AID Association initiatives dionysiennes

LBSJS 54 : MYTHOLOGIE FINANCIERE GRECQUE

présenté par Jean-Marc Tagliaferri

vendredi 7 mai 2010 par JMT

Chers « AMG », venez nous rejoindre pour exprimer vos opinions de citoyens et débattre sur les sujets qui vous importent :

Au bar-restaurant « K T Dral »

Mardi 11 MAI 2010, de 18h à 20h30, 7 Ruelle Saint Paul (derrière la cathédrale, tel 0262511282). Repas partagé pour ceux qui désirent continuer à échanger.

Contact Philippe BARBIER (0692882148) ou JMT (0692029271)

PRESENTATION

On sait depuis 2004 que les statistiques grecques ne sont pas fiables, ce qui a permis aux gouvernements de « tricher » sur les chiffres transmis à Bruxelles, mais Bruxelles les a acceptés car avec 3% du PIB de l’Euroland la Grèce, berceau de la démocratie (en avant les violons ! J était considérée comme économiquement négligeable.

Cette dette grecque (estimée à environ 380 Milliards d’euros pour 10 millions d’hab), mais à comparer avec une dette française évaluée pour la fin 2009 par l’INSEE à 1489 milliards d’euros soit environ 77,6% du PIB (source wikipedia) pour 62 millions d’hab, la dette grecque n’étant par habitant que moins de deux fois environ la dette française.

Pourquoi s’acharne-t-on sur la Grèce ? toutes les brimades aux petites gens (hausse de taxes) , aux retraités et aux fonctionnaires n’ont pas un but économique mais celui de mettre au pas une population qui ose ouvrir sa grande gueule pour résister à la finance internationale.

Il y a avait d’autres moyens de faire jouer la solidarité de l’euroland avec une intervention plus massive de la BCE qui a su le faire en 2008 pour sauver les banques privées plombées par les saloperies de titres pourris us. En quoi la dette grecque diffère-t-elle ?

Connaissez-vous les PIGS ? Ce charmant acronyme a d’abord désigné 4 pays en difficulté : Portugal, Ireland, Greece and Spain ! Cela montre bien l’estime des grands banquiers pour les météques qui prétendent jouer dans la cour des grands.

Mais curieusement il semble que le « I » désormais ne soit plus l’Irlande, paradis fiscal fort pratique donc protégé et tiré d’affaire discrétement mais l’Italie.

Certains exclueraient bien ces 4 pays de l’euroland pour qu’ils puissent dévaluer leur monnaie nationale et ainsi relancer leur économie, passer sous les fourches caudines du FMI et devenir les premiers pays européens traités comme on traite depuis 50ans les pays d’Afrique.

Les députés français ont l’impression d’avoir sauvé la Grèce alors qu’à l’exception du Front de Gauche ils l’ont condamnée à des années d’austérité voire de misère et que rien ne dit qu’elle pourra , même en se saignant, sortir les remboursements de capital et les intérêts.

Qu’elle est belle la solidarité européenne dont on nous a rebattu les oreilles : vous prêtez à intérêt à votre famille vous ?

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LIENS

Site perso d’Alain Lipietz

Blog sur Alternatives économiques

Blog de Pascal Canfin eurodéputé Europe Ecologie Avril 2010

Blog de Pascal Canfin eurodéputé Europe Ecologie Mai 2010

Le Monde, crise financière les 6 étapes d’un désastre

Wikipédia : la dette publique de la France

AVIS D’ALAIN LIPIETZ

Ancien eurodéputé Vert, économiste, ingénieur en chef des Ponts

Bonjour Jean-Marc

Le débat a lieu sur les blogs d’Alter eco à ces sujets.

D’abord BCE rachète (en fait : prend en pension comme collatéral) la dette grecque détenue par les banques, et elle prête à son taux. Il s’agit de dette passée : donc sa valeur baisse quand le taux monte et inversement. Donc si la dette nouvelle grecque retombe de 10% à 5 % (en réel) pour les dettes échues ce mois-ci à renouveler, les dettes anciennes en cours doublent de valeur et c’est bien le résultat principal de l’accord.

En ce sens il y a aussi "sauvetage des banques", d’où l’hostilité des Allemands qui ont l’impression de renflouer les Banques pour la seconde fois en 18 mois. .

Ma religion n’est pas faite sur l’européisation totale de la dette grecque. J’ai été formé dans le débat du tiers monde où ce fut toujours une exigence des nationalistes d’échapper aux organismes interétatiques (FMI, BM, Prets d’Etat à Etat) en s’endettant aupres des banques privées sans conditionnalité autre que les taux, et mon petit doigt me dit qu’ils n’avaient pas complètement tort. La Corée du Sud et en général les NPI des années 90 ont joué cette stratégie jusqu’à devenir créditeurs nets.

Il faut bien voir que le "trade off " c’est : pas de conditionnalité politique et taux élevé / Taux faibles avec prise en tutelle. La Grèce vient de passer de l’une dans l’autre. Les Grecs étaient terrorisés par le FMI, je ne suis pas sûr qu’ils ont bien fait en choisissant Merckel contre DSK comme tuteur. Les Africains me disent qu’avec DSK on sent la différence...

La question du spread (la France emprunte à 3-4 % et prete à 5 à la Grece) : Lagarde explique que c’est bénèf pour nous afin de désamorcer les critiques populistes du contribuable lambda. Mais à mon avis ce spread est loin de couvrir le risque réel (que j’accepte, hien !) que la Grèce ne rembourse pas tout (la demande de l’extrême gauche grecque est de ne pas rembourser, donc de transformer de force le prêt européen en don). La crise n’est pas finie, mêmee si le méga prêt a cassé la spéculation sur la Grèce, spéculation qui se retourne en ce moment sur l’ensemble de l’Europe du sud.

Pas un mot (à part les Verts, repris ce matin par Quatremer dans Libé) sur la rédustion des dépenses militaires : la gauche de la gauche franco-grecque approuve la posture militaire anti-turque (on l’avait déjà vu pendant la Bosnie et le Kosovo : par une tres vieille chaine diplomatique la gauche de la gauche grecque et française est pro « orthodoxe/russe/soviétique » et anti « musulmane/ottomane/turque »

Enfin, la question de fond Jean Marc est bien celle que tu poses : « Forte augmentation des impôts directs pour faire payer les riches à hauteur de leur capacité contributive »

Mais ce n’est pas une « solution ». C’est tout le « problème ». Il n’y a même pas actuellement le système fiscal pour le faire.

A.L.

GRECE : UNE DECLARATION DE MIKIS THEODORAKIS

La déclaration de Theodorakis n’a pas été reproduite par la Presse grecque que peu et partiellement.

Si comme tous les commentateurs en Grèce soulignent les aspects économiques de la tragédie grecque, Theodorakis les lie à la politique expansionniste des Etats-Unis (Dictature des colonels, partition de Chypre, Skopie, Kosovo-UCK, provocations continues des militaires turcs, …).

Dans tous les cas, les Américains sont derrière les mauvais coups. Le dossier grec a été géré par Obama-Merkel-Sarkozy comme tout le monde a vu. L’ampleur des mesures prises par le gouvernement socialiste (soutenu par la droite et l’extrême droite) dépasse même les prévisions de l’Ecole Hayek. Les Grecs commencent à comparer l’austérité socialiste à l’austérité pendant l’occupation allemande.

Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point d’en arriver au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle.

Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne s’est occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.

J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur.

Ce qui me pose problème également c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect.

Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement américaine, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?

Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan.

Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique américaine avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.

Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embrassantes avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.

Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir.

Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-américains du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis.

Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.

En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.

Je souhaite avoir tort.

Mikis Theodorakis / Athènes, le mardi 27 avril 2010

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

·Mardi 25 Mai 2010 CAFECO 153

·Mardi 8 Juin 2010 : LBSJS 55

Connaissez-vous l’émission « modeste et géniale » de Daniel MERMET sur France-Inter (98.8Mhz à St Denis) à 15h05 (heure métropole) soit 17h05 (heure Réunion) ?

Voir sur http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/labas/ et sur http://www.la-bas.org/

mél : labassijysuis@radiofrance.com

répondeur pour vos messages : 01 56 40 37 37


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