AID Association initiatives dionysiennes
Avec des frontières maritimes qui sont des passoires

NOUVELLE BRECHE DANS LA FORTERESSE EUROPE

les trafiquants ont encore berné les forces de l’ordre qui n’étaient pas là !

samedi 23 janvier 2010 par JMT

La mystérieuse odyssée de 124 migrants réfugiés clandestins se disant Kurdes de Syrie débarqués sur une plage corse s’est poursuivie samedi avec leur transfèrement sur le continent et la suite de l’enquête judiciaire pour tenter de mettre au jour l’organisation de ce trafic d’êtres humains.

Cent vingt-quatre réfugiés affirmant pour la plupart être des Kurdes de Syrie ont été découverts vendredi matin sur une plage proche de Bonifacio (Corse-du-sud) après avoir été débarqués par des passeurs, une première dans l’île.

Un bateau susceptible d’avoir débarqué sur une plage corse 124 étrangers a été identifié et doit être contrôlé par les douanes italiennes, a indiqué vendredi le ministre de l’Immigration Eric Besson.

La mystérieuse odyssée des 124 clandestins en Corse se poursuit sur le continent

AJACCIO (AFP) - 23/01/10 23h48

La mystérieuse odyssée de 124 migrants réfugiés clandestins se disant Kurdes de Syrie débarqués sur une plage corse s’est poursuivie samedi avec leur transfèrement sur le continent et la suite de l’enquête judiciaire pour tenter de mettre au jour l’organisation de ce trafic d’êtres humains.

Des réfugiés clandestins arrivés vendredi en Corse ont commencé samedi à quitter la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse) pour le continent.

Les 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants ont quitté samedi Bonifacio (Corse-du-Sud) où ils étaient hébergés depuis la veille dans un gymnase pour être transférés sur le continent depuis la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse).

Soixante d’entre eux doivent être "répartis sur un ensemble de centres de rétention administrative (Cra) dans le sud où les familles et les enfants en bas âge peuvent être accueillis", a dit le préfet de Corse, Stéphane Bouillon.

Des clandestins sont arrivés dans les Cra de Lyon, Marseille, Toulouse, Nîmes et Rennes.

L’entrée du centre de rétention de Rennes où ont été transférés certains des clandestins le 23 janvier 2010

Un dernier groupe d’une dizaine de personnes a également quitté la Corse peu avant 20H, a indiqué la préfecture de Corse.

Dimanche, des requêtes en annulation des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière pris à l’encontre de ces réfugiés seront examinés par les juges de la liberté et de la détention (JLD), a indiqué l’association Forum Réfugiés.

Le ministère de l’Immigration a indiqué que chacun "bénéficiera d’une évaluation individuelle de sa situation" et "des services d’un interprète, d’une visite médicale, d’une information sur les dispositifs d’aide au retour volontaire et d’une assistance juridique".

Quelques uns des 124 réfugiés clandestins débarqués en Corse sont transférés dans un bus à Toulouse, le 23 janvier 2010

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a souhaité que chacun bénéficie d’un "examen complet et équitable" de sa situation.

Selon le maire PS de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, l’évacuation s’est effectuée calmement. Insistant pour ne pas être séparés, les hommes avaient refusé de s’alimenter vendredi soir, exigeant notamment l’intervention de la Ligue des droits de l’homme (LDH). Le représentant en Corse de la LDH, André Paccou, a déploré que le droit d’asile ne leur ait pas été proposé en Corse.

La Ligue des droits de l’Homme, par la voix de son président Jean-Pierre Dubois, accuse Paris de vouloir priver les migrants clandestins arrivés en Corse du droit de demander l’asile.

Le préfet de Corse a indiqué que les clandestins pouvaient demander l’asile sur le continent.

Il s’agissait de la première arrivée en Corse d’un groupe aussi important de clandestins, comme cela se passe fréquemment en Italie, Espagne, Grèce et à Malte.

Concernant l’enquête judiciaire, le procureur de la République d’Ajaccio, Thomas Pison, a déclaré que les 80 adultes ont affirmé être partis de Syrie pour aller en camion jusqu’en Tunisie d’où ils auraient embarqué à bord d’un cargo pour la Corse, alors qu’ils souhaitaient aller en Scandinavie.

Une dizaine de réfugiés clandestins sont transférés en bus sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse, le 23 janvier 2010

M. Bouillon a qualifié d’"étonnant" le parcours des clandestins.

Soulignant qu’il existe "beaucoup de zones d’ombre", M. Pison a indiqué que les clandestins ont payé de 2.500 à 10.000 euros par personne à des passeurs en Tunisie.

Le procureur a ajouté que la France avait demandé l’assistance pénale des autorités judiciaires italiennes qui ont effectué des investigations dans leurs eaux territoriales. Un cargo battant pavillon russe ou ukrainien serait recherché.

Le ministère de l’Immigration a en outre indiqué qu’un deuxième bateau susceptible d’avoir débarqué ces clandestins en Corse avait été identifié. Le ministre Eric Besson et le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, ont exclu que la Corse devienne une destination pour les candidats à l’immigration. M. Besson a proposé un sommet européen sur la question.

M. Bouillon a annoncé que le gouvernement avait demandé à la Marine, aux douanes et à la gendarmerie de renforcer la surveillance du rivage.

Une centaine de clandestins kurdes débarqués sur une plage corse

BONIFACIO (AFP) - 22/01/10 23h37

Cent vingt-quatre réfugiés affirmant pour la plupart être des Kurdes de Syrie ont été découverts vendredi matin sur une plage proche de Bonifacio (Corse-du-sud) après avoir été débarqués par des passeurs, une première dans l’île.

Des membres d’un groupe de 124 personnes patientent avant leur prise en charge, le 22 janvier 2010 près d’une plage proche de Bonifacio, où ils auraient "été débarqué d’un bateau par des passeurs"

Le groupe "aurait été débarqué d’un bateau par des passeurs, sans doute hier (jeudi) soir mais peut-être depuis plus longtemps", a indiqué la préfecture.

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a annoncé qu’un bateau susceptible de les avoir débarqués avait été identifié dans les eaux internationales et devait être contrôlé par les douanes italiennes.

Il s’agirait d’un bateau russe ou ukrainien, selon une source proche du dossier.

Le groupe est composé selon M. Besson de 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants, tous dépourvus de documents d’identité. "Il s’agit de Syriens se disant Kurdes", a déclaré à Bonifacio le préfet de région Stéphane Bouillon, précisant qu’une enquête judiciaire était ouverte pour vérifier leur identité.

Cent-vingt quatre réfugiés affirmant pour la plupart être des Kurdes de Syrie ont été découverts vendredi matin sur une plage proche de Bonifacio (Corse-du-sud) après avoir été débarqués par des passeurs, une première dans l’île.

"Ils disent avoir fait un périple en plusieurs étapes à travers la Méditerranée", a ajouté M. Bouillon. "Ils ont été amenés jusqu’en Corse à bord d’un cargo" et probablement débarqués "à l’aide de petites embarcations".

Ils seront envoyés "dans des centres de rétention en divers endroits mais pas en Corse, il n’y a pas la capacité d’accueil", a ajouté le préfet. "Nous voulons faire le plus vite possible".

Les départs pourraient débuter dès la nuit de vendredi à samedi, selon une source proche du dossier.

Selon M. Besson, qui s’est refusé à parler d’une éventuelle reconduite aux frontières, chaque situation sera examinée "au cas par cas".

"Ces gens sont fatigués mais pas épuisés, ils ne nécessitent pas de traitement médical à ce stade", a dit le préfet. Le groupe compte neuf nourrissons, une handicapée et cinq femmes enceintes, dont une a été hospitalisée à Porto-Vecchio.

Des pompiers assistent une personne faisant partie d’un groupe de 124 personnes, le 22 janvier 2010 à Bonifacio

Les clandestins, plutôt bien habillés et semblant en bonne santé, ont été transférés dans un gymnase de Bonifacio, où ils ont été entendus par des représentants des pouvoirs publics assistés de deux interprètes en kurde et en arabe, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Tous les adultes sont interrogés en tant que témoins", a dit le procureur de la République d’Ajaccio Thomas Pison. Une enquête de flagrance pour traite d’êtres humains et aide au séjour irrégulier en bande organisée a été ouverte.

Des renforts de traducteurs en kurde et arabe étaient attendus ainsi que dix spécialistes de l’Office central de répression de l’immigration irrégulière.

Selon les autorités dans l’île, c’est la première fois que la Corse connaît une telle arrivée de clandestins sur ses côtes.

Carte de la Corse situant la plage de Paragnano où ont été découverts 124 réfugiés

Le groupe a été découvert au petit matin sur la plage de Paragnano, au sein d’une réserve naturelle entre Bonifacio et Pianottoli-Caldarello, à l’extrême sud de la Corse. Des traces de campement ont été découvertes sur la plage.

Un important dispositif aérien, maritime et terrestre a été mis en place pour s’assurer de la présence d’autres réfugiés alentour.

La France avait connu un cas similaire en février 2001 près de Saint-Raphaël (Var), avec l’échouage d’un vraquier transportant 910 Kurdes. Fin 2008, le tribunal correctionnel de Draguignan avait condamné à des peines d’un à dix ans de prison 8 Syriens et un Libanais pour avoir organisé leur transport et débarquement clandestin.

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a annoncé vendredi 22 janvier qu’il allait proposer à la présidence espagnole de l’Union européenne d’organiser un sommet de crise sur l’immigration clandestine après le débarquement sur une plage corse de 124 étrangers.

M. Besson a exclu que la Corse devienne une destination des candidats à l’immigration comme l’île italienne de Lampedusa et annoncé qu’il allait proposer à l’UE un sommet de crise sur l’immigration clandestine.

Clandestins débarqués en Corse : un bateau suspect identifié, selon Eric Besson

PARIS (AFP) - 22/01/10 20h36

Un bateau susceptible d’avoir débarqué sur une plage corse 124 étrangers a été identifié et doit être contrôlé par les douanes italiennes, a indiqué vendredi le ministre de l’Immigration Eric Besson.

Le ministre de l’Immigration Eric Besson, le 4 janvier 2010 à Paris

"Notre objectif est de retrouver la trace du bateau qui a pu amener ces personnes sur nos côtes. L’un de ces bateaux a déjà retenu notre attention", a déclaré M. Besson lors d’une conférence de presse.

Le bateau suspect "se trouve dans les eaux internationales" et "une vedette des douanes italiennes s’apprête au contrôle de ce navire, afin de procéder aux vérifications nécessaires", a ajouté le ministre selon lequel une information judiciaire a été ouverte par le parquet d’Ajaccio pour "entrée et séjour d’étrangers en situation irrégulière en bande organisée".

Le groupe de naufragés est composé de 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants, tous dépourvus de documents d’identité. "Ces personnes déclarent pour certaines être des Kurdes en provenance de Syrie, pour d’autres en provenance du Maghreb", selon le ministre.

Transférés dans un gymnase de Bonifacio, les naufragés ont subi de premiers examens médicaux qui ont apparaître un "état sanitaire satisfaisant". Ils doivent être transférés dans les prochaines 48 heures vers des lieux d’hébergement plus adaptés.

Interrogé sur leur devenir, M. Besson a indiqué que la situation serait examinée "au cas par cas", refusant de parler d’une éventuelle reconduite aux frontières.

Soulignant par ailleurs que "la priorité est de vérifier qu’il n’y pas d’autres personnes en péril", M Besson a indiqué que des moyens aériens et nautiques avaient été mobilisés pour les recherches : deux avions Falcon 50, quatre hélicoptères et deux vedettes. Un patrouilleur aviso équipé d’un radar a aussi appareillé de Toulon pour se joindre au dispositif.

Après avoir exclu le risque que la Corse devienne une destination des candidats à l’immigration comme l’île italienne de Lampedusa, le ministre a annoncé qu’il allait proposer à la présidence espagnole de l’Union européenne (UE) d’organiser un sommet de crise sur l’immigration clandestine.

Cette rencontre réunirait l’ensemble des ministres chargés de l’Immigration des pays méditerranéens membres de l’UE, ainsi que le Royaume-uni et l’Allemagne.

A cette occasion, M. Besson proposera, a-t-il dit, la généralisation des patrouilles maritimes conjointes et le déploiement immédiat de renforts opérationnels européens sous l’égide de l’agence européenne de surveillance des frontières (Frontex).

VIDEOS

Transfèrement des migrants jugé scandaleux par des associations

PARIS (AFP) - 23/01/10 23h40

La Ligue des droits de l’Homme, par la voix de son président Jean-Pierre Dubois, accuse Paris de vouloir priver les migrants clandestins arrivés en Corse du droit de demander l’asile.

Durée 1mn01

Transfert des clandestins débarqués en Corse vers le continent

AJACCIO (AFP) - 23/01/10 23h17

Des réfugiés clandestins arrivés vendredi en Corse ont commencé samedi à quitter la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse) pour le continent.

Durée : 0mn57

Une centaine de clandestins découverts sur une plage de Corse

BONIFACIO (AFP) - 22/01/10 23h20

Cent-vingt quatre réfugiés affirmant pour la plupart être des Kurdes de Syrie ont été découverts vendredi matin sur une plage proche de Bonifacio (Corse-du-sud) après avoir été débarqués par des passeurs, une première dans l’île.

Durée 0mn22

Besson : il faut renforcer les frontières maritimes de l’UE

PARIS (AFP) - 22/01/10 22h18

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a annoncé vendredi 22 janvier qu’il allait proposer à la présidence espagnole de l’Union européenne d’organiser un sommet de crise sur l’immigration clandestine après le débarquement sur une plage corse de 124 étrangers.

Durée : 1mn14


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