AID Association initiatives dionysiennes
Il reste encore énormément de choses à faire !

Journée Internationale contre l’Homophobie

Voir le coimmuniqué Tjenbé Red.ARPS/ELCS

dimanche 17 mai 2009 par JMT

La journée internationale contre l’homophobie, lancée à l’origine à l’initiative d’une organisation québécoise, est célébrée dans une cinquantaine de pays ce week-end pour rappeler que si "l’homosexualité n’a pas de frontières" la discrimination n’en a pas non plus.

Témoignage - C’est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie dimanche. A cette occasion, voici le portrait de R. "trans" de 28 ans.

"L’homophobie est une honte pour la Russie !", ont crié les manifestants qui voulaient profiter de l’Eurovision samedi soir à Moscou pour dénoncer leur conditions de vie.

La France va cesser de considérer les trans comme souffrant d’une affection psychiatrique, une décision prise par Roselyne Bachelot qualifiée samedi d’historique par les associations concernées. Dimanche a lieu la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie.

La police russe a dispersé samedi une manifestation interdite qui tentait de tirer parti de la tenue à Moscou dans la soirée de la 54e finale de l’Eurovision pour promouvoir la cause homosexuelle, interpellant plus d’une trentaine de militants gays

Un étudiant américain tournait "discrètement" dans des films porno gay jusqu’à ce qu’un de ses camarades le démasque sur le net. La faculté ne tarda pas à réagir, tout comme des blogueurs...

85 % des homosexuels ont déjà ressenti un climat d’homophobie sur leur lieu de travail et 40 % disent en avoir été directement victimes. A la question de savoir quels éléments permettraient aux homos de mieux vivre leur orientation sexuelle au travail, l’égalité des droits, notamment pour le mariage et l’adoption, ou la mobilisation des syndicats sont massivement évoqués.

Journée internationale contre l’homophobie

AFP - dimanche 17 mai 2009, 07h25

La journée internationale contre l’homophobie, lancée à l’origine à l’initiative d’une organisation québécoise, est célébrée dans une cinquantaine de pays ce week-end pour rappeler que si "l’homosexualité n’a pas de frontières" la discrimination n’en a pas non plus.

Cette journée intervient au lendemain de l’annonce en France que la transsexualité ne sera plus classée comme une maladie mentale, une décision gouvernementale qualifiée d’"historique" par les associations concernées.

manifestation à Paris le 16 Mai 2009

"Il y a 192 pays à l’ONU et, dans la moitié, l’homosexualité est encore interdite, notamment sur l’essentiel du continent africain, dans les pays arabes et en Asie", souligne Laurent McCutcheon, président de la Fondation Emergence, à l’origine de la journée contre l’homophobie.

La première journée contre l’homophobie a été organisée au Québec en 2003 et, depuis, l’idée a été reprise dans d’autres pays.

"Ces trois dernières années on voit des initiatives un peu partout", a indiqué M. McCutcheon à l’AFP, précisant que des manifestations devaient avoir lieu dans une cinquantaine de pays ce week-end.

Le 17 mai a été choisi pour cette journée (International Day Against Homophobia, en anglais, connue sous l’acronyme IDAHO), car c’est un 17 mai que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

"Il y a encore beaucoup de travail à faire", souligne toutefois le président d’Emergence. Soixante-sept pays seulement ont signé la déclaration relative aux "droits de l’homme et à l’orientation sexuelle et l’identité de genre", présentée l’an dernier à l’Assemblée générale de l’ONU à l’initiative de la France et des Pays-Bas. "Le Vatican n’a pas voulu la signer", relève M. McCutcheon.

"La Russie semble être un noyau dur", a-t-il aussi estimé à propos des violences dont sont victimes des membres des communautés, gay, lesbienne ou transgenre dans ce pays.

La Russie a maintenu vendredi son veto à la "gay pride" prévue pour coïncider samedi avec la finale du concours de l’Eurovision à Moscou, laissant ainsi planer un risque d’incidents. Lors de précédents défilés interdits en 2006 et 2007, de jeunes ultra-nationalistes avaient violemment agressé des militants gay.

La journée du 17 mai permet de donner un point de convergence autour duquel tout le monde peut se rassembler, explique M. McCutcheon, en exprimant l’espoir qu’elle soit reconnue un jour par l’ONU.

Emergence a indiqué avoir reçu des demandes de matériel promotionnel ou des annonces d’initiatives émanant d’organisations de pays comme l’Albanie, l’Allemagne, l’Australie, la Belgique, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis.

En France, où plusieurs manifestations étaient prévues et où un congrès se tenait vendredi sur le respect des droits des homosexuels, le thème cette année est la "transphobie", ou refus des personnes transgenres.

Une centaine d’homosexuel(le)s, bi- et transsexuels ont participé samedi à Paris à la première cérémonie nationale en hommage aux victimes de l’homophobie.

A l’appel de l’association +Les Oubliés de la mémoire+, de SOS Homophobie, et de l’IDAHO (International Day against Homophobia & Trans), les manifestants se sont regroupés au Square d’Ile-de-france et ont été sensibilisés à la lutte contre toutes formes de discriminations et de violences faites aux membres de leur communauté. Entre 10.000 et 15.000 personnes ont péri dans les camps de concentration en raison de leur orientation sexuelle.

Un sondage rendu public vendredi par Emergence montre que les enfants d’immigrants ont une conception nettement plus positive de l’homosexualité que leurs parents.

"C’est rassurant de voir que les immigrants de la deuxième génération adhèrent aux valeurs de la société québécoise", a jugé M. McCutcheon au cours d’une conférence de presse.

Il a indiqué que son organisation comptait s’attaquer l’an prochain à l’homophobie dans le monde du sport. "C’est tout un défi", a commenté la ministre québécoise de l’Immigration Yolande James qui assistait à la présentation.

Discrimination - "Je suis trans et bien dans ma peau, mais"

Amélie GAUTIER - le 17/05/2009 - 07h21

Témoignage - C’est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie dimanche. A cette occasion, voici le portrait de R. "trans" de 28 ans.

Crédit Photo : REUTERS Image d’archives

Il est né avec des chromosomes XX mais vit en homme dans la vie de tous les jours. R., 28 ans est un "trans". "Fier de l’être et bien dans sa peau", précise-t-il(*). Bien loin des images sensationnalistes véhiculées dans les médias où le terme est, selon lui, trop souvent associé à la prostitution, au porno, au mal-être ou à telle personnalité du show bizz exubérante.

R. est enseignant en banlieue parisienne. Petit, il ne s’est jamais senti ni garçon, ni fille. A l’adolescence, profondément féministe, il joue sur les deux tableaux "pour provoquer des réactions", "pour sortir des clichés du rose ou du bleu", s’habillant super sexy et assumant les tâches traditionnellement dévolues au "sexe fort" comme porter les choses lourdes. Et puis, R. entend parler des "trans".

"L’image qu’ils se font des trans"

Il a suivi un traitement hormonal mais ne s’est pas fait opérer. Aujourd’hui, il se considère comme masculin, c’est un trans "F to M", comprendre femme devenue homme. Physiquement, et dans la tête. Même si ses papiers d’identité disent le contraire.

Pour la République, R. est toujours une femme. "Si je suis contrôlé, je me retrouve face à de gros problèmes", explique-t-il. Les exemples affluent. Dernier en date : prouver que le chèque de caution qu’il signait pour le bail de sa location n’avait pas été volé. "J’ai dû expliquer au propriétaire quelle était ma situation. Il a été relativement compréhensif mais a quand même appelé ma mère une heure durant pour lui demander qui j’étais...", raconte-t-il.

Pourquoi ne pas changer d’identité ? "Parce que c’est cher, c’est long et qu’on doit passer devant une cohorte d’experts médicaux qui devront vérifier les modifications corporelles et si on colle à l’image qu’ils se font d’un trans". Des procédures vécues comme des humiliations.

Sur la liste des maladies mentales

Première étape dans le processus de "transition" d’un sexe vers l’autre : aller consulter un psy : pour commencer une prise d’hormones, pour décider d’une opération chirurgicale. "Nous voudrions que le passage par le psy ne soit plus une étape obligée pour entamer notre parcours", revendique R.

C’est comme si une femme qui souhaite avoir un enfant devait consulter un psy pendant des années avant d’avoir le droit de tomber enceinte !", compare-t-il. La transexualité ne devrait bientôt plus figurer sur la liste des maladies mentales, comme c’était le cas pour l’homosexualité jusqu’en 1992 (Lire notre article).

Dans son discours, revient toujours ce droit à la diversité. Sous-jacent, omniprésent. "De la même façon que les blancs ont décidé de la vie des noirs, lors de l’apartheid notamment, les bios (les hétéros, NDLR.) décident aujourd’hui de la vie des trans", déplore-t-il. R. ne veut pas être intégré dans la société. Il est déjà "dans la société".

"La transphobie tue"

A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie dimanche, l’association IDAHO a décidé de zoomer sur les transsexuels. Selon elle, il y a urgence : "la transphobie tue". "Les agressions physiques sont sans conteste le chapitre le plus sinistre de la transphobie internationale", estiment les organisateurs.

"Qu’il s’agisse de travestis, de transsexuels, de transgenres, de drags, toutes et tous sont surexposés aux violences, passages à tabac, viols, meurtres". Selon eux, bien souvent, "la police bâcle les enquêtes", quand ce ne sont pas les policiers qui "participent eux-mêmes aux violences".

Surtout, regrette le comité IDAHO, ces agressions sont régulièrement "présentées comme des faits divers plus ou moins obscurs, qu’on expédie en trois ou quatre lignes, dans l’indifférence générale.

Or cette violence a un nom : il s’agit de transphobie". Autre violence, moins évidente : le suicide des trans "stigmatisés, rejetés, harcelés", qui affecte en particulier les plus jeunes, selon le comité.

(*) Cet article a été publié pour la première fois en octobre 2008

Les homosexuels : délinquants, sous-citoyens…À quand l’égalité pour tous ?

Saint-Denis de La Réunion - Saint-Paul de La Réunion - Paris

Samedi 16 mai 2009 - Communiqué de presse n°TR09POL17

La Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie a lieu dimanche 17 mai. À la veille des élections européennes, la France doit montrer que la dynamique européenne a pour clef de voûte la lutte contre toutes les discriminations.

À LA RÉUNION, comme l’a souligné l’association Tjenbé Rèd en présentant son rapport sur place en janvier dernier, l’absence de lieu de rencontre et d’espace de dialogue, le manque d’association LGBT (lesbienne, gaie, bi & trans) ainsi qu’une certaine homophobie, plus ou moins latente, favorisent l’isolement des personnes et entravent la prévention du sida ou du risque suicidaire.

EN FRANCE, le ministère de l’intérieur a voulu ficher les personnes homosexuelles et transsexuelles.

DANS PLUS DE 86 PAYS et notamment, dans l’Océan Indien, l’île Maurice ou les Seychelles, l’homosexualité est punie de mort ou de prison.

POUR CES RAISONS, nous appelons à la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

Nous rappelons qu’accorder les mêmes droits civiques à toutes et tous n’enlève rien à personne, au contraire : Ainsi, ne pas accorder le droit au mariage ou à l’adoption est un archaïsme inexcusable ;

De même, les personnes transgenres sont des personnes responsables et doivent pouvoir changer de sexe sans passer par les fourches caudines de la psychiatrie.

Enfin, alors que les personnes homosexuelles et transgenres ont six à treize fois plus de risques de se suicider, nous appelons les pouvoirs publics et les éluEs réunionnaiSEs à lutter contre une logique homophobe et transphobe d’infériorisation, d’exclusion, et de stigmatisation.

- - - Pour Tjenbé Rèd, association noire & métisse de lutte contre l’homophobie et le sida, Yann Carl , secrétaire général

Pour l’ARPS, Association réunionnaise pour la prévention du sida, Alain Domercq, président

Pour ELCS, Élus locaux contre le sida, Christophe Pomez, élu à Saint-Paul, délégué départemental à La Réunion

téléchargez le communiqué :

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Communiqué

Russie - Gay Pride : dispersion et interpellations

le 16/05/2009 - 21h56

"L’homophobie est une honte pour la Russie !", ont crié les manifestants qui voulaient profiter de l’Eurovision samedi soir à Moscou pour dénoncer leur conditions de vie.

Crédit Photo : REUTERS Un supporter de la cause gay interpellé samedi à Moscou

La communauté homosexuelle de Moscou voulait profiter de l’Eurovision pour attirer l’attention sur ses conditions de vie en Russie. En vain, quoique. Le défilé prévu à cet effet samedi matin a été dispersé par les policiers anti-émeutes.

Des manifestants ont quand même eu le temps de crier : "L’homophobie est une honte pour la Russie !" et "Droits égaux pour tous", lors de leur rassemblement non autorisé

Une vingtaine de manifestants ont été interpellés, selon les agences Reuters et AFP. Parmi les arrêtés : Nikolaï Alexeïev, l’un des organisateurs de la parade non autorisée par la municipalité et le Britannique Peter Tatchell, avocat de la cause des homosexuels.

Interdite du temps de l’Union soviétique, l’homosexualité a été dépénalisée en Russie en 1993, mais la société reste globalement hostile. Pour de nombreux nationalistes et orthodoxes radicaux, c’est un péché qui doit être éradiqué pour éviter la ruine de la Russie.

(D’après agence)

Discrimination - La transexualité ne sera plus une maladie mentale

Amélie GAUTIER - le 16/05/2009 - 18h54

La France va cesser de considérer les trans comme souffrant d’une affection psychiatrique, une décision prise par Roselyne Bachelot qualifiée samedi d’historique par les associations concernées. Dimanche a lieu la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie.

Crédit Photo : REUTERS Image d’archives

"Il y a trente ans, Robert Badinter a fait sortir l’homosexualité du Code pénal, aujourd’hui, Roselyne Bachelot fait sortir la transidentité de la liste de maladies mentales".

A l’instar du président du Comité (International Day Against Homophobia and transphobia) IDAHO Jean-Louis Tin, les associations de lutte contre l’homophobie qualifient de "décision historique" l’annonce de Roselyne Bachelot dans Libération samedi : la transsexualité ne sera plus considérée comme une affection psychiatrique en France.

Pour rappel, l’homosexualité l’était jusqu’en 1992. La ministre de la ministre de la Santé a saisi "ces derniers jours" la Haute autorité de Santé afin qu’un décret soit publié en ce sens, précise l’avenue de Ségur.

"Cette décision est une explosion d’espoir pour toutes les personnes trans du monde", estime Joël Bedos, secrétaire général du Comité IDAHO. Cette reclassification du transsexualisme était un changement réclamé de longue date par la communauté lesbienne, gay, bi et trans de France (LGBT).

Cérémonie en hommage aux victimes de l’homophobie, l’Etat présent

La France est le premier pays à prendre cette décision, une décision d’autant plus symbolique que dimanche a lieu la journée internationale contre l’homophobie avec comme thème, cette année, la lutte contre la transphobie.

Dans une tribune publiée dans Le Monde daté de dimanche-lundi, des personnalités politiques de gauche (Martine Aubry, Cécile Duflot, Marie-George Buffet...), des intellectuels (Elisabeth Badinter, Elfriede Jelinek...) lancent un appel à l’OMS, aux Nations-Unis ainsi qu’aux Etats du monde pour qu’ils refusent la transphobie.

"Respectons l’identité de genre", clament les signataires. "Cette année a déjà été marquée par plusieurs meurtres de femmes transexuelles, assassinées au Honduras, en Serbie et aux Etats-Unis.

Les hommes d’origine transexuelle, eux aussi, sont victimes de crimes de haine, de préjugés et de discriminations, bien qu’ils soient souvent "invisibles" aux yeux de la société", rappellent les signataires.

Samedi, une centaine d’homosexuel(le)s, bi- et transsexuels ont participé à Paris à la première cérémonie nationale en hommage aux victimes de l’homophobie.

Les manifestants se sont regroupés au Square d’Ile-de-france et ont été sensibilisés à la lutte contre toutes formes de discriminations et de violences faites aux membres de leur communauté. Entre 10.000 et 15.000 personnes ont péri dans les camps de concentration en raison de leur orientation sexuelle.

Pour cette première cérémonie où l’Etat était représenté, des gerbes de fleurs avaient été déposées dans la crypte érigée en bas du square sur les berges de la Seine, où la Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Rama Yade, ainsi que certains élus de l’opposition sont venus se recueillir.

Ce que cette décision va changer

Jusqu’à présent, les transsexuels peuvent bénéficier d’une exonération du ticket modérateur pour les soins au traitement au titre d’une affection de longue durée classifiée ALD23 pour "troubles récurrents ou persistants".

"Les transsexuels ressentent cette admission en ALD23 comme stigmatisante puisqu’elle peut introduire une confusion entre le trouble de l’identité du genre et l’affection psychiatrique", a rappelé le ministère de la Santé.

Elle a précisé que la prise en charge médicale au titre des troubles de l’identité du genre continuerait à être assurée.

La "gay pride" dispersée à Moscou avant l’Eurovision, plus de 30 interpellations

AFP - samedi 16 mai 2009, 13h12

La police russe a dispersé samedi une manifestation interdite qui tentait de tirer parti de la tenue à Moscou dans la soirée de la 54e finale de l’Eurovision pour promouvoir la cause homosexuelle, interpellant plus d’une trentaine de militants gays.

Interpellation à Moscou le 16 Mai 2009

Cette démarche n’est pas une surprise, l’un des responsables du ministère russe de l’Intérieur ayant répété vendredi que le rassemblement, baptisé "Gay pride slave" par ses organisateurs, était interdit et que la police entendait agir à son encontre "en application stricte de la loi".

De quoi signifier clairement que les autorités moscovites n’entendaient pas faire d’exception pour cause d’Eurovision, bien que cet événement compte beaucoup de fans dans les milieux homosexuels.

La mairie de Moscou est farouchement opposée au mouvement gay et interdit régulièrement tout défilé dédié à sa cause.

Quelques dizaines de manifestants s’étaient rassemblés en début d’après-midi près de l’Université de Moscou, clamant des slogans comme "L’homophobie est une honte pour la Russie !" et "Droits égaux pour tous", avant d’être interpellés en plusieurs vagues, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le militant britannique Peter Tatchell, a indiqué par la suite à l’AFP par téléphone qu’une trentaine de personnes, dont lui-même, avaient été arrêtées lors de ce rassemblement, qui intervenait en outre à la veille de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie dimanche.

"Les méthodes de la police étaient plutôt violentes. On a tordu les bras des gens derrière leur dos (...) C’était assez douloureux", a-t-il témoigné.

Nikolaï Alexeïev, fondateur du site internet GayRussia.ru et principal organisateur de la manifestation, a été interpellé.

La police s’est saisie également d’un homme habillé en robe de mariée et d’un militant gay américain.

Dans un communiqué publié peu après, M. Alexeïev a appelé les artistes devant participer dans la soirée à la finale de l’Eurovision à "boycotter l’événement de ce soir et envoyer un message disant que l’oppression des droits de l’Homme par la Russie n’est pas acceptable".

"Le gouvernement russe utilise l’Eurovision cette année comme un gala pour montrer au monde les progrès qu’a fait le pays depuis le début des années 90. Mais ce qui a été observé cet après-midi dans les rues de Moscou montre au monde à quel point la Russie a peu avancé en matière de droits de l’Homme fondamentaux", ajoute-t-il.

Quelques militants orthodoxes, opposés au mouvement homosexuel, ont également été interpellés place Pouchkine, au centre de Moscou, où le rassemblement gay avait été initialement annoncé, a rapporté l’agence Interfax.

A Moscou, lors de précédentes gay pride interdites en 2006 et 2007, de jeunes ultra-nationalistes avaient violemment agressé des militants gay.

La Russie, vainqueur de l’Eurovision l’an dernier avec son chanteur Dima Bilan, accueille pour la première fois sur son sol cette extravagante célébration de la pop musique, regardée chaque année par des dizaines de millions de téléspectateurs européens, et qui suscite de l’intérêt jusqu’au Canada ou en Australie.

Les autorités russes, bien décidées à le mettre à profit pour flatter l’ego des Russes et démontrer leur capacité d’organiser un événement de grande ampleur, ont mis les petits plats dans les grands, et n’ont pas lésiné sur les moyens, en consacrant quelque 32 millions d’euros à cet événement, ce qui en fait l’un des concours les plus chers de l’histoire de l’Eurovision.

La finale, qui rassemble 25 pays, doit commencer à 23H00 locales (19H00 GMT) dans un stade olympique du centre-ville. Les favoris de l’édition 2009 sont la Norvège et la Turquie.

Buzz - Une fac peu fière de sa porno star

le 13/05/2009 - 19h22

Un étudiant américain tournait "discrètement" dans des films porno gay jusqu’à ce qu’un de ses camarades le démasque sur le net. La faculté ne tarda pas à réagir, tout comme des blogueurs...

Crédit Photo : DR John Getcher

L’histoire nous est rapportée par le site du magazine Têtu. Il a fallu qu’un de ses camarades tombe en surfant sur une de ses vidéos pour que la vie de John Gechter, 22 ans, soit chamboulée à jamais.

Etudiant en biologie au Grove City College, ce jeune homme occupait une partie de son temps libre comme acteur dans des films X gay pour, dit-il, financer ses études. Par discrétion, il tournait sous le pseudo de "Vincent Desalvo", nom sous lequel il était connu des habitués de la maison de production Randy Blue.

Mais l’anonymat sur le web ne tient plus la distance. Dès sa trouvaille, le camarade de John fit suivre la vidéo à tous ses contacts de l’université, ce qui mit très vite la direction de l’établissement scolaire au courant.

Le Grove City College, une fac chrétienne, a voulu le suspendre, justifiant sa décision par "un comportement du jeune homme contraire" aux valeurs du collège. L’étudiant-acteur s’est battu pour terminer son année et obtenir son diplôme, refusant une exclusion de seize mois. Il a engagé des discussions avec sa direction et un accord est intervenu entre les deux parties.

La roi est nu, mais heureux...

Son College l’a finalement autorisé à suivre dans un autre établissement les deux derniers modules de son année, lui permettant ainsi de décrocher son diplôme mais à une condition, qu’il ne se présente pas en public lors de la traditionnelle cérémonie de fin d’année. Son visage... et son corps sont désormais trop connus pour la réputation de la vénérable institution.

Mais John Gechter ne semble pas bouleversé par cette histoire qui le rend plus célèbre dans la communauté gay que toutes les promos imaginables.

Après avoir eu droit aux honneurs du site de Fox News, il a reçu de très nombreux messages de soutiens, relayés par des blogueurs influents aux Etats-Unis. Impudique mais jusqu’alors très discret, le jeune homme vit désormais dans la lumière. Le roi est nu, mais heureux.

Discrimination - L’homophobie est omniprésente au travail

D’après agence - le 06/03/2008 - 16h11

85 % des homosexuels ont déjà ressenti un climat d’homophobie sur leur lieu de travail et 40 % disent en avoir été directement victimes. A la question de savoir quels éléments permettraient aux homos de mieux vivre leur orientation sexuelle au travail, l’égalité des droits, notamment pour le mariage et l’adoption, ou la mobilisation des syndicats sont massivement évoqués.

Crédit Photo : DR Une campagne de la Halde dans le métro parisien

Plus qu’un tabou, l’homosexualité au travail y apparaît comme un handicap. Selon une enquête commandée par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).

85 % des homosexuels ont au moins une fois ressenti une homophobie implicite sur leur lieu de travail (rejet, rumeur, dénigrement) tandis que 40 % disent en avoir été directement victimes via des blagues, des insultes, un chantage au licenciement et même des actes de violence.

Selon cette étude menée ces dernier mois auprès de 1.413 salariés gays et lesbiennes, parmi les registres homophobes les plus utilisés au sein de l’entreprise, figurent celui du genre ("efféminé" pour un homme, "masculine" pour une femme), celui de la sexualité mais aussi un troisième registre qualifié par l’étude d’"homophobie politique". En clair, l’assertion qu’un homosexuel est "incapable de diriger les autres".

S’agissant des railleries, 40 % des personnes qui ont reçu des remarques négatives sur leur apparence, ont essuyé de telles remarques sur leur tenue vestimentaire, 32 % sur leur coiffure, 26 % sur leurs gestes et 18 % sur leur voix.

Pour vivre heureux, vivons mariés

48 % des homosexuels interrogés sont cadres contre seulement 15 % dans la population active française. Ils sont particulièrement sous-représentés dans certaines professions (commerce, gestion/administration), et sur-représentés dans d’autres (communication, art et spectacle, fonction publique).

Lesbiennes et gays sont 41 % à travailler dans la fonction publique (20 % pour l’ensemble de la population active) avec une proportion très élevée de lesbiennes dans le secteur de l’éducation (35 %). 66 % n’ont pas dévoilé leur orientation sexuelle durant leur parcours professionnel.

A la question de savoir quels éléments leur permettraient de mieux vivre leur orientation sexuelle au travail, les personnes interrogées ont répondu notamment : des syndicats plus visibles dans la lutte contre l’homophobie (89%), une plus grande publicité autour des procès (88 %), l’égalité des droits, notamment pour le mariage et l’adoption (85 %).

VIDEOS

Russie : Moscou n’aime pas les défilés gays

Le 16 mai 2009 - 13h00

La police russe a interpellé samedi une vingtaine de participants à une manifestation en faveur des droits des homosexuels, quelques heures avant l’Eurovision..

Par TF1

Russie : Moscou n’aime pas les défilés gays

Le 16 mai 2009 - 13h00

La police russe a interpellé samedi une vingtaine de participants à une manifestation en faveur des droits des homosexuels, quelques heures avant l’Eurovision..

Par TF1

Russie : Les gays misent sur l’Eurovision

Le 15 mai 2009 - 18h43

Comme chaque année, la communauté homosexuelle tente d’organiser une gay pride en Russie. Jusqu’à présent, la police s’y est opposée, parfois violemment. Cette fois, les organisateurs ont misé sur le concours de l’Eurovision qui se tient à Moscou..

Par La rédaction

Violences : Ils ont été victimes d’actes homophobes

Le 17 mai 2008 - 20h00

Samedi se tenait la journée nationale contre l’homophobie. L’occasion de nous pencher sur les agressions physiques contre les homosexuels. Rencontre avec des victimes..

Par La Redaction

Homophobie : un fonctionnaire ministériel témoigne

Le 10 novembre 2007 - 20h00

L’homophobie est une discrimination qui, chaque année, engendre une centaine de plaintes..

Par TF1

Vidéo : Le Conseil général de Lozère accusé d’homophobie

Le 31 août 2007 - 20h00

Un collectif dénonce un règlement intérieur homophobe adopté sur les frais des agents territoriaux en décembre 2006. Le conseil promet de revoter un nouveau texte..

Par TF1

Le "Paris Foot Gay" : un club de football contre l’homophobie

Le 24 juin 2006 - 13h00

Le "Paris Foot gay" est une équipe mixte hétéro-homo, créé pour faire reculer les préjugés dans le milieu du football..

Par Ernest MORALES

La lutte contre l’homophobie dans un lycée de Seine-Saint-Denis

Le 17 mai 2006 - 20h00

Par Ernest MORALES


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