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SARKOZY VEUT SAUVER COPENHAGUE

La plus longue frontière de la France c’est avec ...... le Brésil

lundi 30 novembre 2009 par JMT

Météo France a publié un rapport sur l’évolution des changements climatiques régionaux ce lundi 30 novembre 2009. Les températures pourraient augmenter de 1,4° à 3,7° d’ici à la fin du siècle.

L’Union européenne a appelé lundi la Chine à jouer un "rôle leader" sur le changement climatique, à une semaine de la conférence de Copenhague, mais Pékin a répondu que ses "énormes efforts" ne pouvaient se faire au détriment de son développement.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exprimé à Port-of-Spain son optimisme à 10 jours du sommet sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague, parlant de "succès en vue".

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a déclaré samedi pour la première fois que son pays était prêt à s’engager en faveur d’objectifs "ambitieux" de réduction des émissions de gaz à effet de serre à condition que le partage du fardeau soit "équitable".Evènement

La Chine, premier émetteur au monde de dioxyde de carbone, a "vendu" ses propositions pour Copenhague comme une "contribution majeure" à la lutte contre le changement climatique, mais elle va tout de même continuer pendant des années à émettre massivement des gaz à effet de serre.

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi à Manaus pour tenter de convaincre les pays amazoniens d’agir vite et fort contre le réchauffement climatique, mais l’absence des principaux dirigeants de la région risque de limiter son action.

Le président français Nicolas Sarkozy a jugé "extrêmement encourageantes" les propositions américaines et chinoises sur le climat, jeudi à Manaus (nord) lors d’un point presse commun avec ses homologues du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et du Guyana, Bharrat Jagdeo.Evènement

L’Union européenne s’est félicitée jeudi que Les Etats-Unis et la Chine se fixent désormais un objectif chiffré de maîtrise de leurs émissions de gaz à effet de serre mais a souhaité que ces deux pays se montrent plus ambitieux.Evénement

Augmentation des températures réunionnaises d’ici la fin du siècle

La Réunion (IPR) - 30/11/09 15h15

Météo France a publié un rapport sur l’évolution des changements climatiques régionaux ce lundi 30 novembre 2009. Les températures pourraient augmenter de 1,4° à 3,7° d’ici à la fin du siècle.

Ciel dans l’ouest de l’île

De même, Météo France envisage une augmentation de plus 20% des précipitations. Cette étude a permis de dresser un état des connaissances actuelles sur le changement climatique dans le bassin Sud-Ouest de l’Océan Indien, en particulier à la Réunion.

Les maximales ont augmenté plus rapidement que les minimales, et de manière générale, l’augmentation est plus rapide que dans le reste de l’hémisphère Sud mais moins que dans l’hémisphère Nord.

Ce rapport, après avoir rappelé les causes du réchauffement global actuel, analyse les valeurs observées à ce jour, en termes de températures, de précipitations, de cyclones et tempêtes, de niveau de la mer, d’activité orageuse et de houles australes.

Cela permet d’établir des prévisions globales de l’évolution du climat et d’affiner des projections régionales.

Ce rapport de Météo France à été financé par la Région Réunion.

Climat : l’UE presse la Chine qui défend ses efforts et son développement

NANKIN (AFP) - 30/11/09 14h05

L’Union européenne a appelé lundi la Chine à jouer un "rôle leader" sur le changement climatique, à une semaine de la conférence de Copenhague, mais Pékin a répondu que ses "énormes efforts" ne pouvaient se faire au détriment de son développement. Evènement

Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt lors du sommet Chine-UE à Nankin (est de la Chine)

"Le défi du climat (...) ne peut être relevé sans que la Chine prenne un rôle de leader et (accepte sa) responsabilité", a déclaré le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui préside l’UE, à l’issue d’un sommet sino-européen à Nankin (est).

"Les contributions mondiales mises sur la table pour réduire (les émissions) ne sont pas suffisantes" pour limiter la hausse des températures à deux degrés, a-t-il déclaré, "davantage doit être fait".

M. Reinfeldt s’exprimait lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, à l’issue d’un bref sommet dominé par le climat, une semaine avant l’ouverture de la conférence de l’ONU de Copenhague (7-18 décembre).

Tout en louant les efforts de la Chine, premier pays émetteur de gaz à effets de serre (GES) —responsables du changement climatique— M. Reinfeldt a indiqué que les Européens avaient soulevé des questions.

"Qu’est-ce que cela signifie par rapport à la situation actuelle ? Quelles sont les mesures prises dans l’économie chinoise pour répondre à ces objectifs ?", a-t-il expliqué.

"Atteindre l’objectif demandera des efforts énormes et ils marquent une contribution majeure aux efforts mondiaux", a rétorqué le Premier ministre chinois.

"La Chine est décidée à faire avancer la conférence dans la bonne direction", a assuré M. Wen, qui se rendra dans la capitale danoise. "La clef du succès serait de suivre le principe de responsabilités communes mais différenciées", a-t-il aussi dit.

La commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner serre la main du ministre chinois de la Science Wang Gang sous l’oeil du Premier ministre chinois Wen Jiabao (c), du president de la Commission européenne José Manuel Barroso (d) et du Premier ministre Suédois Fredrik Reinfeldt (g)

Les pays en développement, Chine en tête, estiment que si le changement climatique est l’affaire de tous, les pays industrialisés en sont plus responsables et doivent assumer leurs responsabilités historiques.

Ils attendent aussi des pays développés un soutien financier pour s’adapter au changement climatique.

"L’Union européenne est à la pointe pour les technologies sur l’efficacité énergétique et environnementales", a souligné ensuite le Premier ministre à la clôture d’un forum de chefs d’entreprises chinois et européens consacré à l’"économie verte", "nous sommes prêts à apprendre auprès de vous".

La Chine a annoncé, pour la première fois la semaine dernière, des objectifs chiffrés de contrôle de ses émissions, s’engageant à réduire son "intensité carbonique" (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d’ici à 2020 par rapport à 2005.

"La Chine est un pays en développement, qui se trouve à un stade-clé d’industrialisation et d’urbanisation", a dit M. Wen, en soulignant qu’en cumulé comme en émissions par habitant, ce pays de 1,3 milliard d’habitants "restait loin derrière les pays développés".

Sur le plan bilatéral, Pékin et Bruxelles, ont souligné, dans une déclaration commune, que "dans un contexte international complexe et en évolution constante, les relations UE-Chine dépassent progressivement le cadre bilatéral et prennent une dimension internationale".

Le climat a éclipsé lors de ce 12e sommet les autres grands sujets.

Sur le yuan, Wen a répété aux Européens l’importance du "maintien d’un taux de change stable" pour l’économie chinoise, en dénonçant les pressions "injustes" sur Pékin.

Quant aux droits de l’Homme, autre pomme de discorde, M. Reinfeldt, rappelant que la Chine et l’UE avaient eu une récente réunion sur cette question dans le cadre de leur dialogue habituel, a toutefois déclaré que "la situation en Chine reste un sujet de préoccupation".

www.ipreunion.com

Réchauffement climatique : à dix jours du sommet de Copenhague, Ban Ki-moon parle de "succès en vue"

PORT-OF-SPAIN (AFP) - 28/11/09 17h34

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exprimé à Port-of-Spain son optimisme à 10 jours du sommet sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague, parlant de "succès en vue".Evènement

Ban Ki-moon le 27 novembre 2009 à Port-of-Spain

"Nous ne devons pas échouer. Un succès est en vue à Copenhague. Nous devons profiter de ce moment pour sceller l’accord", a déclaré vendredi M. Ban, en exhortant tous les chefs d’Etat et de gouvernement à se rendre aux derniers jours du sommet de l’ONU organisé dans la capitale danoise du 7 au 18 décembre.

Le secrétaire général de l’ONU s’est dit persuadé que les négociations permettraient d’adopter une déclaration forte sur la nécessité de fixer des objectifs de réduction d’émission des gaz à effet de serre, tenus pour responsables du réchauffement climatique.

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a déclaré pour la première fois que son pays était prêt à s’engager en faveur d’objectifs "ambitieux" de réduction des émissions de gaz à effet de serre à condition que le partage du fardeau soit "équitable".

Manmohan Singh le 19 novembre 2009 à New Delhi

"L’Inde est prête à accepter des objectifs ambitieux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre mais cela doit s’accompagner d’un partage du fardeau équitable", a déclaré le Premier ministre indien dans un discours rendu public samedi par son bureau à New Delhi. M. Singh, également présent à Port of Spain, n’a pas donné d’indications chiffrées.

Avec 1,2 milliard d’habitants, l’Inde est le seul des principaux pays pollueurs de la planète à ne pas avoir encore donné d’objectifs de réduction chiffrée.

Egalement présent à Port-of-Spain, où se tient l’assemblée plénière du Commonwealth, le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, hôte du sommet de Copenhague, a aussi fait preuve d’optimisme vendredi.

Lars Loekke Rasmussen et Ban Ki-moon le 27 novembre 2009 à Port-of-Spain

"Je souhaite réellement parvenir à un accord et je pense que c’est réaliste. Nous avons besoin d’un fort engagement des pays développés en matière de réductions", a-t-il déclaré, en estimant que dans le même temps les pays en développement devraient faire des efforts pour définir un modèle de croissance moins nocif pour l’environnement.

Le processus a repris des couleurs avec les annonces récentes de propositions chiffrées du président américain Barack Obama et des autorités chinoises pour limiter leurs émissions de CO2.

Pour sa part, le président français Nicolas Sarkozy, également invité, a proposé que les pays riches fournissent un "premier engagement financier" de 10 milliards de dollars (6,6 millions d’euros), trois années de suite (entre 2010 et 2012) aux plus vulnérables pour les aider à réduire leurs émissions de CO2.

S’exprimant ensuite devant tous les participants du sommet, réunis à huis-clos jusqu’à dimanche, le président français leur a demandé de "soutenir" des "engagements contraignants" pour ralentir la dégradation du climat, en vue d’un "succès à Copenhague".

Nicolas Sarkozy le 27 novembre 2009 à Port-of-Spain

"Votre organisation et celle de la francophonie ont vocation à travailler toujours plus étroitement ensemble car les défis globaux auxquels nous sommes confrontés appellent des réponses toujours plus coordonnées", a lancé M. Sarkozy, devant la cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement de cette assemblée anglophone, composée essentiellement d’anciennes colonies de l’ex-empire britannique.

Sur son site internet, le Premier ministre Gordon Brown a lui aussi proposé vendredi de lancer un fonds de 10 milliards de dollars pour aider les pays les moins avancés, sans préciser sur quelle durée. Il a toutefois précisé que son pays était prêt à participer à hauteur de 1,3 milliard de dollars (880 millions d’euros), sur trois ans.

Climat : l’Inde prête à une réduction ambitieuse des émissions de gaz

NEW DELHI (AFP) - 28/11/09 13h50

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a déclaré samedi pour la première fois que son pays était prêt à s’engager en faveur d’objectifs "ambitieux" de réduction des émissions de gaz à effet de serre à condition que le partage du fardeau soit "équitable".Evènement

Le Premier ministre indien le 19 novembre 2009 à son arrivée à la session d’hiver du Parlement à New Delhi

"L’Inde est prête à accepter des objectifs ambitieux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre mais cela doit s’accompagner d’un partage du fardeau équitable", a déclaré le Premier ministre indien dans un discours rendu public par son bureau à New Delhi.

M. Singh s’exprimait à Port of Spain, capitale de Trinidad et Tobago où se tient un sommet du Commonwealth, consacré principalement au réchauffement climatique en vue du sommet de l’ONU sur cette question organisé du 7 au 18 décembre à Copenhague.

Il n’a pas donné d’indications chiffrées.

Avec 1,2 milliard d’habitants, l’Inde est le seul des principaux pays pollueurs de la planète à ne pas avoir encore donné d’objectifs de réduction chiffrée. L’Inde estime ne pas vouloir être contrainte à des objectifs obligatoires de réductions d’émissions de gaz à effet de serre pouvant freiner sa croissance.

Les chaînes indiennes de télévision CNN-IBN et Times Now ont avancé samedi, citant le ministre indien de l’environnement Jairam Ramesh, des réductions de l’ordre de 20 à 25 pour cent mais un responsable du ministère de l’Environnement a affirmé ne pas être au courant d’un tel engagement.

La Chine a annoncé jeudi pour la première fois un objectif de réduction chiffrée de ses émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB de 40 à 45% par rapport à 2005 en 2020. Vingt-quatre heures plus tôt, Washington avait présenté, sur la même année de référence, des objectifs de réduction de ses émissions de 17% en 2020 et 42% en 2030.

Climat : un effort de la Chine, mais pas encore une "révolution énergétique"

PEKIN (AFP) - 27/11/09 14h07

La Chine, premier émetteur au monde de dioxyde de carbone, a "vendu" ses propositions pour Copenhague comme une "contribution majeure" à la lutte contre le changement climatique, mais elle va tout de même continuer pendant des années à émettre massivement des gaz à effet de serre.

Un piéton à Shangaï le 27 novembre 2009.

Si les Etats-Unis et l’Europe ont annoncé des projets de réduction de ces émissions responsables du réchauffement du climat, la Chine, elle, a dévoilé une réduction de ses émissions par unité de Produit intérieur brut, ce que les spécialistes appellent l’"intensité carbonique".

Cela signifie que les émissions de CO2 continueront à croître, même si c’est à un moindre rythme, relèvent les experts.

"Cela représente une évolution relativement faible par rapport à la normale et cela implique encore un montant assez important d’émissions", juge Nick Mabey, responsable d’un centre de recherches britannique sur l’environnement E3G.

Selon lui, les émissions actuelles, au lieu de doubler, "augmenteront d’environ 50%".

D’autres experts estiment que le chiffre sera beaucoup plus élevé si on se fonde sur la croissance de la Chine de ces dernières années, qui a été de 8 à 12% et devrait de nouveau passer la barre des 8% cette année.

"Cela signifie qu’avec l’objectif (annoncé jeudi), les émissions ne feront +que+ doubler", dit Frank Jotzo, vice-directeur de l’Institut du changement climatique à l’Australian National University.

La Chine a annoncé vouloir réduire d’ici 2020 ses émissions de gaz à effet de serre de 40 à 45% par unité de Produit intérieur brut par rapport à 2005.

Cela permet également au pays asiatique, qui dépend à 70% du charbon pour son énergie, de ne pas sacrifier sa croissance, car sa priorité, ne cessent de répéter ses dirigeants, reste le développement dans un pays où les inégalités se sont creusées et où des centaines de millions d’habitants sont pauvres.

La fumée s’échappant de la cheminée d’une centrale, le 27 novembre 2009 à Pékin

Pour M. Jotzo, ce nouveau plan semble n’être que la continuation des efforts des dernières années pour une meilleure efficacité énergétique et un plus grand recours aux énergies renouvelables et au nucléaire.

Cependant, si les militants écologistes réclament plus, l’annonce chinoise a été accueillie comme un signe de bon augure avant la conférence de Copenhague dans dix jours.

"A elle seule la Chine va être responsable de plus de 25% des réductions dont le monde a besoin" pour limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés, s’est réjoui Fatih Birol, économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

"Tout le monde aimerait voir la Chine s’engager à une limite absolue mais elle ne veut pas limiter ses perspectives de croissance", relève Tom Grieder, expert sur l’énergie pour la région Asie au sein de IHS Global Insight à Londres.

L’un des principaux négociateurs chinois sur le climat Xie Zhenhua a refusé jeudi de s’avancer, lorsqu’il a été interrogé sur la possibilité pour la Chine d’atteindre un pic d’émissions en 2020.

Mais, souligne Yang Ailun, directrice de campagne de Greenpeace pour le climat et l’énergie, pour atteindre ses objectifs en 2020 la Chine aura besoin d’une "révolution énergétique" et devra "lutter contre sa dépendance excessive au charbon".

Yang plaide pour une politique plus volontariste en matière d’énergies renouvelables et la mise en place d’une taxe sur le charbon suffisamment dissuasive.

Cependant les observateurs relèvent les difficultés récurrentes du gouvernement central de faire appliquer ses politiques au niveau des provinces et régions.

"C’est le principal obstacle. De nombreux responsables locaux ne font pas ce que dit le gouvernement", affirme Grieder

Climat : Sarkozy à Manaus pour tenter de rallier les pays amazoniens

MANAUS (Brésil) (AFP) - 27/11/09 10h03

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi à Manaus pour tenter de convaincre les pays amazoniens d’agir vite et fort contre le réchauffement climatique, mais l’absence des principaux dirigeants de la région risque de limiter son action.

Prévisions et scénarios du Giec concernant le réchauffement climatique

A une dizaine de jours du sommet de Copenhague sur le climat (7-18 décembre), M. Sarkozy a été invité par son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva à participer, dans la capitale du vaste Etat d’Amazonas (nord du Brésil), à une réunion des huit Etats signataires du Traité de coopération de l’Amazonie (TCA) : outre le Brésil, le Venezuela, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, l’Equateur, le Surinam et le Guyana.

Nicolas Sarkozy, Luiz Inacio Lula da Silva et le président du Guyana, Bharrat Jagdeo, le 26 novembre 2009 à Manaus

Toutefois, cette rencontre pâtit de l’absence des principaux chefs d’Etat de la région, notamment du Vénézuélien Hugo Chavez et de son rival colombien Alvaro Uribe. Le premier a prétexté un manque de temps, le second n’a pas donné d’explication.

Le président bolivien Evo Morales n’est pas là non plus.

Hormis Lula, président de la puissance invitante, le seul chef d’Etat amazonien à faire le déplacement est celui du petit Guyana, Bharrat Jagdeo.L’Equateur et le Surinam sont représentés par leurs ministres des Affaires étrangères, le Pérou par son vice-président et la Bolivie par "un envoyé spécial".

Nicolas Sarkozy le 26 novembre 2009 à Manaus

"La France est une puissance amazonienne", a tenu à rappeler M. Sarkozy à son arrivée. Il se réferrait à la Guyane, département français qui longe la forêt amazonienne et l’Amapa, l’Etat le plus septentrional du Brésil, sur 700 km, faisant de la frontière franco-brésilienne la plus longue de toutes les frontières françaises.

"Le Brésil est un pays stratégique pour nous" et "Copenhague est un rendez-vous historique très très important", a-t-il ajouté.

A son arrivée, deux militants du mouvement écologiste Greennpeace avaient eu le temps, avant d’être maîtrisés et écartés par un policier français, de déployer une banderole sur laquelle on pouvait lire, sous les noms des présidents Lula, Obama et Sarkozy, respectivement en portugais, anglais et français, "Fais l’histoire, sauve le climat".

Banderole de Greenpeace exhortant Obama, Lula et Sarkozy à agir au sommet de Copenhague sur le climat, le 26 novembre 2009 à Manaus au Brésil.

Malgré l’absence des principaux chefs d’Etat de la région, MM. Sarkozy et Lula espèrent rallier les pays amazoniens au texte qu’ils avaient co-signé le 14 novembre à Paris. Baptisé "bible climatique" par le président Lula, ce texte détaille les grandes lignes minimales de l’accord que tous deux souhaitent voir adopter à Copenhague.

Leur objectif final est une "réduction mondiale d’au moins 50% d’ici à 2050 par rapport à 1990" des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ils veulent également convaincre les pays limitrophes de l’Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde dont la destruction par l’industrie minière et agricole est une des causes du réchauffement de la planète, de venir à Copenhague.

"Nous voulons préserver l’Amazonie mais ce sont eux (les pays riches) qui doivent payer l’addition de cette préservation parce que nous n’avons pas détruit la forêt, comme eux l’ont fait il y a 100 ans", du temps de la splendeur de Manaus et de l’industrie du caoutchouc, a prévenu le président Lula à Manaus, quelques heures avant le début de la rencontre.

Sarkozy en Amazonie, salue les propositions américaines et chinoises sur le climat

MANAUS, Brésil (AFP) - 27/11/09 02h42

Le président français Nicolas Sarkozy a jugé "extrêmement encourageantes" les propositions américaines et chinoises sur le climat, jeudi à Manaus (nord) lors d’un point presse commun avec ses homologues du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et du Guyana, Bharrat Jagdeo.Evènement

Nicolas Sarkozy, le ministre des Affaires étrangères brésilien Celso Amorim, et le président Lula, le 26 novembre à Manaus en Amazonie.

"Je veux rendre hommage au courage du président Obama qui a fixé des objectifs" en matière de lutte contre le réchauffement de la planète, a affirmé M. Sarkozy à l’issue d’une réunion des pays amazoniens destinée à préparer la conférence mondiale sur le climat de Copenhague (7-18 décembre).

"Les dernières déclarations de Barack Obama et des dirigeants chinois sont extrêmement encourageantes pour faire de Copenhague un succès. Qui aurait pu imaginer que Copenhague soit un succès avec la première puissance économique du monde qui ne prendrait aucun engagement chiffré et avec ce géant extraordinaire qu’est la Chine qui n’en prendrait pas davantage ?", a interrogé le président français.

"De ce point de vue je veux rendre hommage au courage du président Obama qui a fixé des objectifs. Je pense que c’est très encourageant d’autant plus que ce qui est important, c’est qu’on se retrouve sur la pente. Le rendez-vous n’est pas tant celui de 2020. On peut fixer un rendez-vous à 2030", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis et la Chine, les deux principaux pollueurs de la planète ont pour la première fois mis leurs offres sur la table mercredi et jeudi.

Pékin a annoncé jeudi vouloir baisser son "intensité carbonique" (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d’ici 2020 par rapport à 2005. La veille, Washington avait présenté, sur la même année de référence, des objectifs de réduction de ses émissions de 17% en 2020 et 42% en 2030.

"Je peux comprendre qu’un certain nombre de pays commencent plus doucement et accèlèrent par la suite. Si chaque partie du monde fait un effort, l’Europe devra faire un effet supplémentaire comme ce que nous avons prévu en passant de 20 à 30%", a poursuivi M. Sarkozy.

L’UE s’est engagée dès décembre 2008 à réduire ses émissions de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990, tout en indiquant qu’elle pourrait porter ce chiffre à 30% en cas d’accord international ambitieux.

Malgré l’absence des principaux chefs d’Etat de la région à Manaus, MM. Sarkozy et Lula espéraient rallier les pays amazoniens au texte qu’ils avaient co-signé le 14 novembre à Paris.

Baptisé "bible climatique" par le président Lula, ce texte détaille les grandes lignes minimales de l’accord que tous deux souhaitent voir adopter à Copenhague.

Climat : l’UE appelle les USA et la Chine à faire davantage

BRUXELLES (AFP) - 26/11/09 21h58

L’Union européenne s’est félicitée jeudi que Les Etats-Unis et la Chine se fixent désormais un objectif chiffré de maîtrise de leurs émissions de gaz à effet de serre mais a souhaité que ces deux pays se montrent plus ambitieux.Evénement

Présentation du cycle du carbone perturbée par l’activité humaine.

Concernant les propositions américaines, les Européens ont estimé qu’elles contenaient "un certain nombre d’éléments positifs", même si l’objectif des Etats-Unis de réduction des émissions pour 2020 apparaît "décevant pour certains".

"Nous reconnaissons les efforts importants déployés par l’administration (de Barack) Obama pour transformer la position américaine", notent toutefois, dans un communiqué commun, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt qui assure la présidence tournante de l’UE.

Ils disent attendre encore des réponses des Américains concernant "le soutien financier des Etats-Unis" pour aider les pays en développement à faire face au réchauffement climatique.

"La Chine prend des mesures pour s’attaquer aux changements climatiques, mais les objectifs proposés sont décevants pour certains", note également le communiqué européen. L’UE considère cependant l’engagement chinois comme "un signe positif" qui s’ajoute aux efforts consentis par le Brésil et l’Indonésie.

"Nous espérons que les propositions chinoises et américaines représentent des premiers pas avant des réductions plus ambitieuses", soulignent les dirigeants européens.

MM. Barroso et Reinfeldt veulent aborder la question avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao lundi à l’occasion d’un sommet UE-Chine à Nankin (est de la Chine).

"Nous continuerons à exhorter les Etats-Unis, la Chine et tous nos autres partenaires dans cette négociation à aller jusqu’aux extrêmes limites de ce qui est possible afin de trouver un accord à Copenhague", ont-ils promis.

Les Etats-Unis ont présenté mercredi des objectifs de réduction d’émissions polluantes, modestes mais chiffrés : 17% de réduction des émissions américaines de gaz à effet de serre d’ici à 2020 par rapport à 2005, puis de 30% d’ici à 2025 et 42% d’ici à 2030.

Pollution automobile à Pékin, le 26 novembre 2009.

Pékin a indiqué de son côté vouloir baisser son "intensité carbonique" (émissions polluantes par unité de PIB) de 40% à 45% d’ici 2020 par rapport à 2005.

Premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, la Chine refuse de se fixer des objectifs contraignants en matière de réduction d’émissions polluantes pour ne pas sacrifier sa croissance, alors que des centaines de millions de ses habitants vivent toujours dans la pauvreté.

En parlant non pas de réduction globale, mais de baisse des émissions par point de pourcentage du PIB, Pékin souligne que sa priorité reste le maintien de la croissance.

L’UE, elle, s’est engagée dès décembre 2008 à réduire ses émissions de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990. Elle a indiqué qu’elle pourrait porter ce chiffre à 30% en cas d’accord international ambitieux.


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