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Dramatique accident ferroviaire le lundi 15 Février à HAL

BELGIQUE : UN BON CONCENTRE DES PROBLEMES EUROPEENS

A quand leur généralisation partout en Europe ?

mercredi 17 février 2010 par JMT

Lundi 15 février, la Belgique a connu l’une de ses catastrophes ferroviaires les plus meurtrières avec la collision de deux trains près de Hal. Le bilan est lourd : 18 décès et 162 blessés. L’accident aurait-il pu être évité ? Pourquoi les incidents se multiplient-ils sur le réseau belge ? La privatisation de la SNCB est-elle la solution ou le problème ?

Une grève surprise et très suivie a été lancée par des machinistes de la compagnie ferroviaire belge pour dénoncer les conditions de travail, après l’accident de trains de la veille.

De nombreux cheminots belges se sont mis en grève, mardi, après la collision mortelle entre deux trains de voyageurs qui a eu lieu, la veille, à Buizingen, au sud-ouest de Bruxelles.

Le trafic ferroviaire entre la France et la Belgique restera suspendu ce mardi 16 février après l’accident de train qui a fait 18 morts lundi, ont indiqué dans un communiqué les sociétés ferroviaires française et belge.

VIDEOS

Grave accident de train en Belgique

Selon Le Parisien, "deux trains de voyageurs sont entrés en collision frontale lundi matin, peu avant 8H30, à la sortie de la gare de Halle, en Flandre, au sud-ouest de Bruxelles...Le choc a été d’une grande violence, soulevant les deux motrices". L’accident aurait causé au moins une vingtaine de morts et de nombreux blessés.

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BELGIQUE : La collision entre deux trains près de Bruxelles a fait au moins 18 morts...

Deux trains sont entrés en collision lundi matin à Hal, à une quinzaine de kilomètres de Bruxelles, faisant au moins 18 morts et 95 blessés selon le dernier bilan. Il s’agit de la plus grave catastrophe ferroviaire dans le pays depuis 1974.Deux trains sont entrés en collision lundi matin à Hal, à une quinzaine de kilomètres de Bruxelles,...

Catastrophe ferroviaire en Belgique - Une erreur humaine ou quoi ?

Par Investig’Action le 17/02/2010 à 18:47

Lundi 15 février, la Belgique a connu l’une de ses catastrophes ferroviaires les plus meurtrières avec la collision de deux trains près de Hal. Le bilan est lourd : 18 décès et 162 blessés. L’accident aurait-il pu être évité ? Pourquoi les incidents se multiplient-ils sur le réseau belge ? La privatisation de la SNCB est-elle la solution ou le problème ?

Michel Collon

Les réponses par quelques extraits d’articles choisis et réunis par Investig’Action - michelcollon.info

Toujours pas d’Eurostar Lille-Bruxelles mercredi

Actualités Challenges < Monde 16.02.2010

Une grève surprise et très suivie a été lancée par des machinistes de la compagnie ferroviaire belge pour dénoncer les conditions de travail, après l’accident de trains de la veille.

Gare Eurostar

La Commission européenne a réfuté, mardi 16 février, toute responsabilité dans la catastrophe ferroviaire survenue en Belgique, et elle a rejeté les accusations de la SNCB qui a estimé que l’Union européenne avait retardé la généralisation des systèmes d’arrêt d’urgence.

"Les accusations qu’on a lues ce matin" dans la presse belge "ne sont pas du tout fondées", a affirmé la porte-parole du commissaire européen au Transport Siim Kallas, Helen Kearns, interrogée au cours d’un point de presse.

Le président de la SNCB, Marc Descheemaecker a mis en cause lundi soir le processus d’harmonisation des règles européennes sur le freinage automatique pour expliquer certains retards de mise en oeuvre de ce système sur le réseau ferroviaire belge.

Devant ces difficultés à mettre en oeuvre les normes édictées par l’UE en la matière, "en 2005, nous avons opté pour notre propre système et décidé d’équiper tous les trains, mais cela ne peut se faire en une fois", a-t-il plaidé. La SNCB a prévu de les installer progressivement dans tous ses trains de 2006 à 2013, mais un tiers seulement en est doté aujourd’hui.

Grève surprise

Des machinistes de la compagnie ferroviaire belge, la SNCB, ont lancé une grève surprise très suivie après l’accident survenu la veille en Belgique, dans lequel l’un de leurs collègues est mort, ainsi que 17 passagers.

Le blocage de nombreux dépôts ferroviaires, essentiellement en Wallonie, comme à Liège, Namur et Charleroi notamment, risque de sérieusement perturber le trafic national ainsi que les liaisons internationales passant par cette partie méridionale de la Belgique.

Selon la SNCB, la grève est très suivie, et de nombreux retards et annulations étaient à prévoir mardi matin. Les syndicats CGSP et SLFP ne sont pas impliqués dans ce mouvement spontané de la base. Mais, selon l’agence de presse Belga, ils disent comprendre l’émotion des conducteurs de train, auxquels se sont joints les accompagnateurs. En cause ? La dégradation des conditions de travail, qui peut mener selon eux à des accidents tels que la collision frontale survenue lundi matin.

Le trafic Thalys interrompu

Le trafic ferroviaire entre la France et la Belgique est d’autre part toujours suspendu. "Suite au dramatique accident ferroviaire qui a eu lieu à Hal en Belgique, la SNCB a interrompu le trafic ferroviaire entre la France et la Belgique", écrivent la SNCF et Thalys, rappelant que les trains Thalys, TGV, Eurostar et TER ne peuvent pas rallier Bruxelles.

"Afin de permettre aux autorités d’effectuer les secours et aux cheminots belges de procéder à la remise en état des voies, la SNCB n’envisage pas la reprise du trafic mardi 16 février", poursuit le texte, soulignant : "Aucune circulation n’est prévue demain au départ de la France à destination de Bruxelles. Thalys invite donc ses voyageurs à reporter leur voyage". Par ailleurs, les TGV au départ d’une ville de province et à destination de Bruxelles auront Lille pour terminus.

De son côté, Eurostar, qui assure le trafic entre Londres, Paris et Bruxelles, a indiqué qu’aucun train ne circulerait entre Bruxelles et Lille mardi ni même mercredi mais l’entreprise a mis en place des trains entre Londres et Lille, outre les Eurostar pour Paris s’arrêtant à Lille, et un service de navettes en autocar entre Lille et Bruxelles.

Non-respect d’un feu rouge

Cette collision entre deux trains de voyageurs, survenue lundi vers 8h30 à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Bruxelles, à Hal, a fait au moins 18 morts selon un dernier bilan officiel et 95 blessés, dont 20 jugés graves. Le conducteur de l’un des deux trains a survécu, mais il est grièvement blessé, a annoncé la SNCB. Les secours continuaient de rechercher les victimes dans les carcasses enchevêtrées des wagons des deux trains de banlieue, derrière les rubans de la police bouclant les lieux de l’accident, à une quinzaine de kilomètres au sud de Bruxelles.

La collision serait due au non-respect d’un feu rouge par un des conducteurs, selon le gouverneur Lodewijk De Witte. L’accident pourrait toutefois avoir été causé par une défaillance mécanique, une erreur humaine ou le froid et la neige.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de cet accident. La société gestionnaire des infrastructures ferroviaires belges, Infrabel, a souhaité que tous les trains soient équipés de systèmes de freinage automatique qui, selon des responsables, auraient permis d’empêcher l’accident de lundi en stoppant immédiatement le train soupçonné d’avoir grillé un feu rouge. Le parquet de Bruxelles chargé de l’enquête a annoncé que les boîtes noires des deux trains venaient d’être retrouvées.

La SNCF a indiqué que "l’ensemble des cheminots de la SNCF est profondément bouleversé" par le drame et son président Guillaume Pepy "a tenu à exprimer sa profonde sympathie aux victimes et aux familles et sa solidarité" aux cheminots belges.

Les cheminots en grève après l’accident de train en Belgique

Par Flore Galaud 16/02/2010 17:42

De nombreux cheminots belges se sont mis en grève, mardi, après la collision mortelle entre deux trains de voyageurs qui a eu lieu, la veille, à Buizingen, au sud-ouest de Bruxelles.

Crédits photo : AFP Les conducteurs de train dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail au lendemain de la collision entre deux trains qui a fait 18 morts près de Bruxelles.

Le dernier bilan fait état d’au moins dix-huit victimes, dont un des deux chauffeurs de trains et 80 blessés. Selon la compagnie ferroviaire belge, la grève est très suivie, et de nombreux retards et annulations sont à prévoir dans la journée.

Les grévistes dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, qui peut mener selon eux à des accidents tels que la collision frontale survenue lundi. Ils déplorent notamment le fait que la compagnie n’ait pas équipé son réseau d’un système de freinage automatique en cas de passage à un feu rouge. Car bien que l’enquête n’en soit qu’à ses débuts, l’hypothèse d’un non-respect d’un feu rouge par l’un des deux conducteurs a été rapidement évoquée par les autorités. L’examen des boîtes noires des deux trains dans les jours qui viennent devraient confirmer où non cette théorie.

Déjà un problème de feu rouge en 2001

Le trafic, particulièrement entre Paris et Bruxelles, continue à être perturbé mardi et le sera également mercredi. Aucun TGV, Eurostar (Bruxelles-Londres), Thalys (Paris-Bruxelles-Amsterdam ou Cologne) ou TER ne devrait circuler. La SNCF recommande donc aux voyageurs d’annuler ou de reporter leurs déplacements et signale que tous les billets, quelle que soit leur tarification (remboursable ou non), seront remboursés.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, s’est dit lundi soir « choqué et attristé » par cet accident. Le roi Albert II et le premier ministre belge Yves Leterme se sont rendus sur place pour manifester leur soutien.

C’est la pire catastrophe ferroviaire qu’ait connue la Belgique depuis celle de 1954, près de Louvain, qui avait fait 20 morts (des supporters allemands de football) et 40 blessés graves. Le 28 mars 2001, huit personnes avaient également péri dans la collision entre un train de passagers bondé et une rame vide. A l’origine du drame : un feu rouge brûlé et un problème de linguistique entre un conducteur, parlant néerlandais, et un technicien, parlant français.

Collision ferroviaire : 18 morts, trafic Paris/Bruxelles suspendu aujourd’hui

AFP, Mise a jour : 16/02/2010 12:14

Le trafic ferroviaire entre la France et la Belgique restera suspendu ce mardi 16 février après l’accident de train qui a fait 18 morts lundi, ont indiqué dans un communiqué les sociétés ferroviaires française et belge.

AFP/Les deux trains entrés en collision le 15 Février 2010 près de Hal en Belgique

"Suite au dramatique accident ferroviaire qui a eu lieu à Hal en Belgique, ce matin, la SNCB a interrompu le trafic ferroviaire entre la France et la Belgique", selon le communiqué, qui rappelle que les trains Thalys, TGV, Eurostar (transmanche) et TER (trains régionaux) ne peuvent pas rallier Bruxelles.

"Afin de permettre aux autorités d’effectuer les secours et aux cheminots belges de procéder à la remise en état des voies, la SNCB n’envisage pas la reprise du trafic mardi 16 février", poursuit le texte, soulignant qu’"aucune circulation n’est prévue demain au départ de la France à destination de Bruxelles (trains Thalys).

Par ailleurs, les TGV au départ d’une ville de province française et à destination de Bruxelles auront Lille pour terminus.

Une collision frontale entre deux trains de voyageurs lundi près d’une gare de banlieue de Bruxelles a fait 18 morts et 162 blessés, selon un bilan officiel et quasi-définitif de ce qui apparaît comme la plus grave des catastrophes ferroviaires en Belgique.

L’accident s’est produit vers 08H30 (07H30 GMT) en pleine heure de pointe, près de Hal, en Flandre, lorsqu’un train venant de Louvain, en Flandre, et se dirigeant vers Braine-le-Comte en a percuté un autre qui assurait la liaison Quiévrain-Liège.

Les deux convois transportaient de 250 à 300 voyageurs, selon la Société nationale des chemins de fer belges SNCB.

Les secouristes ont retiré les corps de quinze hommes et trois femmes, a précisé le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, en fin d’après-midi. L’accident a également fait 125 blessés dont onze sont dans un état très grave, a-t-il ajouté. "Le choc a été effroyable, ça a été terrible", a raconté à l’AFP Sylvie S., une rescapée, blessée au bras.

Sous la violence du télescopage, les deux motrices - dont l’une surchargée de tags aux couleurs vives - se sont encastrées et soulevées l’une face à l’autre. Leurs attelages de roues se sont désolidarisés du reste et gisent sur le côté. Des wagons se sont aussi couchés sur le flanc.

Les opérations de secours ont pris fin à la tombée de la nuit sans que de nouveaux corps aient été découverts. Après s’être surtout occupés des blessés, les services de secours ont commencé dans l’après-midi à dégager les corps bloqués dans les amas de ferraille, ont indiqué les pompiers. La Croix-Rouge belge a lancé un appel à des dons de sang.

L’émotion a été très vive dans le pays, affecté encore tout récemment - le 27 janvier - par une autre catastrophe, lorsqu’une explosion de gaz à Liège a soufflé un immeuble et fait 14 morts.

Le roi des Belges Albert II a interrompu ses vacances dans le sud de la France et s’est rendu sur place en fin d’après-midi. Il était accompagné du Premier ministre Yves Leterme qui a également interrompu une visite officielle au Kosovo. Les deux hommes sont restés une dizaine de minutes sur les lieux de la catastrophe.

"La lumière sera faite sur les circonstances de l’accident", a ensuite affirmé M. Leterme au cours d’une conférence de presse.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes mais, selon M. De Witte, un des trains n’a pas respecté un signal d’arrêt et a percuté l’autre train, à grande vitesse.

La ligne où s’est produite la collision est équipée d’un système de sécurité destiné à immobiliser les trains automatiquement quand le signal devient rouge. Mais tous les trains ne sont pas équipés de ce système, a reconnu Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge.

Les trains ne seront pas dégagés des voies avant deux ou trois jours pour les besoins de l’enquête, a précisé le parquet de Bruxelles. A la suite de cet accident, le trafic des trains à grande vitesse internationaux Thalys et Eurostar qui empruntent cette voie a déjà été totalement interrompu lundi au départ et vers Bruxelles.

Eurostar a conseillé aux clients ayant prévu de se rendre à Londres depuis Bruxelles mardi d’échanger leurs billets pour une date ultérieure ou de procéder à un remboursement.


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