AID Association initiatives dionysiennes
Les joies de la mondialisation

Quelques facettes dans notre vie courante d’européens

Et pas les pires !

dimanche 6 décembre 2009 par JMT

Des heurts entre groupes de jeunes et policiers ont éclaté dimanche dans plusieurs grandes villes de Grèce après les manifestations commémorant la mort d’un adolescent tué il y a un an par un policier à Athènes, qui ont rassemblé des milliers de personnes.

La Grèce s’apprête à commémorer dimanche le premier anniversaire de la mort d’un adolescent tué par un policier à Athènes, où quelque 6.000 policiers doivent encadrer des manifestations organisées par des coordinations étudiantes et lycéennes, des organisations de gauche et des syndicats.

Echarpes, banderoles et pull-overs violets, des centaines de milliers de manifestants ont défilé samedi dans le centre de Rome, à l’initiative de blogueurs, pour dire "non" au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi qu’ils ont appelé à démissionner pour être jugé.

Des vagues de manifestants déferlant sur Bruxelles ou Londres, un train écologiste allant de Belgique au Danemark : des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi en Europe, à deux jours du début du sommet de Copenhague.

Des centaines de personnes ont battu le tambour et tapé sur des casseroles et boîtes de conserve dans une dizaine de villes françaises samedi, pour "monter le son" à deux jours de la conférence de Copenhague sur le climat (7-18 décembre).

La création par le fisc d’un fichier automatisé des contribuables détenant des comptes bancaires à l’étranger, destiné à débusquer d’éventuels évadés fiscaux, a été officialisée samedi par la publication d’un arrêté du ministère du Budget au Journal officiel.

Grèce : manifestations et incidents un an après la mort de Grigoropoulos

5

ATHENES (AFP) - 06/12/09 23h55

Des heurts entre groupes de jeunes et policiers ont éclaté dimanche dans plusieurs grandes villes de Grèce après les manifestations commémorant la mort d’un adolescent tué il y a un an par un policier à Athènes, qui ont rassemblé des milliers de personnes.

Un policier dans une rue d’Athènes, le 6 décembre 2009, où des incidents ont éclaté après les manifestations commémorant la mort d’un adolescent tué il y a un an

Selon des sources policières, près de 230 personnes — 130 à Athènes et une centaine à Salonique — ont été arrêtées lors de ces rassemblements en mémoire d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, dont la mort avait déclenché l’hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays.

A Athènes, des heurts ont opposé des groupes de quelques dizaines de jeunes et la police après la fin de la manifestation, selon la police et les médias.

Aux abords de la place Syntagma, dans le centre de la capitale, des jeunes vêtus de noir et cagoulés ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes et de matraques.

Une vingtaine de personnes, dont une femme de 55 ans battue par la police, ont été blessées lors de ces affrontements, selon les médias.

Avant le début de la manifestation, le recteur de l’université d’Athènes, Christos Kittas, a été légèrement blessé lorsqu’un groupe de jeunes a occupé le bâtiment du rectorat. Il a été hospitalisé pour "irrégularité du rythme cardiaque".

Des drapeaux rouges et noirs de groupes de la mouvance anarchiste étaient visibles sur le toit du rectorat, mais celui-ci a été evacué par les occupants dans la soirée.

En fin de soirée, dans le nord d’Athènes, une centaine de jeunes ont attaqué des policiers devant le stade olympique où se jouait un match de football de première division entre les équipes athéniennes Panathinaikos et Atromitos, endommageant plusieurs véhicules.

Le match a été interrompu pendant 30 minutes à la suite de tirs de gaz lacrymogènes par la police.

Arrestation d’un manifestant par des policiers, le 6 décembre 2009 à Athènes

Des incidents ont également éclaté à Salonique, la grande ville du nord de la Grèce, où quelques milliers de personnes ont manifesté. Une dizaine de magasins ainsi que des véhicules ont été vandalisés.

Plusieurs milliers de manifestants, dont de nombreux jeunes, avaient répondu à l’appel d’organisations d’étudiants et de lycéens et de partis de gauche pour commémorer la mort jeune Alexis, tué par balles dans la soirée du 6 décembre 2008 par un policier lors d’un contrôle dans le quartier contestataire d’Exarchia, au centre de la capitale grecque.

Sa mort avait déclenché des violences urbaines qui avaient duré près d’un mois, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.

L’un des banderoles portées par les manifestants portait l’inscription "la jeunesse n’oublie pas" ; une autre tendue devant l’université affirmait : "l’Etat et le capital assassinent tous les jours".

Lors d’une cérémonie privée dimanche matin sur la tombe de l’adolescent, dans la banlieue sud de la capitale, la mère de l’adolescent avait appelé les manifestants à défiler dans le calme pour honorer la mémoire de son fils.

Les quelque 6.000 policiers déployés dimanche pour encadrer les défilés devaient rester sur le qui-vive lundi dans l’attente d’autres manifestations, organisées par des coordinations étudiantes et lycéennes, des organisations de gauche et des syndicats.

Placé en détention provisoire, le policier auteur des tirs fatals à Alexis Grigoropoulos doit être jugé à partir du 20 janvier pour homicide volontaire. Il affirme avoir tiré en l’air alors qu’il était assailli par un groupe de jeunes gens.

Grèce : premier anniversaire de la mort d’un adolescent tué par un policier

ATHENES (AFP) - 06/12/09 10h52

La Grèce s’apprête à commémorer dimanche le premier anniversaire de la mort d’un adolescent tué par un policier à Athènes, où quelque 6.000 policiers doivent encadrer des manifestations organisées par des coordinations étudiantes et lycéennes, des organisations de gauche et des syndicats.

Grèce : premier anniversaire de la mort d’un adolescent tué par un policier

La mort d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, avait déclenché l’hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.

Des milliers de personnes, dont certains venus spécialement de l’étranger, sont attendues dans les rues d’Athènes dimanche, selon les médias locaux. La manifestation est prévue à l’issue d’une cérémonie religieuse organisée sur la tombe d’Alexis Grigoropoulos à Palio Faliro, une banlieue de la capitale.

Près de 500 personnes ont participé samedi soir à une première manifestation samedi à Thessalonique (nord), selon la police locale.

Vendredi, des syndicats d’enseignants avaient indiqué que des dizaines d’universités et lycées étaient occupés par étudiants et élèves pour marquer cet anniversaire.

Des forces seront déployées dans toutes les grandes villes et l’ensemble du personnel sera en état d’alerte, selon une source policière. Le gouvernement socialiste a aussi demandé aux partis d’opposition de contrôler leurs mouvements de jeunesse.

"J’espère que la mémoire d’Alexis sera honorée pacifiquement, c’est le moins que nous lui devons", a déclaré le chef de l’Etat, Carolos Papoulias, dans un message vendredi. "Nous ne tolérerons pas de violence", a pour sa part lancé le vice-Premier ministre, Théodore Pangalos.

Placé en détention provisoire, le policier auteur des tirs fatals à Alexis Grigoropoulos doit être jugé à partir du 20 janvier 2010 pour homicide volontaire.

Italie : plus de 350.000 manifestants à Rome pour dire "non" à Silvio Berlusconi

ROME (AFP) - 06/12/09 00h25

Echarpes, banderoles et pull-overs violets, des centaines de milliers de manifestants ont défilé samedi dans le centre de Rome, à l’initiative de blogueurs, pour dire "non" au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi qu’ils ont appelé à démissionner pour être jugé.

Manifestation anti-Berlusconi à Rome, le 5 décembre 2009

Les organisateurs du "No Berlusconi Day" ont estimé à la tribune avoir gagné leur pari en réunissant dans la capitale "plus de 350.000 personnes". L’un d’entre eux, Gianfranco Mascia, gagné par l’enthousiasme, a affirmé à des journalistes qu’ils étaient même "plus d’un million" dans la rue.

Sur la place Saint Jean de Latran, les blogueurs ont souligné l’indépendance de leur mouvement né sur internet, symbolisé par le violet car c’était la "seule couleur laissée libre" par les partis traditionnels. D’autres rassemblements avaient lieu à Berlin, Paris, Londres ou Sydney.

"Nous voulons la démission de Berlusconi car nous ne nous sentons pas représentés par lui", a expliqué à l’AFP Emanuele de Pascale, 28 ans, l’un des blogueurs. "C’est une manifestation politique au sens grec du terme +polis+, parce que nous sommes préoccupés par la chose publique", a-t-il ajouté.

La plupart des manifestants, dont beaucoup de jeunes et de femmes, arboraient des écharpes, des pulls ou même des perruques allant du lilas au mauve. Beaucoup portaient un masque à l’effigie de Berlusconi avec le mot "No" (non) sur le front. Un grand nombre de militants d’extrême gauche, notamment du Parti des communistes italiens, grossissaient les rangs du défilé auquel ils avaient apporté une aide logistique.

"Il sait juste vendre des casseroles ou des spots publicitaires, qu’il rentre chez lui, ce président du conseil ne sait pas gouverner, la crise a mis en difficultés des tas d’artisans et ouvriers et il ne fait rien pour eux", a dénoncé devant l’AFP Mario Cattaneo, un retraité qui brandissait une poupée-caricature de Berlusconi à queue de diable.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, le 5 décembre 2009 à Turin

La plupart des banderoles faisaient référence aux ennuis judiciaires de Silvio Berlusconi, sous le coup de deux procès, l’un pour corruption de témoins (affaires Mills) et l’autre pour fraude fiscale (droits télévisés Mediaset), devant démarrer en janvier.

"La politique se fait avec les mains propres", clamait une très longue bannière violette. "Démissionne et accepte d’être jugé", disait une autre.

Des manifestants criaient "mafioso" quand il croisait une de ses effigies, allusion à des accusations à son encontre de liens avec Cosa Nostra lancées vendredi à Turin par le mafieux repenti Gaspare Spatuzza.

L’ex-ministre Rosy Bindi a souligné être venue comme "simple citoyenne", pas comme responsable du Parti démocrate (PD) tout en saluant les nombreux sympathisants du PD présents. "Il est important qu’une portion forte du pays réagisse et s’indigne contre un président du conseil qui ne veut pas être jugé et ne résout pas les problèmes", a-t-elle dit à l’AFP.

L’ancien juge anti-corruption et chef du parti Italie des valeurs Antonio Di Pietro a dénoncé "la grande escroquerie médiatique, électorale, politique et judiciaire de ce gouvernement Berlusconi".

Images et déclarations

Des mouvements d’horizons très divers défilaient, avec dans leurs rangs des personnalités comme le réalisateur Nanni Moretti, pour dénoncer une hégémonie de Berlusconi sur la télévision italienne, ou des écologistes opposés au pont sur le détroit de Messine (Sicile).

Dans la foule, on voyait aussi des défenseurs des immigrés ou des membres du mouvement "peuple des agendas rouges" réclamant la vérité sur la mort du juge Paolo Borsellino en 1992 dans un attentat à la bombe à Palerme, dont les agendas secrets ne furent jamais retrouvés. L’attentat fut attribué à la mafia mais la presse italienne s’est récemment faite l’écho de possibles complicités politiques de haut niveau.

Climat : des dizaines de milliers d’Européens manifestent avant Copenhague

BRUXELLES (AFP) - 05/12/09 21h32

Des vagues de manifestants déferlant sur Bruxelles ou Londres, un train écologiste allant de Belgique au Danemark : des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi en Europe, à deux jours du début du sommet de Copenhague.

Quelque 20.000 Londoniens ont manifesté contre le réchauffement climatique le 5 décembre 2009

Le train spécial baptisé "Climate express" a quitté Bruxelles dans la matinée et devait rejoindre Copenhague une douzaine d’heures plus tard. A son bord, plusieurs délégations (France, Belgique, Luxembourg) de négociateurs, experts et militants écologistes se rendant dans la capitale danoise pour le sommet de l’Onu sur le climat, avec une escale à Cologne pour embarquer leurs homologues allemands.

192 pays doivent participer du 7 au 18 décembre à ce sommet pour tenter de décrocher un accord remplaçant le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012. Dans des discussions de dernière minute, le ministre français de l’Ecologie Jean-Louis Borloo devait rencontrer samedi à Moscou le vice-premier ministre russe Igor Setchine et un conseiller du Kremlin pour le climat.

Dans une dizaine de villes de France, des centaines de personnes ont battu tambour et frappé casseroles et boîtes de conserve pour "monter le son". Ces "flash-mob" se sont tenues à 12H18 précises, en référence à la fin du sommet le 18 décembre (12/18 en anglais).

Dans le centre de Paris, les manifestants ont revêtu les couleurs orange, noir et blanc de l’Ultimatum climatique, qui rassemble onze ONG. A Bordeaux, devant une banderole proclamant "Climat : Urgence J-2", ils ont arboré des plastrons énonçant les rejets annuels de gaz à effet de serre dans différents pays (0,1 T/an pour un Malien, 8,7 T/an pour un Français et 24,5 T/an pour un Américain).

Les Britanniques ne sont pas restés inactifs, avec un coup d’envoi donné en milieu de journée à Londres par une messe oecuménique ponctuée de prières.

"Il semble qu’au cours des dernières décennies, peut-être le dernier millénaire, la race humaine n’a pas été très bonne envers le reste de la création, tout comme notre civilisation n’a pas été très bonne envers la race humaine", a estimé Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef de l’église anglicane. "Ca nous rattrape", a-t-il dit.

Puis le point d’orgue de la journée s’est élancé : "La vague", manifestation organisée par la coalition Stop climate chaos (SCC) a déferlé dans les rues de la capitale, projetant également des ondes vers Glasgow (Ecosse), Dublin et Belfast.

Un manifestant grimé en bleu participe à "La Vague" une manifestation contre le réchauffement climatique à Londres le 5 décembre 2009.

Selon Scotland yard, environ 20.000 personnes grimées de bleu —pour représenter l’eau de la vague— ont arpenté Londres.

A Bruxelles, jusqu’à 15.000 manifestants de tous âges se sont mobilisés pour réclamer un accord "ambitieux" à Copenhague. Beaucoup sont venus en famille, d’autres avec leurs bannières associatives, syndicales ou politiques. Le tout formant une longue vague aux couleurs turquoise et verte, qui a défilé dans le quartier des institutions européennes, habituellement déserté le samedi.

Un groupe d’enfants tapant sur des tambours ouvrait la marche sans anicroches, rythmée au cri de "act now" (agissez maintenant).

A Stockholm, plus de 200 manifestants ont parcouru la ville sous une légère bruine, jouant du tambour et brandissant des pancartes réclamant de l’action à Copenhague. Devant le palais royal, ils ont évolué au son du tube "The final countdown" ("Le compte à rebours final") du groupe national Europe.

Les écologistes italiens ont préféré attendre le jour d’ouverture du sommet, organisant une manifestation à bicyclette intitulée "Copenhague appelle Rome". Le cortège doit se rendre dans des lieux phares de la ville avec un slogan : "Arrêtons la fièvre de la planète".

Climat : les ONG "montent le son" à deux jours du sommet de Copenhague

PARIS (AFP) - 05/12/09 19h36

Des centaines de personnes ont battu le tambour et tapé sur des casseroles et boîtes de conserve dans une dizaine de villes françaises samedi, pour "monter le son" à deux jours de la conférence de Copenhague sur le climat (7-18 décembre).

Des Lyonnais participent à une flash mob contre le réchauffement climatiques le 5 décembre 2009.

Ces "flash-mob" étaient organisées à 12H18 pétantes, en référence à la date de clôture de la conférence des Nations Unies sur le climat, le 18 décembre (12/18 en anglais).

Devant l’église Sainte-Eustache, dans le quartier des Halles à Paris, plusieurs centaines de personnes habillées d’orange, noir et blanc, aux couleurs de l’Ultimatum climatique qui rassemble onze ONG, ont bravé la pluie pour ce concert rythmé par les tambours. L’arrivée du soleil a été accueillie avec enthousiasme par les militants, venus "monter de son pour faire pression sur Nicolas Sarkozy" à deux jours de la conférence climat.

A la veille du Sommet de Copenhague sur le climat, des centaines de personnes se sont rassemblées à Paris contre le réchauffement climatique.

"J’ai le sentiment que les choses bougent et qu’il y a une forme de ressaisissement collectif et c’est une bonne nouvelle", a déclaré la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot. "Et c’est pour cela qu’il faut que les citoyens continuent et continuent durant toute la durée du sommet de se mobiliser, parce qu’avec cette pression citoyenne, on peut aussi faire bouger nos dirigeants pour qu’ils se sentent comptables vis-à-vis de la population de notre planète".

A Bordeaux, devant une banderole proclamant "Climat : Urgence J-2" tendue sur les marches du Grand théâtre, plusieurs militants de Greenpeace, vêtus de combinaisons orange auxquelles étaient fixés des ballons noirs, arboraient des plastrons rappelant les rejets annuels de gaz à effet de serre dans différents pays (0,1 T/an pour un Malien, 8,7 T/an pour un Français et 24,5 T/an pour un Américain).

"Il faudrait réduire de 40% d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre alors que l’Europe s’est engagée sur seulement 20%, voire 30% en cas d’accord mondial", a regretté Patrick Maupin, responsable local de l’association.

Une trentaine de militants de l’"Ultimatum climatique" ont manifesté bruyamment samedi dans le centre de Marseille, à renfort de tambours, casseroles et sifflets. "Nous serons mobilisés pendant tout Copenhague", a affirmé l’un des militants présents, convaincu que "les engagements pris seront inférieurs aux chiffres du Giec" (Groupe d’experts intergouvernemental sur le changement climatique).

L’Ultimatum climatique a été lancé par onze organisations écologistes et humanitaires françaises (WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Fondation Nicolas Hulot, Médecins du Monde, Action contre la Faim, Secours Catholique, Oxfam...).

Une journée internationale d’action a lieu samedi avant la négociation de Copenhague, où la communauté internationale doit aboutir à un accord en vue de contenir le réchauffement de la planète et d’aider les pays du sud à faire face à ses conséquences.

Création d’un fichier des évadés fiscaux français officialisée au JO

PARIS (AFP) - 05/12/09 14h31

La création par le fisc d’un fichier automatisé des contribuables détenant des comptes bancaires à l’étranger, destiné à débusquer d’éventuels évadés fiscaux, a été officialisée samedi par la publication d’un arrêté du ministère du Budget au Journal officiel.

Le bâtiment à Bercy du ministère des Finances à Paris

Baptisé "Evafisc", ce fichier, créé dans le cadre de la lutte contre la fraude internationale avec les paradis fiscaux, servira de base pour les contrôles du fisc et vise également à "inciter les usagers à déclarer spontanément la détention de comptes bancaires hors de France", précise l’arrêté.

Il regroupera des données à caractère personnel tant pour les personnes physiques que morales : identité pour les particuliers, raison sociale et numéro SIREN/SIRET pour les sociétés, le nom de l’établissement de crédit ainsi que le ou les numéros de comptes, le montant des soldes et des virements.

Toutes ces informations ne "constituent que des présomptions" avant vérification par les services de la direction générale des finances publiques (DGFIP), souligne l’arrêté.

Les informations inscrites au fichier peuvent provenir autant des informations détenues par le fisc (déclarations, contrôles, etc.) que de renseignements obtenus des établissements bancaires en vertu du "droit de communication" prévu par le livre des procédures fiscales.

Selon Bercy, un décret doit être adopté début janvier afin d’élargir les transmissions d’informations des banques sur les transferts de capitaux à destination des paradis fiscaux.

Les renseignements peuvent aussi provenir des autorités judiciaires ou de services fiscaux étrangers sollicités par l’administration française dans le cadre d’accords d’échanges d’informations.

Ces données seront conservées pendant un délai de dix ans, sauf prolongation en raison d’un recours contentieux. Les informations inexactes seront effacées à l’issue du processus de vérification par le fisc.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) "observe toutefois qu’aucune purge automatique n’est prévue à l’issue du délai de conservation de dix ans et demande qu’un tel dispositif soit mis en place par la DGFIP".

La Cnil préconise aussi des "vérifications régulières" sur la base du nom, du lieu et de la date de naissance (...) pour éviter notamment des erreurs d’homonymie".

Les données pourront également être transmises à d’autres pays qui auraient signé des accords avec la France. La Cnil relève qu’"aucune disposition spécifique relative à la protection des données à caractère personnel n’est prévue dans ces conventions" fiscales.

Enfin, la Cnil recommande la création d’un "registre des consultations" du fichier Evafisc "dans un souci de traçabilité".

VIDEOS

Grèce : nouvelle journée de violence

6 Décembre 2009

De nouveaux affrontements ont éclaté entre jeunes et forces de l’ordre, lundi, dans les rues d’Athènes..

Les chômeurs manifestent pour dénoncer la pénurie d’emploi

PARIS (France) (AFP) - 05/12/09 22h34

Entre 1.400 et 5.000 personnes ont manifesté samedi à Paris, à l’appel des associations de chômeurs et de salariés précaires. Ils ont dénoncé leurs difficultés quotidiennes, tracasseries administratives et manque de ressources, sur fond de pénuries d’emploi.

Durée :01min17

Flash mob pour le climat avant le Sommet de Copenhague

PARIS (France) (AFP) - 05/12/09 19h27

A la veille du Sommet de Copenhague sur le climat, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Paris pour exhorter les décideurs à engager des politiques ambitieuses.

Durée : 00min56


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1783824

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site POLITIQUE   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License