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LA VALSE DES MILLIARDS CONTINUE

Ah ? la niche !

mardi 11 août 2009 par JMT

Luc Chatel, ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement, a indiqué mardi qu’il "y aura un débat au Parlement" sur les niches fiscales tout en estimant que le gouvernement avait déjà fait "un pas très important l’an dernier" pour les plafonner.

Les cabinets de conseil qui épaulent la banque américaine dans sa procédure de liquidation vont toucher près de 263 millions de dollars d’honoraires. A terme, la procédure de liquidation de Lehman Brothers pourrait rapporter en tout près d’un milliard de dollars aux cabinets.

Le secrétaire national PS à l’Economie Michel Sapin a dénoncé lundi un "double langage" des autorités françaises concernant la réglementation des bonus des banques, tandis que le sénateur UMP Philippe Marini (UMP) s’est félicité que la BNP sorte "renforcée" de la crise.

Marie-George Buffet, numéro un du Parti communiste français, s’est prononcée lundi pour la création d’un "pôle financier public" et pour la suppression du bouclier fiscal. Au micro d’Europe 1, la secrétaire nationale du PCF a rappelé qu’on a "garanti aux banques 360 milliards d’euros sans aucune contrepartie, par exemple sur leur politique de crédit".

Niches fiscales : "il y aura un débat au Parlement", selon Luc Chatel

Afp, 11/08/2009, 9h21

Luc Chatel, ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement, a indiqué mardi qu’il "y aura un débat au Parlement" sur les niches fiscales tout en estimant que le gouvernement avait déjà fait "un pas très important l’an dernier" pour les plafonner.

Luc Chatel

Jugeant sur RTL que ce sujet était "un marronnier de l’été et de la rentrée", il a indiqué qu’il ferait l’objet d’un débat parlementaire. "Cette année, nous n’allons pas y échapper et il y aura, de manière assez légitime d’ailleurs, au Parlement un débat sur cette question", a-t-il affirmé.

"Régler cette question aujourd’hui me paraît prématuré", a-t-il également dit.

M. Chatel a fait valoir que "le gouvernement a fait un pas très important l’an dernier. Il a plafonné ces niches fiscales".

"Je rappelle que ces déductions fiscales permettaient jusqu’à présent à certaines personnes, qui gagnent beaucoup d’argent, de ne pas payer d’impôt sur le revenu parce qu’avec un bon conseiller fiscal elles pouvaient être exonérées de tout impôt", a-t-il dit.

"L’année dernière, nous avons pris une vraie mesure de justice fiscale puisque nous avons décidé de les plafonner ces niches. Il y a le principe que chaque Français paye l’impôt. C’est un acte fort. Pour la suite, nous laisserons la place au débat parlementaire", a encore déclaré M. Chatel.

Banque - Le jackpot de la faillite de Lehman Brothers

L.D. le 10/08/2009 13h44

Les cabinets de conseil qui épaulent la banque américaine dans sa procédure de liquidation vont toucher près de 263 millions de dollars d’honoraires. A terme, la procédure de liquidation de Lehman Brothers pourrait rapporter en tout près d’un milliard de dollars aux cabinets.

Crédit Photo : LCI Un employé de Lehman Brothers, quittant le siège de la banque avec ses affaires, le 15 septembre 2008

La crise ? Pas pour tout le monde. Selon un document du gendarme de la bourse américain (la SEC), les cabinets de conseil qui épaulent Lehman Brothers, le groupe bancaire américain, dans sa procédure de liquidation vont toucher près de 263 millions de dollars de commissions et d’honoraires.

L’information est divulguée par les Echos lundi matin qui précisent que la faillite historique de Lehman Brothers en septembre 2008 est en passe de devenir pour certains un véritable jackpot : pour 9 mois de travail, la facture à payer aux différents consultants et autres conseillers devrait être bien plus lourde que celle d’Enron, qui s’était élevée à près de 160 millions de dollars.

Un milliard à la fin de la procédure

En juin dernier, le syndic américain de la faillite (notamment chargé de protéger les débiteurs contre les facturations injustifiées) avait dénoncé des demandes abusives d’honoraires. Notamment au regard de celles des plusieurs conseillers financiers, qui réclamaient quelque 130 millions de dollars.

Mais pour se justifier, avocats, conseils et autres financiers ont évoqué l’extrême complexité du dossier de liquidation bancaire. Au total, il leur a fallu mobiliser un équivalent de 175 salariés à temps plein répartis sur une vingtaine de projets afin d’effectuer le tri dans les 613 milliards de dettes.

La plus grosse part revient au cabinet de conseil en restructuration Alvarez et Marsal, qui a empoché en juin 115 millions de dollars. Mais ce n’est pas tout : d’après certains analystes, une fois le dossier Lehman définitivement bouclé, la facture totale en commissions et honoraires pourrait alors approcher le milliard de dollars. Merci qui ? Merci la crise !

Bonus : "double langage" pour Sapin, BNP "renforcée" pour Marini

Afp, 10/08/2009, 12h42

Le secrétaire national PS à l’Economie Michel Sapin a dénoncé lundi un "double langage" des autorités françaises concernant la réglementation des bonus des banques, tandis que le sénateur UMP Philippe Marini (UMP) s’est félicité que la BNP sorte "renforcée" de la crise.

Michel Sapin

Les deux parlementaires s’exprimaient lors d’un débat sur France Inter. A propos des bonus, l’ancien ministre socialiste a estimé que le "scandale n’est pas de rémunérer les traders par des parts variables en fonction du résultat", mais "un trader fait prendre des risques à sa banque" et les fait peser sur "la stabilité du système financier", il faut "donc réglementer les modalités de sa rémunération"

"Ce qui m’effraie, ce n’est pas tellement l’attitude des banques, mais le fait que les autorités politiques aujourd’hui ne bougent pas", a-t-il dit, dénonçant "un double langage : un langage très ferme, celui du président de la République, et de l’autre des actes très mous".

"Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un engagement de telle ou telle banque" mais "une réglementation", a-t-il dit, en estimant que la France doit "montrer la voie de la sagesse".

Philippe Marini

"Quel pouvoir de contrainte voulez-avoir sur Wall Street et les Etats-Unis ?", s’est interrogé Philippe Marini, rapporteur général de la commission des Finances du Sénat. Selon lui, les "modalités de régulation ne peuvent être que mondiales" sinon "l’activité fuit et les banques des pays qui réguleraient le plus seraient les premières victimes".

"La BNP Paribas va sortir de la crise renforcée, ce qui est dans l’intérêt de la France", a ajouté M. Marini, en estimant que "les banques françaises, dans l’ensemble, sont correctement gérées".

Marie-George Buffet pour la création d’un "pôle financier public"

Afp, 10/08/2009, 11h23

Marie-George Buffet, numéro un du Parti communiste français, s’est prononcée lundi pour la création d’un "pôle financier public" et pour la suppression du bouclier fiscal. Au micro d’Europe 1, la secrétaire nationale du PCF a rappelé qu’on a "garanti aux banques 360 milliards d’euros sans aucune contrepartie, par exemple sur leur politique de crédit".

Marie-George Buffet

Le PCF propose donc "la création d’un pôle financier public qui serait capable de jouer un rôle moteur dans une politique de crédit permettant une relance industrielle", a-t-elle dit, faute de quoi "les banques auront toujours les mains libres pour faire des bonus pour les traders et pour les actionnaires".

Elle a plaidé pour la suppression du bouclier fiscal, expliquant que "les 1.000 fortunes les plus importantes vont recevoir un chèque, pour certains d’un montant correspondant à 30 années de SMIC".

Quant aux niches fiscales, il faut, selon elle, "enlever celles qui servent les plus riches", sans baisse uniforme.


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