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Cherchez le fil rouge et tirez dessus !

mercredi 27 janvier 2010 par JMT

20H00 - Fin du suivi en direct de l’ouverture du Forum de Davos.

Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé avec vigueur mercredi à Davos les dérives du "capitalisme financier" et plaidé pour de nouvelles règles internationales, dont une réforme de la réglementation bancaire, sujet sur lequel il s’est dit en "accord" avec Barack Obama.

Dominique de Villepin, qui joue son avenir politique, sera fixé sur son sort jeudi dans le procès Clearstream, un jugement rendu après trois mois de délibéré, attendu aussi par Nicolas Sarkozy qui avait promis de voir les responsables de cette affaire pendus à "un croc de boucher".

Les avocats de la défense dans l’affaire du compte bancaire piraté de Nicolas Sarkozy ont annoncé mercredi la création d’un collectif pour une réforme du statut pénal du chef de l’Etat, qui dans sa forme actuelle ne garantit pas, selon eux, le droit de chacun à un procès équitable.

Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé avec vigueur mercredi à Davos les dérives du "capitalisme financier" et plaidé pour de nouvelles règles internationales, dont une réforme de la réglementation bancaire, sujet sur lequel il s’est dit en "accord" avec Barack Obama.

"Je remercie les deux personnes qui applaudissent…" Nicolas Sarkozy s’en sort par une pirouette alors que sa diatribe sur la dérive des rémunérations excessives reçoit un accueil glacial à l’inauguration du Forum économique mondial de Davos.

Carla Bruni-Sarkozy, l’épouse du président français, est arrivée mardi soir à Cotonou pour une visite de 24 heures consacrée à la lutte contre le sida, a appris l’AFP de source officielle.

DAVOS : le forum économique mondial en direct

DAVOS, Suisse (AFP) - 27/01/10 23h10

20H00 - Fin du suivi en direct de l’ouverture du Forum de Davos.

Nicolas Sarkozy lors du discours inaugural du Forum de Davos, le 27 janvier 2010

19H10 - Visite éclair. Nicolas Sarkozy quitte Davos à bord d’un hélicoptère.

19H05 - Pause musicale après volée de bois vert. Après l’intervention musclée de Nicolas Sarkozy, les banquiers et autres grands patrons réunis au Centre des congrès ont droit à un récital, également très vigoureux, du pianiste chinois Lang Lang. Une initiative inédite des organisateurs, probablement imaginée pour calmer les esprits.

19H00 - REQUISITOIRE. "Le métier de banquier n’est pas de spéculer (...), c’est de financer le développement de l’économie", lance Nicolas Sarkozy tout en assurant n’être pas venu "donner des leçons à quiconque". "Nous continuerons à faire courir des risques insoutenables à l’économie, à encourager la spéculation, à sacrifier le long terme si nous ne changeons pas la réglementation bancaire", a-t-il ajouté lors d’un long réquisitoire du système qui a abouti à la crise.

18H05 - "CRISE DE LA MONDIALISATION". La crise est une "crise de la mondialisation", affirme Nicolas Sarkozy lors du discours d’ouverture du Forum. Quelques minutes plus tard, il ajoute qu’il faut changer "les règles bancaires", "prudentielles" et "comptables", sans quoi "nous prenons des risques insoutenables avec l’avenir".

17H55 - Les réseaux sociaux victimes de leur succès. Difficile voire impossible d’accéder à la petite salle du Centre des congrès où se retrouvent les gourous des réseaux sociaux, les patrons de Twitter, Facebook et MySpace. Quant à la qualité de la retransmission en streaming assurée dans l’urgence par les organisateurs, elle laisse à désirer. Les nouvelles technologies ont encore de beaux jours devant elles...

17H40 - Sarkozy à Davos. Le président Nicolas Sarkozy est arrivé à Davos par hélicoptère. Il doit prononcer le discours inaugural du Forum d’ici une dizaine de minutes.

17H00 - Mise en garde. Les pays émergents pourraient subir cette année une brusque fuite de capitaux si la Réserve fédérale américaine resserre sa politique monétaire, prévient le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhu Min. Avec le risque qu’un tel phénomène déclenche une crise financière comme celle de la fin des années 90 en Asie. Zhu Min défend un yuan stable : "Cela est bon pour la Chine et bon pour le monde".

Le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhu Min, le 27 janvier 2010 à Davos

16H45 - Insuffisant et prématuré. Le célèbre financier George Soros "soutient" le projet de Barack Obama sur la régulation bancaire mais estime qu’il ne "va pas assez loin" et "intervient trop tôt car les banques ne sont pas encore tirées d’affaire".

16H25 - Sarkozy en Suisse. Le président français est arrivé en Suisse et se dirige vers Davos. Il doit prononcer le discours inaugural vers 17H45 et devrait parler pour l’essentiel de "l’après-crise" et de la "régulation de la finance mondiale".

16H15 - Mauvais élèves. La Banque Royale du Canada (RBC) et le groupe pharmaceutique suisse Roche ont été désignés pires entreprises de l’année sur le plan écologique et social lors de la 11e cérémonie des "Public Eye Awards", organisée en marge du Forum. RBC s’est vue "distinguée" pour son rôle "en tant que principal financier des producteurs de pétrole à partir des sables bitumineux", activité particulièrement polluante. Quant à Roche, il a été doublement primé en raison de tests qu’il réalise en Chine sur un médicament visant à prévenir le rejet d’organe après une greffe. Les organisateurs dénoncent l’origine douteuse, selon eux, des quelque 300 organes utilisés pour ces tests.

16H05 - Adieu MP3, restons simples... De petits sachets contenant des cadeaux sont distribués, comme tous les ans, aux participants du Forum. Les années 90 avaient fait la part belle aux MP3 et autres gadgets électroniques, gracieusement remis aux congressistes. Signe des temps, pour cette 40e édition, tous reçoivent, Coupe du monde de foot oblige... une superbe écharpe aux couleurs sud-africaines : vert, rouge et noir.

15H50 - Opération Haïti. Trois responsables d’agences humanitaires de l’ONU (Programme alimentaire mondial, OCHA, UNICEF) démarrent discrètement l’opération Haïti à Davos. La conférence de presse se tient dans une salle très modeste au sous-sol du Centre des congrès. Les trois femmes, de retour de Port-au-Prince, racontent la détresse des enfants orphelins ou amputés dans les hôpitaux. Humanitaires et journalistes sont venus écouter leur message : associer le plus possible les patrons du monde entier, qui se regroupent dans les étages nobles du bâtiment, à la reconstruction du pays.

15H30 - Klaus Schwab sûr de son fait. Le fondateur du Forum se verrait bien en lauréat d’un Prix Nobel. "Je dois confesser que si je pouvais avoir un prix Nobel, j’adorerais avoir celui d’économie", confiait récemment l’ancien professeur d’économie de l’université de Genève au journal suisse Bilan. "En économie, j’ai réalisé beaucoup de contributions majeures", assure-t-il en toute modestie.

14H50 - Y’a pas que le Net, file-moi ta carte. "Se retrouver. Echanger des mots, des idées, des cartes de visites (...) Davos a "survécu à l’explosion des nouveaux moyens de communication". Un "miracle", écrit sur son blog Erik Izraelewicz (Latribune.fr). "On aurait pu croire que le Web, l’iPhone, les réseaux sociaux, la vidéoconférence et les autres moyens de communication allaient rendre obsolètes ce genre de grandes messes". Il n’en est rien. Rassurant, non ?

14H30 - "New York-New York" pour Richard Attias. Le champion de la com’ événementielle et époux de l’ex-Mme Sarkozy estime que dans un contexte de ralentissement économique mondial, un forum "allégé et dirigé vers l’action est plus que jamais nécessaire". D’où l’idée d’un nouveau rendez-vous, dans l’antre de la finance mondiale. Le "New York Forum" aura lieu du 22 au 24 juin. Consacré entièrement au monde des affaires, il réunira patrons, financiers, gérants de fonds et experts. 500 participants sont attendus contre plus de 2.500 dans la station helvétique. De la finance "light" quoi...

14H25 - Bon plan pour l’économie locale. "Le WEF est globalement une bénédiction pour Davos", reconnaît le maire Hans-Peter Michel, qui évalue le chiffre d’affaires de l’événement à une trentaine de millions de francs suisses (20,4 millions d’euros)."Les hôtels quatre et cinq étoiles vont dégager jusqu’à 20% de leur chiffre d’affaires annuel".

14H05 - Les grosses limousines dans le collimateur. Le Forum veut lutter à sa façon contre les gaz à effet de serre en interdisant les limousines les plus polluantes. La barre a été fixée à 230 grammes de CO2 par kilomètre (à titre de comparaison, en France, il faut être en-dessous de 155g pour éviter le malus écologique). Les défenseurs de l’environnement, eux, restent sur leur faim. "Le but du WEF est uniquement de soigner son image", affirme Bruno Heinzer de Greenpeace Suisse."Le but de Davos n’est pas de sauver le monde mais de sauver les entreprises".

13H45 - L’excès de régulation inquiète aussi les patrons. Majoritairement confiants dans l’évolution de l’économie mondiale, les patrons comme leurs partenaires banquiers redoutent un renforcement de la régulation. Selon une étude publiée mardi à la veille de l’ouverture du Forum, les chefs d’entreprise sont 37% à se dire "très inquiets" d’un excès de régulation contre 18% il y a un an.

13H15 - Gare à l’excès d’interventionnisme. La crise pourrait pousser les Etats à un "interventionnisme excessif", s’inquiète le président de la banque américaine JP Morgan Chase International, Jacob Frenkel, rejoignant ainsi l’avis de nombre de ses collègues banquiers. Selon lui, la réaction des gouvernements qui ont financé des plans de sauvetage massifs pour secourir les banques, agressive mais correcte, cache toutefois "le danger d’un interventionnisme excessif, d’un protectionnisme".

13H00 - Porto Alegre, l’anti-Davos. Au même moment, A Porto Alegre (Brésil), les altermondialistes tentent eux aussi de repenser le monde à l’occasion du Forum social mondial, sorte d’anti-Davos. Eux aussi veulent venir en aide à Haïti en envoyant, très concrètement, des brigades de volontaires et des semences dans les zones rurales du pays dévasté. Mardi, l’invité vedette du rendez-vous alternatif était le président brésilien. Visite habituelle pour l’ancien leader syndical qui doit enchaîner sur le rendez-vous helvétique. Le grand écart pour Lula...

12H35 - Réguler mieux mais pas réguler plus. Pour Peter Levene, président du marché d’assurance londonien Lloyd’s, il faut certes "une bonne régulation, une meilleure régulation, mais pas plus de régulation" du secteur financier. Les banquiers présents, à l’unisson, expriment leur crainte de voir s’instaurer une régulation renforcée et une réduction de taille de leurs établissements

12H20 - Horizon dégagé pour l’Amérique latine. Les grandes nations d’Amérique latine, Brésil, Chili et Argentine (qui sait ce que le mot crise veut dire) commencent l’année en beauté, les voyants économiques étant au vert. Pour le Mexique aussi l’horizon semble dégagé, notamment dans le secteur des exportations, selon le gouverneur de la Banque centrale du Mexique, Guillermo Ortiz, qui note toutefois que la consommation reste faible dans son pays.

12H00 - Ca c’est (aussi) Davos. Ce qui fait la réputation de la station des Alpes suisses et de son rendez-vous politico-économique annuel, c’est une scène : le président d’un géant mondial de l’informatique buvant un verre d’eau au comptoir d’un des nombreux bars mis en place pour le sommet... Michael Dell, 45 ans, dans le top 10 des plus grosses fortunes américaines, président du groupe informatique du même nom, classé 34e des 500 plus grandes entreprises de la planète, selon le magazine américain Fortune.

11H40 - De Kaboul à Davos, même type de temps... Moins 13° celsius, c’est la température qu’indique ce matin l’enseigne d’une boutique de la station chic du canton des Grisons. Pas de quoi impressionner l’ex-ministre afghan des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah, qui assure que ce n’est pas grand chose comparé à un hiver à Kaboul. Il dit adorer le climat local...

11H35 - Les réseaux sociaux sans cravate. Peu importe la forme, c’est le contenu qui compte, avec la présence du co-fondateur de Twitter, Evan Williams, et du directeur exécutif de Myspace.com, Owen Van Natta. Avec une session spéciale sur "l’influence croissante des réseaux sociaux".

Un espace de rencontres au Centre des congrès de Davos, en marge des débats, le 27 janvier 2010

11H25 - Décalés. Si les thèmes relatifs à la crise financière, à la reprise économique et aux banques domineront les débats cette semaine, des thèmes plus "décalés" seront également abordés : "Un algorithme dirige-t-il votre existence ?, "Le pouvoir de la musique", ou encore "Qu’est ce que la vie ?" Tout un programme...

11H10 - Le député démocrate américain Barney Frank pense que pour réduire l’endettement des Etats-Unis il faut "réduire de façon agressive les dépenses militaires" américaines.

11H00 - "Comme une course de F1". Sortir de la crise économique et de l’endettement des Etats est "comme une course de Formule 1. Il faut s’arrêter et faire le plein pour repartir dans la course", dit Anand Mahindra, vice-président du conglomérat industriel indien Mahindra and Mahindra.

10h45 - Le risque d’une croissance volatile. "Le vrai risque est une croissance très volatile et faible" en 2010, estime le vice-président de la Banque populaire de Chine (banque centrale) Zhu Min lors d’une session sur les risques d’une prochaine crise économique mondiale intitulée "Retour vers le futur".

10H40 - Chez Carlyle aussi. Même son de cloche inquiet quant à la politique d’Obama, de David Rubenstein, directeur général du fonds d’investissement Carlyle Group. "Les investisseurs professionnels craignent que le gouvernement américain surréagisse", prévient-il.

10H30 - Robert Diamond (Barclays) contre Barack Obama. Limiter la taille et le domaine d’activité des banques comme le souhaite le président américain Obama, qui vient de prendre des mesures en ce sens, suscite scepticisme et appréhension chez les banquiers à l’instar du président de la banque britannique Barclays Robert Diamond qui juge qu’une telle mesure aurait un impact "très négatif" sur l’économie et l’emploi. "Les banques sont grandes parce qu’elles ont suivi leurs clients et les marchés", justifie-t-il.

10H15 - Les économies émergentes plus résistantes. Guillermo Ortiz, ex-gouverneur de la banque centrale du Mexique a estimé, lors du premier débat de la matinée consacré à la réforme financière et au contrôle bancaire, que les économies émergentes avaient mieux résisté à la crise que les pays développés grâce à une "forte régulation" .

10H00 - Haïti invité de dernière minute. La reconstruction en Haïti figure au menu des débats de cette première journée, deux semaines après le séisme dont le bilan final pourrait atteindre 150.000 morts. "Nous allons lancer une initiative pour engager le monde des affaires dans la reconstruction d’Haïti", a assuré Klaus Schwab, le patron et fondateur du Forum. L’objectif n’est pas, selon lui, de mettre en place une aide d’urgence mais plutôt d’impliquer les entreprises dans une reconstruction à long terme du pays dévasté.

9H45 - Sarkozy en ouverture. Le président Sarkozy sera le premier président français à s’exprimer à Davos. Il prononcera le discours inaugural vers 17H45 et devrait parler pour l’essentiel de "l’après-crise" et de la "régulation de la finance mondiale". Pour l’anecdote, Jacques Chirac aurait dû être le premier, en 2005, mais il en avait été empêché au dernier moment par une tempête de neige qui l’avait contraint à s’exprimer par vidéo-conférence. La météo décide, le président exécute....

9H00 - Pessimiste. L’économiste Nouril Roubini, devenu célèbre pour avoir prédit la crise financière de 2008, a ouvert les débats par un diagnostic encore une fois pessimiste pour les économies occidentales. Selon lui, les Etats-Unis, l’Europe et le Japon vont subir un ralentissement de la croissance au deuxième semestre de 2010, le chômage va continuer à augmenter et les marchés vont se montrer de plus en plus préoccupés par l’ampleur des déficits publics. Les pays dits "émergents" devraient aller beaucoup mieux.

8H45 - Après une marche sur la neige... le Forum est ouvert. Les quelque 2.500 participants ont commencé à converger vers le Centre de Congrès. Après une marche sur la neige gelée, passage au détecteur de métaux pour tout le monde sous l’oeil des soldats de l’armée suisse. Les premiers débats commencent à 8h45. Au menu de la matinée : la croissance économique mondiale, repenser la sécurité au 21e siècle, quel avenir pour l’emploi, les germes et la mondialisation, les maladies chroniques, gérer les innovations, les valeurs de l’après-crise, l’art et la culture à l’ère du numérique.

8H35 - "Améliorer l’état du monde : repenser, redessiner, rebâtir". Le gotha économique et politique se retrouve à partir de ce matin autour de ce thème ambitieux, à Davos, en Suisse pour la grand-messe annuelle du Forum économique mondial (WEF - du 27 au 31 janvier), où la reconstruction d’Haïti, la réforme du secteur financier et la crise sociale menaçante devraient dominer les débats.

Trois semaines après le violent séisme qui a dévasté Haïti, les invités triés sur le volet seront conviés à une session sur la reconstruction d’un des pays les plus pauvres au monde.

Outre ce thème jugé "publicitaire" par un habitué des lieux, le Forum doit surtout être l’occasion de débattre de la fragile reprise économique et des réformes de la finance dont les déséquilibres sont à l’origine des crises financière et économique qui se sont succédé en 2008 et 2009.

Sarkozy dénonce les dérives du capitalisme financier et soutient Obama

DAVOS (AFP) - 27/01/10 22h54

Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé avec vigueur mercredi à Davos les dérives du "capitalisme financier" et plaidé pour de nouvelles règles internationales, dont une réforme de la réglementation bancaire, sujet sur lequel il s’est dit en "accord" avec Barack Obama.

Le président Nicolas Sarkozy le 27 janvier 2010 à Davos

Tout en affirmant qu’il n’était pas venu "donner des leçons à quiconque", M. Sarkozy a dressé sur un ton très offensif, lors du discours d’ouverture du 40e Forum économique mondial, un long réquisitoire du système qui a abouti à la crise.

"Cette crise est une crise de la mondialisation (...) La mondialisation a dérapé à partir du moment où il a été admis que le marché avait toujours raison et qu’aucune raison ne lui était opposable", a-t-il lancé.

Il s’en est pris en particulier aux banques, devant une assemblée de patrons de multinationales et de banquiers qui s’étaient, quelques heures auparavant, élevés contre les projets visant à durcir le contrôle de leur secteur, en arguant que cela pourrait brider leur capacité à financer l’économie et la création d’emplois.

"Le métier de banquier n’est pas de spéculer (...), c’est de financer le développement de l’économie", a affirmé M. Sarkozy.

"Nous continuerons à faire courir des risques insoutenables à l’économie, à encourager la spéculation, à sacrifier le long terme si nous ne changeons pas la réglementation bancaire, les règles prudentielles, les règles comptables", a-t-il dit.

Sur ce sujet, il s’est dit "d’accord avec le président Obama quand il juge nécessaire de dissuader les banques de spéculer pour elles-mêmes ou de financer des fonds spéculatifs".

Le président américain a annoncé la semaine dernière des projets visant à réduire la taille des banques et à séparer les activités de dépôts et les opérations pour le compte propre des banques sur les marchés, provoquant une levée de bouclier dans le monde financier.

"En mettant la liberté du commerce au-dessus de tout, nous avons affaibli la démocratie", a-t-il également soutenu, en ajoutant que "la grande question du XXIe siècle" serait "comment remettre l’économie au service de l’homme ?".

Pour autant, selon lui, "il ne s’agit pas de nous demander par quoi nous allons remplacer le capitalisme, mais de savoir quel capitalisme nous voulons".

"La crise que nous traversons n’est pas une crise du capitalisme. C’est une crise de la dénaturation du capitalisme", a affirmé M. Sarkozy.

A ses yeux, "le capitalisme purement financier est une dérive qui bafoue les valeurs du capitalisme", mais "l’anticapitalisme est une impasse pire encore. Il n’y a aucun système autre que l’économie de marché mais nous sauverons le capitalisme et l’économie de marché en le refondant, en le moralisant", a-t-il martelé.

"Il y a des comportements indécents qui ne seront plus tolérés par l’opinion publique dans aucun pays au monde, fut-il le plus grand", a-t-il également affirmé, en faisant allusion aux Etats-Unis, d’où était partie la crise en 2007.

Plaidant pour une action coordonnée au niveau du G20 pour que tous les pays adoptent les mêmes règles, le président français a annoncé que "la France qui présidera le G8 et le G20 en 2011 inscrira à l’ordre du jour la réforme du système monétaire international".

"Il n’y aura pas de remise en ordre de la finance et de l’économie si on laisse persister le désordre des monnaies. L’instabilité des changes, la sous-évaluation de certaines devises empêchent que le commerce soit équitable, que la concurrence soit loyale", a-t-il expliqué.

Clearstream : résultat jeudi du duel Villepin/Sarkozy

PARIS (AFP) - 27/01/10 22h49

Dominique de Villepin, qui joue son avenir politique, sera fixé sur son sort jeudi dans le procès Clearstream, un jugement rendu après trois mois de délibéré, attendu aussi par Nicolas Sarkozy qui avait promis de voir les responsables de cette affaire pendus à "un croc de boucher".

L’ex Premier ministre Dominique de Villepin dit attendre le jugement du procès Clearstream avec "sérénité"

L’ancien Premier ministre a affirmé attendre la décision du tribunal correctionnel de Paris "avec la sérénité de celui qui n’a rien à se reprocher", dans une vidéo diffusée mardi sur le site de son club politique (ClubVillepin.fr).

C’est le jour de l’anniversaire du président de la République, qui fête jeudi ses 55 ans, que sera tranchée l’affaire Clearstream, vaste histoire de manipulation dans laquelle des listings bancaires ont été falsifiés et transmis à la justice afin de faire croire que plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes à l’étranger. Le jugement sera rendu à partir de 10H30.

"Que la justice fasse son travail et dise ce qu’elle pense", s’est contenté d’indiquer lundi le chef de l’Etat, partie civile au procès. Il y a quatre mois, lors d’une précédente intervention télévisée, il s’était montré beaucoup plus offensif, n’hésitant pas à qualifier de "coupables" les cinq prévenus du procès Clearstream.

Cette déclaration avait soulevé l’"émotion" de l’ex-Premier ministre et de ses avocats, qui avaient dénoncé une atteinte à la présomption d’innocence.

Chronologie de l’affaire Clearstream dont le jugement doit être rendu jeudi 28 janvier

Durant l’audience, du 21 septembre au 23 octobre, Dominique de Villepin a eu beau assurer qu’il n’avait "aucune rancoeur" contre le chef de l’Etat, la tension était plus que palpable et les piques fréquentes.

Le dossier est d’autant plus sensible que Dominique de Villepin pourrait y jouer son avenir politique. S’il est jugé coupable de "complicité de dénonciation calomnieuse", il peut être déchu de ses droits civiques et devenir inéligible.

Or depuis quelques mois, l’ancien Premier ministre ne cache plus ses ambitions présidentielles pour l’élection de 2012. Ainsi, la semaine dernière, il s’est fait le héraut d’une politique "alternative", présentant à Bondy, en banlieue parisienne, une ébauche de programme. "L’injustice et les épreuves n’ont fait que redoubler la détermination qui est la mienne", a-t-il déclaré, se disant résolu à servir "la France et les Français".

Si le procureur de Paris Jean-Claude Marin n’a pas sollicité l’inéligibilité de l’ancien diplomate, il a en revanche requis contre lui une peine de 18 mois de prison avec sursis et une amende de 45.000 euros pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

Pour le procureur, Dominique de Villepin est coupable d’avoir fermé les yeux, alors qu’il savait que les fichiers étaient des faux. Le parquet considère qu’il aurait pu tout stopper, mais qu’il a choisi de ne pas le faire, trop heureux de gêner Nicolas Sarkozy alors en pleine course vers l’Elysée.

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin le 27 janvier 2010 à Paris

Si le sort de Dominique de Villepin est le plus médiatique, quatre autres prévenus attendent eux aussi le jugement : le mathématicien Imad Lahoud, l’ancien vice-président d’EADS Jean-Louis Gergorin, l’ancien auditeur d’Arthur Andersen, Florian Bourges, et le journaliste Denis Robert.

La plus grosse énigme reste le partage des responsabilités entre Lahoud et Gergorin. Alors que le mathématicien assure avoir été la petite main de l’énarque, le génial stratège aéronautique affirme lui avoir été manipulé par le vibrionnant Lahoud.

Mais la décision de jeudi ne constituera sans doute pas l’épilogue de cette ténébreuse affaire, les prévenus dont Dominique de Villepin, mais aussi Nicolas Sarkozy, ayant la possibilité de la porter devant la cour d’appel.

Création d’un collectif pour une réforme du statut pénal du chef de l’Etat

PARIS (AFP) - 27/01/10 22h18

Les avocats de la défense dans l’affaire du compte bancaire piraté de Nicolas Sarkozy ont annoncé mercredi la création d’un collectif pour une réforme du statut pénal du chef de l’Etat, qui dans sa forme actuelle ne garantit pas, selon eux, le droit de chacun à un procès équitable.

Le président Nicolas Sarkozy à l’Elysée, le 27 octobre 2009 à Paris

Baptisé "Collectif article 67" (article de la Constitution prévoyant l’immunité du président de la République pendant son mandat), il entend en particulier contester la possibilité pour le chef de l’Etat de se constituer partie civile, ont expliqué les avocats, au nombre d’une dizaine, au cours d’une conférence de presse.

A propos de l’affaire des "comptes piratés", Me Emilie Ganem a rappelé qu’un pourvoi en cassation avait été déposé à la mi-janvier contre la décision rendue par la cour d’appel de Versailles, qui a accordé un euro de dommages et intérêts à M. Sarkozy, une des parties civiles (victimes) au procès.

La fraude, pour laquelle avaient comparu huit prévenus, visait à obtenir des coordonnées bancaires afin d’ouvrir des lignes de téléphonie mobile, puis revendre les téléphones sur des marchés parallèles.

Les avocats ont affirmé avoir constaté au long de la procédure des faits patents de "déballage de moyens", "pressions" et autre "zèle", dans un dossier qui n’était pourtant pas "l’affaire du siècle".

"Si le président a pu faire entendre son point de vue tout en bénéficiant d’un appui certain du procureur (...) les prévenus n’ont pas eu la possibilité de se faire entendre et de questionner leur contradicteur", déplorent les avocats.

Il y a "disproportion des armes", selon Me Edmond-Claude Frety.

"Personne ne s’était posé jusqu’à présent la question du déséquilibre au sein d’un procès pénal", a renchéri Me Philippe Gonzalez de Gaspard, "parce que les présidents de la Ve république avaient pour tradition de ne pas intervenir, jugeant contraire à la dignité de leur fonction de réclamer des dommages et intérêts". "Ce n’est plus le cas", a constaté Me Jean Ngafaounain.

Dans l’affaire Clearstream, qui l’oppose à l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin et dont le jugement doit être rendu jeudi à Paris, Nicolas Sarkozy s’est porté partie civile et a réclamé un euro de dommages et intérêts.

Sarkozy dénonce les dérives du capitalisme financier et soutient Obama

DAVOS (AFP) - 27/01/10 21h40

Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé avec vigueur mercredi à Davos les dérives du "capitalisme financier" et plaidé pour de nouvelles règles internationales, dont une réforme de la réglementation bancaire, sujet sur lequel il s’est dit en "accord" avec Barack Obama.

Le président Nicolas Sarkozy prononce le discours d’ouverture du Forum de Davos, le 27 janvier 2010

Tout en affirmant qu’il n’était pas venu "donner des leçons à quiconque", M. Sarkozy a dressé sur un ton très offensif un long réquisitoire du système qui a abouti à la crise, s’en prenant en particulier aux banques, devant une assemblée de patrons de multinationales et de banquiers lors du discours d’ouverture du 40ème Forum économique mondial.

"Le métier de banquier n’est pas de spéculer (...), c’est de financer le développement de l’économie", a-t-il affirmé.

"Nous continuerons à faire courir des risques insoutenables à l’économie, à encourager la spéculation, à sacrifier le long terme si nous ne changeons pas la réglementation bancaire", a-t-il dit.

Sur ce sujet, il s’est dit "d’accord avec le président Obama quand il juge nécessaire de dissuader les banques de spéculer pour elles-mêmes ou de financer des fonds spéculatifs".

Le président américain a annoncé la semaine dernière des projets visant à réduire la taille des banques et à séparer les activités de dépôts et les opérations pour le compte propre des banques sur les marchés, provoquant une levée de bouclier dans le monde financier.

Plaidant pour une action coordonnée au niveau du G20 pour que tous les pays adoptent les mêmes règles, le président français a annoncé que "la France qui présidera le G8 et le G20 en 2011 inscrira à l’ordre du jour la réforme du système monétaire international".

Nicolas Sarkozy inscrira la réforme du système monétaire international au menu du G8 et du G20 qu’il présidera en 2011

LEMONDE.FR 27.01.10 20h58 Davos, envoyé spécial

"Je remercie les deux personnes qui applaudissent…" Nicolas Sarkozy s’en sort par une pirouette alors que sa diatribe sur la dérive des rémunérations excessives reçoit un accueil glacial à l’inauguration du Forum économique mondial de Davos.

Nicolas Sarkozy à Davos le 27 Janvier 2010

Ce mercredi 27 janvier, le président français est en terrain hostile dans la station suisse, coqueluche de la mondialisation triomphante des années 1990. Aucun de ses prédécesseurs n’avait fait le déplacement, Jacques Chirac ayant été empêché par les intempéries en 2005.

Deux ans après la crise, M. Sarkozy n’a pas de complexe. Après les mille tracas quotidiens des Français longuement évoqués avec Jean-Pierre Pernaut sur TF1 lundi, il expose pendant quarante minutes sa vision du monde. Volontariste. "Faisons le choix de l’immobilisme et le système sera balayé et il l’aura mérité", met en garde le chef de l’Etat.

"RÉFORME DU SYSTÈME MONÉTAIRE INTERNATIONAL"

Il est temps de consolider le G20, qui regroupe les principales puissances de la planète. Cela tombe bien. M. Sarkozy, qui ne dispose plus de levier pour déployer la diplomatie française depuis la fin de la présidence européenne de 2008, compte reprendre l’offensive en 2011. Juste avant l’élection présidentielle de 2012. "La France, qui présidera le G8 et le G20 en 2011, inscrira à l’ordre du jour la réforme du système monétaire international", annonce-t-il, en réclamant "un nouveau Bretton Woods" après avoir dénoncé les déséquilibres monétaires, sources de tous les maux. "A-t-on droit de parler de la monnaie ? C’est un devoir", assène-t-il. Tant pis pour la Chine et les Etats-Unis, qui avaient banni le sujet des trois derniers G20 (Washington, Londres, Pittsburgh).

Car l’heure n’est plus uniquement à la dénonciation de la finance, mais des déséquilibres "qui sont à la racine du mal". "Les pays excédentaires doivent consommer davantage et les pays déficitaires consommer moins et rembourser leur dette", exige M. Sarkozy. La France est, de façon évidente, dans la deuxième catégorie. Mais jamais le président français n’a appelé ses compatriotes à consommer moins.

Les discours triomphalistes qui avaient suivi les G20 sont révolus. L’intendance ne suit pas, et M. Sarkozy en convient. "C’est bien de prendre des décisions. Encore faut-il qu’elles soient mises en œuvre !", explique-t-il, avant de s’excuser faussement : "Je sais bien qu’en tant que Français, je suis suspect. Mais si trop de règles tue le dynamisme, l’absence de règles tue le capitalisme."

"FACE AUX GRANDS PROBLÈMES, ON S’EST RETROUVÉS À ÉGALITÉ"

Son petit couplet habituel sur les entreprises qui se disaient globales, mais qui retrouvèrent bien vite leur nationalité pendant la crise, fit son effet. "Aucune ne s’est trompée d’adresse", a-t-il asséné, faisant rire l’assistance. "Les différences entre anglo-saxons et continentaux de l’Europe s’estompent. Face aux grands problèmes, on s’est retrouvés à égalité", a-t-il ajouté, en reprenant le micro après avoir taquiné ceux qui ne s’étaient pas levé pour l’applaudir à la fin de son discours.

M. Sarkozy était ravi de soutenir le plan de Barack Obama contre la spéculation des banques ou les idées de Gordon Brown sur les financements innovants pour lutter contre le réchauffement climatique. Honnies hier pour être portées par les altermondialistes, les taxes Tobin et autres ont droit de cité à Davos.

Globalement, le chef de l’Etat a cherché à endosser l’habit des présidents français qui se veulent humanistes et universalistes. "Comment remettre le capitalisme au service de l’homme ?

C’est la grande question du XXIe siècle", a-t-il estimé. Il a dénoncé la schizophrénie de la communauté internationale, qui "renie" à l’OMC et au FMI ce qu’elle a décidé à l’OMS et à l’OIT ou à Copenhague sur le climat, et appelé à redécouvrir le "citoyen, qui n’est pas une catégorie à part" : "C’est chacun d’entre nous." "La citoyenneté semblait appelée à se dissoudre dans le marché mondial. La citoyenneté s’est ressourcée dans l’épreuve de la crise", a estimé le chef de l’Etat.

"Peut-être que l’émergence de ce citoyen plus lucide, plus réaliste, plus exigeant, nous conduira à nous sentir plus heureux de ce que nous sommes", a conclu M. Sarkozy, en quête du bonheur.

Arnaud Leparmentier

Bénin : Carla Bruni-Sarkozy en croisade contre le sida à Cotonou

COTONOU (AFP) - 27/01/10 02h27

Carla Bruni-Sarkozy, l’épouse du président français, est arrivée mardi soir à Cotonou pour une visite de 24 heures consacrée à la lutte contre le sida, a appris l’AFP de source officielle.

Carla Bruni-Sarkozy au côté du président béninois Thomas Boni Yayi, le 26 janvier 2010 à Cotonou

Mme Sarkozy, qui doit être rejointe au Bénin par Melinda Gates, l’épouse de Bill Gates, a été accueillie à l’aéroport par des représentants du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont elle est ambassadrice.

Dans la soirée, la première dame française a été reçue par le président béninois, Thomas Boni Yayi.

"En tant qu’ambassadrice du Fonds Mondial, je suis particulièrement concernée par la transmission (du sida) de la mère à l’enfant que nous espérons éradiquer d’ici à 2015. Le Bénin est sur la bonne voie", a-t-elle déclaré à l’issue de cette audience.

"Mon message est qu’il est possible de se battre contre ces fléaux en Afrique mais aussi en Europe", a-t-elle ajouté.

Plus tard Mme Bruni-Sarkozy a passé une soirée privée à la résidence du président béninois.

Mercredi, elle doit visiter un hôpital en partie financé par le Fonds mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates, avant de quitter le pays.

"Pour nous, l’honneur de cette visite et la joie qui nous animent vont de pair quand nous savons l’implication de ces dames dans la lutte contre ces fléaux qui, chaque jour, un peu plus déciment nos sociétés", avait déclaré à l’AFP le président béninois en annonçant la visite en décembre 2009.

VIDEOS

Dominique de Villepin serein à l’approche de Clearstream

PARIS (AFP) - 27/01/10 20h36

L’ex Premier ministre Dominique de Villepin dit attendre le jugement du procès Clearstream "avec la sérénité de celui qui n’a rien à se reprocher", une déclaration faite sur son site internet, ClubVillepin.fr. L’ancien premier ministre est poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse. Une peine de 18 mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 45.000 euros ont été requis contre lui. Portrait.

Durée : 1mn51

Carla Bruni-Sarkozy en croisade contre le VIH sida à Cotonou

COTONOU (Benin) (AFP) - 27/01/10 11h45

Carla Bruni-Sarkozy, l’épouse du président français, est arrivée mardi soir à Cotonou pour une visite de 24 heures consacrée à la lutte contre le sida.

Durée : 00mn27


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