AID Association initiatives dionysiennes
BOLIVIE

EVO DE NUEVO !

Le président bolivien a été triomphalement réélu dimanche

lundi 7 décembre 2009 par JMT

Le président socialiste de Bolivie Evo Morales est voué à un contrôle total des institutions du pays andin, après sa réelection triomphale jusqu’en 2015, qu’il a célébrée comme une victoire "pour l’anti-impérialisme" et un mandat pour "accélérer le changement".

Le président socialiste de la Bolivie, Evo Morales, a été réélu triomphalement dimanche dès le premier tour de l’élection présidentielle, selon plusieurs sondages à la sortie des urnes lui donnant entre 61% et 63,2% des voix.

Selon le président bolivien Evo Morales, son pays recèle 90 % des réserves mondiales de lithium. Il a annoncé ce chiffre le 29 octobre après avoir reçu symboliquement les premiers échantillons de carbonate de lithium.

Le Chili, la Bolivie et l’Argentine sont assis sur un trésor. Sur les 10 millions de mètres cubes de réserves de lithium connues sur la planète, quelque 9 millions sont concentrés dans ces trois pays [dont la grande majorité en Bolivie].

Bolivie : Morales voué à un contrôle total des institutions après sa réelection

LA PAZ (AFP) - 07/12/09 20h04

Le président socialiste de Bolivie Evo Morales est voué à un contrôle total des institutions du pays andin, après sa réelection triomphale jusqu’en 2015, qu’il a célébrée comme une victoire "pour l’anti-impérialisme" et un mandat pour "accélérer le changement".

Unes de journaux boliviens le 7 décembre 2009 à La Paz, après la rélection d’Evo Morales.

Morales, qui avait écrit l’histoire en 2005 en devenant le premier président indien en 184 ans de Bolivie indépendante, a été rééelu dimanche au premier tour avec plus de 61% des voix, une progression de huit points en quatre ans, selon des sondages convergents à la sortie des urnes.

En Bolivie, les sondages à la sortie des urnes donnent Evo Morales largement vainqueur. Les résultats définitifs seront connus mardi

Les résultats officiels ne seront pas connus avant mardi, mais ces sondages et des projections sur le décompte donnaient au parti de Morales, le Mouvement vers le Socialisme (MAS), la majorité absolue qu’il convoitait au Parlement bicaméral, avec 24 ou 25 sièges sur 36 au Sénat.

"Cette majorité de plus des deux-tiers des députés et sénateurs nous fait, me fait obligation, d’accélérer le processus de changement" du pays, a lancé Morales dimanche soir a des milliers de partisans en liesse, fêtant "Evo de Nuevo !" (de nouveau) sous le balcon du Palais présidentiel à La Paz.

Ce "changement", a-t-il expliqué, reposera sur la mise en oeuvre de la nouvelle Constitution de janvier 2009 : un texte radical, mais complexe, qui forge une place centrale à l’Etat, aux droits indigènes, à la décentralisation, au contrôle des ressources naturelles.

Morales, né il y a 50 ans dans la misère de l’atiplano bolivien, revendique une rupture avec les élites qui ont gouverné la Bolivie et ses richesses (gaz, minerais), sans la sortir de son rang de pays parmi les plus pauvres d’Amérique latine.

Le président bolivien Evo Morales (G) et son vice-président Alvaro Garcia Linera, après sa réélection, le 6 décembre 2009 à La Paz

"Le peuple bolivien a placé un chef indien en première ligne !", a résumé le président venezuelien Hugo Chavez, allié et mentor socialiste de Morales, en saluant d’avance le résultat bolivien. Une victoire appelée à doper le bloc de gauche anti-libérale d’Amérique latine.

L’Equateur du socialiste Rafael Correa, lui-même réélu en avril, a été le premier à féliciter Morales pour son élection "historique", un "triomphe pour la démocratie bolivienne et la région".

Résultat de l’élection présidentielle en Bolivie, sondages sortie des urnes

En Bolivie, l’hégémonie politique qui s’annonce a au contraire suscité dans l’opposition des craintes de dérive despotique, sur le mode Chavez justement.

La majorité absolue du MAS va lui permettre d’amender à sa guise -moyennant un référendum- la Constitution, par exemple la limite aux mandats présidentiels -deux consécutifs actuellement.

Morales lui-même a laissé planer dimanche la possiblité d’un 3e mandat au-dela de 2015, estimant que sur la base d’une nouvelle Constitution, son 2e mandat peut-être considéré "comme une première élection".

Le contrôle du parlement donne enfin au MAS carte blanche pour les hautes nominations dans la justice notamment.

"La polarisation politique continue", a dénoncé dimanche soir Manfred Reyes Villa, le candidat de droite distancé (25-27% des voix). Il a promis de lutter au Parlement dans la "tranchée de la démocratie" contre des abus de pouvoir.

La polarisation, pour l’heure, parait démentie par le "climat tranquille" et de "fête civique" des élections générales, salué dimanche par les observateurs de l’Union européenne et de l’Organisation des Etats américains.

Des supporteurs du président Evo Morales fêtent sa réélection, devant le palais présidentiel, le 6 décembre 2009 à La Paz

Ce climat, qui doit en partie à la résignation d’une frange dure de l’opposition conservatrice, illustre l’apaisement survenu en Bolivie.

Il y a un peu plus d’un an, une fronde autonomiste dans l’Est prospère du pays, et des violences entre pro- et anti-Morales avaient fait des dizaines de morts, et amené le pays au bord d’un conflit civil.

Bolivie : Morales largement réélu pour un second mandat, suggère un troisième

LA PAZ (AFP) - 07/12/09 03h18

Le président socialiste de la Bolivie, Evo Morales, a été réélu triomphalement dimanche dès le premier tour de l’élection présidentielle, selon plusieurs sondages à la sortie des urnes lui donnant entre 61% et 63,2% des voix.

Le président Bolivien Evo Morales, le 6 décembre 2009 à Villa 14 de Septiembre

Morales, un pilier du bloc de gauche radicale en Amérique latine, a été reconduit avec près de 10 points de plus que les prévisions des sondages pré-électoraux, ce qui confirme l’ancrage du premier chef d’Etat indien (aymara) de la Bolivie en 184 ans d’indépendance.

Le score de Morales, s’il se confirme, rappelle le taux d’approbation de sa Constitution en janvier 2009 (62%) et le consacre comme l’homme d’Etat le plus populaire de la Bolivie depuis plus d’un demi-siècle.

Dès le matin du scrutin, Morales (50 ans) a laissé planer la possibilité d’un troisième mandat après 2015. Il a estimé que son second mandat pourrait être pris "comme une première élection", si on se base sur la nouvelle Constitution qui autorise deux mandats présidentiels consécutifs.

Selon trois sondages des instituts Captura-Consult, Mori, et ATB, diffusés simultanément par les chaînes de télévision PAT, Unitel et ATB, Morales obtiendrait entre 61 et 63,2% des suffrages, près de 40 points devant son principal rival de droite, Manfred Reyes Villa.

Reyes Villa, un ancien militaire et gouverneur régional recueillerait entre 23 et 25% des voix, et l’entrepreneur et ancien ministre de centre-droit Samuel Doria Medina, entre 7% et 10%.

Les résultats définitifs et officiels sur la base du dépouillement ne devraient pas être connus avant mardi.

Un des enjeux du scrutin est le contrôle par le Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti présidentiel, des deux Chambres du Parlement. Le Sénat, la chambre haute, était jusqu’alors contrôlée par l’opposition.

Le détail de ce rapport de forces au Parlement ne devrait pas être connu avant plusieurs heures, voire lundi.

Cette hégémonie politique est redoutée par l’opposition, qui a mis en garde contre un risque de dérive despotique de la part de Morales, et en particulier une tentative de se pérenniser au pouvoir, à l’instar du président vénézuélien Hugo Chavez, mentor socialiste de M. Morales.

Un peu plus de 5 millions d’électeurs boliviens ont voté dimanche dans le calme pour désigner leur Parlement et leur président, à l’occasion d’un scrutin pour lequel Morales était donné favori depuis de longs mois.

Morales sollicitait un second mandat pour poursuivre la "refondation" socialiste et pro-indigène de la Bolivie, un pays aux riches ressources naturelles (gaz, minerais) mais parmi les plus pauvres d’Amérique latine, avec 60% de la population en état de pauvreté.

"Le choix est clair : approfondir le changement ou revenir au néo-libéralisme", a lancé Morales dimanche en votant.

Le scrutin s’est déroulé dans "un climat de tranquillité et de paix", avec des accrocs adminitratifs "mineurs" dans environ 15% des bureaux de vote, avait déclaré à la mi-journée la mission d’observateurs de l’Union européenne (UE).

La participation a été élevée, selon la Cour électorale, qui n’a toutefois pas donné de chiffre.

Tôt le matin, des files d’attente s’étaient formées devant les bureaux de vote, à l’image d’El Alto, immense cité-dortoir surplombant La Paz à 4000 m, où tous sont voués à la cause d’"Hermano Evo", comme eux produit de l’exode rural.

"Evo est comme un père pour nous, pour le peuple", expliquait, les yeux humides, Rodolfo Garnica, agriculteur du nord de La Paz, dans une file de 300 personnes devant un bureau à Chuqiago Marka.

De fabuleuses réserves de lithium

30.10.2009

Selon le président bolivien Evo Morales, son pays recèle 90 % des réserves mondiales de lithium. Il a annoncé ce chiffre le 29 octobre après avoir reçu symboliquement les premiers échantillons de carbonate de lithium.

© AFP Exploitation artisanale

Ce métal mou au fort potentiel électrochimique est un élément clé des batteries de voitures électriques. Il est également utilisé en médecine ou dans la verrerie.

C’est sous l’immense désert de sel (Salar de Uyuni) qui s’étend sur 10 000 kilomètres carrés à 3 650 mètres d’altitude dans le Sud bolivien que se trouvent les réserves.

"La production industrielle commencera en septembre 2013", annonce le quotidien bolivien La Razón. Trois groupes ont présenté des offres au gouvernement bolivien pour l’exploitation du lithium d’Uyuni : le français Bolloré avec son partenaire minier Eramet, le japonais Sumitomo et le coréen Kores.

CHILI : Le lithium dans les mains de la famille Pinochet

08.10.2009 

Le Chili, la Bolivie et l’Argentine sont assis sur un trésor. Sur les 10 millions de mètres cubes de réserves de lithium connues sur la planète, quelque 9 millions sont concentrés dans ces trois pays [dont la grande majorité en Bolivie].

Le triangle du lithium

Le prix de la tonne a augmenté de 238 % depuis 1998, pour atteindre 6 000 dollars [4 100 euros] aujourd’hui. Et la demande en lithium continue à croître au rythme de presque 7 % par an. Le Chili et l’Argentine fournissent un peu plus de 55 % du lithium utilisé dans les pays industrialisés et satisfont quasiment aux besoins des Etats-Unis.

Cette région des Andes est destinée à être le fournisseur mondial de cet “or gris” du xxie siècle. Les débouchés liés à son exploitation sont immenses. Composant stratégique des nouvelles technologies numériques, le lithium n’est pas seulement réparti en petites quantités à l’intérieur des appareils électroniques ; il est également ­utilisé dans les réacteurs nucléaires pour produire du tritium, un élément qui n’existe pas à l’état naturel et qui sert de combustible de fusion.

Mais il entre surtout dans la composition des batteries, notamment des véhicules électriques. L’industrie automobile, confrontée à la crise économique et à l’épuisement des combustibles fossiles, a considérablement amélioré ses prototypes et compte les introduire massivement dans les pays les plus développés à partir de 2010.

Ce secteur a donc les yeux rivés sur le triangle formé par les déserts de sel d’Atacama, au Chili, d’Uyuni et de Coiposa, en Bolivie, et d’Hombre Muerto, en Argentine.

Mais, dans certains endroits, le lithium reste une propriété privée. Au Chili, Julio Ponce Lerou, l’ancien gendre d’Augusto Pinochet, n’a rien à envier à John Thomas North, le roi du salpêtre du xixe siècle.

Au moyen de montages juridiques et financiers douteux, l’homme, initialement directeur de l’entreprise publique Soquimich, est devenu celui de la SQM lors de sa privatisation, entre 1983 et 1988.

Associée au groupe japonais Kowa, la société SQM domine aujourd’hui le marché mondial du lithium. Grâce à de nouvelles concessions obtenues en 1992, l’entreprise exploite le lithium de l’Atacama dans des conditions naturelles optimales, avantage considérable sur ses concurrentes en matière de coûts d’extraction.

Selon les estimations de Ponce Lerou, 10 % des nouvelles automobiles seront équipées de batteries au lithium en 2015 et 20 % en 2020, ce qui devrait faire passer la demande en carbonate de lithium de 93 000 tonnes à l’heure actuelle à 160 000 dans cinq ans.

SQM détient la concession d’exploitation du désert d’Atacama jusqu’en 2030. Conformément à la loi n° 16319, la commission chilienne de l’énergie nucléaire fixe le tonnage de lithium que l’entreprise vend chaque année. Selon des sources du secteur, la direction de SQM ne se fait aucun souci pour sa concession, persuadée qu’elle sera renouvelée.

Certains parlementaires dénoncent ce monopole. La députée socialiste Isabel Allende, membre de la commission des mines de la Chambre des députés, espère que l’Etat reprendra le contrôle du lithium. “Les richesses comme le lithium étaient ­autrefois sous la souveraineté de l’Etat. Mais, lors du coup d’Etat militaire, il y a eu une série de manœuvres obscures. Le régime dictatorial a clairement favorisé l’émergence de certaines fortunes. De plus, accorder des concessions à vie avec une capacité d’extraction supérieure à la capacité de renouvellement de la ressource exploitée est complètement irrationnel, et il faut mettre fin à cela”, affirme-t-elle.

VIDEOS

Bolivie : réélection triomphale d’Evo Morales

07-12-2009 12:40:13

En Bolivie, les sondages à la sortie des urnes donnent Evo Morales largement vainqueur. Les résultats définitifs seront connus mardi mais les estimations rendues publiques dimanche créditent déjà le président sortant de 60 à 63% des voix, contre 21 à 23% à son principal adversaire, le candidat de la droite libérale Manfred Reyes Villa. Le leader socialiste, grand allié du Vénézuélien Hugo Chavez, aurait également les coudées franches dans le futur parlement. Son parti, le MAS, obtiendrait en effet la majorité absolue.

Durée : 01mn34

Morales, favori de l’élection présidentielle en Bolivie

04-12-2009 16:01:50

Evo Morales, le premier président indien de l’histoire de la Bolivie, est le grand favori de l’élection présidentielle de dimanche. Comment cet ancien leader syndical est-il devenu une figure emblématique en Amérique latine et hyper populaire dans son pays ?

Durée : 1mn53


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1798162

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Amis du Monde Diplomatique  Suivre la vie du site Articles 2009   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License