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La montagne londonienne accouche d’une souris obèse !

G20 ? j’ai vain !

Un échec en réalité d’après Bernard Maris (Le téléphone sonne, France Inter ce soir)

jeudi 2 avril 2009 par JMT

Le Groupe des 20 (ou G20) est un forum économique qui a été créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990[1]. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Blanche pour les pays "vertueux", grise pour ceux qui peuvent progresser, noire pour les pays "opaques" : Le Figaro publie les listes de l’OCDE sur l’échange d’informations fiscales. Ces trois listes permettent d’établir une hiérarchie entre les pays qui respectent les standards internationaux en matière.

Sarkozy, Merkel, Brown... Les acteurs du G20 saluent l’accord "historique" qu’ils ont signé, entre guerre aux paradis fiscaux et renforcement du FMI. Barack Obama parle, lui, d’un tournant pour renouer avec la croissance. Ils vont débloquer 1.000 milliards de dollars pour l’économie mondiale.

Après les heurts de mercredi où un homme est décédé d’une crise cardiaque, les opposants ont peiné à rassembler leurs troupes jeudi. Le secteur où se déroulait le sommet était il est vrai transformé en forteresse.

Le président français et la chancelière allemande font front uni pour rappeler ses promesses au président américain dans la dernière ligne droite avant le sommet.

Analyse d’Attac France

G20 : Beaucoup de bruit pour pas grand-chose

Fallait-il attendre quelque chose de la réunion du G20 ? Sachant que les gouvernements des pays les plus riches et les plus puissants du monde avaient une responsabilité écrasante dans la dérive du système économique et financier international pour avoir mené des politiques dont les maîtres mots étaient « tout pour la rentabilité financière » et « tout par le marché », il ne fallait pas se faire d’illusion.

Mais la réalité dépasse ce que nous pouvions imaginer. Le G20 ne met en place aucun frein à la circulation des capitaux ; au contraire, il encourage la liberté des marchés et continue de prôner un libre-échange des marchandises dont l’extension démesurée a fragilisé les économies les moins performantes et détruit des pans entiers de leurs activités.

Dans un cadre aussi libéralisé, il ne sera pas possible d’instaurer une taxation des transactions financières, qui serait pourtant une nécessité, d’une part pour freiner fortement la spéculation, et d’autre part pour réunir des ressources indispensables à la résolution des problèmes les plus urgents.

Parfaitement cohérent avec lui-même, mais dans l’indifférence totale des aspirations des citoyens, le G20 n’envisage pas d’interdire véritablement les paradis fiscaux et judiciaires, puisque les principaux d’entre eux, à commencer par la City de Londres, poursuivront leurs pratiques.

Entourés de multiples zones de non-droit qu’ils tolèrent, voire favorisent, les principaux pays du G20 ont échoué au test qui leur était proposé : établir et publier ce jour même la liste exhaustive des « pays non coopératifs », en n’en omettant aucun, surtout quand ils constituent le cœur même de la finance mondiale.

Alors que le système monétaire international dans lequel le dollar impose sa loi a failli, le G20 décide de conforter le Fonds monétaire international auquel on doit, avec sa sœur jumelle la Banque mondiale, d’avoir écrasé la plupart des pays du Sud sous le poids de la dette et des plans d’aménagement structurel.

Les velléités de régulation internationale s’évanouissent dès lors qu’est laissée de côté l’extraordinaire explosion des inégalités dans le monde, dont la cause essentielle réside dans un partage indécent de la richesse produite à l’avantage du capital.

Ce n’est pas la décision d’injecter 1100 milliards de dollars supplémentaires dans la relance économique et dans le FMI qui sera capable de remédier à cette situation.

Au contraire, la fuite en avant d’un système fondé sur le profit et la démesure ne peut qu’aggraver les tensions sociales et les risques écologiques.

Les tensions sociales, parce que rien n’est prévu pour stopper la baisse des salaires et de l’emploi et la destruction des systèmes de protection sociale bradés entre les mains des compagnies privées.

Les risques écologiques, parce que, pendant que la liberté des marchés financiers est de nouveau proclamée, des fonds spéculatifs d’un genre nouveau apparaissent pour parier sur la dégradation du climat.

Attac France estime que les raisons qui ont amené de très nombreux citoyens à se mobiliser contre les palinodies préparatoires au G20 sont renforcées au vu des résultats.

En réalité, le directoire autoproclamé du monde nie la gravité de la crise. Ce déni accroîtra la détermination des citoyens à s’engager en faveur de la solidarité à la place de la concurrence et de la rentabilité.

Le collectif français "Nous ne paierons pas leurs crises", qui regroupe plus de 30 organisations françaises et dont Attac est membre, a également réagi de façon très critique face aux conclusions du G20.

Pour celui ci "De manière évidente les chefs d’Etats et de gouvernements des 20 pays considérés comme les plus puissants ont choisi, à travers leur déclaration finale, de relégitimer un système pourtant en crise structurelle et de renforcer le rôle de ses institutions les plus contestées." Il communiquera sa réaction dans les heures à venir.

Attac France,

Montreuil, le 2 avril 2009

Contacts presse :

- Jean-Marie Harribey : 06 85 71 25 82

- Aurélie Trouvé : 06 17 17 50 87

Pour en savoir plus :

- Le rapport d’Attac France : De la fin des paradis fiscaux aux taxes globales
- Le dossier complet consacré au G20 sur le site d’Attac France :

- L’appel international de Belém :

- Le site et l’appel à mobilisation en France :

Groupe des 20

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. (Redirigé depuis G20)

(bleu foncé) pays membres du G20

(bleu clair) pays participants en tant que membre de l’Union européenne

Le Groupe des 20 (ou G20) est un forum économique qui a été créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990[1]. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Le G20 représente les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde)[1].

Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire, ce sont les chefs d’État ou de gouvernement qui se sont réunis et non uniquement les ministres des finances.

Sommaire

1 Membres

2 Sommets passés et à venir

3 Le sommet du G20 à Washington de la mi-novembre 2008

4 Le sommet du G20 à Londres début avril 2009

5 Voir aussi

5.1 Articles connexes

5.2 Liens externes

6 Notes et références

Membres

Les membres du G20 sont représentés par les ministres des finances et les directeurs des banques centrales des 19 pays suivants :

Allemagne

Afrique du Sud

Arabie saoudite

Argentine

Australie

Brésil

Canada

Chine

Corée du Sud

États-Unis

France

Inde

Indonésie

Italie

Japon

Mexique

Royaume-Uni

Russie

Turquie

L’Union européenne est représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne, ce qui explique le nom de G20.

Les membres du G20 appartiennent au pays du G8 et à 10 pays à économies émergentes.[2]

Les actuels membres du G20 représentent environ 65,2% de la population mondiale. Les régimes se répartissent ainsi : 1 union de type confédérale, 14 républiques (dont 7 républiques fédérales et 1 république populaire) et 5 monarchies (dont 1 monarchie absolue).

Les 3 États de l’ALENA sont membres du G20 qui compte également 2 Etats du MERCOSUR, 4 Etats de l’Union Européenne (qui siège également en sa propre qualité) et 3 Etats membres de l’Organisation de la conférence islamique.

Le continent asiatique est relativement bien représenté avec des pays comme la Chine, la Corée, l’Inde, l’Indonésie, le Japon mais aussi la Turquie et l’Arabie Saoudite ; l’Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain au G20.

suite del’article sur le site wikipédia

G20 - Paradis fiscaux : les pays pointés du doigt

le 02/04/2009 - 21h37

Blanche pour les pays "vertueux", grise pour ceux qui peuvent progresser, noire pour les pays "opaques" : Le Figaro publie les listes de l’OCDE sur l’échange d’informations fiscales. Ces trois listes permettent d’établir une hiérarchie entre les pays qui respectent les standards internationaux en matière.

Crédit Photo : Reuters Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 2 avril 2009

C’était l’un des principaux chevaux de bataille de Nicolas Sarkozy avant ce sommet du G20. Sur ce thème en particulier, le président français affichait jeudi soir une visible satisfaction.

Et il n’a pas résisté au plaisir de lire in extenso un extrait du communiqué final : "le temps du secret bancaire est révolu". Avant d’annoncer lors de sa conférence de presse : "Nous avons contacté les dirigeants de l’OCDE pour qu’ils publient la liste des paradis fiscaux, c’est dans les deux heures".

Les sanctions applicables aux récalcitrants, pour leur part, devraient être détaillées lors du prochain sommet du G20, prévu en septembre à New York.

Cette liste de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Le Figaro se l’est procurée et l’a publiée jeudi soir sur son site internet.

Cette liste, ou plutôt ces listes, puisque l’OCDE a en fait effectué un classement international en fonction des pratiques des divers pays en matière d’échange d’informations fiscales.

Les pays les plus "vertueux" en la matière se retrouvant dans une "liste blanche", et ceux dont les pratiques sont les moins conformes avec les règles mondiales se retrouvant pour leur part placés sur une liste noire. Voici donc ce classement : pays vertueux et paradis fiscaux...

Liste blanche

Cette première liste établie par l’OCDE regroupe, selon Le Figaro, les Etats ou territoires qui ont mis en oeuvre des standards internationaux en signant au moins douze accords conformes à ces standards. On y trouve, par ordre alphabétique :

Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Barbade (avec une ambiguïté sur cet Etat, également mentionné en liste grise), Canada, Chine (malgré l’existence des territoires chinois de Macao et Hong Kong, mais tous deux ont pris l’engagement en 2009 de se conformer aux standards internationaux, ce qui leur vaut de ne pas figurer sur la liste grise), Chypre, Corée du Sud, Danemark, Emirats arabes unis, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Guernesey, Hollande, Hongrie, île de Man, île Maurice, îles Vierges, Irlande, Islande, Italie, Japon, Jersey, Malte, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Russie, Seychelles, Slovaquie, Suède, et Turquie.

Liste grise

Elle regroupe les Etats ou territoires qui ont signé à ce jour moins de douze accords conformes aux standards internationaux, bien qu’ils se soient engagés à respecter ces standards. Elle se divise elle-même en une liste gris foncé, où l’on retrouve les paradis fiscaux déjà identifiés en 2000 par l’OCDE, et une liste gris clair regroupant les "autres centres financiers".

- Liste gris foncé : Andorre, Anguilla, Antilles néerlandaises, Antigua, Aruba, Bahamas, Bahreïn, Barbade (avec l’ambiguïté signalée plus haut, ce pays figurant aussi sur la liste blanche), Belize, Bermudes, Dominique, Gibraltar, Grenade, îles Caïmans, îles Cook, îles Marshall, îles Turques-et-Caïques, îles Vierges britanniques, Liberia, Liechtenstein, Monaco, Montserrat, Nauru, Nioué, Panama, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Marin, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Samoa, Vanuatu.

- Liste gris clair : Autriche, Belgique, Brunei, Chili, Guatemala, Luxembourg, Singapour, Suisse.

Liste noire

Sur cette dernière liste sont regroupés les Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux. Y figurent :

Costa Rica, Malaisie (plus précisément le territoire de Labuan), Philippines, Uruguay.

G20 - Historique ?

O. L. avec agences - le 02/04/2009 - 20h33

Sarkozy, Merkel, Brown... Les acteurs du G20 saluent l’accord "historique" qu’ils ont signé, entre guerre aux paradis fiscaux et renforcement du FMI. Barack Obama parle, lui, d’un tournant pour renouer avec la croissance. Ils vont débloquer 1.000 milliards de dollars pour l’économie mondiale.

Crédit Photo : Reuters Gordon Brown et Nicolas Sarkozy au G20 le 2 avril 2009

Le G20 a conclu un accord. Les dirigeants des vingt grands pays industriels et en développement de la planète étaient réunis pour "faire face au plus grand défi auquel fait face l’économie mondiale dans les temps modernes", selon les termes de leur communiqué final, beaucoup plus agressif et concret que dans la plupart des réunions de ce genre.

Ils s’engagent notamment à davantage de régulation et à renforcer le Fonds monétaire international. L’ensemble des mesures prises par le G20 devraientt permettre d’injecter 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale d’ici la fin 2010, selon Gordon Brown.

C’est "un compromis historique pour une crise exceptionnelle" a estimé Angela Merkel. Selon la chancelière allemande, les négociations entre les dirigeants ont été "dures", notamment en raison des divergences entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon d’un côté et la France et l’Allemagne de l’autre sur une augmentation de la relance budgétaire, favorisée par les premiers et rejetée par les seconds. Mais elles ont également été marquées par "un désir de compromis" et "un véritable esprit de camaraderie".

"Un tournant pour relancer l’économie mondiale"

Sitôt la réunion terminée, Nicolas Sarkozy l’a également commentée lors d’une conférence de presse. Tout sourire, il s’est dit "heureux" des décisions du sommet, "au-delà de ce que nous pouvions imaginer", évoquant un axe franco-allemand qui a "fonctionné".

Un "nouvel ordre mondial" émerge de la crise économique, a estimé de son côté Gordon Brown. Les Etats-Unis ont salué de leur côté les engagements "remarquables" pris par les dirigeants du sommet.

"Nous venons d’achever un sommet très fructueux qui représentera, je pense, un tournant dans nos efforts pour relancer l’économie mondiale", a pour sa part estimé Barack Obama.

"Après des semaines de préparatifs, nous sommes convenus d’une série de mesures sans précédent pour rétablir la croissance et empêcher qu’une crise de ce genre se reproduise", a-t-il résumé.

"Le G20, a souligné le président américain, a rejeté toute mesure protectionniste, susceptible selon lui d’aggraver la crise actuelle. Et en dépit de la franchise des échanges qui ont eu lieu à Londres, les divergences entre participants ne sont pas insurmontables", a-t-il continué.

Concernant les pays les plus pauvres, il a ajouté que les Etats-Unis allaient doubler leur aide alimentaire à plus d’un milliard de dollars, notamment sous la forme d’une aide au développement agricole.

Des paradis surveillés

Le G20 a demandé à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de dresser dans les heures qui viennent une liste des paradis fiscaux.

Les ministres des Finances ont reçu pour mandat de mettre en oeuvre des sanctions contre ces territoires ou pays qui ne respectent pas les règles et d’en rendre compte lors du prochain sommet du G20, a expliqué le président français.

Vous verrez que "le temps du secret bancaire est révolu" a annoncé, pas peu fier, Nicolas Sarkozy expliquant qu’un accord sur ce point avait été négocié jusque dans les dernière minutes. "Nous sommes convenus de mettre un terme aux paradis fiscaux qui ne transfèrent pas les informations requises", a déclaré de son côté Brown.

C’était un des sujets les plus difficiles. Les dirigeants du G20 ont approuvé la publication d’une liste déclinée en trois niveaux,. "Le G20 a accepté que l’OCDE soit chargée de publier cette liste de façon imminente", a détaillé un diplomate participant au sommet.

"Il y aura une liste blanche, une grise et une noire". Plusieurs places financières, dont la Suisse, ont annoncé ces dernières semaines qu’elles s’efforceraient de respecter les critères de l’Organisation pour la coopération et le développement économique concernant le secret bancaire et l’évasion fiscale.

Plus de régulation

Les pays du G20 se sont mis d’accord pour mettre en oeuvre de "nouvelles règles" sur les salaires et les bonus au niveau mondial. Le débat entre tenants de la relance et tenants de la régulation s’est totalement apaisé.

La nécessité d’une réforme de la régulation, comprenant les fonds spéculatifs, les agences de notation, la rémunération des courtiers, les normes comptables ou la titrisation, va faire l’objet d’une déclaration séparée pour en marquer l’importance. "Les agences de notation seront contraintes à la transparence", s’est réjoui le président français.

Un FMI plus musclé

Les dirigeants mondiaux réunis au sommet du G20 de Londres se sont mis d’accord jeudi pour octroyer mille milliards de dollars supplémentaires aux institutions financières internationales.

Le sommet a notamment décidé un triplement des ressources du Fonds monétaire international (FMI), de 250 à 750 milliards de dollars, a annoncé Gordon Brown à l’issue de la réunion. Nicolas Sarkozy s’en est réjoui.

Ces fonds seront constitués par de "l’argent nouveau" et par des droits de tirages spéciaux (DTS) du FMI, a-t-il précisé. Le Fonds va également pouvoir vendre de l’or pour financer son aide aux pays les plus pauvres.

Le Premier ministre britannique a également indiqué que 250 milliards de dollars seront consacrés à aider le financement du commerce pour relancer les échanges mondiaux. Pour son président, Dominique Strauss-Kahn, c’est "le plus grand plan de relance coordonné jamais décidé".

Rien sur le dollar

La Russie souhaite que la proposition d’une nouvelle monnaie de réserve internationale soit approfondie dans le futur, même si elle n’a pas été discutée au cours du sommet , a indiqué un conseiller du Kremlin.

La Chine soutient également l’idée d’une nouvelle monnaie internationale, qui pourrait à terme remplacer le dollar en tant que monnaie de réserve.

"La discussion sur une nouvelle monnaie de réserve internationale n’a pas eu lieu au niveau des dirigeants mondiaux", a indiqué le principal conseiller économique du Kremlin à des journalistes.

"Il y a eu des discussions isolées dans un format bilatéral sur ce sujet. Et je pense que c’est un sujet qui fera l’objet d’un futur approfondissement dans les mois prochains", a-t-il relevé, soulignant que Moscou souhaitait que la question soit abordée dans le cadre du Fonds monétaire international (FMI).

Les uns et les autres

"Le président Obama a aidé à trouver le consensus" "Il m’a aidé", a affirmé Nicolas Sarkozy qui avait critiqué la veille à mots couverts le président américain lui reprochant un manque de cohérence.

"C’est un homme extrêmement ouvert". Il a également loué Gordon Brown dans sa tâche de président du G20 suggérant qu’il n’avait pas agi uniquement en "anglo-saxon" et avait "joué le jeu".

G20 - Faible mobilisation des opposants

Fabrice AUBERT - le 02/04/2009 - 18h31

Après les heurts de mercredi où un homme est décédé d’une crise cardiaque, les opposants ont peiné à rassembler leurs troupes jeudi. Le secteur où se déroulait le sommet était il est vrai transformé en forteresse.

Crédit Photo : manifestation anti g20 londres

Comme mercredi, le face-à-face s’annonçait tendu jeudi à Londres entre policiers et manifestants antimondialistes opposés au G20. Mais il n’a quasiment pas eu lieu.

Dans l’Est de la capitale, le secteur de l’ExCcel Centre, où a lieu le sommet des dirigeants, a été en effet totalement bouclé par les forces de l’ordre et il était très difficile de s’en approcher sans montrer patte blanche. Résultat : au plus fort de la journée, à peine 400 personnes protestaient aux abords du centre.

Dans la matinée, des petits groupes ont tenté certaines actions ici ou là contre des symboles du capitalisme de la capitale comme la Bourse de Londres. Mais à chaque fois, ils se sont heurtés à un important déploiement policier. Les contrôles et les opérations préventives se sont également multipliés dans la matinée.

En fait, depuis samedi dernier, les manifestations se sont révélées beaucoup moins importantes que prévu. Mercredi, seulement 5.000 personnes ont ainsi défilé dans le quartier de la Banque d’Angleterre. Si elles ont réussi à bloquer le quartier pendant des heures -jusqu’au petit matin devant le siège de la Bourse de Londres-, elles ne sont pas parvenues à concrétiser leur menace de paralysie de la capitale.

Des échauffourées ont néanmoins opposé police et manifestants dont un petit nombre, encagoulés, ont pénétré dans des locaux de la banque RBS situés près de la Banque d’Angleterre, après avoir brisé plusieurs vitres. La police a ensuite arrêté une centaine de personnes.

Cette journée de mercredi a été marquée par un drame : un homme est décédé, apparemment victime d’un malaise cardiaque après que des bouteilles ont été lancées en sa direction.

Beaucoup reprochent aux autorités d’avoir encerclé le secteur de la manifestation, en empêchant les protestataires de quitter les lieux et en les laissant sans eau ni nourriture. Ils affirment notamment que la victime aurait pu être secourue plus rapidement.

G20 - Sarkozy et Merkel défient Obama

O. L. avec agences - le 01/04/2009 - 20h08

Le président français et la chancelière allemande font front uni pour rappeler ses promesses au président américain dans la dernière ligne droite avant le sommet.

Crédit Photo : Reuters Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avec Christine Lagarde avant le sommet du G20 le 1er avril 2009

Dans la dernière ligne droite avant le G20, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait front commun mercredi pour rappeler au président américain ses promesses et n’ont pas hésité à montrer les muscles.

L’adoption par le sommet de Londres d’une "nouvelle régulation" du système financier international est "non négociable" pour la France et l’Allemagne, ont martelé à Londres le président français et la chancelière allemande lors d’une conférence de presse commune.

Citant le fameux "yes we can" d’Obama, Nicolas Sarkozy a dénoncé à mots couverts un double langage de l’administration américaine : un dans les journaux et un autre à la table des négociations.

Il a toutefois assuré qu’il avait "confiance" en Barack Obama sur le front de la régulation. "Je suis sûr qu’il va nous aider, je suis sûr qu’il nous comprend (...) mais après demain il sera trop tard, les décisions on les prend aujourd’hui et demain".

Avant sa première rencontre avec Obama qu’il retrouvera au sommet de l’Otan vendredi et samedi, Nicolas Sarkozy s’est défini comme un "ami des Etats-Unis", mais "un ami debout", "un ami indépendant".

"Nous voyons que ça progresse"

Parmi les "lignes rouges" fixées par Paris et Berlin, le chef de l’Etat français a d’abord cité les paradis fiscaux. "Les 20 chefs d’Etat et chefs de gouvernement devront le dire au monde entier : sont-ils pour la fin des paradis fiscaux ou sont-ils pour leur continuation ? (...) c’est très clair, il faut une liste, et la marge de négociation c’est de savoir si la liste est publiée tout de suite, ou dans quelques jours", a-t-il lancé, faisant pression sur les Etats-Unis et la Chine.

"Nous voulons que les "hedge funds" (fonds spéculatifs) soient enregistrés et qu’ils soient contrôlés. Le principe, c’est aucune institution financière sans contrôle", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Il a enfin estimé qu’il fallait que "les choses changent" sur les agences de notation financière et sur la rémunération des traders. Sur tous ces points, le président français a jugé que "beaucoup de progrès ont été accomplis, heureusement, mais le compte n’y est pas encore".

"Je comprends parfaitement que certains veuillent parler de la relance, nous aussi. Mais nous, on ne se contente pas d’en parler, on la fait", a-t-il lancé en évoquant les demandes répétées des Etats-Unis pour un nouvel effort budgétaire des Européens pour relancer l’économie.

Interrogé sur ses menaces de claquer la porte du sommet faute de résultats suffisants, Nicolas Sarkozy a répondu par une pirouette, affirmant que "c’est embêtant pour moi de partir alors que je viens d’arriver".

"Nous voyons que ça progresse", a-t-il ajouté, "simplement nous avons voulu tous les deux signifier que c’était historique et que devant l’histoire, on ne peut pas biaiser".

Finis les accrochages

Depuis plusieurs semaines, Paris et Berlin ont multiplié, à chacune de leurs réunions bilatérales ou à Bruxelles, les initiatives pour rallier les pays de l’Union européenne (UE) à la nécessité d’une "refondation", selon le mot de Nicolas Sarkozy, du système financier international.

Si elles peuvent aujourd’hui donner l’impression d’une "lune de miel", les relations franco-allemandes ont toutefois essuyé depuis un an et demi de sérieux coups de tabac. Depuis son élection en mai 2007, les accrochages entre Nicolas Sarkozy avec Angela Merkel se sont multipliés, de la gouvernance économique européenne au projet français d’Union pour la Méditerranée.

Au début de la tourmente financière, la chancelière allemande avait même refusé au président français de financer un plan de relance européen, avant d’être contrainte elle aussi d’ouvrir son porte-monnaie pour voler au secours de ses banques et de ses constructeurs automobiles.

VIDEOS

Argent : Qu’est-ce qu’un paradis fiscal ?

02 avril 2009 - 13h00

Il existe une soixantaine de paradis fiscaux dans le monde, des micro-états spécialisés dans l’évasion fiscale. L’exemple de Jersey.

La Redaction

G20 : Sarkozy : "j’ai confiance en M.Obama mais..."

01 avril 2009 - 18h31

"Il faut sans doute aux Etats-Unis comme en Europe que l’administration suive ce que dit le leader", a dit Nicolas Sarkozy mercredi à propos des paradis fiscaux.

LCI.fr

G20 : Une solution anti-crise est à l’étude

02 avril 2009 - 13h00

Le sommet du G20 s’est ouvert à Londres pour essayer d’enrayer la crise économique. Le point sur les rencontres.

La Redaction

G20 : Brown : "Sarkozy va manger l’entrée, le plat et restera"

01 avril 2009 - 11h57

Le Premier ministre britannique répondait à une question sur les menaces du chef de l’Etat français de partir du sommet si cela n’avançait pas.

LCI.fr

G20 : Hollande : "Besoin de responsabilité collective"

01 avril 2009 - 09h07

Le député PS critique la position de Nicolas Sarkozy, qui menace de quitter la table du sommet du G20 si le texte ne lui convient pas.

LCI.fr

G20 : Sarkozy : "La politique de la chaise vide marquerait un échec"

01 avril 2009 - 08h39

Sur Europe 1 mercredi matin, Nicolas Sarkozy a confirmé qu’il ne s’associerait pas à un sommet qui conclurait à un "faux compromis".

LCI.fr


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