AID Association initiatives dionysiennes
Trop de commandes ? A quelles conditions ?

LE COTE MERCANTILE DE LA GRIPPE A H1N1

Et les résiliations ? sans frais ?

mardi 5 janvier 2010 par JMT

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, en proie à de violentes critiques sur sa gestion de la pandémie grippale, a brutalement changé son fusil d’épaule, en négociant l’annulation de la moitié des commandes de vaccins et en autorisant les généralistes à vacciner à leur cabinet.

En pleine polémique sur la campagne de vaccination contre le virus pandémique H1N1, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé avoir résilié les commandes de 50 millions de doses de vaccin, vaccin que les médecins généralistes pourront bientôt inoculer.

À La Réunion, 60 000 doses de vaccins ont été fournies par le ministère de la Santé et seules 7 758 personnes (chiffre du lundi 4 janvier 2010) se sont faites vaccinées. Aucune indication ne semble avoir été donnée quant à l’utilisation du surplus.

Une campagne de vaccination contre la grippe H1N1 débutera mardi pour les personnels des écoles, collèges et lycées qui souhaitent se faire vacciner, ainsi que pour les collégiens et lycéens qui le voudraient également et ne l’auraient pas fait fin 2009.

Vaccins contre la grippe H1N1 : le ministère de la Santé vire sa cuti

PARIS (AFP) - 05/01/10 16h52

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, en proie à de violentes critiques sur sa gestion de la pandémie grippale, a brutalement changé son fusil d’épaule, en négociant l’annulation de la moitié des commandes de vaccins et en autorisant les généralistes à vacciner à leur cabinet.

Photo du 12 novembre 2009 d’une infirmière préparant une injection de vaccin contre la grippe AH1N1.

"La gestion d’une grippe est une gestion évolutive, parce que les conditions changent", a dit la ministre mardi sur RTL. Elle a par ailleurs déclaré qu’elle accepterait une commission d’enquête parlementaire, comme l’a demandé le porte-parole du PS Benoît Hamon.

Mme Bachelot a d’abord annoncé lundi soir sur TF1 avoir résilié les commandes de 50 millions de doses de vaccin contre la grippe H1N1, sur les 94 millions de doses commandées à quatre laboratoires, soit "une économie de plus de la moitié" du total engagé.

"Ces commandes n’avaient été ni livrées ni payées, elles sont donc résiliées", a-t-elle déclaré.

La ministre a été plus précise mardi, indiquant qu’une commande de 9 millions de doses passée au laboratoire Sanofi-Pasteur a été "purement et simplement résiliée sans aucune indemnité". Pour le reste, des discussions sont en cours.

Une commande de 9 millions de doses de vaccin contre la grippe H1N1 passée au laboratoire Sanofi-Pasteur a été résiliée sans aucune indemnité, a annoncé la ministre de la Santé Roselyne Bachelot mardi sur RTL.

"Nous allons discuter très fermement et nous avons un certain nombre d’arguments à faire valoir", a dit Mme Bachelot, citant le fait qu’une seule dose de vaccin est désormais nécessaire. Au moment où les commandes ont été passées, l’été dernier, le gouvernement tablait sur deux injections, avec l’objectif de vacciner toute personne qui le souhaiterait.

La revente de doses de vaccin en excédent a alimenté ces derniers jours le feu des critiques, principalement à gauche, où on dénonce une "gabegie" financière au profit "des laboratoires pharmaceutiques".

La ministre a également revu sa stratégie en matière de vaccination, autorisant les médecins libéraux à vacciner à leur cabinet, alors qu’elle avait jusque là résisté fermement aux pressions répétées dans ce sens.

Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou a estimé lundi que le gouvernement avait commis "une faute stratégique très lourde" en ne faisant pas appel aux généralistes.

La ministre a expliqué que les médecins libéraux pourraient vacciner contre la grippe H1N1 dans leur cabinet "à partir de la semaine prochaine, parce que la donne logistique a changé". En l’occurrence, 5 millions de vaccins unidoses ont été reçus, et "nous avons un vrai stock de vaccins", a-t-elle précisé.

Vaccination contre la grippe AH1N1, le 28 novembre 2009 dans un centre à Lyon

Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, s’est dit satisfait de cette ouverture, mais l’a jugée trop tardive.

"La détérioration de la confiance dans la vaccination est telle qu’il faut se demander s’il n’est pas déjà trop tard", a-t-il dit, fustigeant "une campagne de communication désastreuse", le "désordre des centres collectifs de vaccination" et "les volte-face" de la ministre.

La revendication de la CSMF de faire participer les médecins libéraux à la campagne de vaccination était partagée par le principal syndicat de généralistes, MG France, mais rejetée par d’autres.

Mme Bachelot a précisé que les généralistes seraient payés pour vacciner. "Nous sommes en train de finaliser les négociations avec eux", a-t-elle dit.

Elle a invité les personnes qui souhaitent se faire vacciner chez leur généraliste à attendre d’avoir reçu leur bon de vaccination envoyé par l’assurance maladie. Ce bon "sert de fiche de traçabilité", a-t-elle précisé.

En revanche, on peut toujours se faire vacciner sans bon dans les centres de vaccination, celui-ci pouvant être émis sur place. Cinq millions de personnes ont été vaccinées.

Grippe H1N1 : la moitié des commandes de vaccins résiliée, les généralistes impliqués

PARIS (AFP) - 05/01/10 11h37

En pleine polémique sur la campagne de vaccination contre le virus pandémique H1N1, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé avoir résilié les commandes de 50 millions de doses de vaccin, vaccin que les médecins généralistes pourront bientôt inoculer.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot à Paris lors d’une conférence de presse, le 27 novembre 2009.

Mme Bachelot a appelé à ne "pas relâcher la garde sur la vaccination", précisant que "la semaine prochaine les médecins généralistes volontaires pourront vacciner dans leur cabinet".

"Ces commandes n’avaient été ni livrées, ni payées, elles sont donc résiliées", a précisé la ministre, dans un entretien lundi sur TF1.

"Les vaccins représentaient 712 millions d’euros, cela fait une économie de plus de la moitié", a dit Mme Bachelot.

Une commande de 9 millions de doses de vaccins passée au laboratoire Sanofi-Pasteur a été "purement et simplement résiliée sans aucune indemnité", a indiqué mardi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot sur RTL.

Ce chiffre diffère du montant de 869 millions d’euros précédemment annoncé par le ministère de la Santé pour les commandes de vaccin, du fait d’un changement de TVA (de 19,6% à 5,5%) lié à l’autorisation de mise sur le marché, explique-t-on au cabinet de Mme Bachelot.

Un communiqué du ministère a précisé lundi soir que cette résiliation "unilatérale" avait un "motif d’intérêt général" : "il s’agit de tirer les conséquences" de la recommandation des autorités sanitaires internationales d’une vaccination en une seule dose au lieu de deux, intervenue en novembre.

Cette résiliation concerne GSK à hauteur de 32 millions de doses, Sanofi-Pasteur à hauteur de 11 millions de doses et Novartis à hauteur de 7 millions de doses.

Des discussions sont menées "avec les industriels pour dénouer juridiquement les éléments résiliés des contrats passés sous le régime du code des marchés publics", ajoute le ministère de la santé.

Dans la perspective d’une pandémie mondiale redoutée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la France avait commandé 94 millions de doses de vaccin auprès de GlaxoSmithKline (GSK, 50 millions de doses), Sanofi Pasteur (28 millions), Novartis (16 millions) et Baxter (50.000).

GlaxoSmithKline France et Sanofi Pasteur s’étaient déclarés prêts à examiner une éventuelle demande de renégociation du contrat avec le gouvernement.

Les critiques à l’encontre du gouvernement, qui a confirmé dimanche avoir commencé à revendre des surplus de vaccins à des pays tiers, se sont multipliées lundi.

Premier à porter le fer, le socialiste Jean-Marie Le Guen a réclamé dimanche une "mission d’information parlementaire". A droite, le député UMP Bernard Debré a vilipendé le "principe absurde, poussé à l’extrême, de précaution".

Le député UMP et médecin Bernard Debré le 29 mars 2007 à Paris.

Pour sa part, la ministre s’est défendue d’en faire "trop ou pas assez". "Je le dis clairement, il faut pratiquer le principe de précaution", a-t-elle martelé lundi soir, évoquant la crise sanitaire du sang contaminé.

"Cette grippe a tué 18 personnes ce week-end, en trois jours, en particulier des personnes qui n’avaient aucun facteur de risque", a souligné Mme Bachelot.

Selon elle, la vente des vaccins aux autres pays sera "marginale" au regard de la résiliation des commandes annoncée ce lundi.

Sur le total de 94 millions de doses, en plus des 50 millions résiliés, 9,4 millions ont été promises à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et 2 à 3 millions seront vendues, selon le ministère. Quelque 25 millions de doses resteraient ainsi disponibles pour la vaccination en France, selon le ministère.

Mme Bachelot a appelé à ne "pas relâcher la garde sur la vaccination", précisant que "la semaine prochaine les médecins généralistes volontaires pourront vacciner dans leur cabinet".

La vaccination va également se poursuivre dans les centres de vaccination et doit "continuer jusqu’à septembre prochain", a déclaré la ministre.

Mme Bachelot a souligné qu’avec 5 millions de vaccinés, la France avait "des chiffres parmi les meilleurs d’Europe".

Vaccin contre la grippe A cherche acheteur

La Réunion (IPR) - 05/01/10 09h40

À La Réunion, 60 000 doses de vaccins ont été fournies par le ministère de la Santé et seules 7 758 personnes (chiffre du lundi 4 janvier 2010) se sont faites vaccinées. Aucune indication ne semble avoir été donnée quant à l’utilisation du surplus.

Vaccination contre la grippe A (Photo archives)

La France a acheté 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A et seulement 5 millions de Français se sont faits vacciner. Face à ce constat, « la France tente discrètement, depuis deux mois, de revendre à des pays étrangers une partie de ses vaccins contre la pandémie achetés en juillet dernier », révèle LeParisien.fr.

« Si surplus, il y a, il sera réacheminé en mars, à la fin de la campagne de vaccination, vers l’Hexagone », indique Étienne Billot, coordonnateur du plan vaccination à la DRASS (direction régionale des affaires sanitaires et sociales).

« Notre seule préoccupation pour le moment, c’est d’avoir des doses suffisantes pour pouvoir répondre à la demande de la population locale » ajoute-t-il. Cela en sachant pourtant d’une part, qu’il reste un stock de plus de 52 000 doses de vaccins.

D’autre part qu’en cette période d’été austral, les Réunionnais ne se bousculent pas pour se faire vacciner, même s’il y a eu « une affluence plus importante au mois de décembre et notamment pendant les fêtes » note Étienne Billot.

En métropole, l’opération de revente des doses de vaccins est menée conjointement par les ministères de la Santé et des Affaires Étrangères. Elle vise à « réduire la facture de la campagne de masse » décidée par le Gouvernement français.

Les 4 types de vaccin seront revendus par la France au prix où ils ont été achetés : 6,25 € la dose pour le Sanofi-Pasteur, 7 € le GSK, 9,34 € le Novartis et 10 € le Baxter. Les pays demandeurs sont ceux qui n’ont pas pu se procurer suffisamment tôt le vaccin.

Toujours selon le quotidien, LeParisien.fr, la France doit cependant faire face à la concurrence internationale des autres « grands pays ». L’Allemagne, notamment, qui est aussi en surplus de vaccins, propose une partie de son stock à la revente.

Face aux critiques, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a annoncé ce lundi 4 janvier en direct du journal télévisé de TF1, la résiliation de la commande de 50 millions de doses de vaccins.

« Ces commandes n’avaient été ni livrées ni payées, elles sont donc résiliées », a-t-elle précisé, ajoutant que l’Etat économiserait ainsi plus de 350 millions d’euros (la commande initiale s’élevait à 869 millions d’euros). Par ailleurs, elle a estimé que la vente des vaccins à d’autres pays serait « marginale » par rapport aux commandes résiliées.

Pour rappel, la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 a débuté le 12 novembre 2009 et se poursuit jusqu’au 12 mars 2010.

Émilie Sorres www.ipreunion.com

H1N1 : la vaccination des professeurs et élèves débutera mardi

PARIS (AFP) - 04/01/10 15h39

Une campagne de vaccination contre la grippe H1N1 débutera mardi pour les personnels des écoles, collèges et lycées qui souhaitent se faire vacciner, ainsi que pour les collégiens et lycéens qui le voudraient également et ne l’auraient pas fait fin 2009.

Une infirmière s’apprête à inoculer le vaccin contre la grippe H1N1 le 25 novembre 2009 à Quimper.

Cette campagne concerne tous les personnels des écoles et des établissements scolaires publics et privés sous contrat, quel que soit leur statut, ainsi que ceux des services académiques, selon le ministère de l’Education nationale.

Elle ne sera pas organisée dans tous les établissements scolaires, mais dans certains qui accueilleront l’ensemble des personnels de leur secteur souhaitant être vaccinés.

La vaccination "sera proposée simultanément aux élèves qui, pour quelque raison que ce soit, n’auraient pas encore été vaccinés", a ajouté le ministère.

Au soir du 16 décembre, soit deux jours avant les vacances de Noël, seuls 8,65 % des élèves de collèges et lycées auxquels la vaccination avait été proposée s’étaient fait vacciner, soit 387.575 élèves, selon les chiffres du ministère.

Ce sont les médecins, les infirmières et les infirmiers de l’Education nationale, organisés en équipes mobiles de vaccination, qui procèderont à cette nouvelle campagne.

VIDEOS

9 millions de vaccins contre la grippe H1N1 décommandés chez Sanofi

PARIS (France) (AFP) - 05/01/10 16h45

Une commande de 9 millions de doses de vaccin contre la grippe H1N1 passée au laboratoire Sanofi-Pasteur a été résiliée sans aucune indemnité, a annoncé la ministre de la Santé Roselyne Bachelot mardi sur RTL.

Durée : 00:48

Grippe H1N1 : les laboratoires "grands vainqueurs" selon Hamon

PARIS (AFP) - 04/01/10 19h43

Benoît Hamon a dénoncé lundi 4 janvier les surplus de vaccins contre la grippe H1N1 en France estimant que les laboratoires pharmaceutiques sont "les grands vainqueurs dans cette affaire".

Durée : 0mn56

Grippe H1N1 : l’UMP "préfère une polémique parce qu’on en fait trop"

PARIS (AFP) - 04/01/10 17h42

Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, est intervenu lundi 4 janvier pour soutenir le gouvernement dans la polémique liée à la revente des surplus de vaccins contre la grippe H1N1. "Je préfère une polémique parce qu’on en fait trop," a-t-il déclaré.

Durée : 0mn41

Vaccins contre la grippe H1N1 : un gâchis pour le professeur Debré

PARIS (AFP) - 03/01/10 23h13

La France revend à l’étranger son surplus de vaccins contre le virus de la grippe H1N1 commandés en excédent : le professeur Bernard Debré, qui s’était opposé cet été à ces achats massifs, dénonce un gâchis.

Durée : 1min17.

Grippe H1N1 : la France se déleste de ses surplus de vaccins

PARIS (AFP) - 03/01/10 17h14

La France a commencé à revendre à l’étranger une partie de son stock de vaccins contre le virus de la grippe H1N1 commandés en excédent, afin d’alléger la facture de cette campagne.

Durée : 00mn55


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