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Pour qui la Crise ?

CAFECO 148 : Pouvoir d’achat : qu’en reste-t-il ?

présenté par Philippe Barbier

jeudi 19 novembre 2009 par JMT

Au bar lounge « MENZA K’FE », Mardi 24 novembre 2009, de 18h à 20h30, 7 Rue Rontaunay (près rue Châtel). Contact Jean-Marc TAGLIAFERRI (0692029271). Repas pour ceux qui désirent continuer à échanger. Et soirée karaoké dans la foulée !

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Présentation

Il s’est fait élire comme « Président du Pouvoir D’Achat ». Le PPDA bis a échoué. Lui qui devait « aller chercher LE point de croissance supplémentaire avec les dents s’il le faut » s’agite et multiplie les annonces. En vain, et il le sait pertinemment.

On ne manque ni d’activité ni d’argent.

Simplement les deux sont mal partagés, de plus en plus mal selon toutes les études. Par exemple on a pu lire récemment que le revenu salarial des cadres avait, malgré la crise, augmenté de 2,4% tandis que celui des salariés au smic à plein temps traînait à moins de la moitié, alors que le temps partiel subi a , lui, tendance à augmenter.

Pour les salariés non protégés,outre la hantise du chômage et de la baisse brutale de revenu, il y a ce risque de dégradation du revenu salarial. S’y ajoute le moindre recours aux heures supplémentaires vu la baisse d’activité des entreprises qui y ont généralement recours (automobile, BTP, équipements, etc…).

Dans une société où la solidarité n’est pas une « ardente obligation », où la concurrence et le chacun pour soi deviennent la règle, la baisse de la pratique syndicale interdit d’obliger les entreprises à « faire le gros dos » pour passer la crise, comme ce fut le cas dans les décennies passées, où, il est vrai, les difficultés administratives pour licencier et les moyens de pression (prix administrés) donnaient à la puissance publique des moyens de pression souvent décisifs quand ils venaient s’ajouter aux menaces de grève.

On nous rebat les oreilles de la Crise, qui est à l’Economie ce que le 11/9/2001 fut à la Sécurité : un gros prétexte bien médiatique pour continuer à appliquer la même politique mortifère pour l’économie du pays et pour les plus faibles revenus.

En France, il a été constaté 2,5% de baisse du PIB sur le 4e trimestre 2008 et le 1er trimestre 2009, puis deux hausses de 0,3% sur les deux trimestres suivants.

Apparemment les mesures de relance et de sauvetage des banques ont porté leurs fruits. Elles sont surtout beaucoup rapporté aux plus riches. Le « bouclier fiscal » interdit de leur appliquer aucun prélèvement supplémentaires.

Donc ce sont les autres qui paient la note :

l’Etat se défausse de plus en plus sur la Sécu où ses réels impayés cumulés (environ 20 Milliards d’euros par an) dépassent largement les déficits cumulés.

Donc on crie au loup, qu’il faut « sauver la sécu », donc on augmente les petites recettes, on invente des franchises supplémentaires, on fiscalise les indemnités d’accident du travail, on accentue les déremboursements.

L’Etat a aussi décentralisé une grande partie de l’effort d‘équipement et de gestion des infrastructures de proximité sur les collectivités locales et transféré en échange des recettes qui n’augmentent pas au même rythme que les dépenses induites, ce qui oblige les collectivités à augmenter leur fiscalité qui est la plus injuste qui soit car non proportionnelle aux revenus.

Or de l’argent il y en a, il continue à s’accumuler, même si la baisse de la valeur de certains biens peut faire penser à un « appauvrissement de nos milliardaires » lors des inventaires de patrimoines généreusement étalés dans certaine presse.

Peut-être qu’il se dépense moins ce qui freine l’économie capitaliste donc réduit l’emploi. Or moins d’emploi c’est moins de salariés, moins de contributions sociales pour la sécu et les retraites, moins d’impôts. Par ailleurs, des salaires moindres agissent de la même manière.

Qui a demandé l’avis des français sur leur avenir ?

quand avons-nous eu un choix de société clair, non pas de décider des droits et abus de la propriété, mais de réactualiser un contrat social où l’on établisse clairement des priorités s’imposant à tous ?

Celles qui figurent dans le préambule de la constitution de 1946 (héritage du PNR du 15 Mars 1944) mais aussi celles de la « Charte de la Havane » votée en 1948 par 53 états, dont la France, mais que le veto US empêcha d’appliquer et de créer l’Organisation Internationale du Commerce dans le cadre du système Onusien (l’actuelle OMC, qui tient sa conférence ministérielle du 30/11 au 2/12 à Genève n’en faisant pas partie)

Réforme territoriale : des maires expriment leur ras-le-bol

PARIS (AFP) - 18/11/09 21h45

Plusieurs maires de petites communes ou de villes moyennes, en majeure partie de gauche, ont exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de la réforme territoriale voulue par le gouvernement lors des débats organisés sur ce thème mercredi au Congrès des maires de France, à Paris.

Des élus écoutent l’intervention de François Fillon, le 17 novembre 2009 à Paris, lors du Congrès annuel des maires de France.

Ce projet gouvernemental "est une formidable attaque, avec des pouvoirs exorbitants accordés aux préfets", a ainsi lancé le maire d’une commune de l’Isère, Marcel Berthouard. "C’est inacceptable. Les populations ne se laisseront pas faire".

L’un des intervenants les plus applaudis, Roland Povinelli, maire PS d’Allauch (Bouches-du-Rhône), a lancé en direction des élus de droite assis à la tribune : "Arrêtez de nous prendre pour des idiots".

Il a plaidé pour "des actions fortes" pour refuser cette réforme, comme par exemple ne plus ouvrir, un temps, les cantines et les crèches municipales. "Si vous ne le faites pas, vous serez toutes et tous bouffés dans les mois qui viennent", a-t-il tempêté.

Son collègue, Marc Petit, jeune maire PCF de Firminy (Loire), a exprimé son incompréhension vis-à-vis de la création du "conseiller territorial".

"Assumer" le travail à la fois du conseiller régional et du conseiller général, "je ne vois pas comment" c’est possible, a-t-il dit en accusant le gouvernement de vouloir "recentraliser" et d’entraîner "une augmentation forte des impôts locaux". "Il faut que les élus locaux s’organisent pour refuser ça !", a-t-il lui aussi lancé.

Un édile des Bouches-du-Rhône, André Molino, très mécontent, s’est dit "pas du tout rassuré par les propos de François Fillon" la veille à la tribune du Congrès.

"Quand le Premier ministre s’exprime devant les maires, ça serait intéressant qu’on puisse lui poser des questions (...) Et puis il n’y a pas de petit et de grand maire", a-t-il dit en dénonçant le fait que "Nicolas Sarkozy se soit permis" d’inviter à l’Elysée certains maires "alors qu’il aurait pu venir ici".

"Je souhaiterais connaître sur quelle base les invitations se sont faites !", a-t-il encore lancé sous les applaudissements.

De plus en plus de ménages surendettés, les classes moyennes touchées à leur tour

PARIS (AFP) - 18/11/09 20h35

La hausse du nombre de dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France s’est accélérée lors du troisième trimestre et atteint 16,1% sur un an, selon les chiffres publiés mercredi par l’institution.

Des formulaires de déclaration de surendettement

Au total, sur douze mois d’octobre 2008 à septembre 2009, 212.814 dossiers ont été déposés, ce qui constitue une augmentation de 16,1% par rapport aux douze mois précédents. Lors du dernier pointage, à fin juin, la progression n’atteignait que 12,6% sur un an.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2009, la hausse est encore plus marquée, à 17,6%, avec 162.171 dossiers déposés.

Sur l’ensemble des dossiers déposés de janvier à septembre, 30.710 ont fait l’objet d’une demande d’ouverture de procédure de rétablissement personnel (PRP) avec accords des créanciers, soit une hausse de 27%.

Associée aux cas les plus sérieux, la PRP peut être initiée lorsque la situation financière du particulier surendetté est jugée "irrémédiablement compromise".

La procédure peut se solder par la liquidation du patrimoine personnel du particulier concerné, qui obtient ensuite l’effacement de la majeure partie de ses dettes mais sera inscrit au fichier des incidents de paiement (FICP) durant les huit années suivantes.

"Nous constatons une poursuite de la dégradation" de la situation, a indiqué à l’AFP Jean-Louis Kiehl, président de la fédération des associations Cresus, qui accompagnent les ménages surendettés dans leurs démarches.

M. Kiehl fait état d’une hausse de 40% des visites dans les locaux de Cresus par rapport à l’an dernier.

Il ajoute avoir relevé "une propagation aux classes moyennes", ordinairement moins touchées par le surendettement.

M. Kiehl reconnaît que la réforme du crédit à la consommation, qui devrait être prochainement examinée par l’Assemblée nationale, "amène des progrès", mais il juge qu’elle "oublie l’essentiel".

Il estime ainsi insuffisantes les informations que l’établissement prêteur est susceptible d’obtenir sur l’emprunteur avant de lui accorder le prêt et milite pour la création du fameux fichier positif, qui recenserait l’ensemble des crédits contractés par les Français.

Le projet de loi ne prévoit pas la création d’un fichier positif mais seulement la remise d’un rapport sur le sujet, qui divise profondément la classe politique et les associations de consommateurs.

La hausse du Smic au 1er janvier 2010, se situerait autour de 0,35%

PARIS (AFP) - 16/11/09 15h05

L’augmentation du Smic en 2010, qui interviendra pour la première fois un 1er janvier, se situerait autour de 0,35%, soit un gain de 4,50 euros brut mensuels pour un emploi à temps plein, selon un calcul publié lundi par les Echos.

Le secrétaire d’Etat à l’emploi Laurent Wauquiez, le 16 juin 2009 à Paris

Interrogé par l’AFP vendredi, après la publication trimestrielle de l’indice provisoire du salaire horaire de base ouvrier (SHBO) servant de composante à la hausse, le ministère du Travail a refusé de valider ou commenter tout calcul.

Un groupe d’experts, selon le ministère, "rendra son avis tout début décembre" sur le calcul à retenir, prédisent les Echos.

Le Smic a été revalorisé au 1er juillet pour la troisième année consécutive du strict minimum légal (+1,3% cette année), sans coup de pouce supplémentaire de l’Etat. Le gouvernement a estimé, contrairement aux syndicats, que "le pouvoir d’achat des salariés concernés était tout à la fois préservé et garanti".

Le gouvernement avait la liberté de donner un coup de pouce, mais cette option est écartée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, bien que le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez ait admis récemment qu’il était "très dur de vivre avec un seul Smic dans une famille quand vous avez des enfants".

L’année 2010, souligne le ministère, représente "une année de transition permettant d’installer une nouvelle périodicité".

Le but du changement de calendrier (revalorisation du Smic le 1er janvier au lieu du 1er juillet) est que le montant du Smic soit connu avant le début des négociations salariales annuelles dans les branches entre janvier et mars.

La formule de calcul reste la même, mais "comme une précédente revalorisation a eu lieu en juillet c’est sur une demi-période que l’évolution des indices sera calculée", selon le ministère.

Le montant brut horaire actuel est de 8,82 euros (6,93 euros net).

Pour un salarié au Smic travaillant 35 heures par semaine, le salaire mensuel est actuellement de 1.337,70 euros bruts, soit 1.051 euros nets.

Environ 3,4 millions de personnes sont concernées par le Smic, dont 940.000 ne travaillent qu’à temps partiel.

LIENS

MOBILISONS-NOUS POUR SORTIR DE L’OMC - Agir contre le libre-échange pour sortir de la guerre économique

VIDEOS

Fillon passe sans trop de mal son grand oral devant les maires

PARIS (AFP) - 18/11/09 01h14

Le Premier ministre François Fillon a passé mardi avec un relatif succès son grand oral devant les maires de France, devant lesquels il était venu défendre la très contestée réforme des collectivités territoriales et son volet fiscal, la suppression de la taxe professionnelle. Durée : 1min18.

Réforme territoriale : les maires remontés contre le gouvernement

PARIS (AFP) - 18/11/09 00h00

Martine Aubry (PS), arrivée mardi en début d’après-midi au Congrès des maires de France à Paris, y a distribué des autocollants proclamant "territoires en danger", une opération décidée par le PS pour dénoncer la réforme en cours. Durée : 1mn28

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

•Mardi 8 Décembre - Repaire de Là-Bas Si j’y Suis 50 : Bilan 2009

•Mardi 22 Décembre - Relâche

•Mardi 12 Janvier 2010 - Repaire de Là-Bas Si j’y Suis 51 : rentrée 2010

•Mardi 26 Janvier 2010 - Cafeco 149


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