AID Association initiatives dionysiennes
Alors que Bernadette Groison succède à André Aschieri à la FSU...

MALAISES PERSISTANTS DANS L’ENSEIGNEMENT

poursuite du harcèlement gouvernemental contre les enseignants

samedi 6 février 2010 par JMT

La Fédération syndicale unitaire (FSU) a bouclé vendredi son 6e Congrès à Lille en élisant à sa tête Bernadette Groison pour succéder à Gérard Aschieri et en lançant un appel aux organisations syndicales qui le souhaitent "à travailler en commun".

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où un élève a été agressé, ont décidé vendredi de ne pas reprendre les cours lundi afin d’obtenir de meilleurs conditions de sécurité et ont exhorté le ministre de l’Education nationale à débloquer "rapidement" la situation.

La nouvelle secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, a assuré que son organisation allait être "à l’offensive" sur les retraites et a renouvelé auprès d’autres syndicats son appel à "travailler en commun", en clôturant vendredi à Lille les débats du 6e congrès de la FSU.

Le syndicat Sup’Recherche Unsa a accusé vendredi la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse de "double langage" à propos de la hausse prévue par Paris-Dauphine, pour la rentrée 2010, des droits de scolarité de certains de ses diplômes de master.

Bernadette Groison, professeur des écoles, a été élue vendredi secrétaire générale de la fédération syndicale unitaire (FSU) lors d’un congrès à Lille et succède à Gérard Aschieri, a annoncé le syndicat dans un communiqué.

La FSU élit une institutrice à sa tête et se tourne vers d’autres syndicats

LILLE (AFP) - 06/02/10 13h18

La Fédération syndicale unitaire (FSU) a bouclé vendredi son 6e Congrès à Lille en élisant à sa tête Bernadette Groison pour succéder à Gérard Aschieri et en lançant un appel aux organisations syndicales qui le souhaitent "à travailler en commun".

La nouvelle secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Bernadette Groison, le 05 février 2010 à Lille, lors du 6e congrès national de la FSU

A 48 ans, Mme Groison, professeur des écoles en maternelle à Montrouge (Hauts-de-Seine), issue du SNUipp, le premier syndicat des enseignants du primaire, remplace Gérard Aschieri, 57 ans, au poste de secrétaire général de la première fédération de l’Education.

Lors de son discours de clôture devant les congressistes réunis dans la capitale du Nord depuis lundi, Mme Groison a lancé un appel "à travailler en commun avec tous ceux qui le souhaitent".

Car si la FSU, née en 1993, est désormais installée dans le paysage social, elle peine à peser en dehors de son pré carré - la fonction publique d’Etat et le milieu enseignant.

D’où sa volonté d’ouvrir une nouvelle donne syndicale en développant les rapprochements avec d’autres organisations, comme la CGT et Solidaires, tout en laissant la porte ouverte aux autres.

Cette stratégie est également dictée par la réforme de la représentativité, une réforme en vertu de laquelle, les accords, pour être valides, devront être majoritaires à partir de 2013, ce qui pousse à des regroupements syndicaux.

Venus s’exprimer à la tribune mercredi, les dirigeants de la CGT, Bernard Thibault, et de Solidaires, Annick Coupé, ont accepté cette main tendue de la FSU. M. Thibault a estimé "souhaitable" et "possible de "pousser plus loin nos coopérations".

Mais les formes de cette nouvelle donne restent à définir.

Pour le moment, les congressistes ont adopté un texte qui prévoit la construction d’"un nouvel outil syndical", qui n’est pas une "fusion ou une absorption", et dans laquelle la FSU conservera ses "spécificités".

Il s’agira de s’engager dans "une dynamique" visant à contribuer "au développement d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale progressiste, à vocation majoritaire", stipule ce texte.

Mme Groison passera aux travaux pratiques dès lundi, où une rencontre intersyndicale (CGT, CFDT, CGC, FSU, Solidaires, Unsa) est prévue : "nous appellerons à un accord le plus large possible pour avoir un plan d’actions articulant actions sectorielles et actions plus générales", a affirmé Mme Groison à l’AFP.

"En particulier, nous sommes prêts à engager une action début mars (date à laquelle la CGT a déjà proposé de lancer une "mobilisation interprofessionnelle", Ndlr), mais seulement dans un cadre unitaire", a-t-elle ajouté.

La FSU entend être "à l’offensive" sur la question des retraites, le gros dossier de l’année. Hostile à un recul de l’âge légal de départ en retraite, elle veut notamment mener une "grande campagne d’opinion afin de ne pas se laisser piéger ni par un calendrier ni par un débat décidé à l’avance".

Autres "défis" qui l’attendent : la défense des services publics à l’heure des suppressions de postes et au moment où s’applique la loi sur la mobilité des fonctionnaires, ou encore la poursuite des actions dans l’Education.

En interne, la fédération a pour objectif de "gagner des syndiqués", d’être "attentifs aux jeunes collègues qui entrent dans le métier", ou encore de travailler à la "place des femmes" au sein de la FSU.

Un "secrétariat national élargi" autour de Mme Groison devrait être mis en place.

La FSU compte 163.000 adhérents, dont 80% d’enseignants.

Agression à Vitry : pas de reprise des cours lundi, 3 mineurs mis en examen

CRÉTEIL (AFP) - 05/02/10 21h17

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où un élève a été agressé, ont décidé vendredi de ne pas reprendre les cours lundi afin d’obtenir de meilleurs conditions de sécurité et ont exhorté le ministre de l’Education nationale à débloquer "rapidement" la situation.

Le lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine le 2 février 2010

Trois mineurs soupçonnés d’avoir participé mardi à l’agression au couteau de ce lycéen de 14 ans ont par ailleurs été mis en examen pour violences avec armes en réunion commises dans un établissement scolaire, a-t-on appris de source judiciaire.

Une information judiciaire sera ouverte et confiée à un juge d’instruction qui devra également enquêter sur des affrontements entre bandes le 30 janvier à Thiais (Val-de-Marne) qui seraient à l’origine de l’agression. Quatre autres mineurs devraient prochainement être mis en examen dans ce volet de l’affaire, selon la même source.

A l’issue d’une nouvelle assemblée générale, les enseignants, qui ont cessé les cours mercredi, ont décidé à "l’unanimité" de ne pas les reprendre lundi prochain pour dénoncer "l’insécurité endémique" dans cet établissement de 1.500 élèves.

Ils continuent de réclamer le doublement du nombre de surveillants (de 11 à 22) et jugent "insuffisantes" les propositions du rectorat de Créteil (trois surveillants supplémentaires, embauche de six médiateurs de la vie scolaire).

"Nous faisons appel à vous monsieur le ministre (de l’Eduation nationale, Luc Chatel, ndlr) pour que vous débloquiez rapidement la situation", indiquent les enseignants dans une lettre ouverte lue devant des journalistes.

"Les enseignants restent déterminés et convaincus que leur revendication n’a rien de scandaleux", assurent-ils, précisant qu’un nouveau rendez-vous avec le recteur avait été fixé lundi à 11H00.

Ils ont de nouveau reçu vendredi le soutien d’une centaine d’élèves rassemblés devant le rectorat, déployant des banderoles "lycée en danger" et arborant des autocollants "11 pions, parce qu’on le vaut bien", a constaté un journaliste de l’AFP.

Les enseignants ont par ailleurs dénoncé les "provocations" du ministère et du rectorat concernant le non-paiement des journées d’arrêt de travail.

Estimant qu’il existe un danger pour la sécurité du lycée, les enseignants considèrent avoir cessé les cours en application d’un "droit de retrait" légitime. Le ministère de l’Education a fait savoir que ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève, et à ce titre non-payés.

La FSU sera "à l’offensive" sur les retraites, promet Mme Groison

LILLE (AFP) - 05/02/10 16h51

La nouvelle secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, a assuré que son organisation allait être "à l’offensive" sur les retraites et a renouvelé auprès d’autres syndicats son appel à "travailler en commun", en clôturant vendredi à Lille les débats du 6e congrès de la FSU.

La nouvelle secrétaire générale de la Fédération syndicale Unitaire (FSU), Bernadette Groison pose avec son prédécesseur Gérard Aschieri, le 1e février 2010 à Lille

Mme Groison, élue vendredi matin à la tête de la première fédération de l’Education et de la Fonction publique d’Etat, a énuméré les "sujets lourds" qui attendent la FSU, et en tout premier lieu, a cité "la question des retraites".

"Nous devons être à l’offensive sur cette question afin d’être en capacité de peser sur les choix qui seront faits", a-t-elle affirmé dans son discours.

"La FSU s’engage à mener une grande campagne d’opinion afin de ne pas se laisser piéger ni par un calendrier ni par un débat décidé à l’avance", a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, Mme Groison a invité à "chercher ce qui rassemble plutôt que ce qui divise". A cette fin, "notre congrès renouvelle son appel à travailler en commun avec tous ceux qui le souhaitent", a-t-elle lancé, rappelant que "c’est un atout majeur pour imposer des transformations sociales".

Faisant le constat que les "réformes régressives proposées" par le gouvernement "nous placent en situation de dire non", davantage que de "proposer", Mme Groison a pour autant appelé à ce que la FSU soit "une force de propositions incontournable et indispensable".

La nouvelle secrétaire générale a aussi invité à "inventer de nouvelles pratiques et conjuguer mieux actions et propositions".

"La défense et le développement des services publics", la poursuite des actions dans l’Education, la défense des droits et libertés, les questions environnementales sont parmi les autres "défis" cités par Mme Groison.

En particulier, elle a dénoncé le projet de décret de la loi sur la mobilité des fonctionnaires (qui pourrait permettre leur licenciement, ndlr) qui constitue selon elle "une remise en cause inacceptable des statuts de la Fonction publique".

En interne, "gagner des syndiqués", être "attentifs aux jeunes collègues qui entrent dans le métier", travailler à la "place des femmes" au sein de la FSU et mettre en place un "secrétariat national élargi" sont parmi les "préoccupations" de la fédération.

La Fédération syndicale unitaire (FSU) compte 163.000 adhérents, dont 80% d’enseignants.

Hausse des droits à Dauphine : l’Unsa accuse Pécresse de "double langage"

PARIS (AFP) - 05/02/10 16h49

Le syndicat Sup’Recherche Unsa a accusé vendredi la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse de "double langage" à propos de la hausse prévue par Paris-Dauphine, pour la rentrée 2010, des droits de scolarité de certains de ses diplômes de master.

Entrée de l’université Paris Dauphine en 2008.

La ministre "annonce qu’elle va saisir le Conseil d’Etat quant à la légalité d’une telle décision. Mais Mme Pécresse sait pertinemment que cette augmentation est parfaitement légale... puisque c’est elle qui, en juillet 2009, a offert à cet établissement la possibilité de mettre en place un tel système, via la modification en catimini du décret de 1999 relatif à la liste des diplômes conférant le grade de master !", affirme ce syndicat dans un communiqué.

Théoriquement, explique Sup’Recherche-Unsa, il y a aujourd’hui en France le master "diplôme national", soumis à un cahier des charges précis, notamment en matière de droits d’inscription, et le master "grade", automatiquement conféré aux détenteurs d’un diplôme national de master mais aussi à tous ceux qui ont obtenu, comme le stipule le décret de 1999, un diplôme d’ingénieur délivré par un établissement habilité ou un diplôme d’Institut d’études politiques (IEP).

Pour les autres diplômes de niveau bac+5, la possibilité de délivrance du grade de master est soumise, "au cas par cas", à l’avis consultatif du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), notamment pour les "diplômes d’universités", des diplômes locaux pour lesquels il n’y a pas de cahier des charges et peu de contraintes.

Or, selon le syndicat, "la modification offerte à Paris-Dauphine par la ministre donne à celle-ci la possibilité de conférer le grade de master à tous les diplômes +figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de l’enseignement supérieur+. On ne saurait être plus clair : le grade de master sans les contraintes du diplôme de master, M. Batsch (président de Dauphine) en rêvait, Mme Pécresse lui en a fait présent !"

Ce fonctionnement de Dauphine est "aux antipodes du terme central de la devise de notre République : Egalité", conclut le syndicat.

Paris-Dauphine a décidé d’augmenter les droits de scolarité de 44 de ses 105 masters, de 231 euros actuellement à une fourchette comprise entre 1.500 et 4.000 euros, avec exonérations pour les boursiers notamment.

Agression à Vitry : les enseignants se rassemblent devant le rectorat

VITRY-SUR-SEINE, Val-de-Marne (AFP) - 05/02/10 13h55

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine, où un élève a été agressé mardi, devaient manifester vendredi matin devant le rectorat de Créteil (Val-de-Marne), au troisième jour de l’arrêt des cours pour exiger davantage de sécurité, selon les professeurs.

Des professeurs et des élèves sont rassemblés devant le rectorat de Créteil, le 4 février 2010

"On demande une nouvelle audience au recteur. Si on n’obtient pas ce qu’on veut, on pourrait décider de taper plus haut" et de se rendre au ministère de l’Education nationale, a expliqué à l’AFP Christine Lichtenauer, enseignante de français au lycée Adolphe-Chérioux.

Les professeurs réclament un doublement du nombre de surveillants (de 11 à 22) pour cet établissement de 1.500 élèves, afin de mieux lutter contre "la violence endémique" dans ce lycée polyvalent.

Jeudi, le recteur de l’académie de Créteil, William Marois, avait reçu une délégation et proposé la nomination de trois surveillants supplémentaires et l’affectation de six médiateurs de la vie scolaire, une proposition jugée insuffisante par les enseignants.

Les professeurs ont cessé les cours mercredi au lendemain de l’agression au couteau d’un élève de 14 ans par sept personnes qui s’étaient introduites dans l’établissement.

Education : Bernadette Groison élue secrétaire générale de la FSU

LILLE (AFP) - 05/02/10 13h29

Bernadette Groison, professeur des écoles, a été élue vendredi secrétaire générale de la fédération syndicale unitaire (FSU) lors d’un congrès à Lille et succède à Gérard Aschieri, a annoncé le syndicat dans un communiqué.

La nouvelle secrétaire générale de la Fédération syndicale Unitaire (FSU), Bernadette Groison pose avec son prédécesseur Gérard Aschieri, le 1e février 2010 à Lille

Mme Groison a été élue par conseil délibératif fédéral national de la FSU (sorte de Parlement de la FSU) par 125 voix pour et 5 contre. Sept membres du conseil n’ont pas participé au vote.

Agée de 48 ans, Bernadette Groison, professeur des écoles, a enseigné en Côte d’Or, puis dans le Rhône, et travaille actuellement dans une école maternelle de Montrouge (Hauts-de-Seine).

Diplômée de l’IEP de Lyon en 1984, elle obtient ensuite une maîtrise en sciences politiques à Lyon III, puis passe le concours de l’école normale des instituteurs de Dijon en 1988 et accède au corps des professeurs des écoles en 1990. En 2009, elle a obtenu un Master en sciences de l’éducation à l’Université Paris-VIII.

Gérard Aschieri, 57 ans, était arrivé au terme de son troisième mandat et ne se représentait pas. Mme Groison n’avait pas de challenger.

C’est la première fois qu’une femme professeur des écoles exerce, seule, cette fonction au sein de la FSU.

Militante depuis 1989, Mme Groison est issue du SNUipp-FSU, le syndicat des enseignants du primaire, l’un des deux gros syndicats de la FSU avec le Snes (enseignants des collèges et lycées). Membre de l’équipe nationale du SNUipp en 1993, elle en a été co-secrétaire de 2004 à 2007.

Au sein de la fédération, Mme Groison était notamment présidente du centre de formation de la FSU, instance chargée d’organiser entre autre les stages syndicaux pour les militants.

La FSU est la première fédération de l’Education (163.000 adhérents, dont 80% d’enseignants) et la première fédération de la fonction publique d’Etat.

Son 6e congrès s’était ouvert lundi à Lille et devait se clore ce vendredi en début d’après-midi.


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