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Le vibrionnant ex-french docteur rattrapé par des affaires

AFFAIRE KOUCHNER/PEAN

Encore un dégât collatéral de la FrançAfrique ?

jeudi 5 février 2009 par JMT

Après son intervention à l’Assemblée, le ministre des Affaires étrangères répond point par point aux accusations du livre de Pierre Péan dans Le Figaro et Le Nouvel Observateur. Selon lui, ce livre, qu’il résume à une attaque "grotesque et nauséabonde", est le résultat de "la jalousie".

"A aucun moment, ni au Gabon ni ailleurs, je ne me suis servi de mes fonctions ministérielles", a assuré le chef de la diplomatie française lors des questions au gouvernement. Son avocat compte porter plainte en diffamation contre Pierre Péan, auteur du livre au coeur de la polémique. "A aucun moment je ne parle d’illégalité", se défend le journaliste.

Bernard Kouchner : "J’ai à rougir de quoi ?"

le 05/02/2009 - 08h07

Après son intervention à l’Assemblée, le ministre des Affaires étrangères répond point par point aux accusations du livre de Pierre Péan dans Le Figaro et Le Nouvel Observateur. Selon lui, ce livre, qu’il résume à une attaque "grotesque et nauséabonde", est le résultat de "la jalousie".

Crédit Photo : TF1/LCI Bernard Kouchner rendant hommage à Benazir Bhutto (2 janvier 2008)

L’auteur du livre, Pierre Péan, se justifie

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, rejette en bloc les accusations portées à son encontre, et qui lui ont déjà valu des demandes d’explication de la part de plusieurs responsables politiques.

Et il contre-attaque tous azimuts. Mercredi, en plein hémicycle, il a répondu devant les députés à une question de Jean Glavany sur ce thème. Ce jeudi, Le Figaro et le Nouvel Observateur publient séparément deux mises au point du ministre, deux entretiens où il défend son action.

"Je suis l’objet de la publication d’un livre calomnieux, d’une entreprise de déstabilisation qui est évidemment politique mais aussi éditoriale. L’auteur du livre est coutumier du fait", accuse-t-il dans Le Figaro.

Vocabulaire similaire dans l’entretien accordé auparavant au Nouvel Observateur, et publié ce jeudi après avoir été diffusé sur le site de l’hebdomadaire, où il qualifie notamment certains aspects du livre de Pierre Péan, Le monde selon K., d’attaque "grotesque et nauséabonde". Et dans l’un et l’autre entretien, il livre un plaidoyer s’opposant point par point à l’ouvrage polémique.

"Est-ce que j’ai servi mon pays ? Oui, se justifie-t-il dans Le Figaro. J’ai été avec d’autres à l’origine de l’action de Médecins sans frontières et de Médecins du Monde. Aurais-je à rougir de mon action au Biafra, du Rwanda, du Darfour, du Vietnam, des Boat People ?

J’ai à rougir de quoi dans la vie ?" A propos des accusations de conflit d’intérêt entre ses fonctions au ministère des Affaires étrangères et des études réalisées pour des pays africains, il assure dans les pages du Nouvel Observateur avoir "toujours agi dans la légalité et la transparence, déclaré (ses) revenus, payé (ses) impôts".

"Des propos scandaleux et mensongers"

"Je n’ai jamais signé un seul contrat avec un Etat africain. Jamais. J’ai été un des consultants d’une entreprise française - Imeda - dans un domaine que je connais : celui de la médecine et de la santé publique", précise-t-il. "Sur trois ans de travail, j’ai gagné un peu moins de 6000 euros par mois après impôts".

Le ministre répond également aux passages évoquant un risque de conflit d’intérêt entre ses fonctions et celles de son épouse Christine Ockrent, directrice générale du groupe d’audiovisuel France Monde, qui regroupe France 24, TV5 Monde, et RFI. "Ma femme a été nommée directrice, pas par moi, sur ses qualités professionnelles largement reconnues. J’ai aussitôt annoncé que s’il y avait conflit d’intérêt avec Christine Ockrent, c’est moi qui démissionnerais. Et je le répète".

Le ministre rejette aussi les reproches liés à sa politique à l’égard de la Serbie, de la Birmanie et du Rwanda. Il qualifie de "propos scandaleux et mensongers" les accusations d’avoir manqué "d’ardeur" pour réagir aux massacres de Serbes par la majorité albanaise au Kosovo.

Concernant le dossier Total en Birmanie, il réaffirme que le groupe pétrolier n’utilisait pas de travail forcé : "Mon avantage a été d’aller sur place, où personne ne s’était rendu (...) Ma conclusion était que je n’avais pas constaté de travail forcé chez Total".

"Dans certains cercles, on n’aime pas la réussite"

Dans le dossier rwandais, à la question "votre cabinet a-t-il tenté (...) de faire obstacle à l’enquête du juge Bruguière, sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana qui a déclenché le génocide", le chef de la diplomatie française réplique : " Non, nous n’avons jamais fait obstacle à cette enquête. Les Rwandais nous ont demandé la levée des mandats d’amener émis, avant que nous n’arrivions, par le juge Bruguière contre leurs compatriotes. Nous leur avons dit que ce n’était pas possible. La justice est indépendante".

Globalement, estime-t-il dans son entretien au Nouvel Observateur, le livre de Pierre Péan est le résultat de "la jalousie". "Dans certains cercles, on n’aime pas la réussite. Pas la mienne en l’occurrence, celle d’un homme qui est resté populaire, hors du gouvernement ou dans le gouvernement qu’il soit de gauche ou de droite".

Et d’ajouter : "Certains réseaux me détestent. Lesquels ? Certainement les nostalgiques des années 30 et 40 et tous les révisionnistes, ceux d’hier et ceux qui, aujourd’hui, réécrivent l’histoire du génocide tutsi au Rwanda". Dans Le Figaro, il assène simplement : "Je sais que ce livre cherche à me faire du tort. C’est son but".

D’après agence

Kouchner s’explique à l’Assemblée, Péan se défend

le 04/02/2009 - 17h23

"A aucun moment, ni au Gabon ni ailleurs, je ne me suis servi de mes fonctions ministérielles", a assuré le chef de la diplomatie française lors des questions au gouvernement. Son avocat compte porter plainte en diffamation contre Pierre Péan, auteur du livre au coeur de la polémique. "A aucun moment je ne parle d’illégalité", se défend le journaliste.

Crédit Photo : TF1/LCI Bernard Kouchner à l’Assemblée le 04 février 2009

L’intervention de Bernard Kouchner à l’Assemblée

C’est le ton grave, contenant son émotion, que Bernard Kouchner a pris la parole mercredi après-midi à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, en réponse à une demande d’explication du député socialiste Jean Glavany.

Le livre de Pierre Péan, Le monde selon K., l’a placé au coeur d’une virulente polémique. Il l’accuse notamment d’avoir exercé de lucratives activités de consultant dans le secteur de la santé en Afrique, entre 2002 et 2007.

L’auteur affirme aussi que les sociétés gérées par les proches de Bernard Kouchner, et pour lesquelles il avait travaillé, ont recouvré des sommes d’argent après son entrée en fonction au Quai d’Orsay, le 18 mai 2007. S’y ajoutent encore des accusations de conflit d’intérêt entre ses fonctions et celles de son épouse Christine Ockrent. Autant de points sur lesquels le chef de la diplomatie française s’était déjà expliqué, notamment dans Le Nouvel Observateur, et sur lesquels il est revenu face aux députés.

Dénonçant des "amalgames", Bernard Kouchner a dit "souffrir" de ces accusations. "A aucun moment, ni au Gabon ni ailleurs, je ne me suis servi de mes fonctions ministérielles", a assuré le chef de la diplomatie française. "A aucun moment je n’ai fait de mélange des genres". Il a notamment démenti être à l’origine de la mutation-sanction en 2008 de l’ancien secrétaire d’Etat à la Francophonie, le socialiste Jean-Marie Bockel, qui avait critiqué la rémanence de la "Françafrique".

"C’est pathétique, c’est nauséabond"

Le cas Kouchner continue en tout cas à susciter les réactions les plus vives. A la suite de son intervention, François Fillon a dit sa "confiance" et son "respect" à son ministre des affaires étrangères, estimant dans un communiqué que "rien ne justifie que la réputation d’un homme soit ainsi piétinée suite à de simples allégations". D’autres représentants politiques ont eu des mots plus durs.

La polémique, a ainsi estimé mercredi le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, relève du "règlement de comptes à PS corral" face à un ministre d’ouverture auquel les socialistes veulent "faire la peau".

Bernard-Henri Lévy a qualifié pour sa part de "saloperies" les accusations contre le ministre des Affaires étrangères portées par Pierre Péan : "C’est pathétique, c’est nauséabond. Qu’est-ce que c’est que ces petits mecs qui viennent s’en prendre à quelqu’un qui a passé une vie d’engagement, qui a risqué sa peau sur tous les terrains où ça avait un sens, qui a une oeuvre et une vie extraordinaire", s’est exclamé l’écrivain sur France Inter.

Quant à l’avocat de Bernard Kouchner, Me Georges Kiejman, il a déclaré qu’il allait "probablement" porter plainte en diffamation contre Pierre Péan.

Bien sûr, l’intéressé se défend. "Je fais très attention aux appréciations, à aucun moment je ne parle d’illégalité", a déclaré le journaliste interrogé par France Info sur les accusations portées contre Bernard Kouchner.

"Je parle d’une distorsion entre ce qu’il fait d’une façon générale et l’image qu’ont les Français de lui. L’image, c’est le chevalier blanc avec le socle de la morale. Je trouve dès le début des années 90 un certain nombre de choses qui ne sont pas en accord avec cette image".

D’après agences

VIDEO

La gauche demande des comptes à Bernard Kouchner

04 février 2009 - 20h00

Accusé dans un livre de s’être servi de ses activités de ministre à des fins privées, Bernard Kouchner s’est justifié mercredi à l’Assemblée. Extraits et réactions. La Redaction

Affaire Kouchner : Péan se place "sur un plan moral et non pénal"

04 février 2009 - 18h22

Le journaliste reproche "rien d’illégal" à Bernard Kouchner dans le livre qu’il consacre au ministre des Affaires étrangères mais se dit "choqué" par une "distorsion" entre l’image et les actes de l’ancien french Doctor. LCI.fr

Polémique : Kouchner dit "souffrir" de ces accusations

04 février 2009 - 15h21

Vidéo- Interrogé par le socialiste Jean Glavany à l’Assemblée à propos du livre de Pierre Péan, le ministre des Affaires étrangères a répété qu’il n’a "jamais abusé de sa fonction de ministre".

Polémique : Kouchner attaqué, Péan se justifie

04 février 2009 - 12h53

Pierre Péan, l’auteur du livre qui met en cause le chef de la diplomatie française, explique à LCI en quoi son enquête est justifiée. LCI.fr


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