AID Association initiatives dionysiennes
Premiers chiffres contrastés pour l’année 2009

CROISSANCE ET EMPLOI

Dégradation importante du chômage

samedi 13 février 2010 par JMT

La régie des transports en commun de l’agglomération toulousaine, Tisséo, promeut le covoiturage en lançant un service mettant en relation les salariés désireux de partager leur trajet avec des collègues ou des personnes d’entreprises voisines.

Malgré une récession historique en 2009, la France a terminé l’année par une croissance plus forte que prévu et plus élevée que celle ses voisins, grâce à la consommation et surtout l’automobile, mais le soufflé pourrait vite retomber avec la diminution de la prime à la casse.

La France a connu en 2009 une saignée jamais vue du nombre d’emplois salariés depuis au moins 1994, notamment dans l’industrie, malgré une pléiade d’aides publiques et une baisse "moins marquée" au quatrième trimestre.

"Comment faire, s’interroge Catherine L., 54 ans, ex-directrice de communication licenciée, à la recherche d’un nouveau travail au Forum emploi seniors jeudi à Paris. Même si vous êtes prêts à baisser votre salaire de manière significative, ça fait peur aux employeurs".

Apporter l’internet à très haut débit sur tout le territoire français coûtera entre 18 et 30 milliards d’euros, selon un rapport de la délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar) rendu public mercredi.

VIDEOS

A Toulouse, entreprises et particuliers invités à co-voiturer

TOULOUSE (France/Haute-garonne) (AFP) - 13/02/10 16h27

La régie des transports en commun de l’agglomération toulousaine, Tisséo, développe un système de co-voiturage auprès des entreprises en incitant les salariés à partager leur trajet avec des collègues ou des personnes d’entreprises voisines.

Durée : 01mn51

Croissance : "un résultat satisfaisant" pour Christine Lagarde

PARIS (AFP) - 12/02/10 17h29

La croissance française a été plus forte que prévu au quatrième trimestre, de 0,6%, essentiellement dopée par la consommation, et surtout l’automobile, selon les premiers résultats publiés vendredi 12 février par l’Insee. Réaction de la ministre de l’Economie Christine Lagarde sur RMC-BFMTV.

Durée : 1mn07

PME-TPE : les banques s’engagent sur 38 milliards d’euros pour 2010

PARIS (AFP) - 11/02/10 23h57

Les banques françaises se sont engagées à consacrer en 2010 une enveloppe de 38 milliards d’euros aux crédits d’investissement des PME et TPE, à l’issue d’une réunion jeudi à Bercy avec la ministre de l’Economie Christine Lagarde.

Durée 46s

A Toulouse, les entreprises et particuliers sont invités à plus de covoiturage

TOULOUSE (AFP) - 13/02/10 16h46

La régie des transports en commun de l’agglomération toulousaine, Tisséo, promeut le covoiturage en lançant un service mettant en relation les salariés désireux de partager leur trajet avec des collègues ou des personnes d’entreprises voisines.

La régie des transports en commun de l’agglomération toulousaine, Tisséo, développe un système de co-voiturage auprès des entreprises en incitant les salariés à partager leur trajet avec des collègues ou des personnes d’entreprises voisines.

Depuis début 2010, Tisséo, qui gère également le bus et le métro toulousains, organise dans les grosses PME la présentation du nouveau dispositif. Sur quelque 23.000 salariés informés, 1.200 "covoitureurs" se sont inscrits sur un site dédié (http://covoiturage.tisseo.fr) et 127 "équipages" sont aujourd’hui actifs, soit environ 250 personnes concernées.

"Je me suis décidé pour le covoiturage car j’en avais assez de voir le périphérique constamment bouché par des voitures avec une seule personne à bord", explique Thierry, qui pratique le covoiturage domicile-travail depuis deux ans.

Pour l’heure, 24 entreprises, soucieuses de développer leur image mais également de diminuer le coût induit par les accidents domicile-travail, les places de parking sur le site, ainsi que celui du stress occasionné par ces déplacements quotidiens, ont signé une convention avec Tisséo et financent ce dispositif à hauteur d’un euro par salarié.

Un particulier peut aussi souscrire gratuitement. Pour cinq euros par an, la personne qui signe la charte d’engagement se voit proposer des solutions de covoiturage et bénéficie d’une "assistance au retour" en cas d’empêchement du conducteur.

"Pour enlever la crainte d’un couac au retour, un frein du covoiturage, Tisséo s’engage à trouver un autre "covoitureur" pour ramener la personne à son domicile. Ou elle lui propose une solution avec les transports en commun, et en dernier recours, de payer les frais de taxi jusqu’à 50 euros", explique Laurent Château, directeur commercial de Tisséo.

Tisséo s’est appuyé dans sa démarche sur l’expérience de l’association Covoituval, créée en septembre 2003 par des personnes sensibilisées à l’écologie.

"Ce ne sont pas les considérations financières qui m’ont incité à changer, mais plutôt des considérations écologiques et citoyennes", confie Thierry, cadre dans l’industrie, au volant de son véhicule, avant de passer chercher Jean-Jacques avec qui il partage le trajet domicile-travail.

Les deux hommes, qui habitent à deux kilomètres l’un de l’autre et ne se connaissaient pas, ont décidé d’alterner "à parts égales" celui qui joue le rôle du conducteur avec son propre véhicule.

"On ne compte pas au kilomètre, on préfère s’arranger ainsi, et ça nous fait une économie de 50% sur le budget essence", expliquent-ils. Tisséo, qui se charge seulement de la mise en relation entre personnes, leur propose de s’entendre sur une base de sept centimes du kilomètre.

Des voitures entrent sur une bretelle d’accès au périphérique parisien en 2005

Dans le nord-ouest toulousain, autour des grands pôles de l’aéronautique, les bouchons sont permanents aux heures d’embauche. Airbus, la plus gros pourvoyeur d’emplois de l’agglomération, possède son système intranet de covoiturage et 21 navettes d’autobus, mais avec le nombre de sous-traitants aux alentours, la voie rapide demeure quotidiennement engorgée.

Selon Tisséo, il suffirait de "5% de trafic en moins pour que le périphérique toulousain soit fluide, même aux heures de pointe".

Sans compter les bénéfices pour l’environnement : Tisséo estime que quelque 46.000 kilomètres ont déjà été parcourus par les "covoitureurs actifs", qui ont ainsi permis d’éviter de relâcher dix tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Croissance française plus forte que prévu en 2009, mais peut-être pas durable

PARIS (AFP) - 12/02/10 20h13

Malgré une récession historique en 2009, la France a terminé l’année par une croissance plus forte que prévu et plus élevée que celle ses voisins, grâce à la consommation et surtout l’automobile, mais le soufflé pourrait vite retomber avec la diminution de la prime à la casse.

Des voitures dans l’usine PSA Peugeot Citroën de Calais, le 1er mars 2009

Au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a crû de 0,6%, après une hausse de 0,2% au troisième et de 0,3% au deuxième, a annoncé l’Insee vendredi.

Sur l’année en revanche, il a chuté sans surprise de 2,2%, soit la pire contraction depuis l’après-guerre.

Evolution trimestrielle du PIB français et évolution annuelle de 2007 à 2009, évolution par secteur sur un an

"C’est une bonne fin d’année 2009", s’est réjouie la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, qui espérait "un peu mieux" que 0,3% au dernier trimestre.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, le 30 janvier 2010 à Davos.

La France a en outre dépassé ses voisins : au dernier trimestre, le PIB a reculé en Espagne (-0,1%) et en Italie (-0,2%), stagné en Allemagne, et n’a que progressé au Royaume-Uni que de 0,1%. Dans la zone euro, la croissance n’a été que de 0,1%, selon les chiffres annoncés vendredi.

"La grande différence entre les plans de relance qu’on a mis en place en France et d’autres, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, c’est qu’on a misé à mort sur l’investissement, et surtout on a mis (en place) l’essentiel du plan de relance tout de suite", a fait valoir Mme Lagarde vendredi.

La croissance française a été plus forte que prévu au quatrième trimestre, de 0,6%, selon les premiers résultats publiés vendredi. Réaction de la ministre de l’Economie Christine Lagarde sur RMC-BFMTV.

Au quatrième trimestre, la croissance française s’explique surtout par deux phénomènes : les stocks des entreprises ont beaucoup moins reculé qu’auparavant et la consommation a très bien résisté, progressant de 0,9% (après +0,1% au troisième trimestre).

Malgré la crise, le pouvoir d’achat des Français a été soutenu par une très faible inflation (+0,1% en 2009), tandis que la prime à la casse a dopé les achats automobiles en fin d’année, les ménages anticipant sa disparition progressive.

Publicité pour la prime à la casse le 20 octobre 2009 chez un concessionnaire automobile d’Hérouville-Saint-Clair.

En revanche, leur investissement en logement a reculé sur le trimestre (-2,7%), comme celui des entreprises (-0,8%) et des administrations publiques (-0,2%), et ce malgré le plan de relance de l’économie.

De même, le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance du PIB, sur fond de nette hausse des importations et d’atonie des exportations. "De fait, la France souffre de la méforme économique de ses principaux partenaires", souligne Alexander Law, économiste chez Xerfi.

Les économistes s’interrogent désormais sur la solidité de la reprise française.

Ainsi pour Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès, la croissance est fragile car soutenue par les mesures d’aide gouvernementales. "Relâchez la politique économique (ce qu’il faudra bien faire compte-tenu de son coût pour les finances publiques), et l’activité s’effondre de nouveau", assène-t-il.

Au premier semestre 2010, la fin des aides gouvernementales aux revenus des ménages et l’accélération de l’inflation devraient peser sur la consommation, ce qui aura un impact sur le PIB, estime aussi Mathilde Lemoine, chez HSBC.

Et la disparition progressive de la prime à la casse devrait faire retomber les achats de voitures. De fait, les constructeurs automobiles français s’attendent à une année 2010 difficile.

Surtout, malgré trois trimestres de reprise, l’emploi a continué de se dégrader au quatrième trimestre, "et ce, en dépit de toutes les aides publiques et variées", souligne Marc Touati, chez Global Equities.

Pour Nicolas Bouzou, "l’emploi ne repartira que lorsque la croissance économique sera considérée par les entreprises comme suffisamment solide, c’est-à-dire à la fois forte et durable". "Nous n’en sommes pas encore là", affirme l’économiste.

France2009, un record de destruction d’emplois salariés malgré les aides publiques

PARIS (AFP) - 12/02/10 17h02

La France a connu en 2009 une saignée jamais vue du nombre d’emplois salariés depuis au moins 1994, notamment dans l’industrie, malgré une pléiade d’aides publiques et une baisse "moins marquée" au quatrième trimestre.

Evolution des emplois salariés des secteurs principalement marchands en France du 4T 2008 au 4T09

L’économie a enregistré son septième trimestre consécutif de baisse de l’emploi salarié fin 2009, de -56.500 (-0,4%), selon un chiffre provisoire publié vendredi du département statistiques du ministère de l’Emploi (Dares).

Cela ramène à 16,019 millions le nombre de salariés, hors agriculture, administration, éducation, santé, action sociale, soit -412.000 postes par rapport à 2008 (-2,5%). Le chiffre est susceptible d’être révisé le 11 mars.

On s’achemine vers un total de 450.000 destructions d’emplois en intégrant les secteurs non marchands, souligne le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez.

C’est moins que redouté par l’Insee en juin, mais le triple de l’année 2008 (-145.000), alors que "le recul de l’emploi s’observe partout dans le monde", note Yannick L’Horty, professeur d’économie à Evry.

Aucune inversion rapide des destructions d’emploi n’est attendue en 2010, ni par les économistes, ni le gouvernement qui prévoit -71.000 emplois salariés (-120.000 dans le secteur marchand).

"Facteur aggravant, le recul de l’emploi n’est pas localisé dans les branches les plus sensibles à la conjoncture (...). Les territoires les plus industriels subissent une dégradation du marché local du travail plus profonde que les zones tertiaires, ce qui exacerbe les fractures territoriales" entre la Corse et la Picardie, par exemple et au sein même des régions, note M. L’Horty, dans un numéro spécial des Cahiers français.

Un ouvrier travaille sur une chaîne de montage d’automobiles à Sochaux le 18 mars 2009

En 2009, l’emploi salarié dans l’industrie a reculé de -5,6% (-196.100 postes dont -192.100 dans l’industrie manufacturière), contre -3,6% dans la construction (-53.100) et -1,4% dans le tertiaire (-162.800 dont -19.500 intérimaires), selon la Dares.

"L’emploi ne repartira que lorsque la croissance économique sera considérée par les entreprises comme suffisamment solide (...) nous n’en sommes pas encore là", estime Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres.

"Du côté de l’investissement, c’est toujours une morne plaine", souligne Alexander Law (Xerfi). Or, si les entreprises n’investissent pas, elles n’embauchent pas, notamment des cadres.

A un mois des élections régionales, M. Wauquiez a jugé que le bilan "aurait pu être bien plus (lourd)", se flattant dans Les Echos d’"avoir raisonné à l’opposé de la relance par la consommation proposée par le Parti socialiste" et d’"avoir abandonné la logique de l’Etat pompier" et "la vieille politique de l’assistance".

Il reconnaît que sur les formations promises pendant les périodes de chômage partiel, on est "au début du chemin" et que pour la formation des chômeurs en général, "les résultats n’ont pas été bons l’an dernier".

"La lutte pour l’emploi, qui a déjà porté des fruits tangibles en 2009, se poursuivra avec des mesures qui ont fait leur preuve", a souligné pour sa part Christine Lagarde, la ministre de l’Emploi, citant le dispositif "zéro charge" pour les embauches dans les très petites entreprises, l’aide au chômage partiel, à l’apprentissage et la formation professionnelle.

La formation est la clé car si à court terme, une configuration à deux vitesses —emplois stables d’un côté, sous-traitance et intérim de l’autre— amortit les chocs, la mutation de l’appareil productif, à l’oeuvre depuis la seconde moitié des années 1990, nécessite un redéploiement du capital humain vers les métiers porteurs, selon le Centre d’analyse stratégique (ex-commissariat au Plan).

"Comment faire pour travailler plus longtemps", se demandent les seniors

PARIS (AFP) - 11/02/10 23h14

"Comment faire, s’interroge Catherine L., 54 ans, ex-directrice de communication licenciée, à la recherche d’un nouveau travail au Forum emploi seniors jeudi à Paris. Même si vous êtes prêts à baisser votre salaire de manière significative, ça fait peur aux employeurs".

Patrice travaille avec Claude, 77 ans, dans un garage d’Hérouville-saint-Clair, le 24 avril 2008

"Parfois, j’ai un profil qui correspond parfaitement à l’annonce, vraiment cloné, mais avec 20 à 25 ans d’expérience, vous passez pas", constate cette cadre supérieure, à la tenue soignée, qui multiplie les démarches depuis "bientôt deux ans", envisage de "se repositionner dans le bio", court les banques et se demande comment, sans conjoint, elle aura une retraite.

"Comment peut-on travailler plus longtemps sachant qu’à partir de 45 ans, on est considéré senior ? Il va falloir trouver 20 ans d’activité qui soit autre chose que du RSA ou du travail à la petite semaine", dit-elle.

Dans les allées du Forum, organisé pour la deuxième année consécutive par le Medef Ile-de-France à La Villette, dans un cadre évoquant plus l’univers de l’entreprise qu’un bureau de placement, les files d’attente se forment.

La tempe grisonnante, dissimulant leur inquiétude sous l’assurance du parfait professionnel, on dirait des salariés lambdas attendant le train pour se rendre au travail.

Jean-Luc, 48 ans, ex-cadre informatique dans la finance, qui émargeait à 50.000 euros nets jusqu’en mai 2009, a dû "dégager" par "rupture conventionnelle". "Pas le choix, dit-il. C’est une purge par le salaire qu’ils font".

Alimat C., 57 ans, un autre informaticien originaire de l’Essonne, n’a plus d’indemnisation chômage depuis un mois. Les 900 euros mensuels de son épouse et 450 euros d’allocation spécifique de l’Etat sont insuffisants pour couvrir le loyer et les besoins de cinq enfants. "Je puise dans mes économies mais si le chômage, ça dure trop longtemps, il va falloir que je me reconvertisse dans l’illégal... Enfin, je dis pas ça sérieusement, c’est la nervosité", dit-il.

Trois mille offres d’emploi sont annoncées par les entreprises participantes : vente de fenêtres, banque, assurance. Même la restauration rapide, McDonald’s et KFC, plus connue pour la jeunesse de leurs équipiers, est là.

Une conseillère Pôle Emploi aide une secrétaire administrative, 57 ans, à refaire son curriculum vitae. "Vous allez jusqu’où en comptabilité", interroge-t-elle, tandis qu’un ingénieur agricole tente d’expliquer au secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez, venu inaugurer le salon, les difficultés qu’il a à faire financer les 2.000 euros de son deuxième module de formation en développement durable.

Christian a 54 ans, presque 20 ans de plus que le ministre. Il a perdu son travail mi-novembre pour cause de "réorganisation", résume-t-il sobrement.

"Voilà, ça c’est mes bulletins de paye, mon certificat de travail, excusez moi", supplie un sexagénaire. Sur le CV qu’il tend au ministre, à côté du nom de famille B.O. et du prénom Hedi, figure la mention fatale : 57 ans.

"J’ai même plus de droits, car ma femme est fonctionnaire. J’ai mes 160 trimestres et je peux pas partir en retraite. La seule solution qui me reste, c’est de me jeter dans le métro car j’ai trois enfants qui ont encore besoin de moi, ne serait-ce qu’une année", ajoute-t-il.

"Je suis prêt à prendre n’importe quel salaire, même balayeur, même au tiers de mon salaire", implore-t-il, enjoignant le gouvernement de rétablir l’allocation équivalent retraite qui lui permettrait de tenir jusqu’à 60 ans.

Très haut débit : couvrir la France coûterait de 18 à 30 milliards d’euros

PARIS (AFP) - 11/02/10 12h57

Apporter l’internet à très haut débit sur tout le territoire français coûtera entre 18 et 30 milliards d’euros, selon un rapport de la délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar) rendu public mercredi.

Un ordinateur portable

L’hypothèse haute concerne un scénario où l’ensemble des abonnés seraient couverts en fibre optique, tandis que l’hypothèse basse prend en compte une couverture à 80% du territoire en fibre optique, avec le reste des abonnés couverts par d’autres technologies (4e génération de téléphonie mobile, satellite, etc.).

La desserte en fibre optique de 100% de l’Hexagone représente un réseau de 1,1 million de kilomètres, alors que pour 80% de la population, situés dans les zones les plus denses, la couverture ne nécessite que 500.000 kilomètres de fibre.

Avec le scénario à 18 milliards, la Datar estime les financements publics nécessaires à "8 milliards d’euros, soit 500 millions d’euros par an sur quinze ans".

Pour l’instant, 2 milliards d’euros sont destinés à la généralisation du très haut débit sur les 4,5 milliards que le gouvernement consacre au numérique dans le grand emprunt.

Le rapport souligne que sans nouvelle action publique pour financer le très haut débit, seuls 25% à 40% de la population aura accès à la fibre optique en 2014.

Selon l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), la France comptait fin septembre seulement 255.000 abonnés au très haut débit, ce qui représente une proportion encore infime du territoire.

Mardi, le président Nicolas Sarkozy a fixé pour objectif que 100% des foyers aient accès au très haut débit en 2025, selon un communiqué du sénateur Hervé Maurey (Nouveau Centre), nommé à la tête d’une mission parlementaire sur le déploiement du très haut débit.


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