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Comme en 2005, l’électorat désavoue l’intelligentsia

LES FRANCAIS DIVORCENT A NOUVEAU D’AVEC LEURS ELUS ?

Vote négatif en Guyane et Martinique

lundi 11 janvier 2010 par JMT

Les électeurs de Guyane et de Martinique ont dit fortement non dimanche à l’autonomie accrue de leurs départements qui leur était proposée lors de référendums organisés à la demande d’une majorité de leurs élus locaux.

Les électeurs de Guyane ont dit nettement non dimanche à l’autonomie accrue de leur département qui leur était proposée lors d’un referendum organisé à la demande d’une majorité de leurs élus locaux.

Les deux tiers des Français (67%) n’ont confiance ni en la droite ni en la gauche pour gouverner le pays, selon la première vague du baromètre de la confiance politique réalisé par la Sofres pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), Edelman et l’institut Pierre Mendès France, présentée lundi.

Le ministre de l’Immigration Eric Besson s’est déclaré dimanche favorable dans les "dix ans à venir" au vote des étrangers aux élections locales en France.

Les électeurs de Guyane et de Martinique disent non à une autonomie accrue

PARIS (AFP) - 11/01/10 22h04

Les électeurs de Guyane et de Martinique ont dit fortement non dimanche à l’autonomie accrue de leurs départements qui leur était proposée lors de référendums organisés à la demande d’une majorité de leurs élus locaux.

Résultat des référendums en Martinique et Guyane

Ils ont répondu non à 69,8% en Guyane, avec une participation limitée à 48,16%, et à 78,9% en Martinique (participation de 55,35%), selon les résultats annoncés lundi par le ministère de l’Outre-mer.

Ces "non" massifs semblent traduire un sentiment de défiance des populations à l’égard des élus locaux et d’un système institutionnel renvoyant à une loi organique ultérieure le contenu exact d’éventuels nouveaux statuts.

En Guyane, les quatre parlementaires, dont Christiane Taubira, et les présidents du conseil régional et du conseil général, tous de gauche, avaient appelé au oui.

Référendum sur l’autonomie de la Guyane, le 10 janvier 2009 à Cayenne.

Mme Taubira a vu dans le triomphe du non "un cri de détresse" : "On a dit aux gens qu’ils allaient perdre leurs revenus sociaux" alors que "c’était totalement faux".

Le PCF a constaté que "la question sociale reste entière".

Le président de la région Guadeloupe Victorin Lurel (PS) et le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer Patrick Karam ont tous deux pointé du doigt le refus d’une "étape", voire d’un "engrenage" vers l’indépendance.

Le résultat de dimanche pourrait avoir des conséquences importantes sur les régionales de mars, notamment en Martinique, où le président du conseil régional sortant Alfred Marie-Jeanne (indépendantiste) avait appelé au oui.

Référendum sur l’autonomie de la Martinique, le 10 janvier 2009 à Fort-de-France.

Une bonne partie de la campagne s’est faite sur la crainte de perte d’acquis sociaux, notamment en Martinique, à la population vieillissante, alors que ce qui relève de la protection sociale devait demeurer compétence de l’Etat.

Egalement redoutés : la perte d’importants fonds européens dont bénéficient aujourd’hui les deux DOM, "régions ultrapériphériques" de l’UE, et d’un "largage" par la métropole, malgré les assurances données par Nicolas Sarkozy.

La question était : "Approuvez-vous la transformation de la Martinique (ou de la Guyane) en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ?"

En cas de oui, le statut de ces collectivités aurait été défini, ensuite seulement, par une loi organique.

Axel Urgin (PS) a estimé que "des zones d’ombre ont été entretenues par la présidence de la République".

Nicolas Sarkozy a jugé que "ce choix traduit l’attachement des Guyanais et des Martiniquais à un statut qui soit proche de celui des collectivités de Métropole, réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République".

Les ministres Brice Hortefeux (Intérieur) et Marie-Luce Penchard (Outremer) ont assuré que les électeurs avaient "souhaité clore pour longtemps" le débat sur une autonomie accrue.

Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre et le député Nouveau centre Jean-Christophe Lagarde ont souligné une preuve de "l’attachement à la France", ("un cri d’amour", pour M. Lefebvre).

Point de vue jugé "un peu insultant à l’égard de ceux qui ont répondu oui et peuvent être tout aussi attachés à la République", selon le constitutionaliste Guy Carcassonne.

Le 24 janvier, Guyanais et Martiniquais auront à se prononcer sur la création éventuelle d’une collectivité unique, à la place du conseil général et du conseil régional de leurs régions mono-départementales, demeurant régie par l’article 73 de la Constitution.

Les électeurs de Guyane disent non à une autonomie accrue, même tendance en Martinique

PARIS (AFP) - 11/01/10 09h15

Les électeurs de Guyane ont dit nettement non dimanche à l’autonomie accrue de leur département qui leur était proposée lors d’un referendum organisé à la demande d’une majorité de leurs élus locaux.

Référendum sur l’autonomie de la Guyane, le 10 janvier 2009 à Cayenne.

Ils ont dit non à 69,8%, avec une participation limitée à 48,16%, selon les résultats définitifs annoncés lundi matin par le ministère de l’outre-mer.

Selon les premiers bulletins dépouillés, la tendance est également clairement au "non" aussi en Martinique, où la participation était de 41,2% une heure avant la fin du scrutin.

Référendum sur l’autonomie de la Guyane, le 10 janvier 2009 à Cayenne.

Ces résultats traduisent un sentiment de défiance des populations à l’égard des élus locaux.

En Guyane, les quatre parlementaires, dont Christiane Taubira, et les présidents du conseil régional et du conseil général, tous de gauche, avaient appelé à voter oui.

Référendum sur l’autonomie de la Guyane, le 10 janvier 2009 à Cayenne.

Le résultat de dimanche aura des conséquences importantes sur les élections régionales de mars, notamment en Martinique, où le président du conseil régional Alfred Marie-Jeanne (Mouvement indépendantiste) avait appelé à voter oui, à l’inverse du député autonomiste Serge Letchimy (Parti progressiste).

Les partisans d’une autonomie accrue ne sont manifestement pas parvenus à convaincre les électeurs des vertus d’une plus grande autonomie dans le cadre d’un nouveau statut pour assurer plus efficacement le développement local et satisfaire leurs besoins quotidiens (transports, logement, emploi, coût de la vie...).

Une bonne partie de la campagne s’est faite sur la peur de perte d’acquis sociaux, notamment en Martinique, à la population vieillissante, alors que ce qui relève de la protection sociale devait continuer à demeurer de la compétence de l’Etat. Mais ceci ne devait être inscrit qu’ultérieurement dans la loi.

Se sont exprimées aussi des craintes sur les importants fonds européens dont bénéficient aujourd’hui les deux DOM, "régions ultrapériphériques" de l’UE, et une peur de "largage" par la métropole, malgré les assurances données par Nicolas Sarkozy sur ce point.

Un peu plus de 67.000 électeurs en Guyane et de 297.000 électeurs en Martinique étaient invités à dire s’ils souhaitaient un passage de leur département (et région) d’outre-mer, soumis aux mêmes règles juridiques que la métropole, à l’article 74 de la Constitution, qui en aurait fait une collectivité d’outre-mer pouvant bénéficier d’une autonomie accrue.

La question était : "Approuvez-vous la transformation de la Martinique (ou de la Guyane) en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ?"

En cas de oui, le statut de ces collectivités aurait été défini ensuite seulement par une loi organique.

"Les modalités de la consultation sont bien singulières : on vote d’abord et le contenu de la loi organique est connu après", avait déploré M. Letchimy.

Axel Urgin (PS) a estimé que "des zones d’ombre ont été entretenues par la présidence de la République".

Les électeurs ont refusé "un saut dans l’inconnu", a estimé le maire de Cayenne Rodolphe Alexandre (ex PSG), qui avait fait campagne pour le "non".

"On a posé une question sur un principe et non pas sur un projet", a jugé le délégué interministériel Patrick Karam.

Electeurs guyanais et martiniquais auront à présent à se prononcer, dimanche 24 janvier, sur la mise en place éventuelle d’une collectivité unique, à la place du conseil général et du conseil régional de leurs régions mono-départementales, demeurant régie par l’article 73 de la Constitution.

Les deux tiers des Français n’ont confiance ni en la droite ni en la gauche pour gouverner

PARIS (AFP) - 11/01/10 17h41

Les deux tiers des Français (67%) n’ont confiance ni en la droite ni en la gauche pour gouverner le pays, selon la première vague du baromètre de la confiance politique réalisé par la Sofres pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), Edelman et l’institut Pierre Mendès France, présentée lundi.

Photo du 15 avril 2009 à Paris de personnes traversant une rue

Seules 14% des personnes interrogées ont "confiance dans la gauche pour gouverner le pays" et 16% "ont confiance dans la droite". 3% sont sans opinion.

Selon le directeur du Cevipof Pascal Perrineau, la gauche ne profite pas de son statut d’opposition, la confiance étant même plus forte à droite qu’à gauche.

Par ailleurs, plus des trois quarts des Français (78%) considèrent que "les responsables politiques, en général, se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens", contre 22% qui estiment que les politiques s’en préoccupent "beaucoup ou assez".

Le baromètre souligne un succès de la décentralisation puisque le niveau local échappe à la défiance générale : 69% des personnes interrogées font confiance au conseil municipal, 65% au conseil général et 65% au conseil régional. En revanche ils sont 55% à ne pas faire confiance à l’Union européenne, 64% à l’Assemblée nationale, 65% à l’institution présidentielle, et 68% au gouvernement.

De la même manière, 69% font confiance à leur maire, 62% à leur conseiller général, 59% à leur conseiller régional, et 58% à leur député.

51% ne font pas confiance à leurs députés européens, 58% au Premier ministre actuel, et 64% au président de la République.

François Fillon est nettement plus populaire que son gouvernement, avec 9 points de confiance de plus, a relevé M. Perrineau.

Pour le directeur du Cevipof, les Français ont exprimé globalement une confiance dans les mécanismes de la démocratie, mais pas dans ceux qui l’exercent.

Toutefois, a-t-il estimé, la confiance dans le niveau local ne permet pas de faire des prévisions pour les élections régionales de mars. "Il faut qu’il y ait un important travail de conviction au cours de la campagne", a-t-il dit. "Dans les régions où ce travail de conviction aura été effectué, on aura une participation élevée".

Le baromètre souligne par ailleurs un degré important de confiance des Français en eux-mêmes et dans leur capacité de changer la société. A la question "pour la défense de vos intérêts, en qui avez-vous le plus confiance ?", 70% répondent en premier : eux-mêmes. De la même manière, 78% des personnes interrogées sont d’accord avec l’affirmation : "les gens peuvent changer la société par leurs choix et leurs actions".

Dans ces conditions, a estimé M. Perrineau, la grande question de la prochaine campagne présidentielle sera la capacité d’intégrer ce potentiel de changer les choses au débat. "Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou avaient su le faire pendant la dernière campagne, ce qui s’était traduit par une forte participation", a-t-il dit.

Ce baromètre de confiance sera renouvelé si possible avant la fin 2010, a indiqué M. Perroneau, puis son rythme augmentera à l’approche du premier tour de l’élection présidentelle de 2012.

Sondage réalisé du 9 au 19 décembre, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon national de 1.500 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, et inscrites sur les listes électorales, interrogées par téléphone fixe et mobile.

Besson favorable au vote des étrangers aux élections locales

PARIS (AFP) - 10/01/10 21h24

Le ministre de l’Immigration Eric Besson s’est déclaré dimanche favorable dans les "dix ans à venir" au vote des étrangers aux élections locales en France.

Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, Eric Besson, le 5 janvier 2009 à La Courneuve

Eric Besson, qui est également secrétaire général adjoint de l’UMP, a dit sur i-Tele : "Nous devons aller à terme vers le vote des étrangers aux élections locales" mais en fixant cette possibilité dans les "dix ans à venir".

Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy s’était également déclaré en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales mais n’avait pas retenu cette option dans son programme.

Début septembre 2009, le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand avait affirmé qu’il n’était "pas favorable au droit de vote des étrangers aux élections municipales", ni même au débat alors préconisé par Eric Besson sur ce sujet, car cela "détournerait l’attention des priorités des Français".

VIDEO

Référendums institutionnels en Guyane et en Martinique

PARIS (AFP) - 10/01/10 23h51

Les référendums sur l’avenir institutionnel de deux DOM, la Guyane et la Martinique, se déroulaient dimanche. Images du vote en Guyane.

Durée 0mn34.


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