AID Association initiatives dionysiennes
La chasse à Al Qaida continue

YE(AH)MEN !

Un militaire US de haut rang rencontre le président yéménite

samedi 2 janvier 2010 par JMT

Des renforts militaires ont été dépêchés dans des provinces de l’est du Yémen pour pourchasser des éléments d’Al-Qaïda, ont indiqué des sources de sécurité samedi, alors que le commandant américain David Petraeus a rencontré le président yéménite Ali Abdallah Saleh à Sanaa.

Le président Barack Obama a accusé, pour la première fois, samedi, la branche yéménite d’Al-Qaïda d’avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter un avion de ligne américain dans un attentat suicide, le jour de Noël.

Les rebelles chiites en guerre contre l’armée dans le nord du Yémen sont prêts au dialogue avec le gouvernement une fois que celui-ci aura déclaré la fin des hostilités, a déclaré samedi leur porte-parole à l’AFP.

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Kourbi, a affirmé samedi que son pays ne permettrait aucune infiltration de "combattants" étrangers, en réponse aux insurgés islamistes somaliens qui veulent venir prêter main forte aux éléments d’Al-Qaïda au Yémen.

Sanaa a accueilli favorablement samedi l’appel du Premier ministre britannique Gordon Brown à une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme le 28 janvier à Londres.

Des insurgés islamistes somaliens, les shebab, ont annoncé vendredi à Mogadiscio qu’ils enverraient leurs "combattants" au Yémen pour aider les adeptes d’Al-Qaïda dans leur lutte contre les forces gouvernementales, dans le sillage de l’attentat manqué de Détroit.

Les Etats-Unis n’ont cessé d’augmenter leur aide économique et militaire au Yémen ces dernières années pour contrer Al-Qaïda et cette tendance devrait se confirmer après l’attentat manqué contre un avion américain, ont fait valoir mercredi des responsables américains.

Yémen : renforts militaires contre Al-Qaïda, Petraeus rencontre Saleh

SANAA (AFP) - 02/01/10 22h39

Des renforts militaires ont été dépêchés dans des provinces de l’est du Yémen pour pourchasser des éléments d’Al-Qaïda, ont indiqué des sources de sécurité samedi, alors que le commandant américain David Petraeus a rencontré le président yéménite Ali Abdallah Saleh à Sanaa.

Photo non datée de blindés yéménites, diffusée par l’armée le 30 août 2009

Des forces de la sécurité et de l’armée ont été envoyées dans les provinces orientales d’al-Bayda, d’Abyane et de Chabwa, zones d’implantation d’Al-Qaïda, où le niveau d’alerte a été élevé, selon les sources de sécurité à Mareb, à l’est de Sanaa.

"Ces mesures entrent dans le cadre des opérations visant à pourchasser les éléments d’Al-Qaïda, prévenir toute tentative de riposte après les raids (contre le réseau) et resserrer l’étau contre les extrémistes", a indiqué l’une de ces sources.

Les autorités yéménites avaient affirmé que leurs forces avaient tué plus de 60 militants islamistes soupçonnés d’appartenance à Al-Qaïda dans des raids menés les 17 et 24 décembre dans le centre du pays et la région de Sanaa.

Ces affrontements étaient survenus alors que le Yémen a demandé l’aide de l’Occident pour lutter contre la présence de "centaines" de militants d’Al-Qaïda dans le pays, patrie du chef du réseau Oussama ben Laden.

Entretemps, le commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, le général Petraeus, a réaffirmé au président Saleh le soutien de son pays au Yémen dans ses efforts visant à lutter contre le terrorisme, selon l’agence officielle yéménite Saba.

Il lui a également remis un message du président Barack Obama lié notamment à la coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme et la piraterie, a précisé l’agence.

Il a félicité M. Saleh "pour le succès des opérations" lancées récemment contre Al-Qaïda, qui montrent la détermination du Yémen à pourchasser les "éléments terroristes" et à soutenir les efforts de la communauté internationale dans son combat contre le terrorisme, toujours selon Saba.

De son côté, le président yéménite a remercié les Etats-Unis pour leur aide et réaffirmé la volonté de son pays de continuer de coopérer en vue de lutter contre le terrorisme.

M. Obama a accusé samedi, pour la première fois, la branche yéménite d’Al-Qaïda d’avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter dans un attentat suicide un avion de ligne américain lors du vol Amsterdam-Detroit, le jour de Noël.

L’attentat manqué a été revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Le Yémen a reconnu que le suspect nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, se trouvait dans le pays il y a encore quelques semaines.

Obama accuse Al-Qaïda au Yémen de la tentative d’attentat

HONOLULU (Etats-Unis) (AFP) - 02/01/10 18h35

Le président Barack Obama a accusé, pour la première fois, samedi, la branche yéménite d’Al-Qaïda d’avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter un avion de ligne américain dans un attentat suicide, le jour de Noël.

Le président américain Barack Obama pendant ses vacances à Kailua, à Hawaii, le 1er janvier 2010

Le président américain, dans son discours hebdomadaire radiotélévisé, a dit tenir Al-Qaïda pour responsable de cette tentative d’attentat lors du vol Amsterdam-Detroit, en déclarant que les Etats-Unis étaient en guerre contre un "réseau de haine et de violence de grande envergure".

Parlant du suspect nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, Obama a ajouté : "Nous savons qu’il venait du Yémen, un pays en proie à une grande pauvreté et à des insurrections mortelles. Il apparaît qu’il y a rejoint une branche affiliée à Al-Qaïda et que ce groupe, Al-Qaïda dans la péninsule arabique, l’a entraîné, équipé avec les explosifs et dirigé pour l’attaque de cet avion en route vers l’Amérique".

L’attentat manqué a été revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Jusqu’à présent, les autorités américaines n’avaient pas accusé publiquement Al-Qaïda d’être responsable de la tentative d’attentat, notant simplement qu’il semblait y avoir un "lien".

Le président, qui achève ses vacances à Hawaii, a passé deux jours à examiner les résultats de l’enquête préliminaire.

Abdulmutallab est accusé d’avoir tenté de faire sauter l’avion de la Northwest avec des explosifs dissimulés dans ses sous-vêtements. L’attentat a échoué grâce à l’intervention de passagers lors de la tentative de mise à feu.

Photo d’Umar Farouk Abdulmutallab diffusée par la police le 28 décembre 2009

M. Obama a indiqué qu’en raison des attaques passées d’Al-Qaïda au Yémen, avant même la tentative d’attentat à Noël, il avait demandé de renforcer la coopération des autorités américaines avec ce pays. "Des camps d’entraînements ont été frappés, des leaders éliminés, des complots déjoués. Et tous ceux qui sont impliqués dans la tentative d’attentat de Noël doivent savoir qu’ils auront à rendre des comptes".

Pour répondre aux critiques des Républicains qui lui reprochent d’avoir abandonné le terme de "guerre contre le terrorisme" cher à George W. Bush, M. Obama a évoqué son discours de prise de fonction il y a un an. "Ce jour là, j’ai été très clair en rappelant que notre nation était en guerre contre un réseau de haine et de violence de grande envergure et que nous prendrions toutes les mesures nécessaires pour le combattre et défendre notre pays tout en soutenant les valeurs qui ont toujours distingué l’Amérique parmi les nations".

Jeudi, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, avait demandé à ses collaborateurs de réagir, notant que les attentats à venir seront "encore plus durs à déjouer".

"Le président a été direct en jugeant que les failles du renseignement avaient contribué à l’escalade de la menace. C’est un message dur à entendre. Mais nous l’avons reçu et nous devons désormais avancer et réagir en équipe", a-t-il écrit dans une lettre à son personnel.

"Ce qui me préoccupe le plus est (...) d’anticiper et de stopper les attentats plus rusés de l’avenir", qui "seront encore plus durs à découvrir, interpréter et déjouer", a-t-il ajouté.

Pendant ses vacances, Obama a consulté les hauts responsables de la sécurité nationale pour revoir notamment les procédures de sécurité à bord des avions.

Il a notamment parlé avec Denis McDonough, haut responsable du Conseil de sécurité nationale, et John Brennan, son conseiller pour la lutte contre le terrorisme, selon un responsable de la Maison Blanche.

M. Obama évoquera mardi à Washington avec les responsables concernés des mesures à prendre.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé vendredi à une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme pour le 28 janvier à Londres, en marge d’une conférence sur l’Afghanistan qui doit rassembler les dirigeants de 43 pays.

Yémen : les rebelles chiites se disent prêts au dialogue avec Sanaa

DUBAI (Emirats arabes unis) (AFP) - 02/01/10 15h45

Les rebelles chiites en guerre contre l’armée dans le nord du Yémen sont prêts au dialogue avec le gouvernement une fois que celui-ci aura déclaré la fin des hostilités, a déclaré samedi leur porte-parole à l’AFP.

Rebelles dans la région de Saada, 242 km au nord de Sanaa, sur une capture d’écran non datée d’une vidéo diffusée le 25 août 2009

"Lorsque la guerre s’arrêtera, nous serons prêts au dialogue", a affirmé par téléphone le porte-parole, Mohammad Abelsalam.

Il a ajouté réagir à la main tendue du président Ali Abdallah Saleh qui a appelé vendredi les rebelles dans le nord du pays à la raison et à accepter les conditions posées par son gouvernement pour parvenir à la paix.

M. Abdelsalam a affirmé que le mouvement rebelles annoncerait l’acception de ces points une fois que le gouvernement aura "mis fin définitivement" aux opérations militaires dans le nord du pays.

Après avoir rappelé que les rebelles avaient l’été dernier proposé un cessez-le-feu suivi d’un dialogue avec le gouvernement, le porte-parole a fait remarquer que l’armée avait ignoré cette offre et poursuivi ses opérations.

"Aujourd’hui, nous accueillons favorablement la proposition du président de la République de renouer le dialogue et nous y voyons un geste positif et un pas vers la paix et le rétablissement de la sécurité et de la stabilité", a ajouté le porte-parole des rebelles.

A l’occasion du Nouvel an, le président Saleh a lancé un appel "à la raison" aux rebelles chiites du nord, aux séparatistes du sud et aux partisans d’Al-Qaïda, dans un article publié vendredi.

Aux rebelles chiites, M. Saleh a proposé qu’ils respectent les conditions posées par son gouvernement pour un retour à la paix, à savoir notamment un arrêt des hostilités, la fin de l’occupation des bâtiments administratifs et le respect de la loi.

"Si ces éléments acceptent cet appel à la paix, l’Etat tendra la main à la paix", a souligné le président yéménite dans l’article publié par le quotidien officiel Al-Thawra et repris par le site internet du ministère de la Défense.

Le président Saleh avait également exigé des rebelles chiites qu’ils arrêtent leurs incursions en territoire saoudien.

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, lors d’un sommet de la Ligue arabe, le 30 mars 2009 à Doha

M. Abdelsalam a fait remarquer à ce propos que les rebelles "n’avaient jamais cherché à attaquer le territoire saoudien" et n’avaient fait que "repousser une agression saoudienne contre le territoire yéménite".

Les combats entre armée saoudienne et rebelles yéménite avaient commencé après la mort le 3 novembre d’un garde-frontière saoudien tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien.

L’entrée en guerre de l’armée saoudienne est intervenue après des semaines de combats entre l’armée yéménite et les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, dans le nord du Yémen, qui conteste l’autorité du régime du président Saleh.

L’armée yéménite et les rebelles zaïdites se battent de façon périodique depuis 2004. Les derniers affrontements avaient repris le 11 août.

Yémen/"combattants" somaliens : Sanaa promet de sévir contre tout intrus

SANAA (AFP) - 02/01/10 14h16

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Kourbi, a affirmé samedi que son pays ne permettrait aucune infiltration de "combattants" étrangers, en réponse aux insurgés islamistes somaliens qui veulent venir prêter main forte aux éléments d’Al-Qaïda au Yémen.

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Kourbi, le 16 septembre 2001.

"Le Yémen n’acceptera, sur son territoire, aucune présence d’éléments terroristes (étrangers) et sera à l’affût de toute personne qui tenterait de porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité", a déclaré le ministre.

M. Kourbi, cité par l’agence officielle Saba, s’est dit "étonné" par la déclaration d’insurgés islamistes somaliens, les shebab, disant qu’ils enverraient des "combattants" au Yémen où les forces gouvernementales traquent des suspects d’Al-Qaïda.

"Il aurait été plus judicieux pour ceux qui promettent d’exporter le terrorisme d’oeuvrer à la stabilité de leur pays déchiré par la guerre", a encore dit le chef de la diplomatie yéménite.

Cheikh Mukhtar Robow Abu Mansour, un haut responsable des shebab, a déclaré vendredi : "Nous avons dit à nos frères musulmans au Yémen que nous allons traverser la mer (...) et venir jusqu’à eux pour les aider à combattre les ennemis d’Allah".

"Aujourd’hui, vous voyez ce qui se passe au Yémen, les ennemis d’Allah détruisent nos frères musulmans", a-t-il ajouté dans le nord de Mogadiscio où il a présenté des centaines de jeunes combattants shebab qui se réclament ouvertement d’Al-Qaïda.

"J’appelle les jeunes hommes dans les pays arabes à se joindre au combat" au Yémen, a-t-il poursuivi.

Les autorités yéménites affirment que leurs forces ont tué plus de 60 militants islamistes soupçonnés d’appartenance à Al-Qaïda dans des raids menés les 17 et 24 décembre dans le centre du pays et la région de Sanaa.

Ces affrontements sont survenus alors que le Yémen a demandé l’aide de l’Occident pour lutter contre la présence de "centaines" de militants d’Al-Qaïda dans le pays, patrie du chef du réseau Oussama Ben Laden.

Sanaa favorable à Conférence internationale sur le Yémen

SANAA (AFP) - 02/01/10 12h11

Sanaa a accueilli favorablement samedi l’appel du Premier ministre britannique Gordon Brown à une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme le 28 janvier à Londres.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown, le 5 décembre 2009.

"C’est un pas dans la bonne direction, un pas qui va permettre de mobiliser un soutien international au Yémen pour le développement et pour ses efforts destinés à combattre le chômage et à atténuer les effets de la pauvreté", a déclaré un porte-parole officiel à l’agence Saba.

"Eradiquer la pauvreté et le chômage dans les sociétés des pays en développement est le meilleur moyen de lutter contre l’extrémisme et de faire en sorte que ne se développe pas un environnement de nature à favoriser ce phénomène et à attirer vers lui les jeunes", a ajouté le porte-parole.

M. Brown a appelé vendredi à une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme le 28 janvier à Londres, en parallèle à la conférence déjà prévue sur l’Afghanistan.

"Gordon Brown a invité les acteurs internationaux clés à une réunion de haut niveau pour discuter de la meilleure façon de lutter contre la radicalisation (des militants) au Yémen", après l’attaque terroriste manquée du 25 décembre à bord d’un vol à destination des Etats-Unis, a indiqué Downing Street dans un communiqué.

Le Premier ministre "accueillera cet événement le 28 janvier à Londres. Il s’agira d’une réunion distincte, de haut niveau, qui sera organisée en parallèle avec la conférence sur l’Afghanistan de Londres", a précisé le texte.

Les shebab somaliens annoncent l’envoi de leurs "combattants" au Yémen

MOGADISCIO (AFP) - 01/01/10 18h17

Des insurgés islamistes somaliens, les shebab, ont annoncé vendredi à Mogadiscio qu’ils enverraient leurs "combattants" au Yémen pour aider les adeptes d’Al-Qaïda dans leur lutte contre les forces gouvernementales, dans le sillage de l’attentat manqué de Détroit.

Shebab somaliens au nord de Mogadiscio, le 1er janvier 2009

Cheikh Mukhtar Robow Abou Mansour, un haut responsable des shebab qui se réclament d’Al-Qaïda a fait cette annonce dans le nord de Mogadiscio, où il a présenté des centaines de jeunes combattants.

"Ces jeunes combattants ont achevé avec succès plusieurs mois d’entraînement intense et ils sont prêts désormais à rejoindre leurs frères dans la guerre sainte contre les ennemis d’Allah à travers le monde", a-t-il lancé.

"Nous avons dit à nos frères musulmans au Yémen que nous allons traverser la mer (...) et arriver jusqu’à eux pour les aider à combattre les ennemis d’Allah", a déclaré Mukhtar Robow.

"Aujourd’hui, vous voyez ce qui se passe au Yémen, les ennemis d’Allah détruisent nos frères musulmans", et "j’appelle les jeunes hommes dans les pays arabes à se joindre au combat" au Yémen, a-t-il ajouté sous les cris des combattants scandant "Allah Akbar".

Les autorités yéménites affirment que leurs forces ont tué plus de 60 militants islamistes soupçonnés d’appartenance à Al-Qaïda dans des raids menés les 17 et 24 décembre dans le centre du pays et la région de Sanaa.

Ces affrontements surviennent alors que le Yémen a demandé l’aide de l’Occident pour lutter contre la présence de "centaines" de militants d’Al-Qaïda dans le pays.

Carte de la Somalie

Le 24 décembre, la Maison Blanche a réitéré son soutien aux autorités yéménites. Le New York Times avait alors affirmé que le président Obama avait donné son feu vert à des raids de l’armée yéménite contre Al-Qaïda. La veille, la chaîne américaine ABC avait indiqué que deux missiles de croisière américains avaient été tirés contre des bases de la nébuleuse islamiste radicale.

Le 30 décembre, le ministre yéménite des Affaires étrangères Abou Bakr al-Kourbi, avait déclaré que les activistes d’Al-Qaïda au Yémen sont "peut-être des centaines, de l’ordre de 200 à 300" et qu’ils "peuvent vraiment planifier des attaques comparables à celle qui vient d’avoir lieu à Detroit".

Le jeune Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, inculpé aux Etats-Unis pour sa tentative le 25 décembre de faire exploser un avion de ligne américain, a dit aux enquêteurs appartenir à Al-Qaïda et avoir subi un entraînement au Yémen, selon les médias américains. Le réseau, qui a revendiqué l’opération, a également assuré lui avoir fourni l’explosif.

Le 6 novembre, un Somalien a été arrêté à l’aéroport de Mogadiscio en possession de substances chimiques suspectes alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un avion, avant d’être relaxé par un tribunal en décembre faute de preuves, a annoncé jeudi le chef de la police .

Ce dernier, Ali Mohamed Loyan, a ajouté que des "investigations complémentaires" étaient en cours car cet incident "ressemble à celui de l’avion américain".

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Les shebab ("les jeunes" en arabe) se réclament ouvertement de l’idéologie du jihad (guerre sainte) mondial prôné par Al-Qaïda et contrôlent une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que le centre et le sud du pays.

L’actuel gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, ne contrôle qu’avec l’aide des troupes de l’Union africaine que quelques points stratégiques de la capitale, dont l’aéroport.

Yémen : l’aide américaine promet encore d’augmenter

WASHINGTON (AFP) - 31/12/09 11h58

Les Etats-Unis n’ont cessé d’augmenter leur aide économique et militaire au Yémen ces dernières années pour contrer Al-Qaïda et cette tendance devrait se confirmer après l’attentat manqué contre un avion américain, ont fait valoir mercredi des responsables américains.

Carte du Yémen

La menace a pris corps le jour de Noël, lorsqu’un jeune Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, a tenté de faire exploser un avion de ligne américain volant vers Detroit, après avoir, selon ses dires, été entraîné par Al-Qaïda au Yémen.

"D’une certaine manière, cet incident a attiré l’attention du public sur le Yémen", a expliqué à l’AFP un haut responsable du département d’Etat américain. Mais, "ce gouvernement, comme d’autres dans le monde, est attentif depuis un moment à ce qui se passe là-bas", a-t-il souligné.

"Depuis un an, nous cherchons activement à voir ce que nous pouvons faire, de quelle façon nous pouvons accélérer le processus d’aide" à ce pays instable, a-t-il ajouté.

Pour l’année fiscale 2010, l’assistance américaine au développement et à la sécurité apportée au Yémen devrait grimper à 63 millions de dollars, contre 40,3 millions en 2009, selon un porte-parole du département d’Etat, Darby Holladay.

"L’aide au développement cherche à améliorer certaines des conditions exploitées par les terroristes pour recruter" dans ce pays, le plus pauvre du monde arabe, a-t-il déclaré à l’AFP.

Ce financement s’ajoute au fonds américain destiné tous les ans à aider les pays partenaires à lutter contre le terrorisme.

"En 2009, le Yémen a obtenu 67 millions de dollars pour soutenir ses efforts en matière de contre-terrorisme et de contrôle des frontières", selon M. Holladay.

Ce montant a considérablement augmenté depuis 2006, où seuls 4,6 millions de dollars avaient été débloqués. Et il fait peu de doute que cette enveloppe va encore se gonfler cette année.

Par le biais de ce fonds, Washington aide Sanaa à former ses forces armées et à les équiper, en radios, pièces détachées d’hélicoptères, camions et bateaux de patrouille, a précisé un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.

Les deux pays collaborent aussi en matière de renseignement, et les Etats-Unis sont fortement soupçonnés d’avoir récemment prêté main forte aux Yéménites pour mener des raids aériens visant des bases d’Al-Qaïda.

Selon le New York Times, le Pentagone a également envoyé ces derniers mois des forces spéciales pour entraîner des militaires yéménites.

L’aide au Yémen est d’autant plus urgente que ce pays connaît de graves problèmes économiques, en sus des attaques d’Al-Qaïda et d’une rébellion shiite sur son sol.

"L’une des raisons pour lesquelles Al-Qaïda peut fonctionner au Yémen réside dans le fait que le gouvernement ne contrôle pas tout le territoire, et qu’il n’a pas les moyens de fournir des services de base à la population", juge le haut responsable du département d’Etat.

Les Etats-Unis cherchent ainsi via leurs programmes à créer des emplois, aider les agriculteurs, construire des écoles et améliorer les services de santé dans les régions les plus reculées.

Mais ces initiatives se heurtent à des problèmes de sécurité, en l’absence de troupes américaines sur le terrain.

"Il est absolument impossible de se rendre dans certaines zones", admet le responsable.

Selon cette source, Washington consulte actuellement ses alliés européens et les pays du Golfe voisins du Yémen pour "mobiliser de l’aide", mais celle-ci sera conditionnée à l’assurance qu’elle sera bien utilisée.

Les efforts de Washington ne semblent toutefois pas convenir à Sanaa, où un responsable gouvernemental a déclaré à l’AFP mercredi que "l’assistance américaine n’(était) pas à la mesure des efforts que déploie le Yémen" pour lutter contre Al-Qaïda.


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