AID Association initiatives dionysiennes
Alors qu’on évoque 100.000 morts et un pays dévasté

HAITI, UNE EPREUVE DE PLUS

La misère tue plus sûrement que tout le reste !

jeudi 14 janvier 2010 par JMT

Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu’il se rendrait en Haïti, pays frappé mardi par un séisme meurtrier, "dans les semaines qui viennent", dans la foulée d’un voyage en Martinique et à Saint-Domingue.

La journée de mercredi a vu la montée en puissance des moyens de secours déployés en Haïti dont 200 sauveteurs sont déjà sur place, tandis qu’un vaste élan de solidarité se déployait dans l’hexagone .

La Sécurité civile va envoyer jeudi en Haïti un hôpital de campagne et une soixantaine d’infirmiers qui complèteront les détachements déjà sur place, a indiqué son porte-parole, le colonel Patrick Vailli.

Cadavres dans les rues, bâtiments, maisons et écoles effondrés : Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, est en partie détruite et plongée dans le chaos après le séisme dévastateur qui l’a frappée mardi soir.

Le président haïtien René Préval a dit mercredi au quotidien américain Miami Herald qu’il craignait que le séisme qui a frappé son pays la veille ait fait des milliers de morts, appelant dans la foulée la communauté internationale à l’aide.

Sarkozy en Haïti "dans les semaines qui viennent"

PARIS (AFP) - 14/01/10 22h09

Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu’il se rendrait en Haïti, pays frappé mardi par un séisme meurtrier, "dans les semaines qui viennent", dans la foulée d’un voyage en Martinique et à Saint-Domingue.

Discours de Nicolas Sarkozy sur la situation en Haïti, le 14 janvier 2010 à l’Elysée

Le chef de l’Etat s’exprimait à l’Elysée après une réunion avec notamment le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, sur la situation en Haïti.

"Lorsque je me rendrai en Martinique, j’avais promis de me rendre à Saint-Domingue, j’en profiterai bien sûr pour me rendre en Haïti dans les semaines qui viennent", a dit M. Sarkozy.

Il entend s’entretenir avec le président René Préval "et voir comment on peut très rapidement, après cette catastrophe, reconstruire ce pays martyrisé par les événements que nous venons de connaître", a-t-il indiqué.

La France va intensifier son effort de secours en faveur d’Haïti en y envoyant deux navires militaires, dont l’un sera doté d’équipements chirurgicaux, a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy.

Il a indiqué que le navire Francis Garnier, actuellement "en alerte à Fort-de-France", en Martinique, dans les Antilles françaises, allait "faire route vers Port-au-Prince". Il a ajouté que le navire Sirocco, actuellement à Dakar, se rendrait également en Haïti. Ce bâtiment est équipé en particulier de "deux plateaux de chirurgie".

Nicolas Sarkozy a confirmé la mort de deux Français dans le séisme qui a ravagé Haïti, ajoutant que "plusieurs" autres étaient "encore portés disparus, prisonniers des décombres".

"A l’heure où je vous parle, nous avons confirmation de la mort de deux de nos compatriotes", a déclaré le chef de l’Etat depuis l’Elysée, après une réunion consacrée à la catastrophe.

"Une centaine de nos ressortissants blessés ou en grande difficulté ont été évacués dans la nuit par des avions militaires français vers la Martinique, pour y être soignés", a-t-il poursuivi.

"Plusieurs dizaines des 1.200 Français de Port-au-Prince sont rassemblés sur le site de l’ambassade et la résidence de France. Malheureusement, plusieurs de nos compatriotes sont encore portés disparus, prisonniers des décombres d’édifices qui se sont effondrés", a ajouté le président.

Les deux morts français victimes du séisme sont des salariés d’une entreprise de BTP basée dans le Cantal.

Nicolas Sarkozy a appelé à une "grande conférence" internationale pour "la reconstruction et le développement" d’Haïti après le séisme qui a ravagé le pays, ajoutant qu’il s’apprêtait à s’entretenir de cette proposition avec le président américain Barack Obama.

"Je vais proposer au président Obama, avec qui j’aurai l’occasion de m’entretenir dans les heures qui viennent, que les Etats-Unis, le Brésil, le Canada, et d’autres encore, prennent l’initiative de convoquer une grande conférence pour la reconstruction et le développement en Haïti", a déclaré le chef de l’Etat à l’issue d’une réunion à l’Elysée sur la catastrophe.

"Haïti n’a pas vocation à un être un pays martyr. Cette nouvelle tragédie peut être la dernière si la communauté internationale se mobilise pour aider ce pays" a-t-il encore dit.

Premiers secours français à l’oeuvre en Haïti, puissant élan de solidarité

PARIS (AFP) - 14/01/10 22h25

La journée de mercredi a vu la montée en puissance des moyens de secours déployés en Haïti dont 200 sauveteurs sont déjà sur place, tandis qu’un vaste élan de solidarité se déployait dans l’hexagone .

Des sauveteurs français prêts à partir pour Haïti, le 13 janvier 2010 sur la base militaire du Lamentin

Les deux premières victimes françaises du séisme, des salariés d’une entreprise de BTP basée dans le Cantal, ont été identifiées alors que plus d’un millier de Français se trouvaient à Port-au-Prince au moment du séisme.

Quatre-vingt onze Français, selon Bernard Kouchner, blessés ou choqués, ont été évacués vers la Martinique. Le Quai d’Orsay a ouvert un deuxième numéro de téléphone d’urgence pour les familles de personnes résidant en Haïti. Ce numéro est le 0810.006.330. Un premier numéro avait été créé mercredi : 01.45.50.34.60

Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il se rendrait en Haïti "dans les semaines qui viennent", dans la foulée d’un voyage en Martinique.

En France, le président Nicolas Sarkozy, qui se rendra en Haïti "dans les semaines qui viennent", a annoncé que la France allait acheminer deux navires militaires sur place et appelé à une "grande conférence" pour la reconstruction d’Haïti.

Pour l’heure, l’implication gouvernementale de la France dans les secours s’articule à trois niveaux selon la Direction de la Sécurité civile.

Elle précise qu’"un "premier détachement d’extrême urgence en provenance de la zone Antilles" (40 sapeurs-pompiers spécialistes en sauvetage/déblaiement avec chiens et caméras thermiques) a été engagé le 13 janvier. Les sauveteurs sont à l’oeuvre sur le chantier de l’hôtel Montana" à la recherche d’éventuels survivants.

Du matériel humanitaire chargé dans un avion militaire prêt à décoller pour Haïti, le 13 janvier 2010, sur la base militaire de Lamentin

"Un deuxième détachement national arrivé à Port-au-Prince a été constitué à partir d’unités de sapeurs-pompiers de la zone sud et de l’unité de sécurité civile de Brignoles" (60 spécialistes en sauvetage/déblaiement, avec 6 chiens de recherche). Il devrait être engagé sur trois nouveaux secteurs déterminés localement".

"Un troisième détachement" (médical et logistique), en provenance d’Ile-de-France et des Bouches-du-Rhône, composé de pompiers et de militaires de la brigade des pompiers de Paris et de Marseille, a décollé de Roissy. Il est constitué d’une centaine de spécialistes (médecins, infirmiers qualifiés en médecine de catastrophe)" munis de "stations de traitement et de conditionnement d’eau potable".

Ainsi, 200 hommes déjà à pied d’oeuvre, sous la responsabilité de l’ambassadeur de France en Haïti.

Communauté haïtienne en France, associations, collectivités locales, syndicats : hors les moyens de l’Etat mis en oeuvre, un puissant élan de solidarité se développe en France alors que le temps presse.

Après l’extraction des victimes des décombres, "pour sauver des vies, la prise en charge chirurgicale se fait idéalement dans les 48 premières heures", a expliqué jeudi à l’AFP le président de Médecins du Monde (MDM), Olivier Bernard, soulignaant qu’"on entre dans une période critique"..

Une aide humanitaire "massive" doit arriver urgemment "en Haïti si l’on veut sauver un maximum de vies" estime Olivier Bernard, président de Médecins du Monde (MDM).

ACF et MDM envoient chacun vendredi un charter de matériel. Médecins sans frontières (MSF) a affrété un avion cargo transportant un hôpital de campagne, et quatre médecins, dès jeudi soir depuis Bordeaux.

Sur place, la Croix Rouge française achemine vers la capitale une unité de potabilisation de 40.000 litres d’eau par jour et de "kits familiaux" (abris, couvertures). Elle fait aussi partir du matériel de Guadeloupe et de métropole, dont 40 tonnes de Paris vendredi soir.

Des collectivités comme la Région Rhône-Alpes, les conseils généraux de l’Essonne ou de Maine et Loire ont, elles, activé des fonds de solidarité. La CGT a lancé un appel aux dons.

A Saint-Denis, une cellule psychologique a été mise en place jeudi pour aider les Haïtiens de France, tandis que les représentants de la communauté haïtienne étaient conviés en début de soirée par Patrick Karam, le délégué interministériel pour l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, à une rencontre pour mettre sur pied "un dispositif d’urgence qui faciliterait les démarches des familles".

A Paris, le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a annoncé "un dispositif exceptionnel d’accueil en France des victimes", notamment un "allègement des conditions du regroupement familial".

La France envoie des infirmiers et un hôpital de campagne en Haïti

PARIS (AFP) - 14/01/10 15h49

La Sécurité civile va envoyer jeudi en Haïti un hôpital de campagne et une soixantaine d’infirmiers qui complèteront les détachements déjà sur place, a indiqué son porte-parole, le colonel Patrick Vailli.

Des hommes de la Sécurité Civile à leur arrivée le 25 mai 2008 au Sichuan en Chine lors d’une précédente mission

"Nous avons en préparation, et en partance en début d’après-midi, 60 autres infirmiers pour compléter les détachements (partis mercredi, ndlr), et en fin d’après-midi vraisemblablement un hôpital de campagne", a-t-il détaillé sur France Info.

Ces nouveaux moyens permettront de "constituer une véritable chaîne de secours qui nous permettra d’aller au contact des personnes sous les décombres, de les sortir, de faire un premier soin d’urgence sur place —la spécialité des sauveteurs français— et après de dégager les victimes, et, par notre hôpital de campagne, de faire du soin lourd sur place", a expliqué le colonel Vailli.

Une trentaine de sapeurs pompiers et sapeurs sauveteurs ainsi que 12 tonnes de matériel ont déjà été acheminés, sur les 130 sauveteurs et six maîtres chiens envoyés mercredi dans le cadre de deux détachements, un parti des Antilles, et un autre d’Istres (Bouches-du-Rhône), a ajouté M. Vailli.

Des membres de la Sécurité civile français lors d’une précendente mission le 25 mai 2008 au Sichuan en Chine

"Ils se sont vu affecter un hôtel, le principal hôtel de la capitale, comme chantier, avec a priori, d’après les premiers renseignements que les secouristes ont eu sur place, une centaine de personnes qui seraient sous les décombres, et, sur le premier contact qu’on a eu avec le responsable des premiers secours sur place, ils ont déjà eu un contact avec cinq personnes qui seraient sous les décombres", a détaillé M. Vailli.

Selon lui, les sauveteurs rapportent une "impression de désastre, a priori". Un responsable des détachements a constaté que "plus de sept dixièmes des bâtiments étaient effondrés sur les quartiers qu’il a traversés", a-t-il ajouté.

Après le séisme en Haïti : la situation en direct

PORT-AU-PRINCE (AFP) - 14/01/10 05h06

Cadavres dans les rues, bâtiments, maisons et écoles effondrés : Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, est en partie détruite et plongée dans le chaos après le séisme dévastateur qui l’a frappée mardi soir.

Une Haïtienne devant des bâtiments détruits à Port-au-Prince le 13 janvier 2010.

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Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes pourraient avoir péri. Le Premier ministre haïtien a avancé un chiffre de plus de 100.000 morts. La mission de l’ONU sur place a été durement frappée : jusqu’à 200 disparus. Son chef a péri.

Face à l’ampleur de la tragédie, le monde se mobilise pour envoyer de l’aide et des équipes de secours. Les Etats-Unis annoncent une opération massive.

02H05 - Le suivi en direct de la situation en Haïti reprendra jeudi matin.

02H00 - Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates reporte son voyage en Australie, prévu ce week-end, afin de rester à Washington et de coordonner l’aide humanitaire américaine acheminée à Haïti.

00H40 - Le bilan du séisme sera "l’un des plus élevés de ces dernières années en pertes de vies humaines", affirme Hillary Clinton, en le comparant au tsunami de décembre 2004 en Asie. La secrétaire d’Etat américaine annonce qu’elle annule la suite de sa tournée dans le Pacifique afin de revenir à Washington suivre la crise en Haïti.

23H30 - "Même un ou deux dollars". L’ancien président américain et envoyé spécial de l’ONU pour Haïti Bill Clinton lance un appel aux contributions financières, "même un ou deux dollars".

22H30 - Un Airbus A310 de secours décolle d’Istres. L’appareil s’est envolé à 22H25 de cette base militaire à une quarantaine de km de Marseille avec à son bord une soixantaine de membres de la Sécurité civile, six chiens spécialisés dans la recherche de personnes ensevelies et 12 tonnes de matériel. C’est le premier avion d’aide à décoller de métropole. Trois petits avions militaires Casa sont déjà partis de Martinique.

22H25 - "Restez debout". C’est le message qu’a lancée, en créole, aux Haïtiens, la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean. En larmes, elle a lu à la télévision un message de soutien et de solidarité au pays de ses ancêtres. "Le sort s’est acharné sur la population haïtienne qui commençait à peine à retrouver un souffle d’espoir", a-t-elle dit, en rappelant les cyclones qui avaient dévasté Haïti un an avant le séisme. "Les images et les nouvelles qui nous parviennent sont insoutenables".

21H55 - 100 millions de dollars. La Banque mondiale annonce débloquer cette somme en urgence pour Haïti.

21H40 - Des images satellite pour aider les secours. Le satellite SPOT 5 a été programmé pour obtenir dès jeudi et vendredi des images en couleur à 2,5 m de résolution de la zone du séisme, a indiqué l’Agence spatiale française (CNES). Des images américaines de résolution métrique, programmées pour le 15 janvier, seront également fournies. Les satellites radar de l’Agence spatiale européenne (ESA) et des agences spatiales japonaise et canadienne doivent également fournir des images.

21H22 - CONFIRMATION DE LA MORT DU CHEF DE L’ONU A HAITI. Le Tunisien Hedi Annabi qui dirigeait la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (Minustah) a péri dans l’effondrement du siège onusien. Une annonce faite par le président haïtien René Préval.

21H10 - Des responsables haïtiens parmi les victimes. Le président du Parlement Kelly Bastien se trouve dans les décombres du siège du Parlement. L’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Joseph Serge Miot, est mort dans l’effondrement de la résidence des évêques. Si le président René Préval est vivant, plusieurs membres du gouvernement sont portés disparus. "Il faut commencer à penser à la reconstruction du pays", a déclaré en sanglots le Premier ministre, Jean-Max Bellerive, au pouvoir depuis deux mois.

20H55 - Situation "épouvantable". L’ambassadeur de France en Haïti Didier Le-Bret raconte sur France 2 : "certaines rues sont jonchées de cadavres et on voit des gens, on voit apparaître une jambe, un bras dans des tas de ferraille et de béton, c’est épouvantable. Il n’y a aucun moyen actuellement qui est mis en oeuvre, le peu de moyens dont disposait Port-au-Prince à travers son service de pompiers a été enseveli dès la première secousse. Les gens sont dans la rue et vont passer la nuit dans la rue et maintenant certains d’entre eux, avec leur seule bonne volonté, cherchent à retrouver les cadavres sur les décombres".

20H45 - Guantanamo mise à contribution ? L’armée américaine n’exclut pas d’utiliser sa base implantée sur l’île de Cuba, pour accueillir des réfugiés en provenance d’Haïti. L’armée pourrait aussi transférer des détenus haïtiens dans la prison très controversée de la base où sont détenus des prisonniers capturés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

20H35 - Sous les décombres pendant 10 heures, Jillian, sauvée par son mari. Franck Thorp a raconté sur la chaîne américaine CBS qu’il se trouvait à 160 km de Port-au-Prince quand il a ressenti une légère secousse. Par la radio, il comprend la gravité du séisme. "On a sauté dans la voiture et roulé pendant six heures. Quand nous sommes arrivés, Jillian était toujours coincée. J’ai commencé à creuser. J’ai pu voir sa main et son bras, pas tout son corps, je pouvais entendre sa voix qui me disait : +sors-moi de là+. Jilian sera sauvée au bout d’une heure d’efforts.

20H25 - Un texto depuis les décombres. C’est un Canadien bloqué à Port-de-Prince qui a réussi à l’envoyer. "Nous avons reçu un texto d’un Canadien bloqué sous les décombres et nous savons exactement où se trouve cette personne", a dit le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon. "Nous avons demandé aux fonctionnaires de l’ambassade de s’en occuper et de lui venir en aide aussi rapidement que possible".

20H15 - Trois petits avions de transports militaires français Casa ont quitté Fort-de-France avec une cinquantaine de personnes et du matériel humanitaire pour Port-au-Prince, à quatre heures de vol. Un A310 de l’armée de l’air, qui devait partir également de Fort-de-France, n’a pas décollé : l’aéroport haïtien est saturé en matière d’accueil des gros porteurs.

19H35 - Des liaisons internet subsistent. Messages, photos déchirantes, appels à l’aide ont déferlé sur le site de micro-blogs Twitter. "Des groupes paroissiaux chantent des prières dans la nuit. Un son magnifique au milieu d’une horrible tragédie", raconte "Troy Livesay", qui se présente comme un collaborateur d’organisations caritatives. L’animateur de radio haïtien Carel Pedre a trouvé un large public à ses photos, postées sur Twitter (via le service TwitPic) et sur le service d’échange de photos Flickr (groupe Yahoo !).

19H20 - UNE CINQUANTAINE DE FRANCAIS RECHERCHES. Les services de l’ambassade de France recherchent "activement" une cinquantaine de ressortissants qui se seraient trouvés "dans des zones très dangereuses ou qui ont été plus ou moins détruites", a expliqué Bernard Kouchner. Plus d’un millier de Français habitent à Port-au-Prince.

19H15 - C’est le plus fort séisme dans l’île depuis 1770, selon John Bellini, géophysicien de l’Institut géologique américain (USGS). Haïti repose au sud sur une faille d’est en ouest dite "Enriquillo-Plantain Garden". Des séismes ont été recensés en 1673, 1751, 1860, 1918, 1922, 1956, 1962. Plusieurs experts avaient prévenu ces dernières années qu’une activité sismique majeure se préparait. La très faible profondeur du tremblement de terre, à 10 km dans la croûte terrestre (certaines secousses peuvent intervenir à 700 km de profondeur), explique en grande partie l’ampleur des dégâts. De multiples répliques sont encore à attendre "dans les semaines voire les mois qui viennent".

18H57 - JUSQU’A 200 MEMBRES DE L’ONU PORTES DISPARUS. La mission des Nations unies est durement frappée. "Entre 115 et 200 personnels expatriés de l’ONU sont portés disparus", a annoncé à l’AFP une porte-parole. Le chef de la mission onusienne, le Tunisien Hedi Annabi, aurait été tué.

18H50 - Des détenus en fuite. La prison principale de Port-au-Prince s’est effondrée, ce qui a permis à "quelques détenus" de fuir, annonce l’ONU à Genève.

18H45 - "Course contre la montre". Des centaines de sauveteurs étrangers sont en route pour tenter de sauver des victimes ensevelies. "C’est un peu une course contre la montre", explique le commandant Michel Bourgoin, de la Sécurité civile française, qui se rend à Port-au-Prince avec une soixantaine de sauveteurs et 6 chiens. "En fonction des conditions dans lesquelles sont placées les victimes - si elles ont de l’air, si elles ont de l’eau - il est possible d’en retrouver vivantes 8 jours après un tremblement de terre", dit-il.

18H40 - Un porte-avions américain en route. L’USS Carl Vinson, un porte-avions nucléaire de grande capacité, a quitté son port d’attache en Virginie avec des hélicoptères supplémentaires et devrait être à proximité d’Haïti jeudi après-midi.

18H35 - Un nombre "bouleversant de corps". Un membre de MSF Stefano Zannini témoigne : "je me suis rendu dans cinq centres médicaux dont un grand hôpital et la plupart d’entre eux ne fonctionnaient pas. Beaucoup sont détruits et j’ai vu un nombre bouleversant de corps". MSF a mis en place des cliniques mobiles et des tentes qui ont déjà accueilli des centaines de blessés.

18H20 - Haïti, "l’île maudite" ?. A deux heures d’avion de Miami, Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain. 80% des près de 10 millions d’habitants vivent avec moins de deux dollars par jour. La dictature de la famille Duvalier a duré 30 ans pour laisser place en 1986 à une période de crises politiques entrecoupées de coups d’Etat sanglants. Le pays est ravagé par la déforestation sauvage, qui aggrave les dégâts des ouragans, inondations et glissements de terrain (une centaine depuis le début du 20e siècle). Le pays, sous perfusion internationale, est gangrené par la corruption et le trafic de drogue. "C’est une catastrophe terrible pour Haïti qui n’avait pas besoin de ça", a résumé Bernard Kouchner.

18H10 - PLUS DE 100.000 MORTS. C’est le chiffre —une estimation— que vient d’avancer le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive sur la chaîne de TV américaine CNN. "Combien de constructions, combien de bâtiments se sont effondrés", a-t-il dit. "Avec les habitants à l’intérieur, je pense qu’on est bien au dessus de 100.000", a dit M. Bellerive. "J’espère que ce n’est pas vrai parce que j’espère que les gens ont eu le temps de sortir". Mais "dans certains quartiers, on ne voit même plus personne, donc je ne sais pas où sont ces gens"

17H45 - "Le plus dur, c’est de ne rien savoir" : Camita Guelce, 33 ans, une Haïtienne de 33 ans, qui tient un salon de coiffure à Saint-Denis, près de Paris, tente désespérément d’avoir des nouvelles de ses proches. Savoir enfin "s’ils sont en vie ou morts, s’ils souffrent". "Nous, les Haïtiens, nous sommes habitués à vivre des moments difficiles, avec les guerres, les désastres climatiques. D’habitude, on arrive à s’en sortir mais là, pour moi, c’est encore pire, avec cette attente", dit une cliente, Marie-Maud Duphamal. Les téléphones ne sonnent plus.

17H45 - Rappel : pour avoir des nouvelles de proches. A Paris, un numéro d’urgence, le 01.45.50.34.60. a été mis en place par le ministère des Affaires étrangères pour les familles des Haïtiens et d’autres personnes résidant en Haïti qui veulent avoir des nouvelles des leurs.

17H30 - "Sauver des vies" : c’est la priorité des Etats-Unis. L’armée et les garde-côtes vont acheminer du matériel de secours. Une première équipe américaine, partie de San José (Costa Rica), devait arriver vers 18H30 GMT. Des avions des garde-côtes américains survolent l’île pour évaluer la situation. Plusieurs navires américains sont aussi en route vers l’île, située à quelques centaines de kilomètres des côtes américaines.

17H10 - Toujours pas de nouvelles des Français, l’ambassade détruite. Plus d’un millier de Français résident en ville. "Il est très difficile de savoir où ils sont", a dit le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner. "Notre ambassade est détruite et les Français sont regroupés sur deux sites, ils sont entre 60 et 100 pour le moment. Le reste, nous ne savons pas". Selon lui, "le bas de la ville est complètement détruit, le reste sur les collines est un peu épargné".

16H55 - Hôpital gonflable. Médecins sans frontières (MSF) a déjà accueilli 600 blessés dans ses centres de soins à Port-au-Prince. L’ONG va envoyer depuis sa base de Bordeaux un hôpital gonflable de 100 lits. Comprenant deux blocs opératoires, cette structure d’un millier de m2 est la plus adaptée aux risques de répliques. MSF est en train de mobiliser équipes et matériels.

16H40 - "La montagne a paru s’effondrer". Les destructions ne touchent pas que Port-au-Prince. A 40 km au sud, à Jacmel, "la dévastation est complète", raconte un humanitaire américain, Emmet Murphy. "Je rentrais en voiture, quand toute la montagne a paru s’effondrer autour de moi. Les gens paniquaient, un immeuble s’est effondré sur le bord de la route. Il doit y avoir de nombreux morts".

16H35 - DES DIZAINES DE MILLIERS DE VICTIMES : c’est l’estimation d’un diplomate haïtien à Washington.

16H23 - Barack Obama vient de prendre la parole à Washington. Il annonce une intervention "rapide, coordonnée et ferme" pour aider Haïti. Des équipes de secours vont arriver dans les prochaines heures.

16H22 - Le président haïtien René Préval dit craindre des milliers de morts. Il appelle la communauté internationale à l’aide.

16H20 - "Dépassé" par le nombre de morts et de blessés. L’hôpital de l’ONU, géré par le contingent argentin, le seul à fonctionner, est débordé par l’afflux de 800 blessés et se trouve dans une situation "assez critique", dit son directeur. "Nous sommes dépassés par la quantité de morts et de blessés. Beaucoup d’enfants ont été abandonnés par leurs parents dans l’hôpital, parce qu’ils retournent chez eux pour aller chercher des proches ou par peur des pillages".

15H55 - Une unité française de la Sécurité civile de Brignoles, dan le sud, spécialisée dans les secours d’urgence, doit décoller dans l’après-midi. 130 pompiers ou sauveteurs français auront au total rejoint Port-au-Prince au plus tard dans les 24 heures.

15H45 - L’aéroport de Port-au-Prince "est opérationnel et l’aide va commencer à arriver", selon un responsable de l’ONU.

15H30 - L’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot, est retrouvé mort dans les décombres de l’archevêché.

15H25 - Trois premières équipes américaines de secours vont partir. Le Canada décide d’envoyer une "force d’intervention".

14H30 - Le patron de la Mission de paix de l’ONU en Haïti, Hedi Annabi, et son adjoint sont portés disparus. L’annonce est faite par le chef de l’ONU, Ban Ki-moon. Il parle d’une "tragédie" pour Haïti et pour l’ONU. Le bilan pourrait se chiffrer en centaines de morts.

12H00 - "Une tragédie qui défie l’entendement". L’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide, qui vit en exil en Afrique du Sud, adresse ses condoléances à ses compatriotes.

Séisme en Haïti : le président Préval craint des milliers de morts

MIAMI (Etats-Unis) (AFP) - 13/01/10 19h36

Le président haïtien René Préval a dit mercredi au quotidien américain Miami Herald qu’il craignait que le séisme qui a frappé son pays la veille ait fait des milliers de morts, appelant dans la foulée la communauté internationale à l’aide.

Le palais présidentiel haïtien en partie effondré après un séisme le 12 janvier 2010 à Port-au-Prince.

M. Préval, qui s’exprimait pour la première fois depuis le tremblement de terre, s’est toutefois refusé à avancer un chiffre.

"Nous allons devoir évaluer" l’étendue de la tragédie, a encore lancé M. Préval. Se trouvant lui-même avec son épouse à Port-au-Prince, il a qualifié les scènes dont il a été témoin d’"inimaginable".

"Le Parlement s’est effondré. Le siège de l’administration fiscale s’est effondré. Des écoles se sont effondrées. Des hôpitaux se sont effondrés (...). Certaines écoles sont remplies de cadavres", a-t-il poursuivi.

"C’est une catastrophe", a jugé son épouse, Elisabeth Préval dans le même journal. Dans les rues de la capitale "j’enjambe des corps sans vie. Enormément de gens sont ensevelis sous les décombres. L’hôpital général s’est écroulé. Nous avons besoin de soutien. Nous avons besoin d’aide. Nous avons besoin d’ingénieurs," a-t-elle observé.

VIDEOS

Sarkozy en Haïti "dans les semaines qui viennent"

PARIS (AFP) - 14/01/10 22h23

Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu’il se rendrait en Haïti, frappé mardi par un séisme meurtrier, "dans les semaines qui viennent", dans la foulée d’un voyage en Martinique.

Durée : 1mn02

Haïti : le temps presse pour sauver un maximum de vies

PARIS (AFP) - 14/01/10 18h52

Une aide humanitaire "massive" doit arriver urgemment "en Haïti si l’on veut sauver un maximum de vies" estime Olivier Bernard, président de Médecins du Monde (MDM).

Durée 0:53

Rassemblement de solidarité de Haïtiens près de Paris

SAINT-DENIS (AFP) - 14/01/10 00h51

Des Haïtiens se sont rassemblés mercredi soir à Saint Denis, près de Paris, à l’appel d’associations, pour échanger des nouvelles et réfléchir à des actions de solidarité. Témoignages.

Durée : 1min23.

Haïti : 130 sapeurs pompiers et sauveteurs français sur le départ

ROISSY-EN-FRANCE (AFP) - 13/01/10 23h03

Un total de 130 sapeurs pompiers ou sauveteurs français et six chiens devraient rejoindre la capitale haïtienne Port-au-Prince, touchée la veille par un puissant séisme. Préparatifs sur les aéroports d’Orly et d’Istres.

Durée : 1mn00

MSF prêt à envoyer du matériel et des hôpitaux gonflables

MÉRIGNAC (AFP) - 13/01/10 22h45

La plateforme logistique de Médecins Sans Frontières, à Mérignac (Gironde), est prête à affréter un avion pour envoyer du matériel médical en Haïti. Reportage.

Durée : 1mn11

Haïti : Kouchner sans nouvelles du patron de la Minustah

PARIS (France) (AFP) - 13/01/10 22h08

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a indiqué être sans nouvelles du patron de la mission de l’ONU en Haïti, lors d’un point presse tenu à 11h30 (heure de Paris) au Centre de crise du Quai d’Orsay. Après le point presse, le ministre a toutefois déclaré sur RTL que le Tunisien Hedi Annabi était probablement mort. Images et sonores.

Durée : 00mn46.

Angoisse à Orly de familles de Haïtiens

ORLY (AFP) - 13/01/10 20h02

Des familles inquiètes attendaient mercredi matin à l’aéroport d’Orly des nouvelles de leurs proches qui auraient dû embarquer de Port-au-Prince la veille et dont le vol a été annulé à cause du séisme.

Durée : 1mn14

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Emotion et solidarité partout dans le monde. Mais pourquoi tant de victimes ? La Nature est-elle seule en cause ? Au Japon, par exemple, les normes antisismiques dans la construction permettent d’éviter un tel désastre. Seulement, dans un pays aussi pauvre, cela paraît impossible. C’est donc aussi la pauvreté qui tue.

D’où vient-elle ? Notre dossier spécial éclaire l’Histoire cachée d’Haïti. Et l’énorme responsabilité, ancienne et actuelle, des grandes puissances - surtout les Etats-Unis et la France - dans cette misère atroce. La solidarité nécessite une véritable info. Merci de faire circuler.

Michel Collon et l’équipe Investig’Action

(En raison des événements, notre newsletter habituelle est reportée à demain.)

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