40% de la population des pays arabes vit au dessous du seuil de pauvreté
dimanche 20 décembre 2009 par JMT
Le chef de la rébellion zaïdite, en guerre contre l’armée dans le nord du Yémen, a été grièvement blessé et a dû changer de quartier général, a affirmé dimanche le ministère yéménite de la Défense, une information aussitôt démentie par la rébellion.
Environ 40% de la population des pays arabes, soit 140 millions de personnes, vit en dessous du seuil de pauvreté, selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Ligue arabe rendu public dimanche au Caire.
Le Premier ministre libanais Saad Hariri a souhaité dimanche des relations "privilégiées et sincères" avec la Syrie, à la fin d’une visite à Damas, sa première depuis l’assassinat en février 2005 de son père, l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Un porte-parole des rebelles zaïdites du nord du Yémen a accusé dimanche les forces armées saoudiennes d’avoir mené des raids aériens contre une localité frontalière tuant 54 civils.
Navigation rapide
- Yémen : le chef de la rébellion blessé selon Sanaa, les rebelles démentent, p1
- Environ 40% de la population des pays arabes sous le seuil de pauvreté , p1
- Saad Hariri veut des relations "privilégiées et sincères" avec la Syrie , p1
- Yémen : 54 civils tués dans des raids aériens saoudiens, selon les rebelles , p1
Yémen : le chef de la rébellion blessé selon Sanaa, les rebelles démentent
Le chef de la rébellion zaïdite, en guerre contre l’armée dans le nord du Yémen, a été grièvement blessé et a dû changer de quartier général, a affirmé dimanche le ministère yéménite de la Défense, une information aussitôt démentie par la rébellion.

Un hélicoptère de l’armée yéménite survole le district d’Arhab, dans la province de Sanaa, après des opérations menées contre des combattants d’Al-Qaïda, le 17 décembre 2009
"Grièvement blessé" dans un raid de l’armée de l’air yéménite contre son quartier général dans la province de Saada, Abdel Malek al-Houthi a légué la direction de ce qui reste de ses partisans à un gendre de la famille, Youssef Madani, précise le ministère.
Le chef de la rébellion et ses proches ont dû quitter Matra, au sud-est de la ville de Saada, pour Haydane, à une centaine de km plus à l’ouest, ajoute le ministère, faisant état d’une situation "chaotique" dans les rangs des rebelles après les frappes "douloureuses" que leur ont infligé les forces gouvernementales.
Des sources tribales, interrogées par l’AFP, ont indiqué qu’Abdel Malek al-Houthi, "grièvement blessé il y a deux semaines", avait confié le commandement de la guérilla à son oncle, Abdel Karim al-Houthi, et à Youssef Madani, marié à l’une des filles de Hussein al-Houthi, le chef de la rébellion tué en 2004.
Abdel Malek al-Houthi s’est installé dans la région montagneuse de Haydane, à l’ouest de la ville de Saada, ont confirmé ces sources tribales. Haydane, où Hussein al-Houthi tenait son quartier général jusqu’à sa mort en 2004, "est située à une soixantaine de km du littoral sur la mer Rouge, une position qui faciliterait une éventuelle fuite par la mer des dirigeants houthis", a expliqué une source tribale. Mais un porte-parole des rebelles a démenti les informations selon lequelles le chef des rebelles avait été blessé, assurant qu’il était sain et sauf.
"Les autorités tentent de cacher leur échec sur le terrain en propageant de telles rumeurs", a souligné un porte-parole rebelle se présentant sous le nom de Ali, dans un appel téléphonique à l’AFP à Dubaï.
Un conflit oppose depuis le 11 août les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, à l’armée yéménite dans des provinces du nord du pays, frontalières de l’Arabie saoudite.
L’armée saoudienne a lancé des opérations militaires contre les rebelles après la mort début novembre d’un garde-frontières saoudien tué par des rebelles infiltrés dans le royaume.
Le porte-parole des rebelles a d’autre part accusé dimanche les forces armées saoudiennes d’avoir mené des raids aériens contre une localité frontalière tuant 54 civils, des informations qui n’ont pu être confirmées de source indépendante.
"Un massacre a été commis par les Saoudiens dans le secteur de Razeh dans la province de Saada, ce (dimanche) matin", a-t-il déclaré, ajoutant que "la localité d’Al-Nadheer a été la cible de raids aériens et 54 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués". "Les raids ont détruit cinq maisons (...) (dont les habitants étaient) des civils sans armes", a-t-il dit.
Le porte-parole rebelle a également accusé les forces saoudiennes d’avancer à travers la frontière vers le village de Zawa, également dans la région de Saada, ajoutant que l’armée soudienne avait tiré "plus de 200 obus" dimanche.
Environ 40% de la population des pays arabes sous le seuil de pauvreté
SANAA (AFP) - 20/12/09 21h23 -> LE CAIRE (AFP) - 20/12/09 21h18
Environ 40% de la population des pays arabes, soit 140 millions de personnes, vit en dessous du seuil de pauvreté, selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Ligue arabe rendu public dimanche au Caire.

Une femme égyptienne achète du pain au Caire le 30 mars 2008
Ce rapport intitulé "Les défis du développement dans les pays arabes : pour un développement humain", souligne "qu’il n’y a pas eu de réduction des taux de pauvreté au cours des 20 dernières années" dans cette partie du monde.
Le pourcentage global de la population vivant avec deux dollars ou moins par jour est de 19%. Ce taux monte à 41% en tenant compte du fait que dans de nombreux pays la pauvreté existe avec des revenus supérieurs. Ces statistiques revêtent des situations très diverses, avec des taux de pauvreté de 27-30% de la population en Syrie et au Liban, de 39% en Egypte et de 58% au Yémen.
Le document met également l’accent sur l’importance du chômage des jeunes, qui représentent "plus de 50% de la population sans emploi dans la plupart des pays arabes". Le monde arabe se retrouve ainsi en tête des régions du monde pour le chômage des jeunes.

Un garçon palestinien dans un quartier de Gaza City le 12 novembre 2008.
Les pays arabes sont ainsi confrontés au défi de créer 51 millions d’emplois nouveaux sur les dix prochaines années s’ils veulent non pas réduire ce taux de chômage, mais simplement le maintenir à son niveau actuel.
Ce rapport qui porte sur 18 pays a été rédigé en vue du sommet de l’ONU en septembre prochain qui sera chargé de faire un bilan dix ans après l’adoption des "objectifs du Millénaire", par lesquels la communauté internationale s’était engagée à réduire de moitié la pauvreté et la malnutrition d’ici 2015.
Le rapport met également l’accent sur la nécessité d’augmenter l’autosuffisance alimentaire de cette partie du monde, un objectif loin d’être atteint malgré les progrès réalisés au Soudan et en Syrie dans le secteurs des céréales.
Le document prône la mise en place d’une sorte de "contrat social" ou "d’alliance pour le développement" entre les riches pays arabes producteurs de pétrole et ceux où la situation économique est difficile afin de permettre à ces derniers de combler leur retard.
Le rapport préconise également de passer d’un modèle de développement privilégiant les hydrocarbures et les matières premières à un développement davantage centré sur la réduction de la pauvreté et la création d’emplois.
Il souligne encore la "faiblesse des institutions" des pays du monde arabe, avec les conséquences négatives que cela peut avoir en matière d’efficacité de l’action publique, de promotion de l’Etat de droit ou de lutte contre la corruption.
Saad Hariri veut des relations "privilégiées et sincères" avec la Syrie
Le Premier ministre libanais Saad Hariri a souhaité dimanche des relations "privilégiées et sincères" avec la Syrie, à la fin d’une visite à Damas, sa première depuis l’assassinat en février 2005 de son père, l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
![]()
Le Premier ministre libanais Saad Hariri (c) tient une conférence de presse à l’ambassade du Liban en Syrie, le 20 décembre 2009 à Damas.
M. Hariri, qui parlait lors d’une conférence de presse à l’ambassade du Liban avant son départ, a qualifié d’"historique" sa visite de deux jours à Damas au cours de laquelle il a eu trois entretiens bilatéraux avec le président Bachar al-Assad. Saad Hariri, qui avait à plusieurs reprises accusé Damas d’être impliqué dans l’assassinat de son père, n’avait jamais eu de contacts officiels avec la Syrie.
"Nous voulons des relations privilégiées, sincères et franches (...) dans l’intérêt des deux Etats et des deux peuples", a-t-il affirmé devant un parterre de journalistes syriens et libanais. "Nous voulons bâtir une relation avec la Syrie sur les choses positives" qui ont été réalisés comme l’ouverture des ambassades à Damas et à Beyrouth, l’échange d’ambassadeurs et sur les mesures que les deux pays vont entreprendre, a-t-il ajouté.
M. Assad a évoqué "d’une manière positive les questions intéressant les Libanais. Nous voulons les régler sans provocation, d’une manière calme et franche", a souligné M. Hariri en affirmant s’être mis d’accord avec le président syrien "sur nombre de questions comme la démarcation des frontières".

Le Premier ministre libanais Saad Hariri (g) et le président syrien Bachar al-Assad (d), le 20 décembre 2009 à Damas
Le président syrien est "très attaché à des relations sincères (avec le Liban) fondées sur une entente commune", a indiqué encore le chef de la majorité parlementaire au Liban. Selon M. Hariri, "l’Arabie saoudite a joué un rôle important" dans le rapprochement syro-libanais et dans la (préparation) de sa visite à Damas.
En réponse à une question, il a affirmé n’avoir pas évoqué avec M. Assad la question du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé en 2007 par le Conseil de sécurité de l’ONU, chargé de juger les auteurs présumés d’attaques terroristes au Liban, dont les assassins de Rafic Hariri. "Il est clair que le Tribunal relève de la communauté internationale. Le Tribunal fait son travail, c’est ce que tout le monde souhaite", a-t-il commenté.
Les deux premiers rapports de la commission d’enquête de l’ONU, créée après la mort de Rafic Hariri, avaient conclu à des "preuves convergentes" mettant en cause les renseignements syriens et libanais. Mais la Syrie dément toute implication dans cet assassinat.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri (g) quitte le président syrien Bachar al-Assad (d), le 20 décembre 2009 à Damas
La Syrie a exercé une tutelle sur le Liban pendant près de 30 ans, mais elle a été contrainte de retirer ses troupes en avril 2005, deux mois après l’assassinat de Rafic Hariri, tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée le 14 février 2005 à Beyrouth.
A Beyrouth, Hassan Nasrallah, le chef du mouvement islamiste Hezbollah allié de la Syrie, s’est également félicité de la visite à Damas de M. Hariri. "Aujourd’hui, le Premier ministre est en Syrie et l’ambiance est cordiale", a-t-il déclaré.
Yémen : 54 civils tués dans des raids aériens saoudiens, selon les rebelles
Un porte-parole des rebelles zaïdites du nord du Yémen a accusé dimanche les forces armées saoudiennes d’avoir mené des raids aériens contre une localité frontalière tuant 54 civils.

Carte du Yémen.
Ces informations n’ont pu être confirmées de source indépendante.
"Un massacre a été commis par les Saoudiens dans le secteur de Razeh dans la province de Saada, ce (dimanche) matin", a déclaré dans un appel téléphonique à l’AFP à Dubaï ce porte-parole se présentant sous le nom de Ali. "La localité d’Al-Nadheer a été la cible de raids aériens et 54 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués", a-t-il ajouté.
Un conflit armé oppose depuis le 11 août les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, à l’armée yéménite dans des régions du Nord, frontalière de l’Arabie saoudite. L’armée saoudienne a également engagé des opérations militaires contre les rebelles à la suite de la mort le 3 novembre d’un garde-frontières saoudien tué par des rebelles infiltrés dans le royaume.
Les rebelles accusent l’armée saoudienne de mener des incursions en territoire yéménite, ce que nie Ryad qui affirme opérer à l’intérieur de ses frontières.j
fr
Amis du Monde Diplomatique
Articles 2009
?


