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JEUX DE MA(R)INS !

... les puissantes unités navales ont toujours un rôle à jouer !

samedi 28 novembre 2009 par JMT

"Plein gaz, accélération fulgurante, plaqué au fond du siège" : le capitaine de corvette Stanislas Wierzicki, commandant de bord d’un avion radar Hawkeye à bord du Charles de Gaulle, se délecte des sensations fortes du catapultage.

"Les gens étaient impatients, gourmands de reprendre l’activité et ça se sent dans les coursives" : Jean-Philippe Rolland, "pacha" du Charles-de-Gaulle, savoure le retour à la mer de l’unique porte-avions français, après plus de deux ans de maintenance.

Les chefs de gouvernement français et russe, François Fillon et Vladimir Poutine, ont célébré vendredi le "bond qualitatif" du partenariat entre leurs pays, avec le ralliement d’EDF au gazoduc russe South Stream et la vente possible d’un navire de guerre à Moscou.

Le crash de deux Rafale survenu le 24 septembre en Méditerranée était dû "très certainement à une erreur humaine", a indiqué jeudi le ministre de la Défense Hervé Morin, à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

Le Hawkeye, avion-radar du Charles de Gaulle : sensations fortes assurées

A BORD DU PORTE-AVIONS CHARLES DE GAULLE (AFP) - 28/11/09 14h57

"Plein gaz, accélération fulgurante, plaqué au fond du siège" : le capitaine de corvette Stanislas Wierzicki, commandant de bord d’un avion radar Hawkeye à bord du Charles de Gaulle, se délecte des sensations fortes du catapultage.

Indisponible depuis l’été 2007, le Charles de Gaulle s’apprête à reprendre ses activités opérationnelles à l’issue d’un vaste exercice en Méditerranée.

Après un an et demi de maintenance puis six mois d’immobilisation forcée en raison d’une défaillance décelée sur ses arbres d’hélice, le porte-avions a repris la mer cet été pour l’entraînement intensif de ses 1.900 hommes d’équipage. A la mi-décembre, il sera de nouveau déclaré opérationnel.

"Nous attendions avec impatience la reprise d’activité du porte-avions, il est au coeur de notre métier", souligne Stanislas Wierzicki, commandant en second de la flottille 4 F, celle des trois Hawkeye de l’aéronavale, sorte d’AWACS en miniature.

Ce drôle d’oiseau gris aux allures un peu rétro avec son quadruple empennage et le radôme de son radar est le plus gros appareil embarqué. Sur le pont d’envol, le train avant rivé au sabot de la catapulte, ses deux énormes moteurs hurlent.

Et quand la catapulte entraîne l’énorme masse, celle-ci est propulsée en un éclair de 0 à 250 km/h avant de disparaître à l’horizon.

Le Hawkeye (oeil de faucon, en français), ce sont les yeux du porte-avions. Premier à décoller et dernier à apponter, il veille sur les mouvements aériens et navals, s’assurant qu’aucune menace ne guette, en surface ou dans les airs, le Charles de Gaulle et la dizaine de navires qui l’accompagnent.

Si tous les pilotes d’avions de chasse embarqués - Rafale et Super Etendard - sont seuls à bord de leurs appareils, le commandant du Hawkeye a un poids particulier sur les épaules.

A chaque catapultage et chaque appontage, il tient entre ses mains la vie des quatre autres membres d’équipage, son co-pilote ainsi que les trois "officiers radaristes" de la "tranche arrière".

Un officier d’appontage donne ses instructions sur le Charles-de-Gaulle en Méditerranée le 26 novembre 2009

Pendant les deux années d’immobilisation du Charles de Gaulle, les équipages de Hawkeye ont eu un avantage décisif sur d’autres pilotes du porte-avions.

Mis à part quelques touches d’équipements français, leur avion, produit par Northrope Grumman, est en tous points identique à ceux qui équipent les porte-avions géants américains.

"Nous avons pu continuer à nous entraîner à leur bord quand ils passaient au large de la France mais aussi pendant deux mois, à l’été 2008, lors d’un déploiement monté de toutes pièces aux Etats-Unis, à bord du Roosevelt et à Norfolk", raconte le commandant Wierzicki.

Dans les coursives des porte-avions américains, les "frenchies" sont un peu chez eux. "Nous avons tous fait notre formation initiale aux Etats-Unis et nous y retrouvons des amis", explique-t-il encore.

Longtemps indisponible, le Charles de Gaulle savoure son retour à la mer

A BORD DU CHARLES DE GAULLE (AFP) - 26/11/09 15h52

"Les gens étaient impatients, gourmands de reprendre l’activité et ça se sent dans les coursives" : Jean-Philippe Rolland, "pacha" du Charles-de-Gaulle, savoure le retour à la mer de l’unique porte-avions français, après plus de deux ans de maintenance.

photo prise le 14 mai 1994 à l’arsenal de Brest du porte-avion à propulsion nucléaire, Charles de Gaulle, le jour de sa mise à l’eau.

Indisponible depuis l’été 2007 pour des travaux de maintenance, prolongés de six mois par une sérieuse avarie sur les arbres d’hélices, le porte-avions s’apprête à reprendre ses activités opérationnelles à l’issue d’un vaste exercice en Méditerranée.

Mercredi soir, alors que le ministre de la Défense Hervé Morin était à bord, catapultages et appontages nocturnes de Rafale et de Super Etendard se succédaient dans un vacarme assourdissant, à la seule lueur des bâtons lumineux des "chiens jaunes", les officiers maîtres du pont d’envol.

En six ans d’activité opérationnelle, le Charles de Gaulle a effectué l’équivalent de onze tours du monde et quatre longues missions sur le "théâtre des opérations" afghan.

Mais depuis son entrée en cale sèche à l’été 2007 pour le renouvellement de son combustible nucléaire, la maintenance et la modernisation de ses équipements, les deux tiers de l’équipage ont été également renouvelés.

Dimanche dernier, le bateau et ces 1.900 marins ont acquis leur "qualification" opérationnelle. Ils avaient repris l’entraînement en août après la délicate réparation des arbres d’hélices, effectuant depuis 800 catapultages en 60 jours de mer.

Des "piou-piou" (matelots), premiers embarqués sur le porte-avions le "Charles De Gaulle", participent à la cérémonie officielle de prise de commandement du navire par la Marine Nationale.

Un entraînement marqué par un drame, le 24 septembre, lorsque deux Rafale se sont abîmés en Méditerranée au large de Perpignan, après s’être vraisemblablement heurtés en vol. L’accident avait coûté la vie à l’un des deux pilotes.

Trois semaines d’entraînement sont encore nécessaires avec le "groupe aéronaval" : une dizaine de bâtiments chargés de la protection du porte-avions, dont un sous-marin nucléaire d’attaque. Le 11 décembre, l’ensemble devrait être fin prêt pour reprendre les opérations sur toutes les mers du monde.

"C’est une machine complexe, mais c’est surtout un grand nombre d’équipes aux compétences variées qu’il faut faire travailler ensemble", souligne le commandant du navire.

Sur les 24 pilotes de chasse du bord, dix ont découvert le Charles-de-Gaulle ces dernières semaines.

L’un d’eux, enseigne de vaisseau de 24 ans, qui répond au nom de guerre de "Charden", concède avoir ressenti "un petit peu de pression" au moment de son premier appontage, quand il a fallu poser son Super Etendard sur une surface grande comme un court de tennis. "Le choc est brutal, on passe de 220 km/h à l’arrêt total en 90 mètres", raconte-t-il.

un marin français devant le Charles de Gaulle le 14 mai 1991 à Brest

Le jeune homme arbore désormais "avec un peu de fierté" l’écusson des pilotes "qualifiés" du Charles-de-Gaulle, frappé d’une Croix de Lorraine, sur sa combinaison de vol kaki.

Venu exprimer son "soutien" à l’équipage du navire, le ministre de la Défense a souligné qu’il était "un instrument précieux pour un pays qui veut porter son message diplomatique à travers le monde" et apportait "à la France cet instrument de puissance majeur qui s’affranchit des espaces aériens".

Mais interrogé sur le retour du Charles-de-Gaulle au large du Pakistan, pour assurer le soutien des troupes américaines et de l’Otan déployées sur le sol afghan, il s’est montré évasif. "Laissez-nous le temps", a déclaré M. Morin tout en reconnaissant que la planification de ces opérations par l’état-major des armées était "déjà un peu réfléchie".

Poutine en France : une coopération par l’énergie et la défense

RAMBOUILLET (AFP) - 27/11/09 22h44

Les chefs de gouvernement français et russe, François Fillon et Vladimir Poutine, ont célébré vendredi le "bond qualitatif" du partenariat entre leurs pays, avec le ralliement d’EDF au gazoduc russe South Stream et la vente possible d’un navire de guerre à Moscou.

Carte indiquant les tracés des gazoducs en projet South Stream et Nabucco

Le groupe énergétique français a signé avec Gazprom un accord pour entrer dans le consortium South Stream à hauteur de 10%, à l’issue d’un séminaire gouvernemental bilatéral à Rambouillet, près de Paris. Le gazoduc acheminera du gaz vers l’Europe de l’Ouest, via la mer Noire.

Le Premier ministre français a confirmé que GDF-Suez, autre groupe français, ferait de même avec le projet North Stream, également mené par la Russie en mer Baltique, pour s’assurer le plein contrôle de leur livraison de gaz à l’Europe en contournant ses anciens satellites, le Bélarus et surtout l’Ukraine.

Ces annonces, qui s’ajoutent à une vingtaine d’autres accords, montrent un "bond qualitatif" dans la coopération franco-russe, a estimé M. Poutine. Pour M. Fillon, elles "consacrent la place très importante de la France dans l’économie russe", celle-ci passant "devant les Etats-Unis" en terme d’investissement.

M. Fillon a balayé les critiques sur ces engagements énergétiques, concurrents du projet Nabucco cher à l’Union européenne, en affirmant que ce choix répondait à l’impératif de "sécurité énergétique de l’Europe".

François Fillon et Vladimir Poutine ont célébré vendredi le "bond qualitatif" du partenariat entre leurs pays, avec le ralliement d’EDF au gazoduc russe South Stream et la vente possible d’un navire de guerre à Moscou.

Autre illustration de la relation entre Paris et Moscou : MM. Fillon et Poutine ont confirmé que la Russie envisageait l’achat d’un puissant navire de guerre, le "Mistral", une transaction avec un pays de l’Otan qui serait inédite.

Cette perspective suscite la réprobation des voisins de Moscou, un peu plus d’un an après le bref conflit russo-géorgien. M. Fillon a assuré qu’elle ne menacerait en rien la petite République du Caucase.

"Nous avons engagé un coopération complète, on ne peut pas à la fois dire qu’on veut un espace commun (...) et en même temps garder des réflexes qui n’ont rien à voir avec la situation", a ajouté M. Fillon.

M. Poutine a souligné de son côté que son pays entendait utiliser ses armements "là où il l’estimait nécessaire".

Dans le domaine de l’automobile, le français Renault a conclu un accord avec Avtovaz, dont il est déjà actionnaire à hauteur de 25%, pour la restructuration du constructeur russe en difficulté. Il prévoit un investissement de 240 millions d’euros de Renault en technologie et matériels et un soutien financier accru de la Russie pour sauver le producteur des célèbres Lada.

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue François Fillon, le 27 novembre 2009 dans le parc du châteaui de Rambouillet

Interrogé par la presse sur le lien privilégié entre la France et un pays régulièrement accusé de violation des droits de l’Homme, le chef du gouvernement français a estimé que la Russie était "une démocratie", insistant sur la volonté de la France de l’"accompagner" dans ce sens.

Quant à M. Poutine, questionné sur Mikhaïl Khodorkovski emprisonné au terme d’un procès largement considéré comme politique, il n’a pas hésité à comparer l’ex-patron du géant pétrolier Ioukos au financier américain Bernard Madoff et au mafieux Al Capone.

"Prenez Bernard Madoff aux Etats-Unis, il a reçu la perpétuité, et personne n’a bougé", a-t-il déclaré ajoutant : "tout ce qui se passe chez nous se fait dans le respect de la loi".

Le Premier ministre russe n’a pas pu rencontrer le président Nicolas Sarkozy qui est parti en tournée au Brésil et dans les Caraïbes pour gagner des soutiens avant le sommet sur le climat de Copenhague.

Vladimir Poutine a finalement reçu la visite à son hôtel parisien de son prédécesseur Jacques Chirac, avec qui il a toujours eu de bonnes relations, juste avant l’ouverture du séminaire bilatéral. Le Premier ministre russe doit retourner en Russie vendredi soir.

Crash de deux Rafale en Méditerranée : "très certainement une erreur humaine", selon Hervé Morin

A BORD DU PORTE-AVIONS CHARLES DE GAULLE (AFP) - 26/11/09 14h37

Le crash de deux Rafale survenu le 24 septembre en Méditerranée était dû "très certainement à une erreur humaine", a indiqué jeudi le ministre de la Défense Hervé Morin, à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

Des avions Rafale

"Ce qui est évident (...) c’est que l’avion n’est absolument pas en cause dans cette histoire et qu’il s’agit très probablement, très certainement d’une erreur humaine", a déclaré le ministre devant la presse à l’issue d’une visite de quelques heures sur le porte-avions, croisant au large de la Corse.

Précisant que "l’enquête est quasiment terminée", M. Morin a souligné qu’il souhaitait "d’abord informer l’épouse du pilote" décédé François Duflot "avant de livrer ses conclusions (précises) au public".

"Par respect pour la famille, il me semble important que Mme Duflot puisse savoir exactement dans quelles circonstances son mari est décédé et qu’elle ne l’apprenne pas par la presse", a-t-il insisté.

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, le 23 novembre 2009 à Athènes

L’accident était survenu le 24 septembre alors que les deux avions de chasse s’apprêtaient à rejoindre le porte-avions Charles-de-Gaulle, à l’issue d’un vol d’entraînement et d’un essai de catapultage.

L’un des pilotes, François Duflot, avait été tué. Son corps, resté prisonnier de l’appareil qui s’était abîmé à 35 km au large de Perpignan, avait été remonté à la surface le 5 octobre.

Le second pilote, qui avait réussi à s’éjecter, avait été rapidement récupéré par les secours, souffrant de blessures légères. Depuis, les boîtes noires des deux appareils ont également été récupérées.

Trois enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les circonstances de l’accident, l’une conduite par le BEAD (Bureau enquêtes accidents défense), la seconde par la justice et la troisième par les armées elles-mêmes.

VIDEOS

Derniers entraînements pour les pilotes du Charles de Gaulle

27/11/09 23h11

Indisponible depuis l’été 2007 pour des opérations programmées de maintenance prolongées par une avarie de son système de propulsion, le Charles de Gaulle s’apprête à reprendre ses activités opérationnelles à l’issue d’un vaste exercice en Méditerranée. Les appontages et les catapultages ont donc recommencé sur le tarmac du porte-avions. Reportage à bord du vaisseau.

Durée : 1mn52

La France pourrait vendre un navire militaire à la Russie

RAMBOUILLET (AFP) - 27/11/09 22h14 François Fillon et Vladimir Poutine ont célébré vendredi le "bond qualitatif" du partenariat entre leurs pays, avec le ralliement d’EDF au gazoduc russe South Stream et la vente possible d’un navire de guerre à Moscou.

Durée : 1mn21


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