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Ca roule plus ou moins vite suivant le lieu....

DES BATAILLES DU RAIL

.... l’humeur et le temps !

samedi 26 décembre 2009 par JMT

Le trafic sera normal lundi sur la ligne du RER A. Après un début de matinée à 93% samedi, 100% du service est assuré depuis 10 heures.

TRANSPORT - Le point sur le trafic du RER C...

La Chine a inauguré samedi une nouvelle ligne de transport de passagers à grande vitesse entre les métropoles de Wuhan (centre) et de Canton (sud), la plus rapide au monde selon les autorités avec une vitesse moyenne de 350 km/h, ont rapporté les médias officiels.

Social. Face à une direction inflexible, le mouvement de l’intersyndicale semble sur le point de s’éteindre.

Eurotunnel rejette les accusations selon lesquelles il n’aurait pas réagi "comme il convenait" lors de la panne dans le tunnel sous la Manche, et s’en prend vivement à Eurostar.

Une semaine après les pannes qui ont paralysé le trafic dans le tunnel sous la Manche, la guerre est déclarée entre la compagnie ferroviaire Eurostar et Eurotunnel, l’exploitant de l’ouvrage, qui s’accusent mutuellement de négligence et de désinformation.

L’exploitant des lignes ferroviaires et le gérant des infrastructures du tunnel sous la Manche ne partagent pas le même avis sur les causes de la panne monstre de la fin de semaine. La querelle s’envenime.

RER A : la grève, c’est fini

Par TF1 News (D’après agence), le 26 décembre 2009 à 18:19

Le trafic sera normal lundi sur la ligne du RER A. Après un début de matinée à 93% samedi, 100% du service est assuré depuis 10 heures.

RER A grève Chatelet

C’est la fin de la plus longue grève qu’ait connue la RATP depuis 1995 et il aura fallu attendre le lendemain de Noël... La RATP a annoncé samedi que la grève sur le RER A allait prendre fin ce week-end. Le trafic sera donc normal dès lundi matin.

Selon la CGT, les conducteurs "reprennent le travail, mais ils vont  continuer l’action sous d’autres formes. Les organisations syndicales vont se  rencontrer en début d’année car la situation ne permet pas de reprendre le travail dans des conditions correctes", a précisé Joël Joseph (CGT).

Samedi, le trafic était quasiment normal sur la ligne, après la reprise du travail d’une grande partie des cheminots, en grève pendant plus de deux semaines. Après un début de matinée à 93%, 100% du service était assuré depuis 10h00.

Dans ce conflit, le plus long à la RATP depuis la grève sur les retraites en 1995, un tournant avait été franchi jeudi avec le vote de la reprise du travail par de nombreux cheminots. Deux assemblées générales devaient encore avoir lieu samedi en fin de matinée à Nanterre et à Rueil-Malmaison, dans la région parisienne.

La grève à coûté 5 millions d’euros

Le mouvement a commencé à faiblir à la fin de la semaine dernière car chaque jour de grève n’est pas payé pour les conducteurs, analysent les syndicats, qui réclamaient une augmentation mensuelle de 120 euros. L’intersyndicale a obtenu lors des négociations avec la RATP une prime supplémentaire variable de 80 euros par mois.

Dans ce conflit, le gouvernement a choisi la fermeté, les transports en Ile-de-France étant un sujet très sensible à trois mois des élections régionales. Le mouvement aura coûté cinq millions d’euros à la RATP, selon son P-DG Pierre Mongin.

Sur la ligne C du RER, affectée par un accident dimanche soir dernier, le trafic a repris de manière progressive entre la gare d’Austerlitz et Juvisy-sur-Orge (Essonne). Les trains circulent depuis jeudi entre 6h30 et 9 heures, puis entre 16 heures et 19 heures.

Entre ces périodes de pointe, les travaux se poursuivent pour remettre en état la ligne, endommagée par le déraillement d’un train qui a fait 36 blessés. Les travaux devraient durer jusqu’au début janvier, a précisé un porte-parole de la SNCF.

RER C : ça circule mal

26.12.09 à 18h02

TRANSPORT - Le point sur le trafic du RER C...

Le RER C immobilisé à Choisy-le-Roy après la chute sur la voie d’un bloc de béton /AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

Si le RER A, à Paris, retrouve son rythme normal, la circulation sur la ligne C du RER entre la gare d’Austerlitz et Juvisy-sur-Orge (Essonne) restera perturbée dimanche, a indiqué la SNCF samedi soir.

Aux heures de pointe (de 6H30 à 9H00 et de 16H00 à 19H00), six trains par heure circuleront dans les deux sens entre la gare d’Austerlitz et Choisy, précise la SNCF.

Entre ces deux périodes de pointe, les travaux se poursuivront pour remettre en état la ligne, endommagée par le déraillement d’un train dimanche dernier.

La Chine inaugure une ligne à grande vitesse, la plus rapide au monde

26/12/2009

La Chine a inauguré samedi une nouvelle ligne de transport de passagers à grande vitesse entre les métropoles de Wuhan (centre) et de Canton (sud), la plus rapide au monde selon les autorités avec une vitesse moyenne de 350 km/h, ont rapporté les médias officiels.

AFP Des ouvriers mettent la dernière main à l’intérieur de la nouvelle gare de Wuhan (centre) le 24 décembre 2009 à 48 heures du lancement du train à grande vitesse chinois

Cette ligne de 1.069 kilomètres de long, dont les travaux ont été lancés en juin 2005, est un des tronçons de celle qui reliera à terme Pékin à Canton, capitale de la province du Guangdong, a indiqué l’agence Chine Nouvelle.

Montrant des images des trains flambant neufs partant de la gare de Wuhan, produits grâce à des transferts de technologie étrangère, la télévision officielle CCTV a souligné que le trajet serait de trois heures, contre 10 avant l’entrée en service de la ligne à très grande vitesse.

"Le train peut aller jusqu’à 394,2 km/h, c’est le plus rapide au monde en opération avec deux trains couplés en double traction", a déclaré Zhang Shuguang, directeur du Bureau des transports au ministère des Chemins de fer.

La vitesse moyenne des trains à grande vitesse est de 243 km/h au Japon, de 232 km/h en Allemagne et de 277 km/h en France, selon Xu Fangliang, ingénieur général de la ligne Wuhan-Canton, cité par l’agence Chine Nouvelle.

Cette nouvelle ligne de transport de passagers permettra aussi d’alléger la pression qui pèse sur le trafic fret en provenance de la région industrielle du Guangdong, l’une des principales zones industrielles de la Chine.

Pékin mène un ambitieux programme de développement du ferroviaire qui vise à doter la Chine de 120.000 km de lignes — contre 86.000 km actuellement, le deuxième réseau au monde après les Etats-Unis —, dont 12.000 à grande vitesse.

La première ligne à grande vitesse avait été inaugurée au moment des jeux Olympiques en août 2008, reliant Pékin à la ville portuaire de Tianjin en une demi-heure.

En septembre, les autorités avaient indiqué vouloir investir près de 300 milliards de dollars (plus de 205 milliards d’euros) dans la construction de 42 lignes à grande vitesse d’ici 2012 afin de soutenir la croissance.

Eurotunnel se défend, Eurostar attend la fin de l’enquête

26 décembre 2009 à 09:52

Eurotunnel rejette les accusations selon lesquelles il n’aurait pas réagi "comme il convenait" lors de la panne dans le tunnel sous la Manche, et s’en prend vivement à Eurostar.

A la gare de Londres de St Pancras comme le trafic des Eurostar est suspendu (19 décembre 2009)

On se souvient de Guillaume Pepy, patron de la SNCF et d’Eurostar, qui, sur TF1, accusait implicitement Eurotunnel d’avoir manqué à ses devoirs lors de la panne qui avait bloqué plusieurs Eurostar dans le tunnel sous la Manche. Le groupe Eurotunnel n’a apparemment pas apprécié et a rejeté vendredi les accusations selon lesquelles il n’aurait pas réagi "comme il convenait". Et de renvoyer Eurostar à ses propres responsabilités en accusant la société de ne pas avoir toujours respecté les procédures de secours.

"Nous avons été ici ou là injustement suspectés de ne pas avoir réagi comme il convenait" après la panne survenue la semaine dernière et qui a paralysé le trafic Eurostar, indique le groupe chargé de l’exploitation du tunnel sous la Manche, dans un communiqué vendredi.

Dans la gestion de cette panne, Eurotunnel affirme que les délais d’une "évacuation ont été malheureusement allongés parce que les équipages d’Eurostar, en totale violation avec les procédures de secours, ont demandé aux passagers de prendre leurs bagages avec eux".

Trafic à 90% ce week-end

Le groupe critique également la communication fournie aux passagers. "Bien qu’en relation continue avec nos équipes, il est évident que les équipages d’Eurostar n’ont visiblement pas relayé les informations utiles aux passagers", ce qui a notamment "conduit à un mouvement d’inquiétude" dans un des trains concernés, assure le groupe dans son communiqué.

Evidemment, il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’Eurostar réagisse. La compagnie ferroviaire a estimé samedi qu’Eurotunnel devrait attendre les conclusions des experts avant de communiquer sur sa version des faits. "Eurostar s’inquiète de la lecture qu’Eurotunnel fait de l’enquête indépendante en cours, qui a reçu l’aval tant des gouvernements français et britannique que de la Commission intergouvernementale.

Cette enquête a pour but d’établir le déroulement précis des événements", note la compagnie. Une "enquête indépendante" a été confiée lundi par Eurostar à Christopher Garnett, ancien patron de la compagnie ferroviaire britannique régionale Great North Eastern Railway (GNER) et ancien directeur commercial d’Eurotunnel, et à Claude Gressier, ingénieur des Ponts et Chaussées. Les deux hommes doivent faire état de leur rapport à la Commission intergouvernementale au tunnel sous la Manche (CIG) et aux gouvernements français et britannique.

En ce qui concerne le trafic de l’Eurostar, les trains trans-Manche ne circulaient pas vendredi, comme il est de tradition pour l’ensemble des transports ferroviaires au Royaume-Uni, mais le service fonctionnera à "plus de 90%" ce week-end.

RER A : Noël pourri pour les grévistes

26/12/2009 à 00h00

Social. Face à une direction inflexible, le mouvement de l’intersyndicale semble sur le point de s’éteindre.

Des voyageurs attendent le départ d’un RER, le 14 décembre 2009 à la station Châtelet à Paris (AFP Bertrand Guay)

La manière dure de la direction de la RATP est semble-t-il en train de payer. Après quinze jours de grève, soit le plus long conflit depuis 1995, le trafic sur la ligne A du RER était, vendredi, en voie de retrouver un rythme presque normal. Au moins deux trains sur trois roulaient en milieu de journée, soit une « nette amélioration », selon la RATP. Tout en estimant que « les problèmes n’ont pas été réglés », Yannick Le Bohec (CGT, majoritaire à la RATP), était obligé de reconnaître que « ça reprend tout doucement ».

Samedi, les salariés doivent encore voter pour ou contre la poursuite de la grève. Et confirmer une sortie de conflit qui se dessinait depuis le milieu de la semaine. Les jours de grève n’étant pas payés, « les agents n’ont pas trop le choix », analysait l’Unsa.

Avec quel bilan pour les syndicats ? Maigre. Après une première journée de grève le 9 novembre, l’intersyndicale (CGT-Unsa-Indépendants-FO-CFDT-SUD) avait engagé un mouvement illimité pour obtenir une prime de 120 à 150 euros, en réponse à l’augmentation de l’offre de RER, qui aurait dégradé les conditions de travail.

La direction a répondu en mettant sur la table sa proposition : OK pour une prime, mais fixée à 80 euros, et surtout conditionnée à l’atteinte des objectifs de régularité sur la ligne. « Impossible », a répliqué l’intersyndicale, affirmant que les conducteurs ne peuvent pas être tenus pour responsables d’événements (incidents à répétition dus à la saturation de la ligne, tentative de suicides…) sur lesquels ils n’ont aucune prise. La dernière négociation, dans la nuit de jeudi à vendredi, a seulement permis que soit prise en compte la régularité des quatre derniers mois de 2009.

Pour les syndicats, il ne fait guère de doute que la direction mise depuis le début « sur le pourrissement ». Soutenu en silence par l’Elysée, Pierre Mongin, le patron de la RATP, voulait à tout prix éviter une contagion du conflit au reste de l’entreprise. Et accessoirement faire bonne figure auprès d’un gouvernement qui a fait de sa loi de 2007 sur le « service minimum » un étendard politique.

Ainsi, grâce à un dispositif qui existait avant la loi, la RATP a mobilisé 80 cadres du groupe pour faire rouler ses trains pendant les heures de pointe. Vendredi, Yannick Le Bohec de la CGT déclarait : « On a affaire à un homme téléguidé par l’Elysée ».

Rien ne va plus entre Eurotunnel et Eurostar

26/12/2009

Une semaine après les pannes qui ont paralysé le trafic dans le tunnel sous la Manche, la guerre est déclarée entre la compagnie ferroviaire Eurostar et Eurotunnel, l’exploitant de l’ouvrage, qui s’accusent mutuellement de négligence et de désinformation.

Entrée du tunnel sous la Manche à Coquelles le 13 juillet 2006 photo : Denis Charlet , AFP

Dans la nuit du 18 au 19 décembre, cinq Eurostar ont été bloqués dans le tunnel en raison d’une panne liée aux intempéries. Plus de 2.000 personnes, coincées sans eau, ni nourriture, ni information, ont mis jusqu’à 16 heures pour faire le voyage, suscitant une vive polémique et un rappel à l’ordre du président Nicolas Sarkozy.

Le trafic transmanche a été paralysé pendant trois jours et il ne reprend que lentement.

Depuis, la querelle s’envenime entre Eurostar et Eurotunnel. Les deux sociétés n’ont pas le même avis sur les causes de la panne et, surtout, la première reproche à la seconde ne n’avoir pas réagi "comme il convenait" alors que des milliers de passagers se morfondaient en pleine nuit par plusieurs dizaines de mètres de fond.

La première salve a été tirée immédiatement par Eurostar qui a fait valoir qu’Eurotunnel était responsable de ce qui se passe dans le tunnel.

Et de souligner qu’Eurostar n’était pas le seul à avoir eu des problèmes cette nuit-là : une navette d’Eurotunnel transportant des voitures serait tombée en panne, de même qu’un train de marchandises de la Deutsche Bahn... "Faux", rétorque l’exploitant, qui parle de "désinformation".

Photographe : Christophe Legasse AFP Des passagers sortent du premier train Eurostar en provenance d’Angleterre à Bruxelles, le 22 décembre 2009 après 3 jours de suspension de service

La riposte est venue le jour de Noël. Eurotunnel a notamment accusé le transporteur de ne pas avoir respecté toutes les procédures de secours et de ne pas avoir relayé les informations aux passagers.

"Nous avons le sentiment qu’ils auraient plutôt dû nous remercier" de l’aide apportée quand les trains étaient bloqués, explique un porte-parole d’Eurotunnel.

"Eurotunnel devrait laisser les experts rendre leurs conclusions", a rétorqué en pleine nuit la direction d’Eurostar, dans un communiqué.

Lesdits experts, le vice-président de Transport for London (TfL), Christopher Garnett, et l’ingénieur français Claude Gressier ont étés chargés lundi d’une "enquête indépendante" par Eurostar. Leur mission a été entérinée par la Commission intergouvernementale au tunnel sous la Manche (CIG) et les gouvernements français et britannique.

Mais ils sont contestés : "Cette commission indépendante est composée d’un ancien de la SNCF, maison mère d’Eurostar, et d’un type qui s’est fait virer d’Eurotunnel", souligne un familier du dossier.

Claude Gressier a travaillé à la SNCF de 1994 à 1998. Quant à M. Garnett, "il n’est pas parti en bons termes avec Eurotunnel", confirme sobrement l’exploitant de l’ouvrage.

Les experts ont plusieurs différends à traiter. Pour Eurostar, c ?est au gérant de l’infrastructure d ?assurer la communication lorsque un train est coincé dans le tunnel. "La communication à l’intérieur des trains, en aucun cas, ne dépend de nous", répond Eurotunnel, qui affirme avoir été "bien entendu" en contact permanent avec les personnels des trains.

Eurostar rappelle également que l’évacuation des passagers est du ressort d’Eurotunnel. Ce dernier ne dit pas le contraire, mais reproche à Eurostar des manquements à la procédure : les passagers ont quitté les trains avec leurs bagages et leurs cadeaux de Noël, ce qui a compliqué —et fortement retardé— la manoeuvre.

Les relations étaient déjà tendues entre eux : Eurotunnel a publiquement regretté la suppression de trains pour cause de crise, appelant de ses voeux l’arrivée de compagnies concurrentes pour mieux rentabiliser son ouvrage.

Et le gestionnaire du tunnel se veut "concurrent de la SNCF" en se développant dans le fret.

Panne : Eurostar et Eurotunnel se renvoient la faute

24/12/2009 18:01

L’exploitant des lignes ferroviaires et le gérant des infrastructures du tunnel sous la Manche ne partagent pas le même avis sur les causes de la panne monstre de la fin de semaine. La querelle s’envenime.

Eurostar estime qu’Eurotunnel est responsable des trains et des passagers coincés dans le tunnel sous la Manche.

Depuis le début du week-end, les voyageurs assistent à une véritable partie de ping-pong entre Eurostar et Eurotunnel. L’entreprise ferroviaire et l’exploitant du tunnel sous la Manche se renvoient la responsabilité de la panne qui a coincé près de 2.000 passagers dans la nuit de vendredi à samedi.

Le premier point de désaccord porte sur les causes exactes de l’accident. Pour Eurostar, elles sont purement météorologiques. La neige, qui s’est condensée à l’entrée du tunnel où il fait chaud, a bloqué les systèmes de ventilation et donc les moteurs. Les cinq TGV restés bloqués n’avaient aucun problème technique. Faux selon Eurotunnel. Pour le gérant des infrastructures, ce sont les TGV qui ont du mal à résister à la neige. « Cela s’est produit à Lille en 2002 et en 1996 », tient à rappeler le groupe.

Mais Eurostar maintient. Les conditions météo étaient tellement extrêmes que même les navettes d’Eurotunnel, chargées d’assurer le transport de marchandise et de véhicules, étaient à l’arrêt. Une information formellement démentie par Eurotunnel dans un communiqué. « Pour dissiper les ambiguïtés et lever toute confusion, Eurotunnel précise que son infrastructure n’a jamais cessé d’être opérationnelle au cours des quatre derniers jours. L’exploitation de son système de transport a repris samedi à 5 h 30 et, jusqu’à ce jour lundi 21 décembre, 10 h, il a permis sans interruption de service le transport de 17.000 véhicules à travers la Manche ». Alors qu’Eurostar affirme que le tunnel était fermé, Eurotunnel nie. « Dans les mêmes conditions, nos trains marchaient », précise une porte parole du groupe.

Défaillance de communication et problème d’évacuation

Autre point de désaccord entre les deux sociétés : l’information des passagers. Les plus malchanceux sont restés bloqués pendant plus de 15 heures sans savoir ce qui leur arrivait. Pour Eurostar, lorsque le TGV est coincé dans le tunnel, c’est au gérant d’assurer la communication. « Dans le Tunnel, on se doit de secourir Eurostar et c’est ce que l’on a fait. Le service de sécurité, la SLOR (Second line of response) est responsable de l’évacuation en tunnel mais l’équipage Eurostar conserve la responsabilité de l’accompagnement de ses clients ».

Quant à l’évacuation des passagers, les deux sociétés se renvoient aussi la balle. Un contrat d’assistance lie en effet Eurostar à Eurotunnel. C’est ce dernier qui est chargé de tirer les trains en panne. Mais le groupe rappelle qu’Eurostar doit être en mesure d’utiliser ses propres moyens pour dépanner ses trains bloqués, surtout lorsque cinq machines se retrouvent coincées.

« Ils ont des ressources mais ils ne les ont pas utilisées. Du coup, nous avons du évacuer seul tous les trains ». Eurostar a bien envoyé un train fonctionnel pour dépanner les siens mais, comme le prétend Eurotunnel, ce train était sans personnel censé prendre en charge les passagers. « Pourtant, c’est écrit dans le contrat », précise le gérant du tunnel.

Pour ce qui est des passagers, Eurostar rappelle qu’en vertu du contrat d’assistance, c’est à Eurotunnel de procéder à l’évacuation. Ce dernier ne dément pas mais regrette d’avoir du en assumer seul la charge dans de telles circonstances. De plus, il reproche à Eurostar des manquements à la procédure. « Les passagers ne devaient pas sortir avec leurs valises. Mais dans l’un des trains, le personnel Eurostar n’a pas été en mesure de maîtriser les voyageurs qui se sont retrouvés avec leurs bagages dans le tunnel ».

Défaillance commune

Pour la Commission intergouvernementale (CIG) franco-britannique, chargée de superviser le trafic dans le tunnel sous la Manche, les deux sociétés n’avaient pas correctement rempli leur mission d’information auprès des passagers lors de la panne. Selon elle, cet incident démontre que l’organisation actuelle d’Eurostar et Eurotunnel « ne répond pas aux besoins d’information des passagers ».

La CIG a donc appelé les deux compagnies, après avoir étudié leurs rapports préliminaires, à élaborer « de façon conjointe des solutions satisfaisantes à cet égard ». La CIG les a aussi enjointes à « coopérer pleinement » avec les deux experts chargés par Eurostar de mener une enquête indépendante sur les raisons de l’interruption du trafic, le Britannique Christopher Garnett et le Français Claude Gressier. « Eurostar a décidé de nommer deux experts à lui mais cela n’implique pas une quelconque responsabilité d’Eurotunnel ni, a fortiori, un partage des dédommagements qui n’aurait pas de sens juridique. »

A organisation éclatée, responsabilité émiettée

Cette querelle montre que la gestion des lignes Paris-Londres-Bruxelles reste un casse tête permanent pour les sociétés qui en sont les actrices. Pour rappel, Eurostar est gérée de façon commune entre la SNCF, la société britannique London & Continental Railways, et les chemins de fer belge. La maintenance des trains est assurée dans des dépôts des trois pays. En dehors du tunnel sous la Manche, les réseaux et la gestion de la circulation relèvent de la responsabilité de chaque pays.

Eurotunnel vient s’ajouter à cette longue liste de protagonistes. Il est le gestionnaire du tunnel sous la Manche et l’exploitant des navettes qui transportent camions, voitures et autocars. Eurotunnel est chargé de la maintenance de l’infrastructure et de la régulation ferroviaire dans le tunnel.

Le conflit ouvert entre Eurostar et Eurotunnel met à jour les difficultés de gestion d’un train victime de son succès. Depuis sa création en 1994, l’Eurostar a transporté 100 millions de voyageurs. Le week-end dernier, ils étaient 40.000 à vouloir l’emprunter des deux cotés de la Manche. Difficile alors de trouver un unique responsable.

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Le train le plus rapide du monde n’est plus le TGV français. Ce sont les Chinois qui détiennent désormais ce titre...

RER : fin de la grève

Les conducteurs grévistes de la ligne A du RER ont mis fin à leur mouvement, le plus long qu’ait connu la RATP depuis 1995. Retour à la normale du trafic dès lundi...


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