AID Association initiatives dionysiennes
Face aux provocations d’une Sarkozie sans vergogne

ENSEIGNANTS : LA GROGNE !

des mouvements s’établissent et durent

lundi 15 février 2010 par JMT

Sept mouvements de jeunesse, dont les deux premiers syndicats lycéens, UNL et FIDL, organisent jusqu’à fin mars une "votation lycéenne" aux questions très tranchées, conçue pour "montrer" au ministre de l’Education nationale Luc Chatel qu’il doit "changer de cap".

Les enseignants de Vitry-sur-Seine qui ont cessé le travail depuis quatre jours après l’agression d’un élève ont à nouveau refusé lundi de reprendre les cours et se rendront mardi à Paris pour être reçus par le ministre Luc Chatel.

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine où un élève de 14 ans a été agressé au couteau mardi ont décidé de ne pas reprendre les cours vendredi, pour la troisième journée consécutive, et veulent se rendre au ministère de l’Education.

VIDEOS

Enseignants : la grogne prend de l’ampleur

Mouvement de grève chez les enseignants de l’Académie de Créteil. Suite à l’agression d’un élève dans un lycée de Vitry-sur-Seine, la grogne des professeurs s’étend à d’autres établissements. Un cortège doit se rendre jeudi après-midi au ministère de l’Education pour réclamer une nouvelle fois, plus de surveillants

Ecole : le bras de fer...

Luc Chatel demande aux professeurs du lycée Adolphe Chérioux de Vitry de reprendre les cours, sinon ils seront considérés comme grévistes. Une semaine après l’agression d’un élève, les enseignants exigent deux fois plus de surveillants dans l’établissement...

Education : il attaque le ministre

Le père d’une élève porte plainte contre Luc Chatel. Il reproche au ministre de l’Education le manque de professeurs dans l’établissement de sa fille...

Education : Une "votation lycéenne" pour que Chatel "change de cap"

AFP, Mise a jour : 15/02/2010 18:48

Sept mouvements de jeunesse, dont les deux premiers syndicats lycéens, UNL et FIDL, organisent jusqu’à fin mars une "votation lycéenne" aux questions très tranchées, conçue pour "montrer" au ministre de l’Education nationale Luc Chatel qu’il doit "changer de cap".

AFP/Archives Manifestation à Lille le 8 décembre 2009

"On appelle trois millions de lycéens à s’exprimer sur leur vision de l’éducation", a déclaré lundi lors d’une conférence de presse le président de l’UNL Antoine Evennou, en dénonçant "la politique du gouvernement de casse du service public de l’éducation".

"Il s’agit de montrer au ministre de l’Education nationale que la majorité des lycéens refuse sa politique" et qu’il est nécessaire de "changer de cap", a-t-il ajouté.

Outre l’UNL et la FIDL, les autres organisateurs sont la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), les Jeunes Communistes (JC), les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG), le Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) et les Jeunes Verts.

La votation est prévue via internet, à l’adresse www.votationlyceenne.fr, mais aussi dans les lycées généraux, technologiques et professionnels. Elle a commencé lundi dans des lycées parisiens des Ve et XIXe arrondissements, ont assuré les représentants de l’UNL et la FIDL.

La votation est composée de trois questions. Les lycéens sont appelés à dire s’ils préfèrent "un lycée qui s’adapte uniquement aux besoins du marché... ou un lycée où c’est toi qui choisis ta filière", "la concurrence entre lycées ghettos et lycées d’élite... ou une carte scolaire qui garantit l’égalité", "des profs à la sauce Sarko, moins nombreux, moins formés... ou les moyens d’obtenir un diplôme qui permet de s’en sortir".

Interrogé sur l’aspect très tranché des questions, les organisateurs ont estimé que les réponses n’iraient pas dans un seul sens et qu’il s’agissait surtout de "mener un débat public autour de deux visions de l’éducation qui s’opposent", selon les mots de Laurianne Deniaud, présidente du MJS.

Le bulletin de vote présente les questions, mais aussi les critiques des organisateurs contre la politique gouvernementale ("renforcement des inégalités", "dégradation des conditions d’études") et leurs revendications (embauches d’enseignants et de conseillers d’orientation, meilleure formation des professeurs).

Dans un communiqué, l’UNI-Lycée a estimé que les questions posées étaient "pour le moins très orientées", et condamné une "grossière tentative de manipulation politique des lycéens".

Elle a demandé "aux lycéens de ne pas participer à cette votation" et aux chefs d’établissements "de prendre toutes les mesures nécessaires afin que cette parodie de démocratie ne perturbe pas le bon déroulement des cours".

Vitry : les professeurs engagent un bras de fer avec Luc Chatel

AFP, Mise a jour : 08/02/2010 19:39

Les enseignants de Vitry-sur-Seine qui ont cessé le travail depuis quatre jours après l’agression d’un élève ont à nouveau refusé lundi de reprendre les cours et se rendront mardi à Paris pour être reçus par le ministre Luc Chatel.

AFP/Rectorat de Créteil le 8 Février 2010

Réunis en assemblée générale, environ 80 professeurs du lycée polyvalent Adolphe-Chérioux ont décidé "de poursuivre leur droit de retrait" mardi et continuent de réclamer le doublement du nombre de surveillants (11 pour 1.500 élèves), disent-ils dans un communiqué.

"Nous ne comprenons pas pourquoi, après cinq déplacements, le rectorat s’obstine à nous proposer des médiateurs de réussite scolaire au lieu des postes d’assistants d’éducation (surveillants, ndlr) que nous réclamons", précisent-ils, qualifiant de "gadget" les dernières offres qui leur ont été faites.

Le rectorat de Créteil, où une délégation d’enseignants a été reçue lundi, propose de nommer six médiateurs et trois surveillants supplémentaires et d’envoyer sur place un directeur des ressources humaines. Cet "effort exceptionnel", selon les mots du recteur William Marois, a été jugé insuffisant par les enseignants.

Déjà présents lors des rassemblements devant le rectorat, des élèves se sont à nouveau joints à eux pour exprimer leur "inquiétude". "Nos professeurs ne peuvent enseigner dans de telles conditions", clament-ils dans une lettre ouverte au ministre de l’Education nationale et au recteur.

Pour la première fois depuis le début du mouvement, les parents d’élèves sont montés au créneau fustigeant une "pénurie de personnel" pénalisant leurs enfants. "Je ne peux plus supporter que mon fils se rende à l’école la peur au ventre", a déclaré à l’AFP l’un d’eux sous couvert de l’anonymat.

Dénonçant notamment les conditions de travail des enseignants, le SNES-FSU a appelé à la grève jeudi dans les collèges et lycées de l’académie de Créteil (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne), a dit à l’AFP un de ses représentants.

"Il faut que (M. Chatel) réponde de manière très claire à nos revendications", affirme Sabine Contrepois, enseignante en lettres histoire à Chérioux. "On a l’impression d’être trimballés de proposition en proposition".

Dimanche sur France 5, M. Chatel avait invité les professeurs de Chérioux à "surmonter leur émotion" et à reprendre les cours. Mais son appel n’a pas été entendu.

Au contraire, les professeurs ont accusé le ministre de s’être livré à une "manipulation" en affirmant que 28 personnes étaient en charge de l’encadrement dans le lycée.

"On peut toujours compter les gardiennes, les gens de la cantine, etc. Ils comptent en adultes mais c’est pas en adultes qu’on compte, nous on veut des surveillants", rétorque Marie Dief, enseignante en dessin.

Une autre polémique à distance oppose M. Chatel aux professeurs. Estimant être confrontés à un danger imminent, les enseignants invoquent un "droit de retrait" pour justifier la suspension des cours. De son côté, le ministère a fait savoir que ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève à partir de vendredi dernier, et à ce titre non-payés.

Les enseignants se sont en revanche félicités de la construction prochaine d’une clôture de sécurité autour du lycée, situé dans un vaste parc ouvert au public.

Les travaux seront finis "avant l’été", a assuré à l’AFP le vice-président du conseil général Jacques Perreux.

Les enseignants avaient cessé les cours mercredi, au lendemain de l’agression d’un élève de 14 ans par sept personnes extérieures à l’établissement. Trois mineurs ont été mis en examen dans l’affaire.

Agression à Vitry : les enseignants refusent toujours de reprendre les cours

AFP, Mise a jour : 04/02/2010 21:52

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine où un élève de 14 ans a été agressé au couteau mardi ont décidé de ne pas reprendre les cours vendredi, pour la troisième journée consécutive, et veulent se rendre au ministère de l’Education.

AFP/Rectorat de Créteil le 4 Février 2010

Réunis jeudi en assemblée générale, les professeurs du lycée Adolphe-Chérioux ont décidé à l’unanimité de "poursuivre l’application de leur droit de retrait" et maintenu leur revendication de voir doubler le nombre de surveillants, selon un communiqué diffusé à des journalistes.

Il y a actuellement 11 surveillants pour un établissement de 1.500 élèves.

Le recteur de l’académie de Créteil (Val-de-Marne), William Marois, avait auparavant proposé aux enseignants de porter à 14 le nombre de surveillants, d’affecter de manière permanente six médiateurs de la vie scolaire dans l’établissement et de maintenir sur place une équipe mobile de sécurité aussi longtemps que nécessaire.

Mais cette offre a été jugée insuffisante.

Les 11 postes supplémentaires de surveillants demandés "ne sont en rien un luxe, mais doivent combler le vide créé par des années de pénurie budgétaire", ont estimé les professeurs, jugeant que la "précarité" du statut de médiateurs (contrat de six mois renouvelable) n’était pas adaptée à la situation.

Les professeurs, qui doivent tenir une nouvelle assemblée générale vendredi à 08H00, veulent aller plus loin et envisagent de se rendre au ministère de l’Education nationale en mobilisant d’autres établissements, ont assuré plusieurs d’entre eux.

"On n’a plus les moyens de protéger nos gamins et on est trop souvent seul", a déploré Marie Dief, enseignante en dessin. "J’adore ce métier mais je suis contente de partir à la retraite à la fin de l’année".

"Il nous faut des surveillants. Ce sont pas les élèves du lycée qui posent problème ce sont les gens de l’extérieur qui viennent pour faire des embrouilles", a expliqué Lilia Boulezazene, élève en seconde, lors d’un sit-in dans la journée devant le rectorat où les élèves ont entonné sur l’air de la Marseillaise une chanson demandant "plus de sécurité".

Pour le recteur, il faut d’"urgence" édifier une clôture de sécurité autour du lycée situé en plein coeur d’un parc public de 36 hectares dont toutes les entrées ne peuvent être surveillées.

"Cela créera au sein de l’établissement un sentiment de sécurité", a plaidé M. Marois, estimant que l’installation de portiques de sécurité n’était pour l’instant "pas envisageable", en raison de la configuration des lieux.

Mais des problèmes de compétences entre le département du Val-de-Marne, qui gère le parc, et la région Ile-de-France, chargée du lycée, semblent freiner la construction d’une telle clôture.

D’ailleurs, le ministre de l’Education Luc Chatel avait critiqué mercredi ces deux collectivités territoriales, dirigées par la gauche, disant "regretter que (...) la région et le département se soient un peu renvoyés la balle" au sujet de la construction d’une clôture.

Du côté de l’enquête sur l’agression, deux des six personnes interpellées ont été relâchées sans être poursuivies, selon une source judiciaire. Quatre suspects, dont trois mineurs, restent en garde à vue.

La victime, un élève de 14 ans, avait été attaquée mardi par sept individus qui s’étaient introduits dans le lycée. Un coup de feu, provenant vraisemblablement d’un pistolet d’alarme, avait été tiré en l’air.


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