AID Association initiatives dionysiennes
Les fausses et les vraies hausses

POUVOIR D’ACHAT : TOUJOURS MOINS !

La sarkozie n’est décidément pas le pays du pouvoir d’achat pour les pauvres !

mardi 29 décembre 2009 par JMT

Le pouvoir d’achat des ménages français a encore un peu progressé au 3e trimestre 2009, grâce à une inflation très modérée et aux amortisseurs sociaux qui ont joué leur rôle face à la crise, selon l’Insee, qui prévoit toutefois la fin imminente de cette tendance.

Malgré une baisse historique de sa rémunération, passée de 4% en janvier à 1,25% en juillet, le Livret A a continué à capter l’épargne des Français en 2009, dopé par l’ouverture de sa distribution à toutes les banques, et par le peu d’appétit des épargnants pour le risque.

GDF Suez a annoncé mardi que le contrat public qui lie le groupe à l’Etat pour la période 2010-2013, comprenant de nouvelles règles de fixation des tarifs réglementés du gaz naturel destinées à rendre leur évolution plus prévisible, a été signé le 23 décembre.

Les prix des billets de TGV vont augmenter de 1,9% en moyenne le 5 janvier, une hausse supérieure à l’inflation dont l’annonce tombe mal pour la SNCF après les critiques engendrées par les incidents à répétition lors des vacances de Noël.

Pouvoir d’achat en hausse malgré la crise, mais ça ne va pas durer

PARIS (AFP) - 29/12/09 16h35

Le pouvoir d’achat des ménages français a encore un peu progressé au 3e trimestre 2009, grâce à une inflation très modérée et aux amortisseurs sociaux qui ont joué leur rôle face à la crise, selon l’Insee, qui prévoit toutefois la fin imminente de cette tendance.

Une personne âgée paye ses fruits et légumes le 5 mars 2008 sur un marché populaire de Marseille.

Sur l’ensemble de l’année, l’Insee prévoit une hausse de 2,2% du "pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages", après +0,7% en 2008. Ce dynamisme est essentiellement dû au net repli de l’inflation et masque le ralentissement de la hausse du revenu disponible brut ainsi que le léger recul, dans le sillage de la montée du chômage, des revenus d’activité.

Au 3e trimestre, le revenu disponible brut des ménages a grimpé de 0,8% par rapport au trimestre précédent, contre 1,1% au 2e trimestre. Cette hausse s’explique notamment par une légère augmentation de la masse salariale (+0,2%). Les prestations sociales (+0,4%) y contribuent également, mais beaucoup moins qu’au 2e trimestre qui avait été marqué par le versement de primes dans le cadre du plan de relance.

Du coup, grâce à une inflation qui reste très contenue - le prix des dépenses de consommation ne progressant que de 0,2% au 3e trimestre -, le pouvoir d’achat des ménages augmente lui aussi et affiche une hausse moyenne de 0,6%, comme prévu par l’Insee. C’est toutefois pratiquement deux fois moins qu’au 2e trimestre (+1,1%), signe d’une dynamique en voie d’essoufflement, d’autant que le chômage devrait continuer à croître encore pendant plusieurs mois.

Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages devrait stagner au 4e trimestre, en raison d’une inflation qui repart à la hausse et de la baisse des prestations sociales liées à la crise, selon les prévisions de l’Insee publiées mi-décembre.

Ce ralentissement devrait se confirmer début 2010, qui devrait en outre voir une remontée des prix des matières premières.L’évolution du premier semestre devrait toutefois être "heurtée", selon l’Insee, à cause du dispositif complexe mis en place pour la nouvelle taxe carbone : les ménages vont bénéficier au premier semestre d’un crédit d’impôt (ou d’un chèque pour les non imposables), qui devrait faire grimper leur pouvoir d’achat de 0,7%. Mais ce dernier baisserait de 0,3% au deuxième trimestre, par contrecoup.

Le Livret A encore très prisé, malgré la baisse inédite de sa rémunération

PARIS (AFP) - 29/12/09 17h45

Malgré une baisse historique de sa rémunération, passée de 4% en janvier à 1,25% en juillet, le Livret A a continué à capter l’épargne des Français en 2009, dopé par l’ouverture de sa distribution à toutes les banques, et par le peu d’appétit des épargnants pour le risque.

Photo du livret A dans une agence de la Caisse d’Epargne à Caen le 14 décembre 2007

Même avec un taux de rémunération très bas, "le Livret A reste un produit très populaire, très lisible, qui correspond à un besoin de sécurité", commente Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave.

Le niveau d’encours du Livret s’élevait fin novembre à 181,7 milliards d’euros, son plus haut historique, en progression de 16,7 milliards d’euros sur onze mois. Ce chiffre prend en compte le livret bleu, distribué par le Crédit Mutuel, dont les caractéristiques sont identiques à celles du Livret A depuis le 1er janvier.

La collecte pour l’année devrait s’inscrire en deçà du record de 2008, de 18,7 milliards d’euros, mais être bien supérieure au précédent record, de 8,4 milliards (livrets A et bleu), établi en 1995. La hausse a été particulièrement importante en janvier (+18,3 milliards), grâce à l’ouverture de la distribution à toutes les banques le 1er de ce mois. La réforme, exigée par Bruxelles, a mis fin à l’exclusivité de la Banque Postale, de Caisse d’épargne et du Crédit mutuel.

Evolution mensuelle des encours sur l’année

8,1 millions de livrets ont été ouverts de janvier à avril, selon le ministère de l’Economie et des Finances. A partir du mois de mai, le mouvement s’est inversé, et les retraits ont été supérieurs de sept milliards d’euros aux dépôts entre mai et novembre. Principale responsable, la chute de la rémunération du Livret A, à 2,5% en février, 1,75% en mai et 1,25% en juillet, au fur et à mesure de la baisse de l’inflation à laquelle elle est liée.

Une partie de l’épargne s’est orientée vers l’assurance vie, moins liquide mais plus rentable, avec des rendements pouvant tourner autour de 4%. Les cotisations d’assurance vie versées de janvier à novembre étaient en hausse de 12% par rapport à la même période de 2008, selon la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). A aussi joué l’interdiction légale de posséder plus d’un Livret. Alors qu’1,8 million de personnes ayant ouvert un Livret entre janvier et avril en détenaient déjà un, selon Bercy, les banques ont été invitées à partir de l’été à contacter leurs clients pour les inciter à fermer leurs livrets irréguliers.

Le siège du Crédit Agricole à Paris le 27 août 2009

Mais la désaffection pour le Livret A doit être relativisée, estime Cyril Blesson, de la société de conseil Seeds Finance. "En 1996, une baisse de la rémunération du Livret d’un point avait provoqué des sorties beaucoup plus massives", souligne-t-il. L’épargne sur les livrets A et bleu avait chuté entre fin janvier et fin novembre de 15,5 milliards d’euros.

Pour M. Blesson, "cela témoigne du fait que les ménages restent prudents et préfèrent maintenir leur argent sur le Livret A même s’il est peu rémunéré". Du côté des banques, la banalisation du Livret A n’a pas engendré de mouvements spectaculaires, même si la fermeture des doublons peut encore faire bouger les lignes.

Caisse d’épargne possédait 23,1 millions de livrets au 31 novembre, après en avoir transféré 268.000, tandis que la Banque postale dénombrait fin octobre 21,4 millions de titulaires, et 112.000 demandes de transferts.Parmi les nouveaux distributeurs, le Crédit Agricole se taille la part du lion avec 3,8 millions de livrets. Suivent la BNP (1,6), la Société Générale (1,5) et la Banque Populaire (800.000), selon des chiffres communiqués fin novembre par ces banques.

Signature du contrat de service public 2010-2013 entre GDF Suez et l’Etat

PARIS (AFP) - 29/12/09 14h36

GDF Suez a annoncé mardi que le contrat public qui lie le groupe à l’Etat pour la période 2010-2013, comprenant de nouvelles règles de fixation des tarifs réglementés du gaz naturel destinées à rendre leur évolution plus prévisible, a été signé le 23 décembre.

Un employé relève des compteurs de gaz dans un immeuble à Hérouville-Saint-Clair, en 2005

Effectif à compter du 1er janvier, "ce contrat clarifie et renforce (...) les conditions des évolutions tarifaires à travers un système transparent, automatique et tenant compte de l’ensemble des coûts de l’entreprise", se félicite le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet, cité dans un communiqué.

Le décret définissant les nouvelles règles de fixation des tarifs du gaz avait été publié au Journal Officiel le 22 décembre. "Ce nouveau cadre réglementaire prévoit que les tarifs évoluent en fonction des coûts engagés par l’entreprise pour alimenter le client final", avec en particulier une révision annuelle des coûts hors approvisionnement (transport, distribution, stockage...) et une évolution trimestrielle des coûts d’approvisionnement, souligne GDF Suez.

Selon ces nouvelles règles, le gouvernement fixe une fois par an "les barèmes" déterminant le cadre général dans lequel évoluent les prix du gaz naturel. GDF Suez, dont l’Etat ne détient plus que 35%, propose ensuite des hausses ou des baisses de tarifs dans les limites de ce cadre.

Ces propositions seront soumises à l’approbation de la Commission de régulation de l’Energie (CRE), qui vérifiera la bonne application de la formule de calcul des coûts d’approvisionnement, prenant en compte le niveau des cours du pétrole brut, du fioul et les taux de change. Jusqu’à présent les tarifs étaient fixés par décret des ministres de l’Economie et de l’Energie après un simple avis consultatif de la CRE.

Dans ce cadre, les prix du gaz ne seront pas révisés au 1er janvier et le "mouvement tarifaire" d’avril sera calculé conformément aux nouveaux textes, selon GDF Suez. Dans le cadre du nouveau contrat, GDF Suez assure également renforcer ses engagements en matière de sécurité des biens et des personnes, d’accompagnement des clients les plus modestes ou de politique écologique.

La SNCF augmente les tarifs des TGV de 1,9% en 2010

PARIS (AFP) - 29/12/09 17h46

Les prix des billets de TGV vont augmenter de 1,9% en moyenne le 5 janvier, une hausse supérieure à l’inflation dont l’annonce tombe mal pour la SNCF après les critiques engendrées par les incidents à répétition lors des vacances de Noël.

Un TGV, en mars 2009 à Lyon

La SNCF s’est justifiée mardi en évoquant une "évolution modérée" des tarifs, au "taux le plus bas depuis dix ans", pour répondre à la fois à la crise et à la "progression sensible (des) charges externes". A titre d’exemple, le Paris-Lille au tarif loisirs standard en 2nde classe va augmenter de 0,70 euro à 39,60 euros et le Paris-Marseille de 1,5 euro à 82,40 euros.

Chaque année, l’entreprise publique revoit ses tarifs en concertation avec l’Etat-actionnaire. Pour 2009, la hausse avait atteint 3,5% et 2% en 2008. "On a des investissements sur le matériel qui sont importants, d’environ 700 millions d’euros en 2010", a expliqué à l’AFP une porte-parole de la SNCF.

Surtout, l’entreprise publique s’est récemment agacée de la hausse des péages qu’elle doit verser à Réseau ferré de France (RFF) pour utiliser les voies, qualifiée de "caillou dans la chaussure" de la SNCF par son président Guillaume Pepy.

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, le 5 février 2009 à la gare de Metz

Un argumentaire repris par la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut), qui juge la hausse décidée par la SNCF "raisonnable". "C’est beaucoup moins que les années précédentes. La SNCF essaie de tenir compte de la crise", et ce malgré la hausse des péages de plus de 90 millions d’euros en 2010, estime Jean Lenoir, le vice-président de la Fnaut.

La hausse reste cependant supérieure à l’inflation, estimée à 1,2% en 2010, après 0,4% cette année. "C’est un mauvais coup pour le pouvoir d’achat des gens", estime Thierry Saniez, délégué général de l’association de consommateurs CLCV. "Et la SNCF oublie de dire qu’elle récupère une partie des péages qu’elle paie, en guise de rémunération pour l’entretien des voies", dénonce Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef adjoint du magazine UFC-Que Choisir. "La hausse n’est pas négligeable et survient toujours à un mauvais moment", a-t-il ajouté.

La SNCF a été vivement critiquée ces dernières semaines, notamment pour son manque de communication, après les retards causés par les intempéries, l’accident sur la ligne du RER C et surtout le blocage de milliers de voyageurs d’Eurostar. Pas sûr pour autant que les consommateurs ressentent clairement l’effet de la hausse, tant les tarifs de la SNCF, soumis à de nombreuses réductions et très variables d’un jour à l’autre, voire d’heure en heure, sont difficiles à appréhender.

"Cela sera très peu visible", sauf pour ceux qui voyagent en plein tarif, soit environ 25% des passagers, estime Jean Lenoir de la Fnaut qui demande, à l’instar de la CLCV, une meilleure information sur les prix. "La grille est totalement opaque et changeante. On ne sait plus ce qu’est le juste prix d’un Paris-Marseille ou d’un Paris-Lyon", abonde Arnaud de Blauwe. Le député Hervé Mariton (UMP), rapporteur du budget des transports à l’Assemblée nationale, avait aussi critiqué l’an passé l’opacité des tarifs. "Aucune initiative ne semble avoir été prise dans le sens d’une plus grande transparence", a-t-il jugé le mois dernier.

En 2010, la SNCF va continuer sa politique de réductions : les prix d’appel Prem’s seront encore gelés et l’entreprise va généraliser les TGV 100% Prem’s, où toutes les places sont disponibles à des prix réduits. Les prix des cartes de réduction restent eux aussi inchangés.


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