AID Association initiatives dionysiennes
Malgré une forte mobilisation le 24 Juin

RIGUEUR TOUS AZIMUTS

le gouvernement ne veut pas céder sur les retraites et les coupes budgétaires

vendredi 25 juin 2010 par JMT

Une petite musique décalée commence à se faire entendre à la périphérie du PS. Alors que le parti défilait jeudi dans la rue aux côtés des syndicats pour demander le maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans, plusieurs personnalités socialistes ont, cette semaine, mis en garde leur parti contre cette position.

Les huit syndicats de fonctionnaires ont claqué vendredi la porte de la première réunion de négociation salariale, le ministre du Travail Eric Woerth n’ayant pu confirmer la hausse générale du point d’indice prévue au 1er juillet, ni démentir un éventuel gel des salaires.

Au lendemain de manifestations massives contre le projet du gouvernement sur les retraites, le Premier ministre a confirmé vendredi le cap de sa réforme, alors que les syndicats promettent de durcir le rapport de forces, laissant augurer de nouvelles mobilisations à la rentrée.

Harlem Désir, numéro deux du PS, a accusé vendredi François Fillon d’avoir "opposé une fin de non-recevoir aux Français" et de s’"entêter dans une stratégie de mépris", au lendemain de la journée d’action contre la réforme des retraites.

François Fillon est monté au créneau vendredi sur les retraites, en lieu et place d’Eric Woerth empêtré dans l’affaire Bettencourt, restant ferme sur l’essentiel de la réforme et avertissant que pour réduire le déficit, d’autres efforts pourraient être nécessaires.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé jeudi que les « deux millions » de Français « dans la rue » contre la réforme des retraites avaient dit ce qu’ils « avaient sur le coeur » : ils veulent une réforme « juste », ce qui n’est « pas le cas » de celle du gouvernement.

Bernard Thibault, François Chérèque et les autres dirigeants syndicaux vont se mobiliser pour convaincre les députés de revenir sur le projet de loi.

Les manifestations contre le projet gouvernemental de réforme des retraites à l’appel de six syndicats ont rassemblé 1,92 million de personnes en France, affirme le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, contre un million le 27 mai.

PS : des voix discordantes se font entendre sur les retraites

Par François-Xavier Bourmaud 25/06/2010 Mise à jour : 21:20

Une petite musique décalée commence à se faire entendre à la périphérie du PS. Alors que le parti défilait jeudi dans la rue aux côtés des syndicats pour demander le maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans, plusieurs personnalités socialistes ont, cette semaine, mis en garde leur parti contre cette position.

Jusqu’à présent, les mises en garde n’ont pas eu de grand impact sur Martine Aubry et la direction du PS. Crédits photo : Le Figaro

Didier Migaud, DSK, Michel Rocard et Gérard Collomb mettent en garde la direction du Parti socialiste.

C’est d’abord le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, ancien député PS de l’Isère, qui estime dans un entretien au Monde que « pour répondre aux problèmes de financement à court et moyen terme, il faut agir sur l’ensemble des paramètres : l’âge, la durée de cotisation, les prestations, le montant des cotisations et l’assiette, l’élargissement des recettes ».

C’est ensuite Dominique Strauss-Kahn qui, au-delà de son appel à ne pas faire des 60 ans un « dogme », a vu l’institution qu’il dirige, le FMI, publier une note sur la France selon laquelle « le gouvernement accorde à juste titre une attention particulière à une réforme des retraites visant à repousser l’âge effectif de départ ».

C’est aussi Michel Rocard, ancien premier ministre et auteur d’un livre blanc sur les retraites, qui juge dans France Soir qu’« en faisant de l’âge légal un symbole, le PS est encore en train de se tromper de combat ».

Toutes ces mises en garde sont arrivées jusqu’à la rue de Solferino sans grand impact. « Le FMI n’est pas le PS », fait remarquer Harlem Désir, numéro deux de Martine Aubry. « Didier Migaud s’est exprimé au titre d’une institution et pas en fonction de sa sensibilité politique », ajoute-t-il.

Quant à Michel Rocard, dont le goût de prendre le PS à contre-pied n’est pas une nouveauté pour les socialistes, Harlem Désir promet que la direction du parti « en discutera avec lui parce qu’il a besoin d’éclaircissements ». Mais pas forcément dans l’immédiat. « Quand il y a deux millions de personnes dans la rue, la priorité, ce n’est pas de convaincre Michel Rocard », glisse Harlem Désir.

« Il faudra trancher »

Après un débat interne compliqué, le PS a de toute façon réussi à s’unir derrière la défense des 60 ans. En interne, seules quelques voix s’élèvent à échéances régulières pour contester cette position. Elles émanent des opposants traditionnels à Martine Aubry, Gérard Collomb en tête.

Encore cette semaine, le maire de Lyon a pouffé de rire à l’idée que les socialistes rétabliraient l’âge légal à 60 ans s’ils devaient remporter l’élection présidentielle en 2012. « Lorsque la gauche sera confrontée à l’exercice du pouvoir, elle sera bien obligée de prendre en compte les réalités », a-t-il dit sur Europe 1.

Gérard Collomb n’est pas le seul sur cette ligne. Beaucoup de strauss-kahniens le rejoignent. Mais au PS, l’heure est à l’unité, pas au débat fratricide. Discuter des retraites, c’est relancer la querelle entre l’aile gauche et l’aile droite du parti, celle qui avait déjà resurgi au début de l’année lorsque Martine Aubry avait évoqué la possibilité d’aller « vers 61, 62 ans ».

La première secrétaire avait dû préciser son propos. Et c’est non sans mal que le parti s’était ensuite mis d’accord sur sa contre-proposition de réforme des retraites. Quitte à en laisser certains sur leur faim. « On ne pourra pas partir à la présidentielle avec des contours flous. Il faudra trancher », prévient un opposant de la direction.

Mais pour l’heure, mieux vaut tenir à distance les voix socialistes qui appellent à ne pas s’arc-bouter sur les symboles des 60 ans. Car le PS pense avoir beaucoup à gagner en s’opposant à la réforme des retraites.

Une fois le texte au Parlement, c’est lui qui prendra le relais des syndicats pour le contester dans l’Hémicycle. Ne serait-ce que pour prendre date avec les Français pour 2012. « Si on en reste à la réforme du gouvernement, il faudra tout reprendre, tout remettre à plat », promet Harlem Désir.

Fonctionnaires : les syndicats claquent la porte des négociations salariales

AFP, Mise a jour : vendredi 25 juin 2010 17:41

Les huit syndicats de fonctionnaires ont claqué vendredi la porte de la première réunion de négociation salariale, le ministre du Travail Eric Woerth n’ayant pu confirmer la hausse générale du point d’indice prévue au 1er juillet, ni démentir un éventuel gel des salaires.

Retraites : le PS dénonce le "mépris" et la "fin de non-recevoir" de Fillon

AFP, Mise a jour : vendredi 25 juin 2010 14:02

Harlem Désir, numéro deux du PS, a accusé vendredi François Fillon d’avoir "opposé une fin de non-recevoir aux Français" et de s’"entêter dans une stratégie de mépris", au lendemain de la journée d’action contre la réforme des retraites.

Fillon ferme sur les retraites, d’autres efforts peut-être nécessaires

AFP, Mise a jour : vendredi 25 juin 2010 13:21

François Fillon est monté au créneau vendredi sur les retraites, en lieu et place d’Eric Woerth empêtré dans l’affaire Bettencourt, restant ferme sur l’essentiel de la réforme et avertissant que pour réduire le déficit, d’autres efforts pourraient être nécessaires.

Réforme des retraites : « Les Français ont peur » estime Martine Aubry

Mis à jour le 24.06.10 à 21h42

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé jeudi que les « deux millions » de Français « dans la rue » contre la réforme des retraites avaient dit ce qu’ils « avaient sur le coeur » : ils veulent une réforme « juste », ce qui n’est « pas le cas » de celle du gouvernement.

La première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry a défilé dans les rues de Lille, le 24 juin 2010 contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.

POLITIQUE - Pour la patronne du PS, les Français ont dit ce qu’ils « avaient sur le coeur »...

« Deux millions de personnes dans la rue aujourd’hui, alors qu’il est difficile de perdre une journée de salaire par les temps qui courent, c’est évidemment très important », a affirmé la patronne du PS à TF1.

« Les Français ont dit ce qu’ils avaient sur le coeur : ils sont inquiets pour leur retraite, ils veulent une réforme qui soit juste et qui règle le problème, ce n’est pas le cas aujourd’hui avec celle du gouvernement ».

« Les Français ont trop peur »

Le maire de Lille, qui avait défilé dans sa ville, a réaffirmé que le PS proposait « une réforme équilibrée ». « Nous savons qu’il faut que la majorité des Français travaillent plus longtemps, partent plus tard, mais nous voulons que ceux qui ont commencé à travailler tôt, ont eu des emplois pénibles, qui ont aujourd’hui leur durée de cotisation et sont souvent au chômage puissent partir à 60 ans ».

« Les Français ont trop peur, à juste titre, de l’avenir de leur retraite. Il faut maintenant les rassurer par une réforme juste, équilibrée, responsable et efficace. Et c’est ce que nous proposons », a lancé Martine Aubry.

Interrogée sur la déclaration de l’ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, selon laquelle le PS « se trompe de combat » en faisant de l’âge légal de la retraite « un symbole », Martine Aubry a affirmé : « Quant aux propositions du Parti socialiste, je les lui ferai passer dès demain, et je suis convaincue qu’il sera convaincu ».

Elle a relaté la situation notamment des « ouvrières du textile ou des dockers de Dunkerque » qu’elle a rencontrées jeudi, « qui ont commencé à travailler à 17, 18, ou 19 ans et qui vont avoir à 60 ans, 41, 42, ou 43 ans de cotisations » et à qui « on demande de travailler deux ans de plus ». « Voilà les situations que Michel Rocard devrait connaître », a-t-elle lancé.

Retraites : les syndicats vont maintenir la pression cet été

Par Marc Landré 24/06/2010 Mise à jour : 21:23

Bernard Thibault, François Chérèque et les autres dirigeants syndicaux vont se mobiliser pour convaincre les députés de revenir sur le projet de loi.

Crédits photo : AFP Manifestation le 24 Juin 2010

« Et maintenant, que vais-je faire ? », chantait Gilbert Bécaud. Cette question, Bernard Thibault, François Chérèque et les autres dirigeants syndicaux y ont répondu bien avant de connaître le résultat de la journée de mobilisation de ce jeudi. Leur objectif : maintenir la pression sur le gouvernement tout l’ été afin de pouvoir mobiliser à la rentrée lors de l’examen du projet de loi à l’Assemblée, puis au Sénat.

« La mobilisation contre la réforme des retraites ne fait que commencer, a réaffirmé ce jeudil e secrétaire général de la CGT. On va occuper le terrain sur les lieux de vacances des salariés, dans les entreprises. On va créer les conditions pour empêcher cette réforme de passer. »

La stratégie de la CGT se déclinera donc en trois temps. D’abord, rencontrer Nicolas Sarkozy pour qu’il entende « les protestations des salariés » qui ont manifesté ce jeudi.

« La suite va appartenir au président de la République, a indiqué Bernard Thibault. Dès lors que 23 grévistes (en référence au boycott de l’entraînement des joueurs de l’équipe de France de football le week-end dernier, NDLR) parviennent à modifier l’agenda du président de la République, assez naturellement, on pourrait penser que les responsables syndicaux puissent être reçus. »

Ensuite, la CGT va diffuser dans les prochains jours à des millions d’exemplaires un petit guide pratique sur la réforme en préparation. « On y reprendra les grands axes du projet du gouvernement en mettant en avant des situations réelles et en pointant du doigt toutes les injustices induites », précise un proche du patron de la centrale syndicale.

Réunion le 29 juin

Enfin, harceler les députés qui commenceront à examiner le texte en commission dès le 20 juillet prochain. Et la CGT ne sera pas seule à faire pression sur les parlementaires car les autres centrales ont elles aussi prévu de se mobiliser pour les convaincre de revenir sur le texte proposé.

« Beaucoup d’élus attendaient de connaître le contre-projet de la CFDT pour se faire une idée et on va leur démontrer qu’il est possible de proposer aux Français un texte qui réduit les inégalités », a justifié François Chérèque, son secrétaire général, qui demande à « réécrire profondément cette réforme pour qu’elle soit plus juste ».

Idem du côté de la CFE-CGC, qui a de son côté prévu un lobbying auprès des sénateurs, plus ouverts selon elle que les députés à faire évoluer le texte. « Nous les avons rencontrés lundi et nous sommes convaincus qu’un certain nombre d’évolutions sont possibles lors du débat à l’automne sur l’emploi des seniors, la retraite des femmes ou la prise en charge des années d’études », a indiqué Carole Couvert, sa nouvelle secrétaire générale.

La centrale de l’encadrement devrait également revenir à la rentrée dans l’intersyndicale pour tenter de donner plus de poids à la mobilisation. Ce retour en douceur de la CFE-CGC ne va toutefois pas jusqu’à participer mardi à la prochaine réunion de l’intersyndicale, au cours de laquelle les syndicats qui appelaient à manifester ce jeudi tireront le bilan de la mobilisation et commenceront à préparer les rendez-vous de la rentrée.

« On pense qu’il faudra très vite un appel à la grève interprofessionnelle, construire un mouvement d’ensemble, voire une grève générale », a d’ores et déjà annoncé Annick Coupé, la porte-parole de Solidaires (les syndicats SUD). FO, qui participera elle aussi mardi à la réunion de l’intersyndicale pour la première fois depuis des mois, est sur la même longueur d’ondes. Reste à connaître la position de la CGT et de la CFDT sur ce point. Réponse dans quatre jours.

Contre la réforme des retraites, les manifs ont fait le plein

Par LIBÉRATION.FR 24/06/2010 mise à jour à 23h20

Les manifestations contre le projet gouvernemental de réforme des retraites à l’appel de six syndicats ont rassemblé 1,92 million de personnes en France, affirme le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, contre un million le 27 mai.

A Paris, cet après-midi. (AFP)

Après le conflit des retraites, la guerre des chiffres

« Ce sont donc très largement plus de deux millions de personnes (grévistes et manifestants) qui ont participé d’une façon ou d’une autre à cette action collective », a déclaré à RTL le responsable syndical.

Plus de 200 cortèges ont été recensés par la CGT.

« La police elle-même double ses chiffres par rapport au 27 mai », a déclaré Bernard Thibault.

Selon le ministère de l’Intérieur, 797.000 personnes ont manifesté en France, dont 47.000 à Paris.

Le nombre de manifestants a été comptabilisé sur « un peu plus de 200 manifestations », précise le ministère.

Enfin, pour le ministre du Travail Eric Woerth, la mobilisation a été « assez forte », mais « légèrement plus faible qu’en 2003 » lors des manifestations contre la réforme Fillon.

23% de grévistes à La Poste

Quelque 23,14% de postiers étaient en grève ce jeudi, contre 15,48% le 27 mai dernier. Cinq syndicats avaient appelé les postiers à se mettre en grève, « contre la remise en cause de l’âge légal à 60 ans », pour l’emploi et les salaires, mais aussi pour le « service public postal » et contre « la dégradation de l’emploi et des conditions de travail ».

A Lille : « Sarko pensait être tranquille jusqu’au 11 juillet ! Merci Domenech ! »

Long cortège à Lille. 10.500 manifestants selon la police, 30.000 selon les organisateurs. Des usines fermées dans le Valenciennois : production d’assemblage de voitures arrêtée pour cause de grève à Sevelnord, fabrication de tubes à Vallourec...

Un syndicaliste CFDT jubile et ironise : « Merci, Domenech, d’avoir perdu la Coupe du monde. Ca n’arrange pas Sarkozy. Il pensait être tranquille jusqu’au 11 juillet. Là, les gens ont le temps de repenser aux retraites, avec en plus un petit goût de frustration. »

Ségolène Royal veut un référendum

Ségolène Royal (PS) a appelé jeudi à l’organisation par « la gauche et les forces sociales d’un référendum d’initiative populaire pour mettre en échec » le projet gouvernemental de réforme des retraites.

A Paris, 47.000 manifestants selon la police, 130.000 selon la CGT La journée de mobilisation a réuni à Paris entre 47.000 personnes selon la police et 130.000 selon la CGT, alors que la précédente journée, le 27 mai, avait rassemblé entre 22.000 et 90.000 manifestants, selon ces sources respectives.

Dans l’ensemble de la France, où environ 200 manifestations étaient annoncées, la CGT compte sur près de deux millions de manifestants ce jeudi.

A Rennes : « La retraite à 62 ans est une insulte faite aux métiers pénibles et aux femmes »

15 000 ? 20 000 ? 30 000 ? Difficile de chiffrer le nombre de personnes qui ont défilé à Rennes jeudi.

Une chose est sûre, il y avait beaucoup de monde - pas seulement de la fonction publique - et bien davantage qu’à l’occasion des mobilisations précédentes.

Même chose à Saint-Brieuc, Vannes, Quimper, Lorient ou Brest, ou plusieurs milliers de personnes ont défilé.

A Bordeaux : « Nous, on ne va pas jusqu’à 70 ans sur les bancs du Sénat »

Déjà comme un air de grandes vacances, ce matin dans les rues de Bordeaux. Ambiance « joyeuse et déterminée », clame la sono, tandis que la foule afflue vers la place de la Victoire.

L’impressionnant cortège rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes, s’est ébranlé peu après midi, sous un soleil de plomb. En tête, une banderole proclamant « Salaires, emplois, retraites, urgent, imposons un autre choix », et derrière, tout l’équipement estival : casquettes, bouteilles d’eau et crème solaire.

« Autour de deux millions de manifestants »

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, estime que la mobilisation de jeudi est « de haut niveau », avec « autour de deux millions » de manifestants partout en France contre le projet de loi sur les retraites. Ses déclarations à lire ici.

De son côté le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, affrime que « les deux millions » de manifestants contre la réforme des retraites sont « certainement atteints » et que cette « plus grosse manifestation de l’année » prouve la montée d’un « sentiment d’injustice ». Ses déclarations à lire ici.

France Télécom : 29,29% de grévistes à la mi-journée

La direction de France Télécom a recensé à la mi-journée quelque 29,29% de grévistes dans le groupe aux 100.000 salariés. Lors de la précédente journée interprofessionnelle, le 27 mai, la direction avait compté 21,5% de grévistes au même stade de la journée.

18,71% de grévistes dans la fonction publique d’Etat

18,71% des agents de la fonction publique d’Etat, 13% de ceux de la fonction publique territoriale, et 12,5% de la fonction publique hospitalière, sont en grève, selon un communiqué du ministère de la Fonction publique.

Ces taux sont supérieurs à ceux du 27 mai, où la mobilisation avait atteint à la mi-journée 11,6% de grévistes dans la fonction publique d’Etat, 7,5% dans la fonction publique territoriale, et 8,24% dans l’hospitalière.

Dans l’Education nationale, y compris les agents administratifs, le taux de participation ce jeudi s’élève à 18,6 % contre 13,3% le 27 mai, le ministère rappelant qu’il était de 67,36 % le 13 mai 2003.

A Orléans : « Public et privé ensemble pour l’emploi, les salaires, les retraites »

Plus de 12.000 manifestants se sont retrouvés ce matin dans les rues de la préfecture du Loiret pour affirmer leur opposition au projet gouvernemental de réforme des retraites.

En tête du cortège parti à 11 heures de la place du Martroi pour se disperser, dans le calme, sur cette même place vers midi, l’intersyndicale avait déployé une banderole unitaire : « Ensemble public, privé, pour l’emploi, les salaires, les retraites ». Dans le cortège, une majorité d’agents du secteur public et quelques salariés du privé.

A Marseille : « Ce n’est pas parce qu’on vit plus vieux qu’on doit travailler plus longtemps ! »

« Ici gisent nos acquis sociaux : Sarkozy les a tués », proclame une pancarte. « Sarko, voleur de retraites », dit une autre. Des affiches ont été placardées sur les murs de la Canebière, avec une photo de cochons suspendus à l’abattoir, et cette légende : « La résignation, c’est ça ».

A Marseille, la manif a débuté vers 11 heures, avec beaucoup de monde. Combien exactement ? On le saura plus tard....En attendant, paroles de trois manifestants.

Forte mobilisation dans l’audiovisuel public

La mobilisation est forte dans l’audiovisuel public, aussi bien à France Télévision qu’à Radio France, dontles antennes sont très perturbées. Les directions des deux groupes ne disposaient pas encore des chiffres de grévistes à la mi journée.

Sur France 2, l’émission Télématin et le journal de 13h ont été supprimés. Le JT de 20h devrait être un « tout image ». Sur France 3, un flash d’infos est prévu à 13h et toutes les éditions locales sont supprimées.

A la radio, il n’y a pas d’émission sur France Inter depuis 1h du matin et jusqu’à 20h, de même que sur France Culture, tandis que l’antenne de France Musique est perturbée et que France Info diffuse des flashs d’infos à 10h, 11h, 11h30 et 13h.

SNCF : 39,8% de grévistes selon la direction, 46% pour la CGT

La direction de la SNCF a comptabilisé 39,8% de grévistes et la CGT 46%, soit une mobilisation supérieure au 27 mai (respectivement 23,2% et 28%).

Un instituteur sur trois en grève

Les enseignants sont 31,9% à faire grève dans les écoles et 10,3% dans le secondaire (dont 18,7% en collèges), selon les chiffres du ministère de l’Education nationale à la mi-journée, alors que les lycées sont peu touchés du fait de l’organisation du bac.

Il s’agit dans le primaire de la plus forte grève de l’année scolaire, alors que la précédente plus forte mobilisation, lors de la journée du 23 mars, avait atteint 29,8% de grévistes selon le ministère.

Selon une estimation du SNUipp-FSU (principal syndicat du primaire), traditionnellement supérieure à celle du ministère, il y a jeudi 52,5% des professeurs des écoles en grève.

19,86% de grévistes à La Poste

Quelque 19,86% de postiers étaient en grève jeudi matin à la Poste, annonce la direction dans un communiqué, contre 12,80% le 27 mai et 11,45% le 23 mars.

Cinq syndicats (quatre de la Poste -CGT, Sud, CFDT, CFTC- et l’Unsa Fonction Publique) avaient appelé les postiers à se mettre en grève.

Rocard : le PS « se trompe de combat » sur les retraites

Dans un entretien à France Soir, l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard déclare que le PS « se trompe de combat » en faisant de l’âge légal de la retraite « un symbole ». Il estime que la réforme du gouvernement est « courageuse », même si « beaucoup de problèmes ne sont pas tranchés ».

VIDEOS

Retraites : « La mobilisation peut influer sur la réforme »

publié le 24 juin 2010 à 18:00

Le secrétaire national du PS, Michel Sapin, prône un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, compensé par un élargissement des cotisations à d’autres revenus.

« Cette journée est un succès pour les syndicats »

Par Olivier Auguste 24/06/2010 Mise à jour : 17:41

Olivier Auguste, journaliste au service Économie du Figaro, revient sur la forte mobilisation des manifestants, notamment en province. Malgré tout, le gouverment ne devrait pas lâcher du lest.


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