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La presse quotidienne est en crise

RECAPITALISATION DU MONDE : LA NORMALISATION ?

et les groupes financiers ne sont pas de purs mécènes !

lundi 21 juin 2010 par JMT

Deux trios devraient déposer ce midi leur offre de reprise du groupe : d’une part l’association Pigasse-Bergé-Niel, de l’autre celle réunissant les groupes de presse Prisa et Le Nouvel Observateur associés à France Télécom.

Le conseil d’administration de France Télécom a donné dimanche soir son aval à une offre sur le groupe Le Monde, pour laquelle il est associé avec Le Nouvel Observateur et le groupe espagnol Prisa (El Pais), a annoncé lundi une porte-parole de l’opérateur.

L’homme d’affaires Pierre Bergé, candidat à la reprise du groupe Le Monde, a estimé qu’un journal n’était "pas là pour répondre aux ordres du président de la République", dimanche soir sur France Culture.

Date butoir pour les offres de reprise du « Monde »...Les journaux vont mal, ils vont disparaître… Ah oui ? Mais alors, pourquoi se presse-t-on pour racheter ou entrer au captital de cer­tains titres ?

Le conseil de surveillance tranchera le 28 juin entre l’offre du trio Pigasse, propriétaire des Inrocks, Bergé et le président de Free, Niel. Et celle de Perdriel, patron du Nouvel Observateur et Richard, PDG d’Orange, qui ont annoncé hier leur alliance avec le groupe espagnol Prisa, éditeur du journal El País.

Un épisode de plus dans le feuilleton du groupe Le Monde. Arnaud Lagardère souhaite « sortir » du capital du Monde, et a donc déclaré « qu’il était vendeur des 17% dans le Monde SA et, le cas échéant, des 34% détenus dans le Monde Interactif », déclare à l’AFP Ramzi Khiroun, son porte-parole.

Le patron du Nouvel Observateur officialise son projet de reprise aux côtés de France Télécom. Mais de nombreux points restent à clarifier.

Semaine clé pour la recapitalisation du Monde

Par Delphine Denuit 21/06/2010 Mise à jour : 13:13

Deux trios devraient déposer ce midi leur offre de reprise du groupe : d’une part l’association Pigasse-Bergé-Niel, de l’autre celle réunissant les groupes de presse Prisa et Le Nouvel Observateur associés à France Télécom.

Juan Luis Cebrian, directeur général de Prisa. Crédits photo : Mario Fourmy/REA

Nouveau rebondissement à une semaine de l’échéance de la recapitalisation du Monde. Face au trio emmené par le banquier d’affaires, Matthieu Pigasse, avec Pierre Bergé et Xavier Niel, un second trio s’organisait dimanche après-midi, autour du groupe SFA PAR (holding du Nouvel Observateur, détenu par Claude Perdriel), du groupe de presse espagnol Prisa (El Pais) et de l’opérateur France Télécom. Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) dimanche, le directeur général de France Télécom, Stéphane Richard, révèle avoir « jeté, avec Claude Perdriel et Prisa, les bases d’un accord ».

Actionnaire de 15,01 % du groupe Le Monde, Prisa était resté discret après le refus du directoire de lui accorder un délai supplémentaire jusqu’à septembre pour participer à la recapitalisation de son partenaire en difficulté. Le groupe présidé par Juan Luis Cebrian mettait en avant sa propre recapitalisation engagée avec le fonds américain Liberty pour justifier un tel report du calendrier. La semaine dernière, il a accentué son engagement afin, notamment, de ne pas voir sa part diluée une fois Le Monde recapitalisé.

Négociations sur tous les fronts

Le nouveau trio devrait déposer ce midi, date butoir, une offre ferme prévoyant un apport de 80 à 120 millions d’euros, contre 67 % du capital du groupe Le Monde, le solde restant aux mains des associations de salariés, d’anciens et de lecteurs.

Si le trio est retenu, ces deux tiers du capital se répartiraient entre France Télécom (20 %) , SFA PAR (40 %) et Prisa (40 %). Claude Perdriel prendrait la présidence du directoire, Denis Olivennes se contentant d’un siège au conseil de surveillance du Monde, qui resterait présidé par Louis Schweitzer.

Reste à savoir qui détiendrait le contrôle opérationnel. La question ne semblait pas tranchée dimanche soir « même si, rassurait-on de bonne source, on s’achemine vers un cocontrôle entre les groupes Prisa et Le Nouvel Observateur ».

De son côté, le patron de France Télécom a logiquement obtenu, dimanche soir, l’aval de son conseil d’administration pour investir « 50 à 60 millions d’euros » dans Le Monde. Cette somme vise principalement à racheter « la participation de 34 % du groupe Lagardère dans Le Monde interactif (lemonde.fr…) » , évaluée entre 30 et 40 millions d’euros (le solde, soit près de 20 millions d’euros, étant investi dans le holding de tête).

France Télécom est déjà en discussion avec le groupe Lagardère, qui lui céderait du même coup ses droits sur la marque Le Monde. Grâce à cette opération, l’opérateur compte réaliser d’importantes synergies en matière de contenus et de recettes publicitaires entre ses sites, ceux du Monde et du Nouvel Observateur.

Un investissement somme toute relatif, a plaidé dimanche Stéphane Richard, en comparaison avec les « 6 milliards que le groupe investit chaque année ». D’autant que Claude Perdriel aurait tenu à négocier une option pour racheter d’ici à cinq ans les 34 % de France Télécom dans Le Monde interactif.

De son côté, le trio Pigasse-Bergé-Niel poursuivait toujours dimanche ses discussions avec les différentes sociétés de personnels du groupe en vue de conclure un accord de gouvernance.

Celui-ci prévoirait le maintien de leur droit de veto sur la nomination du directeur de journal, un droit à concertation en ce qui concerne le directeur du groupe, ainsi qu’un droit de regard sur l’usage de la marque Le Monde.

Cet accord devait être annexé aux offres déposées ce midi. Les salariés voteront vendredi avant un conseil de surveillance lundi prochain.

Offre sur Le Monde : feu vert du conseil d’administration de France Télécom

AFP, Mise a jour : 21/06/2010 11:26

Le conseil d’administration de France Télécom a donné dimanche soir son aval à une offre sur le groupe Le Monde, pour laquelle il est associé avec Le Nouvel Observateur et le groupe espagnol Prisa (El Pais), a annoncé lundi une porte-parole de l’opérateur.

Le Monde : Pierre Bergé critique l’interférence de l’Elysée

AFP, Mise a jour : 21/06/2010 10:56

L’homme d’affaires Pierre Bergé, candidat à la reprise du groupe Le Monde, a estimé qu’un journal n’était "pas là pour répondre aux ordres du président de la République", dimanche soir sur France Culture.

Malade, la presse trouve des médecins malgré eux

Mis à jour le 21.06.10 à 08h41—S. POUZET / 20 MINUTES

Date butoir pour les offres de reprise du « Monde »...Les journaux vont mal, ils vont disparaître… Ah oui ? Mais alors, pourquoi se presse-t-on pour racheter ou entrer au capital de cer­tains titres ?

Deux trios devraient aujourd’hui déposer leurs offres pour devenir majoritaire au sein du groupe Le Monde

DECRYPTAGE - Exemple ce lundi, où deux offres doivent être déposées pour la reprise du groupe Le Monde (voir encadré). Et exemples ces dernières années quand Libération, France Soir, Le Figaro, ou Les Échos trouvèrent aussi preneurs.

De l’argent investi et perdu

« Les motivations de ces investisseurs ne sont pas financières, explique Patrick Eveno, auteur d’Ils ont fait la presse (Ed. Vuibert). L’hypothèse d’un homme d’affaires qui achèterait des journaux pour les rendre rentables et s’enrichir peut valoir pour Le Parisien, bientôt en vente, mais à part lui, les titres ne sont pas bénéficiaires. »

Pire, les quelque 100 millions à avancer pour Le Monde, « les repreneurs ne les reverront plus jamais, poursuit Eveno. De même qu’il faudrait à peu près 100 ans à Dassault pour retrouver son investissement dans le Figaro, à Arnault celui mis dans les Echos ou à Roth­schild son apport à Libération. »

Pour faire joujou

Pas un hasard toutefois ces investissements. « Avant les patrons entretenaient des danseuses, main­tenant ils prennent des journaux pour faire joujou, s’amuse Bernard Poulet, auteur de La Fin des journaux (Ed. Gallimard).

Plus sérieusement, ça repose sur la volonté d’influence, de pouvoir peser sur le contenu éditorial ». L’influence majeure, étant politique. « C’est un vieux fantasme, souligne Patrick Eveno. C’est faux, mais beaucoup restent persuadés qu’en contrôlant un journal, on contrôlera l’opinion ».

Si le pari de l’influence, reste incertain, celui de la notoriété est « évident, poursuit Eveno. Quand Rothschild achète Libé, il s’achète aussi un prénom ! Ça fait mieux que France galop… ». Volonté d’influence économique, personnelle, mais aussi, parfois intellectuelles.

« Certains groupes ou institutions veulent voir leur courant de pensée représenté, note Jean-Marie Charon, auteur de La presse quotidien­ne (Ed. La découverte). Ainsi, L’Humanité, grâce à un parti et des sympathisants, et La Croix, grâce à un ordre religieux qui a fondé un groupe de presse, trouvent de l’argent pour continuer. » Même si le principal pourvoyeur de fonds reste l’Etat et ses subventions.

—Alice Coffin

Jour j pour les offres au « Monde »

Le conseil de surveillance tranchera le 28 juin entre l’offre du trio Pigasse, propriétaire des Inrocks, Bergé et le président de Free, Niel. Et celle de Perdriel, patron du Nouvel Observateur et Richard, PDG d’Orange, qui ont annoncé hier leur alliance avec le groupe espagnol Prisa, éditeur du journal El País.

Le Monde : France Télécom, Le Nouvel Obs et Prisa feraient une offre

Easybourse.com 21 Juin 2010

Le directeur général de France Télécom, Stéphane Richard, a indiqué qu’un accord a été trouvé pour présenter une offre avec le fondateur du Nouvel Observateur, Claude Perdriel, et le groupe espagnol Prisa pour reprendre le groupe Le Monde, rapporte Reuters.

Le Monde

D’après une source proche du dossier citée par Reuters, le conseil d’administration de France Télécom aurait validé la participation du groupe à une offre sur le groupe Le Monde avec Claude Perdriel, PDG du Nouvel Observateur, et le groupe espagnol Prisa, qui détient déjà 15% du Monde.

’Le conseil d’administration de France Télécom a approuvé le projet présenté concernant Le Monde’, a indiqué la source citée par l’agence de presse.

Le groupe du magazine Nouvel Observateur a confirmé vendredi dernier à Reuters qu’il avait l’intention de déposer ce lundi une offre pour la reprise du journal Le Monde. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le directeur général de France Télécom, Stéphane Richard, a fait savoir que son groupe a l’intention d’investir 50 à 60 millions d’euros dans Le Monde.

France Télécom, Claude Perdriel, et le groupe Prisa, ont pour projet de faire l’acquisition de 34% du Monde Interactif auprès de Lagardère, qui détient 17,27% du Monde SA, et d’entrer au capital de la holding de tête, a indiqué Stéphane Richard, dans le Journal du Dimanche. Le groupe de presse devrait se prononcer le 28 juin prochain sur le choix d’un repreneur.

Stéphane Richard a précisé que selon son offre, la direction opérationnelle du Monde serait organisée entre Claude Perdriel et Prisa. Dans le cadre de la reprise du Monde, une autre alliance de candidats s’est formée, celle du banquier de Lazard Matthieu Pigasse, du mécène Pierre Bergé et du fondateur de Free Xavier Niel.

C.L. (avec agences)

Le Monde : Lagardère prêt à discuter d’une cession de ses participations

Mis à jour le 17.06.10 à 19h22

Un épisode de plus dans le feuilleton du groupe Le Monde. Arnaud Lagardère souhaite « sortir » du capital du Monde, et a donc déclaré « qu’il était vendeur des 17% dans le Monde SA et, le cas échéant, des 34% détenus dans le Monde Interactif », déclare à l’AFP Ramzi Khiroun, son porte-parole.

Vue datée du 13 mai 2006 du sigle du journal "Le Monde" sur la façade du siège du quotidien, boulevard Blanqui à Paris —Stéphane de Sakutin AFP/Archives

Claude Perdriel, président fondateur du groupe Nouvel Observateur (Challenges, Sciences et Avenir), a annoncé mercredi qu’il s’était allié à France Télécom pour déposer une offre de rachat du groupe Le Monde.

Soutien de la candidature d’Orange

Lagardère en a profité pour appuyer l’offre d’Orange, intéressé lui aussi pour prendre des parts au capital du Monde. « Nous sommes disponibles pour engager toute discussion avec un acquéreur qui souhaite sauver le Monde tout en prenant en compte le fait que le groupe Lagardère souhaite préserver ses intérêts », précise Ramzi Khiroun.

« S’agissant de Orange, Stéphane Richard (directeur général de France Télécom) est le seul qui a eu une approche pragmatique dans le dossier du Monde. Il a commencé par vérifier auprès de Arnaud Lagardère si nous étions vendeurs », précise-t-il.

Une offre concurrente est déposée par un trio constitué de Matthieu Pigasse, banquier d’affaires, patron de Lazard Europe et propriétaire du magazine Les Inrockuptibles, l’homme d’affaires Pierre Bergé et le président-fondateur de l’opérateur Free, Xavier Niel.

—C. Co., avec AFP

Perdriel enrôle Orange dans son offre sur Le Monde

Par Delphine Denuit 17/06/2010 Mise à jour : 14:26

Le patron du Nouvel Observateur officialise son projet de reprise aux côtés de France Télécom. Mais de nombreux points restent à clarifier.

Claude Perdriel, président fondateur du groupe Le Nouvel Observateur. Crédits photo : AFP

C’est un Claude Perdriel confiant et combatif qui s’est exprimé mercredi pour la première fois sur ses intentions de rachat du Monde. Le président fondateur du groupe Nouvel Observateur a confirmé sa « certitude d’être en mesure », à la date butoir, lundi, de déposer une offre de rachat du groupe Le Monde avec France Télécom pour partenaire.

Sa holding, SFA PAR, et le groupe de télécoms, présidé par Stéphane Richard, comptent créer une société commune qui investirait 80 millions d’euros (70 millions en capital et 10 millions en compte courant injectés dès juillet) en contrepartie de 67 % du capital du groupe Le Monde.

« Selon ce ­schéma, France Télécom disposerait de 20 % du capital du Monde contre un investissement de 25 millions d’euros », a précisé mercredi Denis ­Olivennes, président du directoire du groupe Nouvel Observateur.

« En tant qu’actionnaire majoritaire, Claude Perdriel en deviendrait l’opérateur ». Conscient de l’hostilité de la rédaction du Monde, ­Denis ­Olivennes ne prendrait pas la tête du directoire du groupe, confiée à Claude Perdriel, Denis Olivennes se contentant de rejoindre le conseil de surveillance du groupe.

Et de préciser : « Si l’on venait à vendre quoi que ce soit, je donnerai 20 % des actions de la filiale concernée contre 1 euro à la société des rédacteurs du Monde », l’actuel principal actionnaire du groupe.

Lagardère en arbitre

Mais rien n’est encore bouclé pour le moment. Et pour cause : France Télécom, surpris de l’intervention de Claude Perdriel, ne participera au sauvetage du Monde que s’il parvient à racheter la participation (34 %) du groupe Lagardère dans le Monde Interactif, la filiale numérique du groupe. Selon nos informations, la banque conseil du Monde, Crédit agricole CIB, a valorisé la participation de Lagardère à 30 millions d’euros.

En d’autres termes, « Lagardère pilote les choix du Monde dans le numérique », a résumé, mercredi, de manière lapidaire Claude Perdriel. Lagardère aurait intérêt à bloquer tout accord sur les contenus numériques entre Le Nouvel Observateur et son grand rival sur Internet, France Télécom.

Or c’est justement l’éventualité d’un tel partenariat entre lemonde.fr, Orangeactu.fr et Nouvelobs.com (entre leurs contenus, leurs régies…) qui motive l’entrée de France Télécom au capital. Sans la mainmise sur le numérique, France Télécom n’a aucun intérêt à investir dans le groupe de presse. Et sans France Télécom, Claude Perdriel ne peut, seul, racheter Le Monde…

Dès lors, les jours à venir s’annoncent cruciaux. Claude Perdriel et France Télécom doivent encore se mettre d’accord sur de nombreux points. Entre autres : Claude Perdriel voudrait récupérer 100 % du capital du Monde Interactif d’ici trois à quatre ans, ce que ne serait pas prêt à concéder France Télécom.

Et, avant tout, France Télécom doit négocier la sortie de Lagardère. Tous ces acteurs ont jusqu’à lundi pour s’entendre. Contacté mercredi, Lagardère dit n’avoir entamé aucune discussion avec un quelconque repreneur potentiel du Monde.

LIENS

La valeur des journaux est historiquement basse

LE MONDE - Lagardère prêt à céder sa place à Orange


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