuite de capitaux. De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a qualifié d’"inacceptable" la statégie suivie unilatéralement par l’Irlande.

70.000 euros garantis en France

Pour un certain nombre de pays, la décision prise mardi ne changera toutefois rien dans l’immédiat. La France, par exemple, offre déjà une garantie à hauteur de 70.000 euros pour les dépôts et pour les titres.

En outre, François Fillon a réaffirmé mardi que l’Etat empêcherait toute faillite d’établissement bancaire en France, quitte "à en prendre le contrôle, à démettre les dirigeants qui n’ont pas réussi et à les remplacer", solution selon lui "préférable à celle d’une garantie générale des déposants". Mais un nombre important de pays, notamment parmi ceux entrés dans l’UE lors de la dernière vague d’adhésion de 2004, offrent encore à ce jour une protection de 20.000 euros.

Par ailleurs, pour tenter de rassurer les marchés financiers, les ministres ont affirmé mardi qu’ils soutiendraient tous leurs grands groupes financiers en cas de difficulté. "Nous nous sommes mis d’accord pour soutenir les institutions financières systémiques", c’est-à-dire les grandes banques ou compagnies d’assurance, dont les difficultés auraient un impact sur le système dans son ensemble.

C’est déjà de fait la stratégie suivie au cas par cas par les gouvernements de l’UE, qui ont volé au secours de groupes comme Fortis, Dexia, Hypo real Estate ou Bradford & Bingley au Royaume-Uni.

D’après agence

Crise : mobilisation internationale pour tenter d’éviter la panique

AFP - mardi 7 octobre 2008, 18h04

Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe

Gouvernements et autorités monétaires s’évertuaient mardi à ramener le calme sur des marchés financiers fébriles en s’engageant à voler au secours des banques en difficulté et à garantir les dépôts bancaires des épargnants.

La Réserve fédérale américaine est montée au front pour empêcher la contagion de la crise du crédit à l’économie réelle, en annonçant qu’elle allait acheter des billets de trésorerie, instruments financiers qui permettent aux entreprises de faire face à leurs besoins imprévus de liquidités.

Cette annonce a contribué à doper les marchés boursiers qui évoluaient en dents de scie au lendemain du "lundi noir", ballottés entre annonces et rumeurs sur les valeurs bancaires, dont beaucoup restaient soumises à de très fortes pressions à la baisse.

Un vent de panique a même soufflé à Londres sur la plupart des grandes banques britanniques, dont Royal Bank of Scotland (RBS).

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a assuré mardi que celle-ci faisait tout son possible pour fournir des liquidités aux marchés, mais qu’elle n’avait pas la capacité de résoudre les problèmes de solvabilité des banques.

Les ministres des Finances de l’Union européenne ont pris mardi leur première mesure commune concrète, après la cacophonie des derniers jours, en se mettant d’accord pour plus que doubler la garantie des dépôts bancaires des particuliers de 20.000 à 50.000 euros en cas de faillite.

Certains pays, l’Espagne, la Belgique, la Grèce et les Pays-Bas, sont allés plus loin, portant leur garantie à 100.000 euros.

Pour essayer de rétablir la confiance, les 27 pays de l’UE ont promis de soutenir leurs groupes financiers en cas de difficulté. Mais ils se réservent le droit de changer les directions des groupes aidés et de supprimer les parachutes dorés des patrons contraints au départ.

Tentant d’afficher un front uni, les pays de l’UE ont aussi promis de "coordonner étroitement leurs actions et de prendre en compte les effets transfrontaliers potentiels de décisions nationales".

Au delà, le président George W. Bush a discuté mardi de la crise financière mondiale avec les dirigeants français, britannique et italien, soulignant la nécessité d’une coopération, selon la Maison Blanche.

La défiance a cependant continué à se propager.

Plusieurs banques européennes ont dû démentir des besoins en capitaux, tandis que Bank of America chutait de 13,87% après l’annonce de résultats en forte baisse et d’une augmentation de capital de 10 milliards de dollars.

Deutsche Bank, première banque privée allemande, a assuré qu’elle ne prévoyait pas d’augmentation de son capital, coupant court à des rumeurs qui avaient fait plonger l’action.

La chancelière allemande Angela Merkel a cependant affirmé mardi que la première économie d’Europe était "forte et bien armée" pour faire face à la crise financière internationale.

En Grande-Bretagne, les banques Barclays et Royal Bank of Scotland (RBS) ont nié avoir demandé une recapitalisation lors d’une réunion lundi de ces deux banques et de Lloyds TSB avec le ministre des Finances Alistair Darling, comme l’affirmait la BBC.

Paris a réaffirmé mardi son engagement à empêcher toute faillite de banque : "Nous avons décidé de garantir complètement la continuité du système bancaire français", a déclaré le Premier ministre François Fillon.

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a annoncé la création d’un fonds de soutien au système financier de 30 milliards d’euros.

Les banques centrales déployaient tous leurs efforts pour éviter une panne du crédit et irriguer le marché interbancaire sur lequel les banques, plus méfiantes que jamais, ne se prêtent pratiquement plus d’argent.

Six banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon ont publié un calendrier de leurs opérations de refinancement destinées à alimenter le circuit bancaire international en dollars jusqu’à la fin de l’année.

La Bourse de New York se montrait hésitante : vers 13H40 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reculait de 0,24% et le Nasdaq, à dominante technologique, de 0,51%.

Côté européen, la BCE a annoncé mardi qu’elle allait doubler à 50 milliards d’euros le montant d’une opération de refinancement sur six mois qu’elle avait annoncée début septembre.

Les Bourses européennes, évoluant au gré des nouvelles et des rumeurs sur les banques, ont terminé en ordre dispersé, après des séances tout aussi agitées en Asie où Tokyo a clôturé sur une baisse de 3,03%.

Londres a finalement terminé en légère hausse de 0,35% ainsi que Paris (+0,55%) et Madrid (+1,27%), alors que Francfort baissait de 1,12%.

L’indice européen Eurostoxx 50 a pris 0,22%.

Certaines valeurs bancaires ont été soumises à rude épreuve : en Allemagne, Deutsche Bank a terminé en baisse de 8,28%, Commerzbank de 14,20% et Allianz de 3,93%. A Paris, Natixis a lâché 2,22% et Dexia 13,31%.

A Londres, RBS a fini en baisse de 39%, Barclays de 9%, Lloyds TSB de 13% et HBOS, en cours de rachat par Lloyds TSB, de 42%. La confédération patronale britannique, la CBI, a pressé mardi le gouvernement de provoquer un "électrochoc" pour contrer la crise financière.

En dehors de l’UE, l’Islande a annoncé la nationalisation de la deuxième banque du pays, Landbanski, après celle de Glitnir.

De son côté, le président russe Dmitri Medvedev a promis jusqu’à 950 milliards de roubles (environ 26,7 milliards d’euros) de crédits aux banques russes pour consolider leurs fonds propres.

Enfin, le vent de panique a gagné les marchés boursiers arabes : la Bourse saoudienne a terminé en baisse de 7% et la Bourse égyptienne a perdu 16,47% à la clôture.

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