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Après Madère, le Portugal et l’Espagne, la tempête a frappé l’Ouest français

XYNTHIA

Vendée et Charente-Maritime très touchées par les inondations

lundi 1er mars 2010 par JMT

En hommage aux victimes de la tempête Xynthia et pour cause de mobilisation face à ses dégâts, les politiques ont pour un temps modifié leur plan de campagne régionale, certains, néanmoins, s’interrogeant déjà sur les responsabilités.

Les recherches se sont poursuivies lundi dans les zones dévastées par la tempête Xynthia qui a fait au moins 51 morts et 8 disparus en France, l’ampleur de la catastrophe posant une nouvelle fois la question des règles de construction en zone inondable.

Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes fortement touchée par la tempête Xynthia, a demandé lundi la mise en place en urgence d’un plan "mobile home" pour loger rapidement les sinistrés.

Quelque 63.000 clients de France Télécom étaient encore privés lundi vers 18h00 de téléphone fixe ou d’internet, et 13.000 chez SFR, suite aux coupures électriques provoquées par la tempête, ont indiqué les deux opérateurs, mais la situation s’améliore grâce aux équipes sur le terrain.

DECRYPTAGE - La tempête qui a balayé la France et l’Europe a en fait été baptisée par un inconnu. Explications...

La tempête Xynthia, qui a balayé l’ouest de la France ce week-end, a fait au moins 51 morts dans ce pays et suscité un début de polémique sur l’urbanisme en zones côtières qui a poussé le président Nicolas Sarkozy à demander "toute la lumière sur ce drame inacceptable".

Le PS a déclaré lundi que les collectivités et les élus de gauche étaient "mobilisés" pour organiser la solidarité avec les populations sinistrées par la tempête Xynthia et que la campagne des régionales se mettait "évidemment en retrait" dans les régions touchées.

Pour cause de tempête, la campagne des régionales change un instant de cap

AFP - 01/03/2010 à 22h04

En hommage aux victimes de la tempête Xynthia et pour cause de mobilisation face à ses dégâts, les politiques ont pour un temps modifié leur plan de campagne régionale, certains, néanmoins, s’interrogeant déjà sur les responsabilités.

Photographe : Alain Jocard AFP/Archives :: Dominique Bussereau, tête de la liste UMP aux élections régionales en région Poitou-Charentes, le 21 janvier 2010 à Saint-Maixent-l’Ecole.

Exemple d’union sacrée : lundi, en Pays de la Loire, Jacques Auxiette, président PS sortant et candidat, et son challenger UMP Christophe Béchu ont signé un communiqué commun.

Les deux hommes ont "décidé d’un commun accord de suspendre leur implication dans la campagne" pendant 48 heures, adressant "ensemble un message de solidarité et de soutien aux victimes".

En Poitou-Charentes, l’UMP Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente-Maritime, département très touché, a fait savoir qu’il avait été appelé "de façon très sympathique" par son adversaire de Poitou-Charentes, la socialiste Ségolène Royal, présidente de la région, qui lui a dit sa "solidarité".

Alors que Nicolas Sarkozy se rendait en Charente-Maritime et Vendée, le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand a affirmé : "la politique, c’est important, mais il y a des moments où c’est la solidarité, le recueillement et les secours qui sont prioritaires".

Avant de rappeler que MM. Béchu et Bussereau avaient "décidé de suspendre leur campagne pour consacrer toute leur énergie aux secours à apporter".

Dès dimanche soir, l’UMP avait décidé de supprimer son point de presse hebdomadaire.

Au PS, la mobilisation des élus est à l’ordre du jour. "Evidemment, la campagne électorale va se faire plus modeste dans les régions concernées", a indiqué le porte-parole Benoît Hamon, "pour que nos élus puissent répondre aux besoins urgents des populations sinistrées".

"Ensuite, viendra le temps de comprendre les causes d’une telle catastrophe et les conséquences politiques qu’il faut en tirer", a-t-il ajouté.

La campagne doit "changer sans doute de nature, être beaucoup plus pudique", a déclaré Ségolène Royal, mais doit aussi "respecter les citoyens qui ont le droit d’avoir un débat et qui attendent aussi la présence des candidats".

"Je ne vois pas pourquoi on suspendrait la campagne", a renchéri Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche). C’est "le moment ou jamais de se poser la question sur notre destin commun, la vie en société".

Europe Ecologie, tout en affirmant sa solidarité, ne veut pas "faire d’exploitation politicienne de la tempête". Cécile Duflot n’ira pas sur place et les candidats régionaux d’EE rencontreront, dans la discrétion, certains de leurs colistiers sinistrés.

Mais déjà des interrogations surgissent. Pour François Bayrou, président du MoDem, on "ne peut pas laisser sans réponse les questions qui commencent à apparaître. Cinquante morts et peut-être plus pour une tempête, c’est beaucoup, c’est trop".

Le FN s’est "étonné" qu’il n’y ait pas eu d’évacuation des zones menacées au bord de mer.

Nicolas Sarkozy lui-même a appelé à faire "de toute urgence la lumière sur ce drame inacceptable et incompréhensible".

Tempête : 51 morts, questions sur les constructions en zone inondable

AFP - 01/03/2010 à 21h14

Les recherches se sont poursuivies lundi dans les zones dévastées par la tempête Xynthia qui a fait au moins 51 morts et 8 disparus en France, l’ampleur de la catastrophe posant une nouvelle fois la question des règles de construction en zone inondable.

Photographe : Jean-Pierre Muller AFP :: Une rue inondée à l’Aiguillon-sur-Mer, le 1er mars 2010

En visite sur le terrain, le chef de l’Etat a appelé à "faire de toute urgence la lumière sur ce drame inacceptable et incompréhensible" et promis d’engager la réflexion "sur le plan de l’urbanisme pour qu’une catastrophe de cette nature ne se reproduise plus".

Mais, pour l’instant, "l’urgence c’est d’entourer les familles qui ont des disparus et des morts", a-t-il affirmé avant d’annoncer le déblocage de 3 millions d’euros pour les victimes.

Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charente, a demandé la mise en place en urgence d ?un plan "mobile home" pour loger rapidement les sinistrés.

Sur le littoral vendéen, les secours ont continué d’explorer les maisons toujours submergées. Un total de 27 corps ont été retrouvés sur le secteur de La-Faute-sur-Mer et l’Aiguillon-sur-Mer, les communes les plus touchées par les inondations. Une messe sera célébrée dimanche à Notre-Dame de Paris pour les victimes de la tempête.

En Charente-Maritime, le corps d’une petite fille portée disparue dans la commune de Charron a été découvert dans la soirée, portant à 12 le nombre de morts dénombrés dans le département.

Les secours n’y excluent pas la découverte de nouveaux corps mardi avec le début des travaux de pompage dans ce département.

"Ce qui s’est produit notamment en Vendée, c’est une conjonction extraordinairement rare, pour ne pas dire exceptionnelle de grande marée, de dépression, de la tempête elle-même et le fait que cela s’est produit la nuit", a souligné le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.

Mais les voix s’élèvent pour dénoncer les permis de construire accordés dans les zones côtières. "Il faut être raisonnable et construire à des distances plus importantes" de la mer, a ainsi déclaré le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers.

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, a souligné qu’il fallait "durcir les règles" de construction dans les zones inondables et derrière les digues, en dépit des éventuelles pressions subies.

Une étude présentée en octobre 2008 par la DDE de Vendée affirmait ainsi que la commune de la Faute-sur-Mer avait été construite "sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque". Cette étude avertissait que "la conjonction de deux phénomènes, de crue dans l’estuaire du Lay et de submersion marine, pourrait avoir un impact très important sur les zones densifiées à l’arrière d’un réseau de digues vieillissant".

A l’heure des premiers bilans, un "plan spécial" a été annoncé lundi pour les ostréiculteurs qui ont subi des dégâts considérables entre l’île d’Oléron (Charente-maritime) et l’île de Noirmoutier (Vendée).

Le principal syndicat agricole, la FNSEA, prédit aussi d’"énormes pertes" pour les agriculteurs alors que les rafales de vent ont atteints 150 km dans la nuit de samedi à dimanche.

La moitié des salines de Guérande (Loire-Atlantique) restent inondées après la rupture d’une grande digue. Des travaux de colmatage sont en cours en prévision des grandes marées attendues jusqu’à mercredi.

En Charente-Maritime, les autorités estiment le coût de réparation des digues à 20 millions d’euros en travaux d’urgence et les travaux de renforcements à 115 millions d’euros.

Dans les Côtes d’Armor, une vingtaine de communes, parfois éloignées de la mer, envisagent de demander la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Les stations de sport d’hiver pyrénéennes de Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées, qui ont subi des dégâts au passage de la tempête, rouvriront pour la plupart mardi à l’exception de Hautacam (Hautes-Pyrénées).

Ségolène Royal demande la mise en place en urgence d’un plan "mobile home"

AFP - 01/03/2010 à 20h33

Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes fortement touchée par la tempête Xynthia, a demandé lundi la mise en place en urgence d’un plan "mobile home" pour loger rapidement les sinistrés.

Photographe : Alain Jocard AFP/Archives :: Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes , le 22 février 2010 à Poitiers

"En plus de la prise en charge psychologique des sinistrés et familles des victimes, l’urgence est la mise à disposition de mobile homes. La Région va mettre en place dans les meilleurs délais un plan de livraison de mobile homes", a annoncé Ségolène Royal dans un communiqué.

Pour accompagner son effort, Mme Royal, en a appelé "à la solidarité des autres Régions. 600 à 800 mobile homes sont nécessaires".

Mme Royal a pris cette décision "à la suite des visites qu’elle a effectuées lundi en Charente-Maritime", à la rencontre des familles sinistrées et des chefs d’entreprise. L’élue socialiste souligne "que la principale demande des habitants sinistrés (...) est de retrouver au plus vite un domicile sec, chauffé et en famille".

"Ségolène Royal a pris note des annonces du président de la République. Chacun doit être soucieux de l’application des mesures décidées dans les meilleurs délais, notamment la reconstruction de digues solides et stables, et tirer les leçons des événements dramatiques qui viennent d’endeuiller la France", conclut le communiqué.

"L’urgence est de reloger les familles", a déclaré Mme Royal à Port-des-Barques, commune lourdement touchée où elle a rencontré des ostréiculteurs. "La région va s’y engager rapidement", a-t-elle ajouté, soulignant qu’elle prendrait des décisions "dès mercredi" qui seraient présentées au conseil régional lundi.

Elle a estimé que "l’une des principales responsabilités de l’Etat sera de reconstruire des digues qui soient à la hauteur des problèmes qui existent" et des "événements météorologiques".

"Il faut que ce dramatique événement puisse se traduire par une évaluation très rapide sur la reconstruction de digues solides", a-t-elle encore déclaré lors de ce déplacement, "quand on voit la façon dont les digues anciennes ont sauté rapidement, c’est le rôle de l’Etat d’apporter tous les éléments de sécurité", a-t-elle ajouté.

La préfecture de Charente-Maritime a estimé à 135 millions d’euros le coût de réparation des digues endommagées par la tempête dans le département.

A la mi-journée, la préfecture de la Charente-Maritime s’était inquiétée du risques de nouvelles submersions du fait de la conjonction de vents de secteur ouest et de la grande marée attendue pour la fin de journée.

Les routes et les terrains ont été à nouveau submergés par la marée haute de 17H26 lundi soir, sans provoquer de dégâts graves mais rendant le travail des secours plus difficile, selon les pompiers

Le président Nicolas Sarkozy, en visite lundi sur le terrain, a annoncé des aides pour les victimes de la tempête Xynthia qui a fait au moins 51 morts en France.

Tempête : les réseaux fixes et mobiles perturbés mais la situation s’améliore

AFP, Mise a jour : 01/03/2010 19:00

Quelque 63.000 clients de France Télécom étaient encore privés lundi vers 18h00 de téléphone fixe ou d’internet, et 13.000 chez SFR, suite aux coupures électriques provoquées par la tempête, ont indiqué les deux opérateurs, mais la situation s’améliore grâce aux équipes sur le terrain.

Une personne utilise son téléphone portable/ AFP/Archives

En outre, environ 100.000 lignes individuelles de téléphone fixe restaient coupées, notamment à cause de chutes d’arbres, selon France Télécom. Ce chiffre ne peut toutefois pas être additionné aux autres car certaines lignes sont à la fois touchées par une coupure d’électricité et des avaries en raison des intempéries.

Les régions concernées sont le Centre, la Champagne-Ardenne, la Lorraine, les Pays de la Loire et le Poitou-Charentes.

Côté téléphone mobile, 400 antennes relais étaient privées d’électricité chez Orange (France Télécom) tandis que SFR en comptait 250 (soit 125.000 abonnés SFR environ).

"Nous sommes descendus en Charente-Maritime à une couverture du territoire de seulement 84%, et c’est ce qu’on a de pire", a souligné un porte-parole d’Orange, rappelant que dimanche soir encore, certaines zones n’étaient couvertes qu’à 50%. L’opérateur a dépêché 2.000 techniciens et spécialistes réseaux sur le terrain.

"Les interventions de maintenance de ce week-end ont déjà permis de rétablir près de deux tiers des antennes relais mobiles", a indiqué dans un communiqué SFR qui a envoyé sur place près de 600 techniciens et ingénieurs, ainsi que plusieurs dizaines de groupes électrogènes, tout comme Orange.

Bouygues Telecom n’avait qu’un bilan à la mi-journée, avec "moins de 100.000 clients" touchés selon un porte-parole.

Quelque 172.000 clients d’EDF restaient privés d’électricité à 15h00 lundi après la tempête Xynthia, a indiqué ERDF, la filiale de distribution d’électricité d’EDF.

Pourquoi cette tempête s’appelle-t-elle Xynthia ?

Mis à jour le 01.03.10 à 17h59

DECRYPTAGE - La tempête qui a balayé la France et l’Europe a en fait été baptisée par un inconnu. Explications...

Xynthia frappe la France

Xynthia. On entend beaucoup parler d’elle, mais on ne sait pas pourquoi on l’appelle ainsi. Au même titre que les cyclones tropicaux (Katrina, Gustav), les tempêtes météorologiques européennes majeures reçoivent un nom, donné par l’Institut de Météorologie de l’Université libre de Berlin.

En 1954, Karla Wege, alors étudiante de l’Université, a proposé de nommer les dépressions et anticyclones qui causaient des dommages importants en Europe, pour rendre les cartes météorologiques plus lisibles pour le grand public. Elle devint ensuite une météorologiste célèbre à la télévision allemande, et démocratisa cette pratique. Ces noms varient habituellement d’un pays à l’autre, mais certaines tempêtes célèbres passent dans le vocabulaire de l’Europe entière.

« On a fait plusieurs fois le tour complet de l’alphabet »

Lors des années paires, les dépressions reçoivent des noms féminins ; ces noms étant masculins lors des années impaires. Les anticyclones sont baptisés selon la convention inverse. « On a fait plusieurs fois le tour complet de l’alphabet : des dépressions et des anticyclones, il s’en forme plusieurs fois par jours sur l’hémisphère nord et on a vite épuisé les 26 lettres », a indiqué à l’AFP François Dausse, prévisionniste à Météo France.

Les tempêtes tropicales, comme Katrina en Louisiane en 2005 ou l’ouragan Gustav en 2008 sur Haïti, répondent quant à eux à une classification différente selon les bassins (Atlantique, Pacifique, Indien...). Ainsi, la seule année 2009 a vu défiler en rafales, souvent meurtrières, Anna, Danny, Erika, Fred, Henri et Ida, en novembre dernier sur le Salvador.

199 euros pour Xynthia

En Europe, l’Institut de météorologie de Berlin suivait initialement une liste pré-établie de noms, où on remplaçait le nom des tempêtes et anticyclones qui avaient marqué la mémoire collective (comme cela se fait toujours pour les cyclones tropicaux). Mais depuis 2002, chacun peut acheter le nom d’une future tempête.

L’acheteur débourse 199€ pour une dépression, 299€ pour un anticyclone. Et si une lettre ne trouve pas preneur, le site organise des enchères sur eBay. Chaque année, quelque 150 noms sont ainsi donnés à des tempêtes météorologiques, mais la plupart reste inconnu du grand public : toutes les dépressions ne sont pas aussi spectaculaires que Xynthia.

C’est un certain Wolfgang Schütte qui a choisi le prénom Xynthia. Les deux prochaines s’appelleront Yve et Zana. Bérénice Dubuc, avec agence

51 morts dans la tempête, Sarkozy veut "toute la lumière"

AFP, Mise a jour : 01/03/2010 17:42

La tempête Xynthia, qui a balayé l’ouest de la France ce week-end, a fait au moins 51 morts dans ce pays et suscité un début de polémique sur l’urbanisme en zones côtières qui a poussé le président Nicolas Sarkozy à demander "toute la lumière sur ce drame inacceptable".

AFP /Le président Nicolas Sarkozy discute avec un secouriste, le 1er mars 2010 à l’Aiguillon-surMer

Portée par des vents violents et de fortes marées, la tempête qui a traversé une partie du vieux continent a fait au total au moins 60 morts en Europe, dont 5 ou 6 en Allemagne (selon les sources), 3 en Espagne, un au Portugal et un Belgique.

Elle a frappé la France - où neuf personnes sont également portées disparues - avec des vents allant jusqu’à 150 km/h en rafale, avec une force comparable à celle de la tempête de 1999 qui avait dévasté le pays et fait 92 morts.

Alors que la tempête, affaiblie, a poursuivi sa route lundi vers la Scandinavie, la France constatait l’ampleur du désastre, avec des routes affaissées, des bâtiments détruits, des digues forcées par la marée et des quartiers entiers envahis par les eaux, où les secours poursuivaient leurs recherches.

C’est le département de la Vendée qui a payé le plus gros tribut à la tempête avec 33 morts, suivi par les Charentes Maritimes (10 décès).

"Nous devons faire de toute urgence la lumière sur ce drame inacceptable et incompréhensible", a déclaré Nicolas Sarkozy qui s’est rendu dans ces deux départements.

"Il faut qu’on s’interroge pour savoir comment en France, au 21ème siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison", a-t-il lancé.

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer les permis de construire donnés dans des zones côtières où des maisons construites tout près de la mer ont été frappées par un vrai raz-de-marée.

"Il faut être raisonnable et construire à des distances plus importantes" de la mer, a ainsi déclaré le président du département de Vendée, Philippe de Villiers.

La secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno, a appelé à "durcir les règles" de construction dans les zones inondables et derrière les digues, déplorant que depuis la tempête de 1999, 100.000 logements aient été construits en zone inondable en France.

Le président français a demandé au gouvernement de préparer un "plan digues" pour renforcer la protection des populations, qu’il entend présenter d’ici l’été prochain.

Evoquant un "drame humain épouvantable", il a annoncé le déblocage immédiat de 3 millions d’euros "pour faire face aux dépenses des victimes" et indiqué qu’il décrèterait l’état de catastrophe naturelle, qui permet une indemnisation plus rapide par les assureurs.

Plus de 500 rescapés ont été hébergés dans différents centres de la région. D’autres ont été accueillis par des proches. Une trentaine de blessés ont été admis dans des hôpitaux. Une chapelle ardente a été installée à côté du funérarium de l’Aiguillon-sur-mer, commune la plus touchée.

Surpris dans leur sommeil, certains habitants du village sont dénués de tout.

"Moi j’étais en slip, ma femme en chemise de nuit, on n’a même pas de papiers, pas d’argent", a raconté Georges Van Parys, 72 ans. A 03H00, dans la nuit, il avait réussi à hisser son épouse handicapée sur le toit de leur voiture, en attendant les secours.

Quelque 172.000 foyers restaient privés d’électricité lundi en milieu d’après-midi.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a promis lundi "son soutien aux pays les plus touchés" par la tempête, accédant à une demande de Paris.

Dimanche prochain, une messe sera célébrée à la cathédrale Notre-Dame de Paris, à la mémoire des victimes.

Xynthia : collectivités de gauche "mobilisées", campagne "en retrait" (PS)

AFP - 01/03/2010 à 14h54

Le PS a déclaré lundi que les collectivités et les élus de gauche étaient "mobilisés" pour organiser la solidarité avec les populations sinistrées par la tempête Xynthia et que la campagne des régionales se mettait "évidemment en retrait" dans les régions touchées.

Photographe : Francois Guillot AFP/Archives :: Le porte-parole du parti socialiste Benoit Hamon (C) lors d’un rassemblement d’étudiants à proximité du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, le 06 février 2010 à Paris

"Nos collectivités s’engagent totalement pour organiser la solidarité avec les populations, nos élus sont mobilisés sur le terrain" et "portent secours et assistance aux populations qui sont sans abri, démunies" et "les familles totalement anéanties par cette catastrophe", a affirmé le porte-parole du PS, Benoît Hamon, lors du point de presse hebdomadaire au siège du parti.

"Evidemment, la campagne électorale va se faire plus modeste dans les régions concernées. Elle va se mettre en retrait pour que nos élus puissent répondre aux besoins urgents des populations sinistrées", a-t-il ajouté.

Selon lui, "pour l’heure", le PS est totalement "impliqué" à travers ses "élus et responsables politiques en faveur de la solidarité la plus complète".

"Ensuite, viendra le temps de comprendre les causes d’une telle catastrophe et les conséquences politiques qu’il faut en tirer" concernant notamment l’"urbanisation du littooral", a-t-il dit.

"Il faudra voir dans quelles conditions la loi" sur le littoral "est appliquée et "si l’urbanisation du littoral explique en partie le bilan catastrophique en perte humaine".

M. Hamon a exprimé l’"émotion" du PS et ses "condoléances" aux familles des victimes, et salué le "courage et l’action des services de secours : services de santé, sécurité civile, pompiers, forces de l’ordre, services municipaux".


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