AID Association initiatives dionysiennes
Chasse aux immigrés qui travaillent, difficultés de logement, explosion des besoins d’aide alimentaire...

QUAND LA PRECARITE FAIT LE LIT DE LA MISERE

.... la riche France se paupérise de plus en plus sous le règne du PPDA !

dimanche 29 novembre 2009 par JMT

Quelques milliers de personnes ont participé dimanche à une marche dans Paris à l’appel du collectif Ucij (Unis contre l’immigration jetable), soutenu par 55 organisations, pour dire "non à l’immigration jetable"

Les Restos du Coeur lancent lundi leur 25ème campagne d’hiver, inquiets face à un afflux sans précédent de personnes démunies, dans un climat difficile de crise économique et de baisse des aides de l’Etat et de l’Europe.

La 2eme "nuit solidaire" pour le logement a symboliquement débuté à Paris peu avant 19H00 par un déploiement de couvertures de survie par les centaines de personnes rassemblées place de la Bastille, a constaté une journaliste de l’AFP.

Dans le Puy-de-Dôme, à Saint-Eloy-les-Mines, les bénévoles du Secours catholique qui participent à la collecte des banques alimentaires témoignent de la précarité croissante en zone rurale où, plus qu’en ville, elle reste un sujet tabou.

Marche dans Paris pour dire "non à l’immigration jetable"

PARIS (AFP) - 30/11/09 00h32

Quelques milliers de personnes ont participé dimanche à une marche dans Paris à l’appel du collectif Ucij (Unis contre l’immigration jetable), soutenu par 55 organisations, pour dire "non à l’immigration jetable"

Marche contre "l’immigration jetable" à Paris, le 29 novembre 2009.

Les manifestants, 2.700 selon la police, 10.000 selon les organisateurs, ont marché en cortège dans la partie rive gauche de Paris, scandant leurs slogans habituels, notamment "So So Solidarité avec les sans papiers" et "régularisation de tous les travailleurs".

"Nous demandons au gouvernement de réouvrir les négociations. Plus de 5.500 camarades sont toujours en grève, et cela va se renforcer", a indiqué Raymond Chauveau, délégué CGT et coordinateur du mouvement des salariés sans papiers.

Le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, marchait à l’avant du cortège et faisait état de "pratiques politiques xénophobes" : "il y a une nécessité globale de régularisation de tous les sans-papiers, de liberté de circulation".

Derrière la même banderole, le fondateur du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélanchon, a souligné la "politique de fantasmes" du gouvernement, dont les membres "ne savent pas combien ils (les sans-papiers) sont, ne savent que les brutaliser".

Sur les pancartes du cortège, on pouvait lire "Nos amours plus forts que vos haines", "Un charter pour Besson", ou encore "Nous travaillons, nous voulons être déclarés, nous voulons cotiser, régularisation des travailleurs au noir".

"La politique du gouvernement est frappée de l’arbitraire et du discrétionnaire. La circulaire ne rompt pas avec ce tri et ne règle aucun des problèmes que le gouvernement a créés", a estimé Sandrine Mazetier, secrétaire nationale du PS chargée de l’immigration et députée de Paris (12e arr.).

Mercredi, le ministre de l’Immigration Eric Besson avait affirmé que la circulaire qui fait suite au mouvement de grève entamé il y a plus de six semaines par des salariés sans papiers, et indique aux préfets les critères à prendre en compte pour l’admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers, pourrait déboucher sur la régularisation de 1.000 étrangers.

Quelques milliers de personnes ont participé dimanche à une marche dans Paris à l’appel de collectifs de sans-papiers pour dire "non à l’immigration jetable"

Une déclaration commune à onze organisations, dont la CGT, la CFDT, FSU, Solidaire, la LDH, parle d’une "circulaire vide et floue".

L’organisation Femmes Egalité regrette qu’Eric Besson ne pense pas "à toutes ces femmes qui travaillent dans l’aide à la personne ou font des ménages. Elles sont isolées, car elles n’ont pas de syndicats", a souligné Danièle Jilet, membre de cette organisation.

"Je suis Algérienne, arrivée en France en 2001 avec ma soeur. Aujourd’hui, je n’ai pas de vie, j’ai toujours peur, suis obligée d’accepter n’importe quel travail, je ne peux pas partir, n’ai pas de retraite", a raconté Zinemb, 45 ans, qui tient à conserver l’anonymat.

Vers 16H30 les organisateurs ont appelé à la dispersion de la manifestation qui s’est déroulée sans incident.

Le NPA, les Verts, le PCF, RESF, le Mrap, la CGT, la Ligue des droits de l’Homme font partie des 55 organisations qui soutiennent le collectif Ucij.

Les Restos du Coeur s’attendent à un afflux sans précédent cet hiver

PARIS (AFP) - 29/11/09 21h31

Les Restos du Coeur lancent lundi leur 25ème campagne d’hiver, inquiets face à un afflux sans précédent de personnes démunies, dans un climat difficile de crise économique et de baisse des aides de l’Etat et de l’Europe.

Des personnes se ravitaillent le 1er décembre 2008 aux Restos du Coeur de Mondeville.

"Au cours du printemps et de l’été dernier, la fréquentation de nos centres de distribution a augmenté de 20% sur un an, on s’attend à une forte hausse de la demande, qui avait déjà progressé de 14% l’année dernière", a expliqué à l’AFP le président des Restos, Olivier Berthe.

"Face à cela, l’aide de l’Europe (via la politique agricole commune) pour les Restos va baisser d’un million d’euros", a ajouté M. Berthe, rappelant que le gouvernement avait accordé l’an dernier aux Restos une enveloppe exceptionnelle de 10 millions d’euros afin de "faire face à l’augmentation des prix pour l’aide alimentaire".

"Cette année nous avons demandé une augmentation de cette enveloppe. Non seulement nous n’avons pas reçu un euro, mais le gouvernement ne nous a même pas répondu", a-t-il déploré.

Compétent pour les Restos du Coeur, le secrétariat d’Etat au Logement a indiqué samedi que le secrétaire d’Etat, Benoist Apparu, "avait reçu un courrier le 24 novembre et répondu à M. Berthe vendredi et la question des 10 millions d’euros fera l’objet d’une réunion le 7 décembre".

M. Apparu participera d’autre part à la cérémonie de lancement de la campagne lundi à Paris.

Créés par Coluche, les Restos du Coeur ont distribué l’hiver dernier 100 millions de repas, 800.000 personnes ont été accueillies par 55.000 bénévoles. Le budget a été de 142,8 millions d’euros en 2008-2009.

En Seine-Saint-Denis, l’an dernier, "il y a eu une augmentation de 20% du nombre de bénéficiaires et il devrait encore y avoir 20% de personnes en plus cette année, d’après les pré-inscriptions", explique Charles Lasbax, président des Restos de ce département, dans lequel, selon lui, 3% de la population, soit 45.000 personnes, bénéficie de l’aide de l’organisation. "Cette année, nous attendons au moins 52.000 personnes", a-t-il précisé.

"La courbe de la demande suit, avec quelques mois de décalage, la courbe de l’augmentation du chômage, lorsque les gens arrivent en fin de droits", souligne M. Berthe, précisant que les chiffres nationaux détaillant l’augmentation de la demande seront connus à la mi-décembre.

En dépit de ces difficultés, auxquelles s’ajoutent celles grandissantes pour trouver de nouveaux lieux de distribution et de stockage, l’association s’est engagée à ne pas rogner sur la qualité des produits distribués.

Elle a demandé au chef étoilé Thierry Marx de concocter un livre de 65 recettes simples et rapides, élaborées à partir des produits distribués par les Restos. "Non commercialisé, ce livre de recettes va devenir l’outil majeur des ateliers cuisine et ateliers de lutte contre l’illettrisme des Restos", explique l’association.

Les Restos rappellent aussi que le gouvernement s’était engagé à "une sanctuarisation des lieux d’aide humanitaire, notamment au sujet des bénévoles étrangers", mais disent avoir constaté que les forces de police continuent d’intervenir sur des sites d’activité des Restos ou à proximité.

Les Restos comptent encore "sur un sursaut de générosité des Français" tout en se demandant "combien de temps encore pourront-ils faire face ?"

Lancement de la 2e "nuit solidaire" pour le logement à Paris

PARIS (AFP) - 27/11/09 23h09

La 2eme "nuit solidaire" pour le logement a symboliquement débuté à Paris peu avant 19H00 par un déploiement de couvertures de survie par les centaines de personnes rassemblées place de la Bastille, a constaté une journaliste de l’AFP.

Des personnes se protègent du froid avec des couvertures de survie, le 27 novembre 2009 Place de la Bastille à Paris, lors de la 2e "nuit solidaire" pour le logement.

Cette initiative, organisée par 32 associations qui luttent contre l’exclusion et rassemblée dans un Collectif, vise à demander "une autre politique du logement", a déclaré à la tribune Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, en ouverture.

"Quand on vit à la rue, on ne vit pas, on survit", a-t-il lancé, surplombant la foule devenue or et argent, dans laquelle se mêlaient notamment militants des associations, simples citoyens, SDF et jeunes migrants afghans.

Selon l’Insee, la France compte environ 100.000 sans abris et 3,4 millions de personnes mal logées.

Le "Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées" ajoutent à ce recensement 6,5 millions de personnes "fragilisées" face au logement (impayés de loyer, en instance d’expulsion, en copropriétés insalubres) pour aboutir à "10 millions de personnes concernées par la crise du logement".

La comédienne Marie-Christine Barrault a prêté sa voix pour lire des textes au micro avant qu’Emmaüs ne donne, à la corne de brume, le départ d’une "course solidaire". Des marcheurs vont se relayer sur un circuit déterminé "accumuler les kilomètres" et "dire qu’on en a marre de tourner en rond".

"Marcher, marcher, tourner en rond, c’est malheureusement le sort de ceux qui sont à la rue", a rappelé Didier Cusserne.

Dans la campagne auvergnate, la précarité augmente mais "ne s’expose pas"

SAINT-ELOY-LES-MINES, Puy-de-Dôme (AFP) - 27/11/09 20h46

Dans le Puy-de-Dôme, à Saint-Eloy-les-Mines, les bénévoles du Secours catholique qui participent à la collecte des banques alimentaires témoignent de la précarité croissante en zone rurale où, plus qu’en ville, elle reste un sujet tabou.

Une personne patiente dans un supermarché à côté d’un chariot rempli de dons pour une banque alimentaire, le 27 novembre 2009 à Saint-Éloy-les-Mines dans le Puy-de-Dôme.

L’association, qui s’approvisionne auprès de la banque alimentaire d’Auvergne comme près de 80 associations et CCAS (centre communal d’action sociale) du Puy-de-Dôme, est l’une des rares structures caritatives implantées en milieu rural.

Elle rayonne sur une quinzaine de communes et hameaux autour de cette ancienne cité minière des Combrailles, distribuant des colis alimentaires dans les locaux d’un ancien coron où sont entreposées les denrées.

Depuis son arrivée en 2004, Jeannette Suarez, responsable de l’antenne, affirme que le nombre de bénéficiaires a doublé, confirmant le constat du président de la fédération des banques alimentaires, Alain Seugé, qui a relevé cette semaine "une accentuation de la précarité en milieu rural".

La banque alimentaire d’Auvergne a enregistré pour 2009 une progression de 17% de la quantité de denrées distribuée aux associations, après une hausse de 11% par an entre 2003 et 2008 (1.391 tonnes).

"Nous distribuons aujourd’hui 60 colis tous les 15 jours contre une trentaine auparavant. Il y a beaucoup plus de femmes seules avec enfants, des retraités mais aussi une majorité de gens "transplantés" qui sont venus des grandes villes en pensant trouver ici une vie moins chère", explique-t-elle.

Banques alimentaires : la collecte a commencé.

"Ils ne se sont pas rendu compte qu’il fallait une voiture, ont parfois acheté une masure pour la retaper et se retrouvent isolés, sans chauffage et sans commerces de proximité", ajoute-t-elle.

A l’image de Marie, 33 ans, venue de Grenoble, "attirée par un coût de la vie plus faible". En 2007, elle a acheté une vieille maison en pleine campagne avec son compagnon mais "il n’y avait que les murs, nous n’avons ni salle de bains, ni toilettes et on se chauffe avec une cuisinière", explique-t-elle.

"Je ne m’attendais pas à ça. Sans voiture, j’arrive pas à trouver de travail", dit la jeune femme qui touche 300 euros par mois et rembourse un crédit de 200 euros.

Amandine, 28 ans, mère de trois enfants, a quitté Paris pour offrir "un logement décent à ses enfants". Mais sans permis, elle avoue avoir du mal à trouver un emploi et bénéficie du Secours catholique pour "pouvoir couvrir les autres dépenses de la famille".

Toutes deux préfèrent témoigner anonymement car, plus qu’en ville, "la détresse ne s’expose pas, c’est un milieu très pudique, on ne dit pas sa souffrance, on a peur que les voisins nous regardent d’une autre manière, même si la situation change tout doucement", dit Chantal Thevenet, une autre bénévole du Secours catholique.

"On sait que les besoins existent mais la demande est difficile à formuler, les gens ne se font pas connaître, par fierté souvent. Il y a aussi beaucoup de veuves d’agriculteurs qui vivent avec quelques centaines d’euros par mois mais il y a encore cet orgueil qui fait qu’on ne demande pas", confirme Hervé Tellier, directeur de la banque alimentaire d’Auvergne.

VIDEOS

Une nuit solidaire contre la plaie du mal logement

PARIS (France) (AFP) - 28/11/09 11h20

Familles mal logées, SDF, militants associatifs et simples citoyens participaient vendredi soir à Paris et dans sept villes de France à une "nuit solidaire" pour tirer la sonnette d’alarme sur la crise du logement.

Durée:01mn28

Les familles vivant avec le sida veulent se faire entendre

PARIS (AFP) - 27/11/09 22h57

Financement, invisibilité, discrimination, les familles de malades du sida estiment être négligées dans la mobilisation des pouvoirs publics et de l’opinion contre la pandémie, en comparaison notamment avec la communauté homosexuelle. A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, l’association Comité des familles, basée à Paris, fait témoigner sur leur réalité quotidienne des malades, dont des pères et mères de famille.

Durée : 52 sec

Banques alimentaires : la collecte a commencé

SAINT-ÉLOY-LES-MINES, Puy-de-dôme (AFP) - 27/11/09 20h37

La collecte annuelle des banques alimentaires a commencé. Ces dernières s’alarment de la pauvreté croissante : en un an, le nombre de personnes aidées a augmenté de 16%.

Durée : 1mn30.

http://s-informer/actualite/videos/marche-dans-paris-pour-dire-non-a-l-immigration-jetable,549207.html


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