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Trêve de Noël mais pas pour les hauts salaires !

C’EST NOEL AUSSI POUR LES FINANCIERS !

Tous égaux mais certains plus que les autres ?

vendredi 25 décembre 2009 par JMT

Surfant sur l’appétit des Français pour lnternet, Fortuneo et BforBank ont lancé récemment deux offres. Des initiatives qui secouent la concurrence au profit des consommateurs.

Les "performances" du fisc italien feront-elles réfléchir en France ? Mercredi 23 décembre, lors de sa conférence de presse de fin d’année, Giulio Tremonti, le ministre de l’économie, avait le visage ravi de celui qui vient de trouver un trésor.

Sans agences, les frais de fonctionnement sont moindres. Les banques en ligne peuvent donc proposer des tarifs plus attractifs que leurs concurrentes.

Le Sénat américain a adopté ce matin le projet de loi sur la couverture maladie qui vise entre 31 et 36 millions d’Américains dépourvus, et qui pourrait englober jusqu’à 94 % des Américains de moins de 65 ans.

Au terme d’une séance écourtée, la Bourse de Paris clôture en mode « pause ». Ce jeudi, veille de Noël, le CAC 40 a grappillé 0,05% à 3.912,73 points. Encore un record.

Le plafond de 500.000 dollars de salaire annuel fixé pour les dirigeants d’entreprises ayant bénéficié du soutien du Trésor lors de la tourmente financière se trouve dépassé pour les patrons de trois groupes : General Motors, Chrysler et GMAC.

L’offensive des banques en ligne

Carole Papazian 25/12/2009 23:11

Surfant sur l’appétit des Français pour lnternet, Fortuneo et BforBank ont lancé récemment deux offres. Des initiatives qui secouent la concurrence au profit des consommateurs.

Infobanque

Les banques en ligne avaient tenté une première incursion dans le paysage français au début des années 2000 avec un succès mitigé. Depuis, le temps a passé, les Français se sont équipés en ordinateurs et en connexions Internet à haut débit et ont appris à faire confiance aux transactions en ligne. Le marché est mûr et les acteurs qui veulent prendre une part de ce nouveau « gâteau » ne manquent pas.

Coup sur coup, ces derniers mois, deux nouveaux acteurs sont apparus. L’un, BforBank, lancé par le Crédit agricole, joue la carte des services haut de gamme. Il ne s’agit d’ailleurs pas à proprement parler d’une banque puisqu’il n’y a ni compte courant, ni carte.

L’établissement, dirigé par André Coisne, qui avait installé avec succès ING Direct et son fameux livret orange en France, s’intéresse à l’épargne et seulement à celle-ci. « Notre cible, ce sont tous les Français qui ont une épargne d’au moins 50.000 euros, cela représente 3,5 millions de ménages », explique André Coisne, qui espère séduire 30.000 à 40.000 clients par an et se dit très satisfait des résultats depuis le lancement le 8 octobre dernier.

Conscient qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, il utilise comme produit d’appel un livret d’épargne à 5% (avant impôts). Un taux qui frappe face au 1,25% du livret A. Il assure aujourd’hui que BforBank veut faire de la gestion privée et rien que de la gestion privée. Mais après tout, ING et Boursorama à leurs débuts étaient eux ­aussi positionnés, au départ, uniquement sur l’épargne...

Slogan choc

À l’autre extrémité du spectre de ceux qui s’intéressent à l’argent des ménages sur la Toile, Fortuneo, lui, est le bras armé sur Internet du Crédit mutuel Arkea. L’établissement a démarré dans le courtage en ligne avant de se transformer en banque.

La première étape consiste pour lui à convaincre une bonne partie des clients actuels à utiliser les nouveaux services bancaires en ligne. Et pour cela, il joue clairement la carte des prix avec un slogan choc « arrêter de banquer ». « En 2015, la France devrait compter 33 millions d’internautes majeurs actifs, 10 à 20% pourraient être des clients des banques en ligne », estime Pascal Donnais, le président du directoire.

Cette nouvelle concurrence est une bonne nouvelle pour les Français. Elle réveille le marché. Boursorama Bank a par exemple revu certains tarifs après l’arrivée de Fortuneo. Le vrai défi pour les banques en ligne ne consiste pas à conquérir des clients, mais bien à les garder. Car les internautes sont par nature volages.

Amnistier ou punir, que faire face à l’évasion fiscale ?

LE MONDE 25.12.09 19h08

Les "performances" du fisc italien feront-elles réfléchir en France ? Mercredi 23 décembre, lors de sa conférence de presse de fin d’année, Giulio Tremonti, le ministre de l’économie, avait le visage ravi de celui qui vient de trouver un trésor.

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Un "trésor" de 80 milliards d’euros et sans doute davantage. Soit le montant des capitaux régularisés en Italie grâce à l’amnistie fiscale en vigueur depuis le 15 septembre, permettant aux "évadés" de rapatrier les biens (capitaux, titres, bijoux, yachts...) placés à l’étranger moyennant une taxe libératoire de 5 %. Ces estimations laissent même espérer un pactole encore supérieur, de l’ordre de 100 milliards à 110 milliards d’euros.

L’Etat italien a ainsi récupéré 4 milliards d’euros d’impôts, qui ont permis d’abonder pour moitié de la loi de finances 2010, votée définitivement en début de semaine. Les deux précédentes lois d’amnistie de 2000 et 2002 n’avaient rapporté que 2 milliards.

Devant ce succès, le gouvernement italien a décidé de prolonger cette mesure. "L’accumulation des capitaux rapatriés est allée au-delà de notre capacité à les traiter, c’est pourquoi nous avons été obligés de prolonger l’amnistie fiscale", a justifié le ministre. Mais le temps des soldes est terminé. Les prochains candidats au retour de capitaux devront acquitter une taxe de 6 % de la somme rapatriée jusqu’à la fin du mois de février, puis de 7 % de début mars à la fin du mois d’avril, date à laquelle la loi d’amnistie fiscale devrait prendre fin.

Cette mesure a été durement critiquée par l’opposition, qui y a vu une forme de "prime" à la malhonnêteté, dans un pays où chaque année, plusieurs centaines de milliards d’euros échappent au fisc du fait de l’évasion fiscale et du travail au noir. Mais pour M. Tremonti, la question n’est pas de savoir si la loi est "éthique ou non" mais si elle est efficace. Même si la mesure n’avait rapporté que deux euros, elle aurait été un succès, aime-t-il répéter.

QUELQUES "ACROBATIES"

Une démarche radicalement différente de celle employée en France, qui se veut plus "morale" et offensive... mais bien moins efficace. En août, Eric Woerth, le ministre du budget, a évoqué un fichier, issu de la banque HSBC en Suisse, de quelque 3 000 présumés évadés fiscaux, qui représenteraient des capitaux de l’ordre de 5 milliards à 6 milliards d’euros. Quant à la cellule de régularisation des avoirs dissimulés à l’étranger, ouverte en avril et jusqu’au 31 décembre, elle a, à ce jour, rapporté à l’Etat 500 millions d’euros d’impôts, indique-t-on à Bercy.

"En agissant ainsi, la France fait plus qu’une faute", estime Gérard de Bartillat, ancien président de la banque privée HSBC en France, favorable à une loi d’amnistie. "Nous allons perdre des dizaines de milliards, l’équivalent d’un gigantesque plan de relance", affirme-t-il. Selon lui, les capitaux illégalement exilés en Suisse représenteraient plus de 100 milliards d’euros, "dont au moins 10 milliards pourraient directement tomber dans les caisses de l’Etat grâce à une taxe appliquée sur le modèle italien". De quoi soulager un déficit public colossal.

La comparaison avec l’Italie est d’autant plus logique aux yeux de certains que la méthode française, même si elle se veut plus honnête, est juridiquement contestable. Pour Emmanuel Daoud, avocat au barreau de Paris, le ministre du budget a même sans doute fait quelques "acrobaties" au regard du droit. "On se demande encore si cette liste a été achetée, et comment elle a été obtenue", indique-t-il. Or, rappelle M. Daoud, "une obligation de loyauté s’impose à l’administration fiscale. Il est interdit de notifier un redressement fiscal en évoquant une preuve qui aurait été achetée ou provenant de source anonyme".

La démarche, d’ores et déjà à l’origine d’un incident diplomatique avec la Suisse, a obligé la France à s’engager, le 21 décembre, à remettre le fichier original contenant les 3 000 noms. Cette remise en question de la procédure pourrait, selon les experts, servir d’appui à la contestation d’autres procédures.

"Ce n’est que du bruit", estime pour sa part Eric Woerth. Selon lui, la procédure française est tout à fait légale et va se poursuivre. "Le fichier évoqué, transmis par la justice, est exploitable et sera exploité", assure-t-il. Selon le ministre, une amnistie fiscale n’était de toute façon "pas supportable socialement". "Notre démarche est différente de celle de l’Italie, précise M. Woerth, elle est plus juste et plus morale, même si elle est plus difficile."

"MACHINE À ÉVASION"

En outre, même si les 80 milliards d’euros italiens frappent les esprits, l’amnistie se révélera, selon lui, "une machine à évasion". Le dispositif provoquerait en effet une sorte d’aléa moral laissant penser que l’évasion fiscale n’est que faiblement, voire pas du tout, punie. Les 80 milliards rapatriés pourraient au final susciter d’autres fuites de capitaux. L’Italie en est d’ailleurs à sa troisième amnistie fiscale.

"La cellule de dégrisement est un échec, la méthode de M. Woerth empoisonne nos relations avec la Suisse, mais un vrai dispositif antifraude a été mis en place", juge aussi Michel Sapin, secrétaire national du PS à l’économie. "La méthode italienne n’est pas un exemple, l’on ne peut "blanchir" des fraudeurs qui n’hésiteront pas à repartir", explique-t-il.

Et si la Suisse est ponctuellement ennuyée par le départ des capitaux italiens, estime M. Sapin, elle est sans doute plus inquiète de la menace française de lever le secret bancaire, qui pourrait mettre terriblement à mal sa réputation auprès des grandes fortunes.

Claire Gatinois et Philippe Ridet (à Rome)

Banques en ligne : des prix vraiment moins chers

Danièle Guinot 25/12/2009 18:21

Sans agences, les frais de fonctionnement sont moindres. Les banques en ligne peuvent donc proposer des tarifs plus attractifs que leurs concurrentes.

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Les banques à distance sont-elles vraiment moins chères que celles ayant pignon sur rue ? « Oui, dans la plupart des cas », répond sans détours Olivier Eon, analyste à l’observatoire indépendant des produits financiers Testepourvous.com. « Parce qu’elles n’ont pas d’agences, ces banques ont des frais de fonctionnement moins élevés que les autres. Ce qui leur permet donc de proposer des tarifs plus attractifs. Et l’arrivée de nouveaux acteurs renforce la concurrence », ajoute-t-il.

Même si elles n’ont pas toutes la même stratégie, les banques en ligne ont en commun d’avoir une tarification plus simple et donc plus transparente que les autres. Ainsi, plusieurs d’entre elles n’ont pas de « package » bancaire avec un abonnement mensuel. Les tarifs sont donc à la carte, et l’internaute est libre de choisir ce dont il a besoin. Les banques en ligne qui facturent un forfait pour un package (Axa Banque, Allianz Banque...) rémunèrent alors le compte courant (1% seulement).

Mieux, la plupart de ces banques proposent gratuitement de nombreux services, qui sont payants ailleurs. C’est le cas, par exemple, des frais d’opposition ou encore des retraits dans les distributeurs. Bien sûr, la plupart du temps, les utilisateurs ne paient pas non plus les virements et les prélèvements. Toutefois, ce service est souvent gratuit pour les clients des réseaux traditionnels qui réalisent eux-mêmes ces opérations à partir du site Internet de leur banque.

Carte bancaire gratuite

La véritable différence tarifaire entre les banques en ligne et celles « en dur » se situe au niveau de la carte bancaire, gratuite dans certains établissements : ING Direct, Fortuneo Banque et Boursorama Banque. « Dans les banques traditionnelles, le prix du package est lié à celui de la carte bancaire. Ne pas avoir à payer de cotisations annuelles souvent élevées représente donc une économie substantielle », explique Laurent Bertin, responsable de l’activité banque de détail chez Accenture France.

Pour avoir une carte gratuite y compris haut de gamme, les clients de Fortuneo Banque et de Boursorama Banque doivent cependant justifier d’un minimum de revenus ou avoir investi une partie de leur épargne dans la banque. Ainsi, chez Fortuneo, il faut gagner au moins 3.000 euros par mois et avoir 15.000 euros d’économies pour prétendre à une Gold Mastercard à débit différé (1.500 euros et 10.000 euros d’épargne pour une Mastercard classique). La carte Mastercard Platinum est, elle, réservée à ceux qui ont un salaire mensuel de 4.000 euros et ont placé 50.000 euros sur un compte d’épargne de la banque.

Chez Boursorama Banque, le titulaire du compte doit justifier de 1.350 euros de revenus nets mensuels pour une carte Visa internationale (ou 5.000 euros d’épargne dans la banque) et de 2.650 euros net pour bénéficier de la carte Visa Premier (ou 15.000 euros d’épargne).

Frais annuels moindres

Ceux qui répondent à ces exigences paieront donc très peu de frais bancaires annuels. Ainsi, selon Testepourvous.com, un consommateur ayant souscrit une carte haut de gamme à débit différé et effectuant deux virements occasionnels et douze virements permanents par an et recevant deux chéquiers en recommandé ne paiera qu’un euro de frais annuels chez Fortuneo Banque et 0,50 centime chez Boursorama Banque ! Le même client paiera 10,50 euros chez ING Direct !

Les autres établissements bancaires en ligne sont dans l’ensemble moins « agressifs » commercialement. Certes, chez Axa Banque ou encore Allianz Banque, le client peut se faire rembourser tout ou partie de la cotisation annuelle de sa carte. Mais à condition de dépenser plus de 28.000 euros par an avec sa carte chez Axa Banque (pour se faire entièrement rembourser la carte Visa Premier) et plus de 20.000 euros chez Allianz Banque.

Ceux qui ne répondent pas à ces critères voient leurs frais annuels s’alourdir. « Notre consommateur type paiera en moyenne 121 euros de frais annuels chez Monabanq, ­Allianz Banque, Axa Banque et Groupama Banque », note Olivier Eon. Ce client réalisera toutefois une économie de 30 euros par an par rapport aux banques traditionnelles (150 euros chez BNP Paribas, La Banque postale, LCL ou encore la Société générale), toujours selon Testepourvous.com.

« Il existe plusieurs modèles de banque en ligne », souligne Guillaume Gozlan, directeur du développement de Monabanq dont l’établissement mise sur les services et le conseil. « Chaque client a un conseiller attitré », précise Guillaume Gozlan. Enfin, « certaines banques en ligne, filiales de banques à réseau, comme eLCL, par exemple, ont une stratégie défensive. Elles répondent à la demande d’autonomie de leurs clients, mais appliquent la même tarification qu’en agence », note Laurent Bertin.

Le vote final du projet de loi de la couverture médicale aux Etats-Unis est loin d’être évident

publié le 24 décembre 2009 à 15:38 (Easybourse.com)

Le Sénat américain a adopté ce matin le projet de loi sur la couverture maladie qui vise entre 31 et 36 millions d’Américains dépourvus, et qui pourrait englober jusqu’à 94 % des Américains de moins de 65 ans.

Barack Obama

Les sénateurs ont approuvé le texte par 60 voix contre 39. Mais les débats au Congrès ne s’arrêtent pas là. Le texte devra encore être fusionné avec celui déjà voté à la Chambre des représentants le 7 novembre. Une version définitive devra ensuite être envoyée au président Obama pour promulgation.

Les chefs des deux chambres espèrent envoyer le projet de loi à la Maison Blanche avant le discours sur l’état de l’Union, qui a lieu traditionnellement durant la dernière semaine de janvier. Un compromis pourrait être difficile à trouver en raison des multiples différences, plus ou moins importantes, entre les deux textes.

Trois principales problématiques peuvent être mentionnées, l’option d’assurance du gouvernement qui concurrencerait les assureurs privés, les dispositions liées aux restrictions apportées à l’utilisation de l’argent public pour financer les opérations d’avortement, et la fiscalité à prélever sur les revenus pour les financer la réforme.

Pour apaiser les opposants démocrates modérés, le texte du Sénat ne contient plus l’option d’assurance publique. La Chambre des représentants a indiqué qu’elle insistera pour inclure l’option dans le texte de compromis, mais certains sénateurs comme le démocrate Ben Nelson ou encore l’indépendendiste Joe Lieberman ont avancé leur refus catégorique de voter tout texte qui contiendrait une telle option.

S’agissant de l’avortement, à la fois sénateurs et députés ont inclus des dispositions de manière à s’assurer que les fonds publics ne soient pas utilisés pour financer la couverture d’opérations d’avortement.

Le texte de la Chambre des représentants est plus restrictif empêchant l’utilisation de toute subvention fédérale pour financer un avortement et requérant de ce fait l’achat d’une couverture spécifique chez un autre assureur. Ce texte a été très bien accueilli par les opposants au droit à l’avortement.

Le projet du Sénat laisserait les Etats fédérés libres d’opter pour l’inclusion de la couverture des avortements en requérant toutefois la distinction entre les primes d’assurance, une pour l’avortement et une pour le reste. Le texte a été à la fois condamné par les opposants et les partisans au droit à l’avortement.

Au sein de la Chambre des représentants, une douzaine de députés ont soutenu le texte législatif seulement après l’insertion des dispositions relatives à l’avortement. Si certains d’entres eux faisaient défaut, cela pourrait menacer l’adoption in fine de la loi.

La fiscalité sur les revenus est sujet de moins d’attention que l’option publique ou que l’avortement, mais pourrait cependant constituer un nœud difficile à dénouer.

La Chambre des représentants et le Sénat ont une approche différente pour aider à récolter l’argent servant au financement de la réforme. La Chambre des représentants envisage un impôt pour les américains les plus fortunés alors que le Sénat souhaite une fiscalité sur les plans de santé les plus coûteux. De nombreux membres de chaque bloc ont déclaré leur farouche opposition pour l’approche concurrente.

Le texte du Sénat propose également de prélever des recettes fiscales sur les plus riches américains assujettis au programme du gouvernement pour les personnes âgées.

D’autres petites divergences distinguent les deux textes comme l’âge requis pour avoir une couverture santé indépendante. Pour le Sénat ce sera 26 ans, pour la Chambre des représentants 27 ans.

Le Chambre des représentants prévoit une obligation de proposer une assurance santé pour les salariés aux entreprises payant plus de 750 000 dollars d’impôts. Le Sénat ne prévoit pas d’obligation. Mais les sociétés avec plus de 50 salariés devront payer une couverture de 750 dollars par salarié si aucun employé n’obtient la couverture fédérale subsidiaire.

Imen Hazgui

La Bourse de Paris s’offre un nouveau record pour Noël

Marine Rabreau (lefigaro.fr) 24/12/2009 14:46

Au terme d’une séance écourtée, la Bourse de Paris clôture en mode « pause ». Ce jeudi, veille de Noël, le CAC 40 a grappillé 0,05% à 3.912,73 points. Encore un record.

Bourse de Paris

Après un gain cumulé de 3% depuis le début de la semaine, le CAC 40 clôture ce jeudi (fermeture des marchés à 14 heures) en timide progression de 0,05% à 3.912,73 points, dans un volume d’échanges d’à peine 430 millions d’euros.

Une hausse symbolique, mais qui permet tout de même à la Bourse de Paris d’enchaîner un nouveau record annuel. Depuis le début de l’année, le CAC 40 affiche une hausse de près de 22%. Et depuis le point le plus bas du 9 mars 2009, la Bourse s’est adjugé... 55% !

Ailleurs en Europe, mêmes tendances sur les places bruxelloise et amstellodamoise. A Madrid, Milan, Francfort et Zurich, les Bourses sont fermées.

A Londres (clôture à 13 heures) , les investisseurs se sont montrés un peu moins timides, l’indice Footsie-100 des principales valeurs a gagné 30,03 points, soit 0,56% par rapport à la clôture de mercredi, pour s’établir à 5.402,41 points, un nouveau sommet depuis la mi-septembre 2008.

Cet après-midi, à 14h30, les Etats-Unis publieront les inscriptions aux allocations chômage hebdomadaires et les commandes de biens durables de novembre. A Wall Street, les marchés devraient ouvrir dans le calme, après une séance laborieusement haussière mercredi.

Icade plébiscité

Dans l’actualité des valeurs ce jeudi, le gendarme boursier américain, la SEC, a porté plainte contre deux Français, Gilles Roger et Nicolas Condroyer devant un tribunal d’Atlanta. Ils sont soupçonnés d’avoir commis des délits d’initiés lors du rachat du groupe américain Chattem par Sanofi-Aventis. Ils auraient, selon la SEC, empoché un bénéfice de 1,4 million et 2,8 millions de dollars respectivement. Le titre Sanofi-Aventis signe ce jour la cinquième plus forte baisse du CAC 40, de -0,43%, à 55,41 euros.

Par ailleurs, Sanofi Pasteur, la division vaccins de Sanofi-Aventis, indique que la Food and Drug Administration (FDA) a donné son aval pour la mise sur le marché américain d’un vaccin contre la grippe spécialement destiné aux personnes de 65 ans et plus.

Icade a gagné 3,94% à 69,64 euros soutenu par la signature d’un protocole d’accord pour le rachat des 94,5% de la société foncière Compagnie La Lucette. Dans son sillage, Unibail Rodamco, une autre valeur immobilière progresse (+1,40% à 152,5 euros) ainsi que la Foncière des Régions (+2,92% à 70,9 euros).

En hausse également Pernod Ricard (1,59% à 59,97 euros), PPR (+1,11% à 84,01 euros), des valeurs de consommation et qui sont toujours très prisées en ces fêtes de fin d’année.

Vivendi a relevé sa participation dans l’opérateur télécoms brésilien GVT à 81,82% après l’exercice d’options.

Le taux de couverture en France d’Orange pour son réseau haut débit mobile 3G/3G+ s’élève à plus de 87% de la population fin 2009, selon l’Autorité des télécoms (Arcep). Par ailleurs, cette dernière a annoncé qu’Orange, filiale de France Telecom, et SFR étaient mis en demeure de respecter leurs engagements dans la couverture 3G.

Crédit Agricole (-0,49%) et Société Générale (+0,31%) lanceront le 1er janvier conjointement une filiale commune, Amundi. Il s’agit d’une société de gestion d’actifs.

Le titre Thomson, dont la restructuration financière a été approuvée par les créanciers en attendant le vote des actionnaires, ne déroge pas à la tradition se montrant une nouvelle fois très volatil : le titre cédait 4,75% à 0,903 euros.

Salaires plafonnés : les généreuses exceptions d’Obama

Par TF1 News (d’après agence), le 24 décembre 2009 à 13:44

Le plafond de 500.000 dollars de salaire annuel fixé pour les dirigeants d’entreprises ayant bénéficié du soutien du Trésor lors de la tourmente financière se trouve dépassé pour les patrons de trois groupes : General Motors, Chrysler et GMAC.

Barack Obama Noël Image d’archives

Dans le cadre du plan de soutien annoncé en octobre en pleine tourmente financière, le Trésor américain avait décidé de plafonner les 25 salaires les plus élevés au sein des sept entreprises ayant reçu "une aide exceptionnelle" du gouvernement. Mais ce plan prévoyait d’éventuelles exceptions. L’éventualité, désormais, se concrétise, prend un ou plutôt des visages, et peut se chiffrer en monnaie sonnante et trébuchante. C’est ainsi que General Motors, Chrysler et GMAC peuvent en bénéficier.

Sont concernés : le directeur financier de General Motors, Christopher Liddell, le directeur général de Chrysler, Sergio Marchionne, et le directeur général de la société de services GMAC, Michael Carpenter, a indiqué le département du Trésor lors d’un point presse à Washington. Dans ces trois cas, le plafond de 500.000 dollars de salaire en numéraire sera allègrement dépassé.

"Retenir ou attirer les talents"

Chez GM, Christopher Liddell, débauché chez le fabricant de logiciels Microsoft lundi, aura droit à 750.000 dollars en numéraire en 2010. Les 5,45 millions de dollars en actions qu’il recevra en plus seront en revanche bloqués jusqu’en 2011, année à partir de laquelle il pourra les revendre par tranches d’un tiers.

Sergio Marchionne, qui est également le patron de Fiat, sera rémunéré 600.000 dollars pour son rôle de numéro deux du conseil d’administration de Chrysler en 2009. Mais il ne recevra pas d’actions. Enfin Michael Carpenter aura droit à un salaire de 950.000 dollars en numéraire. S’y ajouteront jusqu’à 8,55 millions de dollars en actions.

Autant d’entorses à la règle justifiées mercredi lors d’un point presse par le département du Trésor. "Les exceptions sont accordées en fonction de questions comme : est-ce dans l’intérêt des contribuables ? Permettront-elles de retenir ou d’attirer les talents ?" a indiqué un responsable du Trésor.


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