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La commission européenne autorise Armflora

la pomme de terre transgénique de l’allemand BASF

mercredi 3 mars 2010 par JMT

La pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, autorisée mardi par la Commission européenne, ne sera pas proposée en France dans l’immédiat, a déclaré mardi BASF dans un communiqué.

Chargé de campagne OGM pour Greenpeace, Arnaud Apoteker réagit à la décision de la Commission européenne d’autoriser la culture de la pomme de terre transgénique Armflora de l’allemand BASF.

Pour la première fois depuis plus de douze ans, la Commission européenne a autorisé la culture d’OGM sur son sol. Le point sur la pomme de terre Amflora.

La reprise des cultures transgéniques en Europe ne devrait pas se dérouler aisément. L’autorisation d’une pomme de terre transgénique, mardi 2 mars, par la Commisson européenne, a suscité de vives réactions.

La commercialisation de trois maïs transgéniques Monsanto à des fins alimentaires a également été acceptée.

Liens

John Dalli sur wikipédia

UE – Un seul Commissaire pour les biotechnologies et les OGM

UE : le commissaire à la santé et à la politique des consommateurs auditionné par le Parlement

La pomme de terre OGM ne sera pas proposée dans l’immédiat à la France, selon BASF

AFP, Mise a jour : 03/03/2010 18:22

La pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, autorisée mardi par la Commission européenne, ne sera pas proposée en France dans l’immédiat, a déclaré mardi BASF dans un communiqué.

« En autorisant la pomme de terre OGM, Bruxelles ne suit pas ses propres directives »

03/03/2010 à 16h09 Recueilli par PHILIPPE BROCHEN

Chargé de campagne OGM pour Greenpeace, Arnaud Apoteker réagit à la décision de la Commission européenne d’autoriser la culture de la pomme de terre transgénique Armflora de l’allemand BASF.

Arnaud Apoteker

Cette autorisation de culture de la pomme de terre OGM Armflora dans l’UE vous a-t-elle surpris ?

Ce qui m’a surpris, c’est la rapidité d’action de cette nouvelle Commission. L’ancienne n’avait pas réussi à se décider sur cette question et avait transmis la patate chaude – si je puis dire – à la nouvelle Commission. C’est le commissaire à la Santé et à la Protection des consommateurs qui est en charge du dossier OGM. Et il faut avouer qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il tente d’imposer l’Armflora aussi vite.

Pourquoi cette autorisation intervient-elle maintenant, selon vous ?

Il se trouve que la procédure européenne pour les autorisations de mise en culture d’OGM est assez complexe. Et elle impose à plusieurs étapes que les Etats membres votent sur une proposition d’autorisation. Or, la procédure veut que s’il n’y a pas de majorité qualifiée des Etats membres pour refuser un OGM, la Commission l’accepte. On en était là dans la procédure. C’est-à-dire que, quand la Commission a proposé l’Armflora en juillet 2007, une majorité a dit non, mais cela n’a pas atteint la majorité qualifiée.

Que reprochez-vous à cette pomme de terre transgénique ?

Nous avons une position de principe contre les OGM, mais dans ce cas, il s’agit en plus d’un très mauvais organisme transgénique. Greenpeace est opposé à toutes les disséminations d’OGM dans l’environnement, pas forcément opposé à l’utilisation d’OGM en milieu confiné. Car nous estimons tout simplement que ces OGM peuvent avoir des conséquences néfastes sur la biodiversité, l’agriculture familiale et la santé animale ou humaine. Nous pensons en particulier que le comportement de ces organismes nouveaux est imprévisible, en particulier en cas de changement climatique, de sécheresse ou de chaleur exceptionnelle. C’est-à-dire tout ce qui n’est jamais testé avec les OGM.

En dehors de son simple caractère transgénique, il se trouve que vous avez un grief particulier contre l’Armflora...

Oui. Nous sommes aussi opposés à cette pomme de terre car elle possède un gêne de résistance à des antibiotiques. Et que cela fait donc courir le risque éventuel de perdre l’efficacité de nos antibiotiques parce que ce gêne peut être éventuellement transféré à des bactéries. Or, l’Union européenne avait clairement indiqué et promis qu’il n’y aurait pas d’OGM avec des gênes de résistance aux antibiotiques après 2004. C’est la directive 2001-18 qui régit les cultures d’OGM en Europe.

L’UE est donc hors la loi par rapport à son règlement ?

Je ne sais pas si j’utiliserai ce terme de hors la loi, mais, à tout le moins, elle ne suit pas ses propres directives.

Quelle menace l’Armflora fait-elle peser en France ?

Jusqu’à présent, la seule culture transgénique autorisée en Europe était le maïs Monsanto MON 810. La France a appliqué une clause de sauvegarde sur ce maïs [interdisant sa culture, ndlr], mais elle n’interdit pas les cultures transgéniques de façon générale. Donc, avec cette nouvelle autorisation de la Commission européenne, on pourrait tout à fait cultiver cette pomme de terre en France. Ce que nous demandons au gouvernement, c’est donc d’appliquer immédiatement la clause de sauvegarde sur cette pomme de terre, afin d’écarter le risque qu’elle soit plantée en France.

Etes-vous optimiste par rapport à cette demande ?

Le ministre de l’Agriculture a déjà répondu en indiquant qu’il allait faire examiner le dossier par le Haut conseil des biotechnologies (HCB), qui est l’organe créé pour conseiller le gouvernement sur la question des OGM. On ne peut qu’espérer que ce HCB va prendre en compte les questions relatives à ce gêne de résistance aux antibiotiques et donc conseiller au gouvernement d’appliquer la clause de sauvegarde.

Amflora, la pomme de terre OGM au risque « peu probable »

Créé le 03.03.10 à 16h07

Pour la première fois depuis plus de douze ans, la Commission européenne a autorisé la culture d’OGM sur son sol. Le point sur la pomme de terre Amflora.

Quelques patates Amflora, génétiquement modifiées (OGM)./AFPA lire aussi

Qu’est-ce que cette pomme de terre a de particulier ?

L’Amflora (ou EH92-527-1) a été génétiquement modifiée pour produire plus d’amidon. Ce qui intéresse l’industrie textile ou les frabricants de papier, de carton ou d’adhésifs. Ce qui inquiète, c’est qu’elle contient un gène de résistance à certains antibiotiques.

Pourquoi contient-elle ce gène ?

C’est un marqueur, qui a permis de vérifier lors de la phase de mise au point de l’Amflora que le gène permettant la surpoduction d’amidon est efficace, a expliqué à 20minutes.fr Arnaud Apothecker, spécialiste des OGM chez Greenpeace.

Y a-t-il un risque lié au gène de résistance aux antibiotiques ?

C’est là que les avis divergent. Dans son rapport, l’Agence européenne de sécurité des aliments a estimé qu’« il est peu probable » que l’Amflora ait « un effet indésirable sur la santé humaine ou sur l’environnement ». Insuffisant pour Arnaud Apothecker, qui estime qu’« on n’est pas capable de prévoir les conséquences de cette culture ».

Que craint Greenpeace ?

Prioritairement la transmission du gène à des bactéries. Que ce soit dans l’environnement, dans le tube digestif des animaux, auxquels seront donnés les résidus, ou dans l’organisme humain, puisqu’il n’est pas exclu qu’une petite quantité se retrouve dans nos assiettes. Si des bactéries responsables de maladies chez l’homme développaient cette résistance, les traitements deviendraient inefficaces.

Julien Ménielle

L’innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause

LE MONDE 03.03.10 12h03 Bruxelles, envoyés spéciaux

La reprise des cultures transgéniques en Europe ne devrait pas se dérouler aisément. L’autorisation d’une pomme de terre transgénique, mardi 2 mars, par la Commisson européenne, a suscité de vives réactions.

AFP/VIKTOR DRACHEV Bruxelles a autorisé, mardi 2 mars, la mise sur le marché de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora.

La firme allemande BASF, qui a mis au point cette variété, s’est réjouie de la décision, tandis que l’organisation des industriels des biotechnologies agricoles, Europabio, s’est déclarée "encouragée par cette approche fondée sur la réglementation". Europabio souligne que dix-sept OGM (organismes génétiquement modifiés) sont actuellement en cours de procédure d’autorisation.

L’Allemagne, la Suède, la République tchèque et les Pays-Bas devraient commencer à cultiver cet OGM (organisme génétiquement modifié) au printemps. L’Italie et l’Autriche ont en revanche immédiatement annoncé leur intention d’interdire sa culture.

Le gouvernement français, qui a, comme six autres pays européens, suspendu sine die la culture du maïs Mon 810 (autorisé par l’Europe en 1998), a indiqué par un communiqué du ministère de l’Ecologie qu’il "allait saisir le Haut conseil des biotechnologies (HCB), notamment sur la présence dans cette pomme de terre d’un gène de résistance à un antibiotique." Le 1er mars, le Fonds stratégique d’investissement français a annoncé l’injection de 150 millions d’euros dans la coopérative Limagrain, qui développe des OGM.

Les organisations écologistes (Greenpeace, Friends of the Earth, France nature environnement) ont de leur côté vivement critiqué la décision de Bruxelles. Quant aux députés Verts européens, ils stigmatisent "l’incapacité des commissaires à prendre en compte les points de vue clairement exprimés par un nombre important des Etats membres ainsi que par une large majorité des citoyens européens."

L’annonce a été faite par le commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli. C’est la première fois depuis douze ans que l’Union européenne délivre une telle autorisation. Dénommée Amflora, cette pomme de terre a été génétiquement modifiée afin d’augmenter son contenu en un composant chimique de l’amidon, l’amylopectine, dans le but de satisfaire des usages dans l’industrie du papier.

La validité scientifique de la décision suscite de vives interrogations. La pomme de terre Amflora contient en effet un gène de résistance aux antibiotiques kanamycine et neomycine. Or, la directive européenne sur les OGM 2001-18 prévoyait (son article4-2) "l’élimination" de tels marqueurs, pour éviter l’éventuelle émergence de bactéries résistantes.

INDÉPENDANCE

L’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), sur les avis de laquelle la Commission se repose, a cependant jugé que ce marqueur ne posait pas de problème. Pourtant, deux avis de l’Organisation mondiale de la santé, en février 2005, et de l’Agence européenne des médicaments (EMEA), en février 2007, ont estimé que les antibiotiques concernés avaient un caractère thérapeutique notable. La position de l’AESA n’apparaît donc pas totalement convaincante. Pour Greenpeace, l’acceptation d’un OGM doté d’un marqueur de résistance aux antibiotiques est "incohérent".

L’indépendance de l’AESA est, d’autre part, sujet à controverse depuis que l’Observatoire européen des multinationales (CEO) a révélé en janvier que la coordinatrice scientifique du groupe d’experts sur les OGM de l’AESA, Suzy Renckens, avait été embauchée en 2008 par le groupe Syngenta, qui produit des OGM : la société espère notamment que son maïs Bt 11 sera prochainement autorisé.

Les critiques à l’égard de l’agence européenne ont été relayées par les Etats membres : le 4 décembre 2008, le conseil des ministres européens de l’environnement avait adopté à l’unanimité des conclusions demandant d’"améliorer" le système d’expertise communautaire et "une évaluation détaillée des effets à long terme sur l’environnement" des OGM. Mais depuis cette réunion, peu de changements ont été apportés. Selon des fonctionnaires européens, "la réforme de l’ASEA n’est pas à l’ordre du jour".

En fait, plutôt que de renouveler la méthode d’expertise, la Commission préfère assouplir le processus d’autorisation. D’ores et déjà, a indiqué John Dalli, "chaque Etat est libre d’autoriser ou non la culture de cet OGM". D’ici à l’été, des réflexions seront menées au sein de la Commission de façon à donner plus de souplesse aux Etats membres pour appliquer, ou pas, sur leur territoire, les autorisations accordées au niveau européen. Il s’agit d’élargir leur marge de manœuvre, soit dans le cadre de la législation existante, soit en refondant les lois européennes.

Hervé Kempf et Philippe Ricard

Bruxelles autorise la culture d’une pomme de terre OGM

02/03/2010 à 13h56

La commercialisation de trois maïs transgéniques Monsanto à des fins alimentaires a également été acceptée.

John Dalli, commissaire européen à la Santé et à la Consommation, mardi 2 mars, à Bruxelles. (Reuters)

C’est une première depuis douze ans dans l’UE. La Commission européenne annonce ce mardi avoir autorisé la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, Amflora, dont la culture est autorisée dans l’Union européenne « à des fins industrielles » et pour l’alimentation animale, selon un communiqué de l’exécutif européen.

Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l’exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l’objet d’autorisations pour le commerce.

La vraie nouveauté concerne l’autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l’usage industriel pour son amidon et à l’alimentation animale. La Commission européenne n’avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810.

La Commission européenne s’est appuyée sur le fait que l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) a jugé que la pomme de terre ne posait pas de problème pour la santé.

Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Mais il contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, ce qui lui vaut d’être critiqué depuis longtemps par les défenseurs de l’environnement. Ces derniers s’inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature.

En outre, les défenseurs de l’environnement estiment que les avis de l’AESA doivent être pris avec précaution car l’institution est au coeur d’une polémique après l’embauche de son ancienne directrice du département OGM, Suzy Renkens, par le groupe suisse Syngenta, présent dans le secteur des organismes génétiquement modifiés.


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