AID Association initiatives dionysiennes
La méthode Accoyer pour résoudre la crise financière en France !

Le retour du fils prodigue

L’impudence des puissants et de leurs séides est vraiment sans limite !

vendredi 10 octobre 2008 par JMT

Il est président de l’Assemblée Nationale, protocolairement le 3eme personnage de l’Etat. Il est vrai que certains de ses prédécesseurs se sont laissés aller aussi.

A la manière du président de la République, il en remet une couche en proposant, fut-ce inconsciemment, de continuer à jouer à la politique compassionnelle mâtinée de Gribouille.

Des citoyens peu scrupuleux ont donc exporté massivement leurs capitaux gagnés sur le sol français grâce à la collectivité française, vers des pays à fiscalité douce voire même des paradis fiscaux. Ils ont aussi parfois émigré eux-mêmes mais il est dur de devoir passer plus de 6 mois par an hors de France pour certains. L’idée était de leur permettre de revenir sans conséquences fiscales (tous ne sont pas blanc-bleu dans ce domaine !) : ils sont juste condamnés à...gagner de l’argent sans risques en souscrivant à un grand emprunt d’Etat qui va servir à sécuriser les banques qui abritent leurs placements actuellement en danger !!!!!!!!!

Car qui risque surtout d’avoir des problèmes avec les banques ? les riches et surtout ceux qui pensent l’être !.

Le français moyen dont le patrimoine liquide (comptes bancaires, placements en titres, livrets, valeur à la casse des biens achetés à crédit moins dettes) est généralement négatif est déjà dans la panade en temps normal car il faut prélever sur ses maigres revenus de quoi assurer les milliards qui abondent les cadeaux faits aux riches : dédudctions fiscales, rabais sociaux en tous genres, et maintenant apports d’argent public pour conforter des entreprises privées dans des conditions pas très claires. Son problème premier c’est le revenu mensuel, donc le maintien de l’emploi et des aides diverses. Eventuellement, il faudra remplacer des prêts immobiliers compliqués et dangereux (taux variables) par des prêts à taux fixe. Cela ne coûte rien à part des pertes d’espérance de surgain futur que les banques françaises peuvent supporter sans coup férir !

Maintenant voyons ce grand emprunt ? pourquoi l’Etat va-t-il payer des intérêts pour disposer de "liquidités" qui ne sont pas à son usage ? Nous avons encore la Banque Postale. Elle peut prêter avec la garantie de l’Etat et cela fera de la monnaie, toute la monnaie nécessaire pour les échanges économiques. Ceux qui doivent emprunter devront lui apporter des garanties si personne ne cautionne. Propriété publique, la Banque postale encaissera un intérêt pour la contrevaleur de la garantie d’Etat et cela restera dans les caisses publiques.

A l’échelle au dessus, la Caisse des Dépôts et Consignations brasse déjà des centaines de milliards d’Euros. DEXIA est une de ses anciennes filiales, privatisée et fusionnée avec une banque belge. La Caisse peut aussi peut servir de support d’une opération publique de financement. Point n’est besoin d’emprunter à intérêt : avec la garantie d’Etat, signature plus sûre que celle de n’importe quel privé, l’argent sera créé par les prêts. Car c’est ainsi que marchent les banques !

Nul besoin de "faire un dépôt préalable" ! Fini toutes ces fadaises qui remontent aux pièces et billets qui ne représentent plus que de 2 à 5% de la monnaie suivant les pays

Et c’est bien là le gros problème quand on laisse des banquiers privés peu scrupuleux jouer avec ce pouvoir quasi magique : l’argent ne coûte rien et on peut faire énormément de choses avec pour augmenter sa puissance et son pouvoir.

Les USA doivent boire du petit-lait une fois de plus. Ils ont planté la pagaille à l’échelle internationale avec leur monnaie de singe et n’en sont rendus responsables que très modérément.

Il suffit que Wall Street s’enrhume pour qu’aussitôt toutes les banques asiatiques de pays prêts à tailler des croupières aux USA mordent la poussière....

Il y a encore loin du discours décrivant un monde multipolaire à la réalité qui est celle de la meute où le loup étatsunien bien qu’affaibli par ses turpitudes tient encore la barre face à des prétendants vélléitaires.

Serons-nous sauvés par les tenants de "l’économie réelle" : l’ALBA sud-américaine qui base sa coopération sur des accords proches du troc qui ont l’avantage d’être insensibles aux variations des cours des bourses et des matières premières : quand le Vénézuela échange des médecins cubains contre l’approvisionnement en pétrole de l’Ile, il ouvre une politique de développement réel bénéfique aux deux parties prenantes, ce que les jeux de casino de la finance mondialisée sont incapables de créer.

Crise financière - "Amnistie fiscale" : l’idée choc d’Accoyer

Le président de l’Assemblée propose aussi le lancement "d’un grand emprunt d’Etat, pour donner au secteur bancaire les moyens de financer notre économie". Il évoque une amnistie pour les Français qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, à condition de souscrire à cet emprunt.

- le 10/10/2008 - 08h55

Crédit Photo : LCI, Bernard Accoyer

Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, propose dans un entretien publié vendredi dans Les Echos de lancer "un grand emprunt d’Etat" et "une amnistie fiscale" pour sortir de la crise bancaire et financière.

"Pourquoi ne pas réfléchir à une amnistie fiscale pour nos compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, sous condition bien sûr de souscrire à un emprunt d’Etat ?" déclare ainsi Bernard Accoyer.

"C’est une idée personnelle mais je me suis aperçu qu’elle pouvait être partagée", ajoute-t-il. Il imagine en outre le lancement "d’un grand emprunt d’Etat, pour être en mesure de donner au secteur bancaire les moyens de financer notre économie".

"Nous ne devons nous interdire aucune voie de réflexion afin que la France puisse sortir de cette crise et rebondir le mieux possible. S’agissant de l’amnistie, je pense à nos compatriotes, pas aux dirigeants qui ont pu être défaillants", explique-t-il.

"Même si son système bancaire est plus solide qu’ailleurs, la France aura quand même à faire face aux conséquences de cette crise. Donc nous devons mobiliser toutes nos forces. D’autant plus qu’il nous faut continuer à assainir nos finances publiques", ajoute M. Accoyer.

"Montrer l’exemple"

Interrogé sur la validité du projet de budget 2009, construit sur une hypothèse de croissance de 1% alors que le FMI table sur 0,2%, M. Accoyer estime que celui-ci "a été préparé avec une grande prudence et une grande honnêteté. Nous devons tous faire des efforts en matière de dépenses publiques. Ainsi, ai-je décidé, pour montrer l’exemple, que l’Assemblée nationale renonce à solliciter une hausse de 3,8% de sa dotation, initialement destinée à financer la mise en place des deux nouvelles commissions permanentes et le développement de l’évaluation et du contrôle du gouvernement, prévus par la réforme institutionnelle", dit M. Accoyer.

Evidemment, l’idée choc fait du bruit.

Dès jeudi soir, le député PS Philippe Martin a jugé "extrêmement choquante" la proposition d’"une amnistie fiscale" faite par le président de l’Assemblée nationale.

Vendredi matin, c’est le propre camp de Bernard Accoyer qui a émis des réserves. Notamment avec Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, selon qui l’amnistie fiscale "n’est pas vraiment d’actualité et n’est pas forcément liée à ce sujet de la crise financière internationale".

S’agissant de l’emprunt d’Etat, Luc Chatel a reconnu que l’Etat avait "besoin de liquidités". Mais, tout en déclarant que "le débat était lancé", il a précisé toutefois "ne pas être certain" que ce soit "le meilleur moment pour le faire".

(D’après agence)

Les bourses asiatiques s’écroulent dans la foulée de Wall Street

AFP - vendredi 10 octobre 2008, 05h41

Les bourses asiatiques s’écroulaient de nouveau vendredi, paniquées par la chute de Wall Street, à quelques heures d’une réunion cruciale des grands argentiers du Groupe des Sept.

Après une accalmie précaire jeudi, les marchés d’Asie ont plongé dans la matinée, dans le sillage du Dow Jones qui a terminé sur une baisse de 7,33%, la septième consécutive, atteignant son plus bas niveau depuis cinq ans.

L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo plongeait de 10,44% en début d’après-midi et se dirigeait vers sa pire chute en clôture en 21 ans. La compagnie japonaise Yamato Life Insurance s’est déclarée dans la matinée en cessation de paiement, devenant le premier assureur nippon à se déclarer en faillite depuis le début de la crise financière internationale.

Les autres marchés asiatiques vivaient également une séance cauchemardesque. Vers 04H15 GMT, Hong Kong perdait 7,48%, Shanghai 3,81%, Séoul 7,34%, Sydney 7,54%, Singapour 6,71%, Bangkok 7,19% et la Nouvelle-Zélande 4,80%. "On est au-delà de la panique", a estimé Oh Hyun-Seok, de Samsung Securities auprès de Dow Jones Newswires.

"Après la chute de General Motors, les inquiétudes vis-à-vis de l’économie mondiale s’aggravent et il n’y a aucun signe d’une amélioration des conditions du crédit", a-t-il dit.

Le baril de pétrole Brent pour livraison en novembre est tombé sous les 80 dollars dans les échanges électroniques en Asie, plombé par la crise financière et les inquiétudes sur la demande de brut.

Ce nouvel effondrement des marchés renforce la pression sur la réunion des ministres de l’Economie et des Finances et des gouverneurs des banques centrales des pays les plus industrialisés (G7) qui débute à Washington à 14H00 (18H00 GMT). Ils devraient "discuter des démarches entreprises par chacun pour faire face à cette crise et des moyens de renforcer nos efforts collectifs", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson.

Les Etats-Unis pourraient se retrouver en position d’accusés face aux autres membres du club (Allemagne, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon).

Le président américain George W. Bush fera une déclaration vendredi vers 14H00 GMT pour "assurer aux Américains qu’ils peuvent avoir confiance" car "les responsables économiques agissent énergiquement de toutes les manières possibles pour stabiliser notre système financier", a déclaré sa porte-parole.

Les deux leaders démocrates du Congrès lui ont demandé de convoquer un sommet de crise du G8 (les Sept et la Russie) pour tenter de trouver une réponse à la tourmente financière.

Fébriles, les marchés boursiers européens s’étaient enfoncés jeudi dans le rouge après un rebond initial, malmenés par les inquiétudes persistantes sur l’avenir du secteur bancaire. L’électrochoc des baisses de taux concertées de six grandes banques centrales occidentales annoncées mercredi n’aura finalement pas réussi à endiguer la spirale baissière.

Londres a terminé en recul de 1,21%, Francfort de 2,53%, Paris de 1,55%.

Le problème de fond persiste : le marché interbancaire reste paralysé, car les banques ne se prêtent plus entre elles, paniquées à l’idée de possibles faillites.

La Banque du Japon a mis vendredi 5.500 milliards de yens (41 milliards d’euros) à la disposition des banques, sa plus forte injection de liquidités en une journée depuis le début de la crise financière. La BCE avait mis sur le marché 100 milliards de dollars jeudi, doublant la somme habituelle.

En ordre dispersé, les gouvernements continuent de tenter de colmater les brèches du système bancaire afin d’éviter les faillites et de rouvrir le robinet du crédit.

Dans le même temps, les Etats continuent à multiplier les mesures susceptibles de rassurer les épargnants.

Les Pays-Bas ont annoncé qu’ils mettraient à la disposition du secteur financier 20 milliards d’euros et se porteraient garants de l’épargne des 120.000 clients néerlandais d’Icesave.

L’Irlande a étendu sa garantie totale sur les dépôts bancaires à cinq banques étrangères fortement implantées dans le pays.

Et les Etats belge, français et luxembourgeois ont à nouveau volé au secours du bancassureur franco-belge Dexia, partiellement nationalisé la semaine dernière, en lui apportant leur garantie pour lui permettre d’emprunter sur les marchés.

"Certaines institutions financières vont faire faillite" aux Etats-Unis en dépit des récentes mesures, a averti M. Paulson. Selon le New York Times, Washington envisage désormais de prendre des parts dans le capital de "beaucoup de banques américaines pour essayer de ramener la confiance dans le système financier".

La chancelière allemande Angela Merkel, interrogée sur d’éventuelles nationalisations bancaires, a déclaré qu’elle ne "pouvait rien exclure définitivement".

Les cours du pétrole retombent à un plus bas d’un an

REUTERS - vendredi 10 octobre 2008, 05h38

SINGAPOUR (Reuters) - Les cours du brut sont retombés à un plus bas d’un an, passant en séance sous les 82 dollars pour un baril, les investisseurs craignant que la crise financière n’entraîne une chute de la demande.

A 05h30 GMT, le contrat novembre sur le brut léger américain perdait 3,94 dollars, soit 4,55%, à 82,65 dollars le baril et le Brent cédait 3,47 dollars (4,2%) à 79,19 dollars.

Les investisseurs qui privilégiaient en début d’année les contrats sur le pétrole afin de se prémunir contre l’inflation et contre la faiblesse du dollar se reportent désormais sur des valeurs jugées plus sûres.

L’Opep se réunira le 18 novembre à Vienne pour tenter d’enrayer la glissade des prix et pour évaluer l’impact de la crise sur le marché pétrolier. "L’Opep tente de fixer un nouveau seuil à 80 dollars", estime Jonathan Kornafel d’Hudson Capital Energy.

"Le marché risque toutefois de continuer sa glissade, les flux financiers continuant à fuir les marchés des matières premières."

L’Agence internationale de l’Energie (AIE) publiera à 9h00 GMT son rapport mensuel sur l’état du marché et les investisseurs s’attendent à ce qu’il montre, une fois de plus, une chute de la demande pour 2008, mais également pour 2009.

Annika Breidthardt, version française Nicolas Delame

Réunion du G7 à Washington en pleine crise financière

AFP - vendredi 10 octobre 2008, 04h43

Les Etats-Unis accueillent vendredi à Washington les grands argentiers du Groupe des Sept (G7) pays les plus industrialisés en plein emballement de la crise qui ravage les marchés financiers mondiaux.

Les Etats-Unis se retrouveront en position d’accusés alors que la crise née il y a un peu plus d’un an à l’intérieur de leurs frontières affecte désormais l’ensemble de la finance du globe.

La réunion sera d’autant plus suivie que les Bourses du monde entier ont continué de s’enfoncer après la baisse de taux annoncée simultanément mercredi par sept banques centrales.

Les ministres de l’Economie et des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) doivent se retrouver dans la salle d’apparat du ministère du Trésor américain à 14H00 (18H00 GMT).

Ils devraient "discuter des démarches entreprises par chacun pour faire face à cette crise et des moyens de renforcer nos efforts collectifs", a dit mercredi l’hôte de la rencontre, le secrétaire au Trésor Henry Paulson.

Le communiqué final est attendu pour 18H45 (00H45 samedi).

La Russie doit rejoindre le groupe pour le dîner de clôture auquel participeront aussi un certain nombre d’experts afin d’écouter les leçons du Japon et de la Suède, deux pays s’étant sortis d’une grave crise bancaire.

Le G7 aura du mal à parler d’une seule voix, comme en témoignent notamment les divergences de ses quatre membres européens sur ce qu’il convient de faire ou pas pour aider le système bancaire.

Après l’annonce du plan de sauvetage des banques américaines proposé par M. Paulson et entré en vigueur vendredi, les pays du G7 avaient approuvé fin septembre les mesures exceptionnelles de soutien à l’économie prises par Washington, mais avaient refusé de suivre M. Paulson qui les appelait à voler pareillement au secours de leurs banques.

Le président américain George W. Bush fera une déclaration vendredi vers 10H00 (14H00 GMT), pour assurer aux Américains que leurs dirigeants combattent la crise. Il recevra samedi matin à la Maison Blanche les ministres des Finances du G7 et les dirigeants de la Banque mondiale et du FMI.

Crise financière - Le montant des créances douteuses révisé à la hausse

le 09/10/2008 - 21h52

Sur France 2, Dominique Strauss-Kahn a estimé que la "situation s’est un peu aggravée". D’où la décision du FMI de réactiver une procédure de prêts d’urgence. Le montant des créances douteuses des banques est désormais estimé à 1.400 milliards de dollars.

Crédit Photo : France 2 Le président du FMI, Dominique Strauss-Kahn, le 9 octobre 2008

Le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a revu à la hausse jeudi son estimation du montant des créances douteuses des banques pour la porter à 1400 milliards de dollars.

L’institution internationale avait précédemment évalué le montant de ces actifs à 1000 milliards de dollars. "Aujourd’hui la situation s’est un peu aggravée", a déclaré Dominique Strauss-Kahn sur France 2. "On nous avait trouvé trop pessimistes, on ne nous a pas écoutés", a-t-il ajouté.

Face à l’ampleur de la crise, le directeur général du FMI a également annoncé jeudi la réactivation d’une procédure de prêts d’urgence aux Etats qui en feraient la demande.

Lors d’une conférence de presse, Dominique Strauss-Kahn a indiqué que cette procédure visait à "répondre aux problèmes qui pourraient intervenir dans certains pays émergents". "Nous sommes prêts à répondre à toute demande de pays confronté à des problèmes", a-t-il poursuivi.

"Un échec de la régulation"

Cette procédure, lancée en 1995, "autorise des avances, un accès large, et également une conditionnalité simplifiée même si parfois des actions préalables peuvent être attendues, ce qui signifie que c’est une situation dans laquelle nous n’allons pas discuter avec les pays pendant des semaines, parfois des mois, pour définir un programme", selon le dirigeant de l’institution multilatérale.

Selon le FMI, cette procédure a été utilisée six fois jusque-là : en 1997 pour les Philippines, la Thaïlande, l’Indonésie et la Corée du sud, en 2001 pour la Turquie et en 2008 pour la Géorgie.

"Il n’y a pas de possibilité de financer la situation sans un programme définissant la politique économique à suivre, mais il faut le faire très rapidement. Très rapidement signifie en deux semaines tout au plus", a souligné Dominique Strauss-Kahn.

Interrogé sur la possibilité qu’un des Etats-membres les plus riches du FMI demande un prêt, d’urgence ou non, il a répondu que "personne ne sait si certaines économies développées ou avancées n’auront pas aussi besoin de l’aide du FMI". "Ce qui est le plus évident, c’est que certains pays émergents sont plus soumis aux tensions que les pays développés, mais cela peut arriver aussi aux économies développées", a-t-il dit.

Sur France 2, le numéro 1 du FMI a également jugé que la crise économique et financière était le résultat d’un "échec de la supervision, un échec de la régulation, un échec de la croyance que le marché peut se régler tout seul".

"Je n’accepterai pas une chose, c’est qu’une fois que la crise sera passée, (...) on en revienne à comme si c’était ’business as usual’. (...) Il faut changer le fonctionnement du système, il faut changer les règles du jeu, il faut changer la régulation", a-t-il souligné.

(D’après agence)

Crise financière - Les retraites des Américains fondent à vue d’oeil

le 09/10/2008 - 11h37

Crédit Photo : Médiathèque de la Commission européenne

Les fonds publics et privés de retraite aux Etats-Unis ont fondu de quelque 2000 milliards de dollars ces 18 derniers mois, révélant les effets dévastateurs de la crise financière sur l’épargne des salariés, selon un rapport du bureau du budget du Congrès publié cette semaine.

"A la différence des responsables des sociétés de Wall Street, les ménages ne bénéficient pas de parachute doré", a souligné, grinçant, le représentant démocrate George Miller, président de la commission de l’Education et du Travail de la Chambre lors d’une audition devant laquelle ce rapport a été présenté. "Il est clair que la sécurité des retraites des Américains risque de faire les frais de cette crise financière".

Selon le directeur du CBO, Peter Orszag, "la réduction de la valeur globale des portefeuilles d’investissement des fonds de retraite pourrait conduire les Américains à réduire ou retarder des achats de biens et de services" ralentissant encore davantage l’activité économique.

Au total, la valeur de ces fonds a diminué de 20% depuis mi-2007, qui correspond au début de la crise des "subprimes" dans l’immobilier, ces prêts hypothécaires à haut-risque. "Il est également possible qu’un certain nombre de salariés dépendant des fonds privés soient contraints de retarder leur départ à la retraite", a estimé Peter Orszag.

20% des "baby boomers" ont cessé de verser pour leur retraite

Les investissements des fonds de retraites privés ont été beaucoup plus affectés par l’effondrement des valeurs boursières, qui composent la majeure partie de ces fonds. Les caisses de retraite publiques, telles que celles des collectivités locales et des administrations des Etats, sont investies davantage dans des obligations et bons du Trésor américains.

"La crise financière actuelle a certainement mis en lumière le fait que les participants aux comptes de retraite privés dits "401k" (...) assument tous les risques du marché liés à leurs investissements", a expliqué Jerry Bramlett, PDG de BenefitStreet, Inc. une société indépendante de gestion de plans de retraite, devant cette commission de la Chambre.

Et selon une enquête publiée mardi par l’Association américaine des retraités (AARP), ces douze derniers mois 20% des "baby boomers" ont cessé de verser des contributions à leur compte de retraite - auquel participent l’employeur et l’employé sans obligation pour ce dernier de contribuer - en raison des difficultés qu’ils rencontrent pour boucler leurs fins de mois.

D’après agence

Crise : réunion du G20 samedi à Washington

AFP - jeudi 9 octobre 2008, 09h20

Une réunion du Groupe des 20 (G20), rassemblant les ministres et banquiers centraux des principaux pays riches et émergents, aura lieu samedi à Washington en marge des réunions d’automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, a-t-on appris mercredi.

"Il y aura une réunion du G20 au cours du week-end", a déclaré le sous-secrétaire au Trésor David McCormick, après que le secrétaire au Trésor Henry Paulson eut appelé de ses voeux une réunion extraordinaire de cette instance.

Cette réunion aura lieu samedi au siège du FMI, ont précisé à Brasilia des responsables du Brésil, pays qui assure actuellement la présidence du G20.

Elle "discutera de la manière dont nous pouvons nous coordonner pour réduire les effets des turbulences des marchés mondiaux et le ralentissement économique dans tous nos pays", a déclaré M. Paulson dans une intervention depuis le département américain du Trésor.

La réunion traduit l’importance de la place prise par les pays émergents dans l’économie mondiale, a souligné M. McCormick. Selon lui, cette rencontre sera un "prélude important en vue du sommet du G20" devant avoir lieu les 8 et 9 novembre au Brésil.

Le G20 rassemble les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des sept pays aux économies les plus avancées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) plus l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie. Le 20e membre est l’Union européenne, représentée par le pays qui en assure la présidence tournante (la France jusqu’au 31 décembre).

Le G20 a pour but d’améliorer la coopération internationale afin d’assurer la stabilité économique de la planète. Le directeur général du FMI et le président de la Banque mondiale participent normalement à ses réunions.

De son côté, le président George W. Bush a discuté mercredi des moyens d’endiguer la crise financière mondiale avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, a annoncé la Maison Blanche.

Mardi, M. Bush avait eu des entretiens téléphoniques similaires avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi.


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