AID Association initiatives dionysiennes
Le ministère prétend pouvoir faire plus avec moins de moyens .....

LA CASSE DE L’EDUCATION CONTINUE

... simplement "en s’organisant" !

mardi 1er juin 2010 par JMT

Réagissant à la fuite hier lundi dans la presse, dont Libération, de documents internes détaillant les pistes d’économies, le ministre martèle que le problème ne vient pas des moyens mais de l’organisation.

Le ministère de l’Education nationale a diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013, dans le cadre de la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, selon des documents internes dont Libération a pu avoir copie

Chatel persiste sur les suppressions de postes

Société 01/06/2010 à 16h48

Réagissant à la fuite hier lundi dans la presse, dont Libération, de documents internes détaillant les pistes d’économies, le ministre martèle que le problème ne vient pas des moyens mais de l’organisation.

Le dispositif d’implication des parents dans la lutte contre l’absentéisme scolaire, dont l’expérimentation a été jugée encourageante, va être étendu à la rentrée 2010, selon le ministère de l’Education nationale confirmant une information publiée samedi par Le Figaro. (© AFP Mehdi Fedouach)

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a déclaré mardi que « la question des moyens n’est pas la réponse aux problèmes de l’Education nationale aujourd’hui ».« C’est une question d’organisation, d’efficacité du système de l’Education », a dit le ministre à la presse dans les couloirs de l’Assemblée nationale en refusant de donner un chiffre sur le nombre de postes à supprimer.

Manière d’assumer le contenu des documents internes au ministère qui ont fuité, hier lundi, entre autres auprès de Libération (lire ici). Documents qui, en détaillant les pistes pour rogner sur les moyens, de la suppression de postes à l’augmentation des élèves par classe, n’ont pas manqué de soulever un tollé.

« Nous verrons combien de suppressions de postes il y aura en 2011. Il y aura le non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. Je ne peux pas dire aujourd’hui par combien de postes cela se traduira dans le budget 2011, ce sera présenté au Parlement à la fin du mois de juin », a poursuivi Chatel.

« Ecole par école » En mai, le ministère a entamé avec les recteurs d’académie un « dialogue » pour élaborer d’ici au 15 juin un « schéma d’emplois 2011-2013 » visant à supprimer des postes de professeurs.

« L’Education nationale ne peut pas s’exonérer du non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux », a justifié, devant la presse, le porte-parole du gouvernement. Il a défendu la méthode choisie par le gouvernement : « adapter nos moyens à la réalité des élèves et de chaque école, c’est ce que nous demande la Cour des comptes ».

« J’ai choisi une méthode qui consiste à ne pas décider de manière autoritaire depuis le ministère mais à travailler académie par académie, école par école à partir des besoins locaux » pour « s’adapter à la diversité des situations que l’on rencontre », a argué le ministre.

Il faut « davantage de moyens là où il y a davantage de besoins », a ajouté le ministre en prenant l’exemple du lycée Henri IV à Paris « où l’on peut être 32 par classe sans problème ; par contre, dans un collège d’une zone difficile, il ne faut pas être plus de 22 ».

Le ministre de l’Education explique aux recteurs comment supprimer des postes

Libération Société 31/05/2010 à 17h01 (mise à jour à 19h59)

Le ministère de l’Education nationale a diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013, dans le cadre de la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, selon des documents internes dont Libération a pu avoir copie et à consulter ici en pdf.

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Selon ces documents confidentiels, le ministère demande aux recteurs de « quantifier, à partir de leviers d’efficience identifiés, les marges de manoeuvre par académie, notamment pour 2011 et 2012 ». Et ce, « sans dégrader les performances globales » du système éducatif.

Pour cela, le « schéma d’emplois 2011-2013 » énumère une douzaine de pistes, déclinées en autant de fiches thématiques.

En primaire, il s’agirait d’augmenter les effectifs par classe, de continuer à diminuer la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle, d’augmenter le nombre de professeurs vacataires (non-titulaires) pour faire des remplacements courts ou encore de transférer la formation continue des enseignants, « principale variable d’ajustement du remplacement », en dehors du temps scolaire (mercredi après-midi et vacances).

A l’école élémentaire (six-onze ans), la suppression d’environ « un millier d’emplois » d’intervenants extérieurs en langue vivante et d’assistants étrangers est évoquée, ce qui « devrait être sans conséquence sur l’enseignement des langues », selon le ministère.

Et toujours dans le premier degré, concernant les enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire (dits « Rased »), le document (à consulter ici s’agissant spécifiquement des Rased) évoque trois scénarios dont un de suppression totale de leurs postes, tout en notant « les difficultés rencontrées » dans la mise en oeuvre de cette politique en 2009.

En collèges, le ministère prône aussi d’examiner « la taille des classes », et de continuer à fermer des petits établissements ; en lycées, il est proposé de « rationaliser » l’offre scolaire et la carte des formations.

Ce « dialogue » entamé début mai entre le ministère et les académies doit aboutir le 15 juin à élaborer le « schéma d’emplois » pour les rentrées 2011 à 2013. Environ 40.000 postes ont déjà été supprimés dans l’Education nationale entre 2008 et 2010.


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