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samedi 8 août 2009 par JMT

Nicolas Sarkozy s’est emparé vendredi de la question de la rémunération dans les banques en pleine controverse sur les bonus à la BNP Paribas, alors que les principaux acteurs du secteur ont profité d’une réunion à Matignon pour de nouveau clamer leur bonne foi.

A Matignon, les banques se sont engagées vendredi à se "conformer strictement" aux règles du G20 en matière de rémunération des traders. Le chef de l’Etat réunira les représentants du secteur bancaire et financier le 25 août, jour du conseil des ministres de rentrée.

L’ex-ministre des Relations avec le Parlement Roger Karoutchi a estimé vendredi qu’il "est grand temps de moraliser la vie bancaire" et de "recentrer" l’activité des banques sur l’économie réelle et le "service aux déposants".

François Fillon a appelé jeudi les banques au "respect" des engagements pris pour les aider à surmonter la crise financière Christine Lagarde avait auparavant pris la plume pour demander gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, "la plus grande vigilance en matière de rémunération des opérateurs de marché".

Les bonus sont des primes salariales, versées essentiellement en "cash" même si la part en actions a tendance à s’accroître ces dernières années. Ils peuvent être cinq fois supérieurs au salaire des traders qui les touchent.

Bonus : l’Elysée s’empare du dossier, les banques clament leur bonne foi

Afp, 07/08/2009, 15h09

Nicolas Sarkozy s’est emparé vendredi de la question de la rémunération dans les banques en pleine controverse sur les bonus à la BNP Paribas, alors que les principaux acteurs du secteur ont profité d’une réunion à Matignon pour de nouveau clamer leur bonne foi.

Baudouin Prot (BNPParibas) et Christian Noyer (BDF)

Avant même le début de la rencontre convoquée par le Premier ministre - en son absence -, l’Elysée a annoncé que le chef de l’Etat réunirait le 25 août "les représentants du secteur bancaire et financier" pour "faire le point" sur le respect des engagements pris "à l’occasion de la crise financière".

Nicolas Sarkozy a demandé dans le même temps au gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, "d’appliquer avec fermeté les règles en vigueur, notamment en matière de rémunération".

"La France est déterminée à faire du respect de ces règles par toutes les places financières mondiales, l’un des enjeux du G20 de Pittsburgh en septembre prochain", affirme l’Elysée, qui précise que Nicolas Sarkozy a prévu d’écrire en ce sens à la fin du mois à tous ses collègues du G20.

Révélée mercredi, la décision de BNP Paribas de provisionner environ un milliard d’euros pour une partie de ses équipes a mis le feu aux poudres alors que la banque a reçu quelque 5 milliards d’aides de l’Etat. Interrogé à la sortie de la réunion à Matignon, le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, n’a pas souhaité commenter directement cette décision.

S’exprimant au titre de la Fédération bancaire française (FBF), dont il prendra la présidence en septembre, il a en revanche défendu les pratiques des établissements hexagonaux, affirmant que ceux-ci avaient déjà pris les mesures nécessaires pour que "rien ne soit plus comme avant la crise" en matière de rémunération variable.

"Nous avons décidé d’appliquer les règles du G20", préconisées début avril à l’issue d’un somment sur la crise financière et "il va de soi que nous sommes totalement prêts à ouvrir nos livres pour que la Banque de France exerce son contrôle", a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la Banque de France a pour sa part donné quitus à la BNP, estimant que le fait de provisionner un milliard d’euros pour les bonus de ses équipes était "conforme aux règles" du G20.

Celles-ci préconisent notamment un renforcement du rôle du conseil d’administration dans le suivi des rémunérations variables, un lien étroit entre le risque et la rémunération ainsi que l’étalement des bonus sur plusieurs années, pour tenir compte de la durée de vie des opérations.

MM. Noyer et Prot ont par ailleurs réaffirmé la nécessité que ces règles soient également adoptées par les banques étrangères, sans quoi les établissements français auraient du mal à garder dans leurs rangs les traders les plus performants.

Dans un communiqué, le gouvernement "a pris acte" de "l’engagement formel des banques françaises à se conformer strictement" à ces règles. Tapant une nouvelle fois du poing sur la table, il rappelle que ce respect est "une exigence absolue vis-à-vis de la collectivité nationale et de l’Etat qui a mis des moyens importants à leur disposition à l’automne dernier pour surmonter la crise financière".

Interrogé par l’AFP après la rencontre, le secrétaire national du PS à l’économie Michel Sapin a ironisé sur ce qu’il a qualifié de "réunion de l’inaction et du commentaire".

"On en est toujours au même point : des mots, des recommandations, des engagements, là où il faudrait de la régulation", a déploré le député de l’Indre.

Bonus - Sarkozy demande de la "fermeté"

le 07/08/2009 - 15h04

A Matignon, les banques se sont engagées vendredi à se "conformer strictement" aux règles du G20 en matière de rémunération des traders. Le chef de l’Etat réunira les représentants du secteur bancaire et financier le 25 août, jour du conseil des ministres de rentrée.

Crédit Photo : Reuters Nicolas Sarkozy au G8 à l’Aquila.

Le gouvernement en vacances, c’est par voie de communiqué que Nicolas Sarkozy réagit à la nouvelle vague de polémique sur les bonus des traders relancée par l’annonce de BNP Paribas.

Le chef de l’Etat a demandé vendredi au gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, d’appliquer "avec fermeté" les règles en matière de rémunération dans les banques, a annoncé l’Elysée.

Le président réunira, mardi 25 août, jour du conseil des ministres de rentrée, "les représentants du secteur bancaire et financier français", a indiqué l’Elysée.

La réunion permettra de "faire le point sur le respect de l’ensemble des obligations souscrites par les banques et les acteurs financiers à l’occasion de la crise financière", indique le texte.

Le chef de l’Etat "entend tout d’abord s’assurer du maintien des financements bancaires à l’égard des entreprises et des ménages. Cet engagement des banques de préserver les crédits indispensables à l’économie est la contrepartie du plan de soutien au secteur bancaire français, mis en place en octobre 2008", rappelle l’Elysée.

Nicolas Sarkozy souhaite encore "vérifier le respect par les banques françaises des règles adoptées par le G20 de Londres", précise le texte.

"La France est déterminée à faire du respect de ces règles par toutes les places financières mondiales, l’un des enjeux du G20 de Pittsburg en septembre prochain", poursuit l’Elysée. Le chef de l’Etat écrira en ce sens à la fin du mois à tous ses collègues du G20.

Réunion technique à Matignon

Message reçu par les banquiers. Au cours de la réunion qui s’est tenue vendredi matin à Matignon, les patrons des principales banques françaises se sont engagés à se "conformer strictement" aux règles du G20 en matière de rémunération des traders.

Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a en revanche assuré que la décision de BNP Paribas de provisionner environ 1 milliard d’euros de bonus pour ses traders, à l’origine de la polémique, est "conforme aux règles" du G20.

"Je vous rappelle qu’il n’y a pas eu de versement, il y a simplement eu provisionnement de ce qui pourrait être versé à partir de l’année prochaine sur plusieurs années. Il ne faut pas partir trop vite. Nous aurons tout le temps de vérifier que les critères sont bien respectés", a précisé Christian Noyer.

De son côté, le directeur général de BNP Paribas Baudouin Prot assure que les banques ont pris les mesures nécessaires pour que "rien ne soit plus comme avant la crise" en matière de rémunération variable.

"Il va de soi que nous sommes totalement prêts à ouvrir nos livres pour que la Banque de France exerce son contrôle", a-t-il ajouté.

Les banques sous surveillance

Les règles du G20, édictées à l’issue du sommet de Londres début avril, préconisent notamment un renforcement du rôle du conseil d’administration dans le suivi des rémunérations variables, un lien étroit entre le risque et la rémunération et l’étalement des bonus sur plusieurs années pour tenir compte de la durée de vie des opérations. En outre, le G20 demande aux banques de publier "une information claire, complète et opportune" sur leurs rémunérations.

Lors de cette réunion, le gouvernement a également demandé aux banquiers d’accentuer l’assouplissement des conditions de crédit pour les ménages et les entreprises.

"Cet engagement fera l’objet d’une surveillance spécifique de la Commission bancaire", assure Matignon. Le Premier ministre, François Fillon, demande enfin à chaque banque d’établir avant le 15 septembre un rapport sur ses perspectives de financement de l’économie "afin de dynamiser la production de crédit."

Le secrétaire national du PS à l’économie Michel Sapin a qualifié de "réunion de l’inaction et du commentaire" la rencontre organisée à Matignon.

"Après cette réunion, on en est toujours au même point : des mots, des recommandations, des engagements, là où il faudrait de la régulation", a déploré le député de l’Indre.

Lagarde conseille "une cure" à la finance mondiale

Sur Europe 1, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a elle conseillé vendredi à la finance mondiale une "cure de désintoxication collective" pour éviter les dérives du passé, notamment en matière de rémunérations.

"Les banquiers, collectivement, doivent comprendre qu’on a changé d’époque et qu’on ne joue plus selon les mêmes règles", a-t-elle souligné, rappelant qu’elle souhaitait la disparition des bonus garantis et que les traders soient payés en fonction de la performance.

Elle s’est en revanche prononcée contre une loi, qui ne "répondrait pas à la question", après une proposition en ce sens du Parti socialiste.

"Il faut d’abord et avant tout que ce soit international. Ce n’est pas la peine de bricoler à l’intérieur de ses frontières si, à Londres, à Singapour, ou à New York, le jeu reste ouvert", a-t-elle déclaré sur Europe 1.

"Il est grand temps de moraliser la vie bancaire" selon Roger Karoutchi

Afp, 07/08/2009, 15h02

L’ex-ministre des Relations avec le Parlement Roger Karoutchi a estimé vendredi qu’il "est grand temps de moraliser la vie bancaire" et de "recentrer" l’activité des banques sur l’économie réelle et le "service aux déposants".

Roger Karoutchi

"L’action d’une banque doit se recentrer sur la vie économique et le service aux déposants, et il est grand temps de moraliser la vie bancaire", a-t-il estimé dans une déclaration à l’AFP.

M. Karoutchi propose "de distribuer des bonus aux agents de la BNP qui ont sauvé une entreprise ou une PME, donc des emplois en France, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui auront sauvé des familles et des ménages en évitant notamment de leur faire perdre leur logement".

"Aujourd’hui, la BNP provisionne un milliard d’euros, c’est-à-dire 100.000 euros en moyenne par trader", a-t-il fait valoir, alors qu’une vive polémique sur la hauteur des bonus et rémunérations des financiers a resurgi en France, relancée par le cas de BNP Paribas.

L’ex-sénateur des Hauts-de-Seine qui a quitté son siège fin juillet après sa nomination comme représentant permanent auprès de l’OCDE (incompatible avec des fonctions parlementaires, ndlr) réagissait en tant que membre de la direction nationale de l’UMP (conseiller politique).

Bonus - Les banquiers convoqués à Matignon vendredi

le 06/08/2009 - 15h19

François Fillon a appelé jeudi les banques au "respect" des engagements pris pour les aider à surmonter la crise financière Christine Lagarde avait auparavant pris la plume pour demander gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, "la plus grande vigilance en matière de rémunération des opérateurs de marché".

Crédit Photo : TF1/LCI L’hôtel de Matignon, la résidence du Premier ministre

En pleine polémique sur les bonus, François Fillon a appelé jeudi les banques au "respect" des engagements pris pour les aider à surmonter la crise financière et a convoqué leurs représentants vendredi à Matignon pour examiner les conditions du crédit aux particuliers.

En l’absence du Premier ministre, en congé, la réunion se fera autour de son directeur de cabinet adjoint.

Après la polémique déclenchée par la décision de BNP Paribas de prévoir environ un milliard d’euros pour les bonus de ses équipes cette année, alors que la banque a reçu 5,1 milliards d’euros d’aides de l’Etat au titre du plan français de soutien au secteur bancaire, Christine Lagarde avait auparavant pris la plume pour demander gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, "la plus grande vigilance en matière de rémunération des opérateurs de marché".

"La France a été la première place financière à se doter de règles destinées à encadrer les politiques de rémunération de ces opérateurs pour mettre fin aux rémunérations qui ne sont pas la contrepartie de vraies performances et d’une gestion des risques responsable", fait valoir La ministre de l’Economie.

La ministre rappelle avoir "modifié la réglementation relative au contrôle des établissements de crédit et des entreprises d’investissement" et avoir chargé un groupe de travail animé par le président de la Fédération bancaire française (FBF), Georges Pauget, d’élaborer des règles en la matière.

"Discipliner les pratiques de rémunération"

Au moment où "plusieurs banques préparent des décisions en matière de rémunération des opérateurs", Christine Lagarde a demandé à la Commission bancaire, émanation de la Banque de France, "d’exercer une extrême vigilance pour assurer la mise en œuvre effective des règles définies".

Christine Lagarde a demandé à Christian Noyer de lui adresser "d’ici la fin de l’année" un rapport sur la façon dont les établissements financiers auront appliqué les règles.

"Cette vigilance est d’autant plus nécessaire" que la France entend dans la perspective du prochain sommet du G20 fin septembre à Pittsburgh (Etats-Unis), "favoriser des mesures concrètes de la communauté internationale destinées à discipliner les pratiques de rémunération des banques".

D’après agence

BNP Paribas disponible pour "toute vérification"

La banque BNP Paribas est "naturellement disponible" pour "toute vérification" de l’application de sa part des nouvelles règles du G20 encadrant les bonus des traders.

"Nous considérons en effet qu’il est impératif que les banques respectent les nouvelles règles adoptées par le G20" en avril dernier à Londres, a relevé le porte-parole de la BNP-Paribas.

"Nous sommes l’une des premières banques au monde à avoir appliqué ces règles rétroactivement dès la décision au début 2009 sur les rémunérations variables pour 2008", a-t-il assuré.

Après une année noire pour les marchés, les rémunérations variables des traders de BNP Paribas au titre de 2008 ont baissé de 90%. Interrogée, la banque n’a pas souhaité communiquer le montant de ces bonus.

Finance - Bonus des traders : comment ça marche ?

D’après agence le 06/08/2009 - 12h17

Les bonus sont des primes salariales, versées essentiellement en "cash" même si la part en actions a tendance à s’accroître ces dernières années. Ils peuvent être cinq fois supérieurs au salaire des traders qui les touchent.

Crédit Photo : SXC.HU Image d’archives

En provisionnant un milliard d’euro pour verser des bonus à ses employés, la BNP a relancé la polémique sur la rémunération des traders dont le fonctionnement reste largement méconnu.

Les "bonus" sont des primes salariales, essentiellement en "cash" même si la part en actions a tendance à s’accroître ces dernières années.

Ce mode de distribution des primes est apparu à la fin années 1980 dans les grandes banques anglo-saxonnes. Il s’est ensuite progressivement répandu en France.

Les bonus sont distribués selon un budget alloué à un responsable qui répartit les sommes entre les employés de son équipe. Leur montant dépend de son appréciation sur les résultats de ses subordonnés.

Les performances passées ou l’importance stratégique que le salarié va avoir dans l’année à venir jouent aussi sur la somme touchée*.

Un montant très variable

Si les traders touchent la part du lion, ils n’ont pas droit à toute l’enveloppe : une partie sert à rémunérer les chefs d’équipe et de salles de marché.

Les employés exerçant des fonctions de contrôle bénéficient également de primes conséquentes. Selon le cabinet de recrutement Vendôme Associés : "le bonus moyen d’un trader est très variable et peut être entre 3 et 5 fois supérieur à son salaire fixe".

Les écarts de rémunération entre les traders sont "très importants" selon le type de placement sur lequel ils travaillent. Les "dérivés actions" sont les plus rémunérateurs.

Selon la même source, "les profils exceptionnels, c’est-à-dire supérieurs, voire très supérieurs, au million d’euros, sont très rares en France. A Londres ou New York, pour les excellents opérateurs, les bonus peuvent être deux à trois fois supérieurs au montant versé à Paris".

Si les bonus dépendent des bons résultats du traders, il n’existe pas de malus pour les opérateurs qui causent des pertes. Dans le pire des cas, ils sont mis à la porte.

*d’après Olivier Godechot, auteur de "Working Rich. Salaires, bonus et appropriation du profit dans l’industrie financière", ed. la Découverte.

VIDEOS

Bonus : Nicolas Sarkozy fera la leçon aux banquiers

Le 07 août 2009 - 20h07

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Le 07 août 2009 - 13h04 Depuis un an et demi, le volume des crédits immobiliers et des crédits à la consommation a beaucoup baissé. Mais depuis quelques mois, la situation tend à s’améliorer..

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En Alsace, on observe une flambée de 25% de nouveaux dossiers de surendettement déposés à la Banque de France en six mois. Les associations tirent la sonnette d’alarme..

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Bonus : Trichet : "Il faut respecter les régles"

Le 07 août 2009 - 09h19

Le directeur de la BCE appelle les banques à respecter les règles, même s’il estime qu’une "rémunération variable importante" est "normale" pour les traders..

Par TF1


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